Cours de l'UPop Montreal

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Cours de l'UPop Montreal episodes

  • Une brève histoire du travail - Le capitalisme néolibéral depuis les années 1990 - Séance 4 de 4

    **** Problème d'enregistrement avec la fin de la 1er partie et début de la 2e ****

    Stabilisation de la norme salariale et de la valeur travail, la surhumanisation managériale comme réponse à la déshumanisation taylorienne. L’avenir du travail, les perspectives : fin du travail, travail sans fin, travail de la fin. Redonner du sens au travail.

    Présentation

    Qu’elles soient politiques, environnementales ou technologiques, les pressions sur le monde du travail s’intensifient, impliquant des transformations dans le sens et la valeur qu’on donne au travail. Afin de résister au discours omniprésent de l’effort et du mérite au travail, ce cours se donne comme objectif de faire un historique des conceptions et des formes que le travail a pu prendre dans l’histoire et se risque à imaginer ses transformations futures au vu des enjeux contemporains.

    Professeur

    Pierre Tircheur est présentement candidat au doctorat en relations industrielles de l’Université de Montréal. Son champ d’expertise se situe au niveau de l’économie du travail, des politiques publiques de l’emploi et des questions sociales qui sont liées à ces deux disciplines. Il est présentement chercheur à l’Observatoire québécois des inégalités et a collaboré avec l’Institut de recherches et d’informations socioéconomiques (IRIS). Il a coécrit avec Jean-Michel Cousineau l’ouvrage Emploi et salaire – 4ème édition (Les Presses de l’Université de Montréal) publié en janvier 2020, un manuel de théories économiques orthodoxes. Il est également chargé de cours en microéconomie à l’Université de Montréal.

    Le cours a eu lieu le mardi le 18 avril 2023 à la Librairie Un livre à soi


    1 hr 35 min
  • Conter, rationaliser, discipliner. Une approche critique de la comptabilité. Séance 3 de 3

    Gouvernance par les nombres et extension du domaine comptable : le cas de l’environnement

    La comptabilité s’étend à tous les types d’organisation. Le nouveau management public a notamment conduit à importer au sein des administrations publiques et des organisations sans but lucratif des concepts et outils issus de la comptabilité des entreprises privées. Les notions de performance, de coût ou de rentabilité sont par exemple devenues omniprésentes dans la gestion des écoles, des hôpitaux ou des ministères.

    En plus de toucher toutes les organisations, la comptabilité se développe à de nouveaux domaines.La création du Conseil des normes internationales d’information sur la durabilité sous l’égide de l’International Financial Reporting Standards (IFRS) Foundation – organisme qui s’occupe initialement de la normalisation comptable – est à ce titre particulièrement représentative. Elle traduit à la fois la reconnaissance par les cabinets comptables des enjeux relatifs au développement durable et leur prétention hégémonique. Ils souhaitent ainsi définir les « bonnes normes » de divulgation des informations environnementale afin d’étendre leur domaine d’expertise au-delà des informations financières. Cependant, les recherches montrent que cette divulgation environnementale est souvent utilisée par l’entreprise pour faire de l’écoblanchissement et qu’elle comporte de nombreuses failles.

    Dans cette troisième séance, nous explorerons les effets de l’extension du domaine comptable à toutes les strates de la société et nous proposerons une analyse critique de la construction et de la divulgation des informations environnementales.

    Présentation

    La comptabilité est considérée comme LE langage des affaires. Ce langage est apparu pour donner une image chiffrée et monétaire des entreprises à but lucratif. Pourtant, les outils et concepts de la comptabilité envahissent aujourd’hui de larges sphères de la société. Les notions de rentabilité, de coût ou de performance sont omniprésenteset la gouvernance par les nombres est devenue un dispositif central de régulation de la plupart des organisations.

    La comptabilité est généralement vue comme une simple technique -obscure et ennuyeuse- qui dit le juste et le vrai. Pourtant, les comptables savent qu’elle repose sur des conventions, qu’un résultat d’entreprise est une construction et qu’il n’existe pas de coût juste. La comptabilité est à la fois le reflet des rapports sociaux et un dispositif utilisé, notamment par les actionnaires, pour s’approprier la valeur créée. Elle ne fait pas que donner une image de l’organisation, elle la crée et la transforme. Elle permet ainsi de raconter des histoires, de rationaliser des décisions et de discipliner les individus.

    Accessible aux non-initiés, l’objectif de ce cours est de mettre en évidence les conventions sur lesquelles reposent les dispositifs comptables et d’explorer les effets de ces conventions sur les organisations, sur les individus et sur la société.

    Professeur-e(s)

    Samuel Sponem est professeur à HEC Montréal et ancien président de l'association Canadienne des Professeurs de Comptabilité. Son enseignement et sa recherche portent principalement sur l’utilisation, la diffusion et les impacts des dispositifs de comptabilité et de contrôle de gestion au sein des organisations.

    Mădălina Solcanu est professeure à l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal. Elle est membre de l'ordre des CPA et a été directrice adjointe certification et services conseils chez Deloitte. Elle enseigne la comptabilité financière avancée et les systèmes d’information comptable. En 2022, elle a soutenu sa thèse de doctorat intitulée « Les données environnementales traduisent-elles la performance environnementale? Une analyse de la construction des données environnementales en organisations »

    1 hr 47 min
  • Prendre soin, partager et décider ensemble. Petit guide des communs. Séance 1 de 5

    Introduction à l’univers des communs : principes, formes et définitions.

    Dans cette séance introductive, les participants découvriront les principes fondamentaux, les multiples formes et les définitions des communs. Grâce à différents exemples de communs du Québec et d’ailleurs, nous chercherons à montrer en quoi ils représentent une alternative à la propriété privée, à la gestion centralisée de l’État et aux modèles dominants de gouvernance. Un atelier pratique permettra ensuite aux participant·e·s de cartographier les communs dans différents secteurs d’activités.

    Présentation

    Les communs sont des institutions permettant la gestion collective de ressources partagées. Forêts, terrains, bâtiments, vélos, logiciels, presque tout peut être mis en commun, sans passer par la propriété privée ou la gestion étatique centralisée. Quels sont les outils et pratiques qui favorisent la gouvernance et la pérennité des communs? Ce cours vous permettra d’en apprendre plus sur les communs à l’aide d’exemples concrets, d’outils et d’initiatives d’ici et d’ailleurs.

    Professeur-e(s)

    Jonathan Durand-Folco est professeur adjoint à l’École d’innovation sociale Élisabeth-Bruyère à l’Université Saint-Paul, Ottawa. Ses travaux de recherche portent sur la démocratie participative, la politique municipale, les communs et la transition écologique. Il est l’auteur du livre À nous la ville! Traité de municipalisme (Écosociété, 2017), co-auteur de Manuel pour changer le monde (Lux, 2020) et dirigé l’ouvrage Montréal en chantier: les défis d’une métropole pour le XXIe siècle (Écosociété, 2021).

    1 hr 46 min
  • Santé, capitalisme et colonialisme. Quelle universalité pour le système de santé ? Séance 1 de 2

    *** La période de question n'a pas été enregistré malheureusement ***

    Le capitalisme, c’est mauvais pour la santé

    Histoire du système public de santé québécois en s’attardant aux rôles du capitalisme et des

    luttes populaires dans son évolution.

    Présentation

    Ce cours aborde les liens entre santé, capitalisme, racisme et colonialisme. Il explique comment ces systèmes d’exploitation et d’oppression ont historiquement contribué à façonner le système public de santé canadien et québécois ainsi qu’à limiter le droit à la santé et l’accès universel aux soins. On y aborde entre autres l’histoire du système public de santé québécois à la lumière des luttes populaires ainsi que des concepts de colonialisme médical et d’apartheid mondial.

    Professeur-e(s)

    Anne Plourde est chercheuse postdoctorale à l'Université York et à l'IRIS et détentrice d'un doctorat en science politique à l'Université du Québec à Montréal. Ses domaines de recherche portent sur les rapports entre capitalisme, État et politiques sociales. Elle s’intéresse particulièrement aux politiques de santé, à l’histoire des CLSC et aux réformes récentes dans le réseau de la santé et des services sociaux.

    Le cours à eu lieu le mercredi 3 mai Au comptoir-brouandrie La Brassée


    58 min
  • Le vivant : complexité, biodiversité, relations et expérience. Séance 3 de 4

    RELATIONS: Écologie, ethnographie et agroécologie.

    Aborder l’écologie sous l’angle de l’ethnographie permet une immersion au cœur des relations entre les plantes et les humains. Mon travail de terrain de l’été dernier dans le cadre d’une maîtrise m’a permis de constater que les agroécologistes semblent développer de singulières et sensibles relations au monde du vivant. Des approches inspirante pour un processus essentiel de recomposition des mondes plus que jamais nécessaire avec cette planète à bout de souffle !

    Présentation

    Ce cours propose d’explorer différents aspects des êtres vivants. D’abord leur complexité, inhérente aux réseaux métaboliques dynamiques qui constituent la moindre cellule vivante. Ensuite le foisonnement hallucinant des formes vivantes où chacune interagit avec une partie du monde, ce qu’on appelle sa « niche écologique ». Et puis nous aborderons les relations qu’un être vivant singulier, l’humain, entretient avec tous les autres. On verra qu’en faisant de la « Nature » quelque chose d’extérieur à lui, il a mis la table à un dérèglement des écosystèmes et du climat qui menace maintenant sa propre survie. Et nous découvrirons finalement que des nouveaux courants comme l’agroécologie proposent un autre rapport au vivant susceptible de nous faire vivre une expérience intime  avec lui, expérience que la société marchande et son mode de vie nous a bien souvent confisqué.

    Professeure

    Sylvie Lapointe Formée en psychologie et cinéma, elle pratique le métier de

    cinéaste depuis 1995. Elle réalise une dizaine de documentaires au Québec (notamment Vue de Ruelle 2018), Mexique (Simplemente una despedida 2017 et La leçon de l’escargot, 2012) et au Guatemala (Yanina, Guérillera ou coopérante?, 2001). Elle collabore à plus d’une cinquantaine de films à la recherche et direction de production, notamment le documentaire sur l'agroécologie Humus, 2022. Elle entreprend une maitrise en anthropologie en 2021 à l’Université de Montréal, fait partie d’une Chaire de recherche avec le Mexique UNAM-UdM et son terrain de recherche ethnographique s’intéresse à la crise de la sensibilité reliée au vivant et aux ontologies relationnelles chez les agroécologistes au Québec.

    Le cours à eu lieu le mercredi 19 avril Au comptoir-brouandrie La Brassée


    2 hr 1 min
  • Une brève histoire du travail - La société de consommation fordiste (1946-1990) - Séance 3 de 4

    La création d’une société « du travail », le travail comme emploi et comme moyen de subsistance. Béatrice et Sydney Webb et l’institution syndicale, la sécurisation du travail et le capitalisme raisonnable de Commons.

    Présentation

    Qu’elles soient politiques, environnementales ou technologiques, les pressions sur le monde du travail s’intensifient, impliquant des transformations dans le sens et la valeur qu’on donne au travail. Afin de résister au discours omniprésent de l’effort et du mérite au travail, ce cours se donne comme objectif de faire un historique des conceptions et des formes que le travail a pu prendre dans l’histoire et se risque à imaginer ses transformations futures au vu des enjeux contemporains.

    Professeur Pierre Tircher

    Pierre est présentement candidat au doctorat en relations industrielles de l’Université de Montréal. Son champ d’expertise se situe au niveau de l’économie du travail, des politiques publiques de l’emploi et des questions sociales qui sont liées à ces deux disciplines. Il est présentement chercheur à l’Observatoire québécois des inégalités et a collaboré avec l’Institut de recherches et d’informations socioéconomiques (IRIS). Il a coécrit avec Jean-Michel Cousineau l’ouvrage Emploi et salaire – 4ème édition (Les Presses de l’Université de Montréal) publié en janvier 2020, un manuel de théories économiques orthodoxes. Il est également chargé de cours en microéconomie à l’Université de Montréal.

    Le cours a eu lieu le mardi le 4 avril 2023 à la Librairie Un livre à soi


    1 hr 53 min
  • Conter, rationaliser, discipliner. Une approche critique de la comptabilité. Séance 2 de 3

    Comptabilité et Discipline

    Les outils comptables sont généralement considérés comme utiles pour faciliter la prise de décision et le pilotage des organisations. La rationalité supposée des chiffres fait que la véracité des calculs résultants de ces outils est rarement mise en cause.

    Pourtant, ces calculs reposent sur des hypothèses. Les hypothèses retenues influencent la représentation de la performance des différentes composantes d’une organisation, mais aussi – pour les firmes multinationales – la répartition géographique des profits, ce qui permet aux entreprises de choisir où sont payés (ou non) les impôts qui en résultent. De plus, ces outils sont porteurs d’un savoir qui est bien souvent utilisé comme un dispositif de pouvoir afin de justifier des décisions et de discipliner les salariés. Ils ont facilité la prise du pouvoir des directions d’entreprise par les financiers et conduisent bien souvent à considérer qu’on ne gère bien que ce que l’on mesure et donc à rendre invisible ce qui se mesure mal.

    Cette deuxième séance propose une introduction critique à ce qu’on appelle communément la comptabilité de management, à partir d’une déconstruction de ses principaux outils (calculs des coûts, budget, tableaux de bord, prix de cession internes) et de leurs usages.

    Présentation

    La comptabilité est considérée comme LE langage des affaires. Ce langage est apparu pour donner une image chiffrée et monétaire des entreprises à but lucratif. Pourtant, les outils et concepts de la comptabilité envahissent aujourd’hui de larges sphères de la société.

    Les notions de rentabilité, de coût ou de performance sont omniprésenteset la gouvernance par les nombres est devenue un dispositif central de régulation de la plupart des organisations.

    La comptabilité est généralement vue comme une simple technique -obscure et ennuyeuse- qui dit le juste et le vrai. Pourtant, les comptables savent qu’elle repose sur des conventions, qu’un résultat d’entreprise est une construction et qu’il n’existe pas de coût juste. La comptabilité est à la fois le reflet des rapports sociaux et un dispositif utilisé, notamment par les actionnaires, pour s’approprier la valeur créée. Elle ne fait pas que donner une image de l’organisation, elle la crée et la transforme. Elle permet ainsi de raconter des histoires, de rationaliser des décisions et de discipliner les

    individus.

    Accessible aux non-initiés, l’objectif de ce cours est de mettre en évidence les conventions sur lesquelles reposent les dispositifs comptables et d’explorer les effets de ces conventions sur les organisations, sur les individus et sur la société.

    Professeur-e(s)

    Sponem est professeur à HEC Montréal et ancien président de l'association Canadienne des Professeurs de Comptabilité. Son enseignement et sa recherche portent principalement sur l’utilisation, la diffusion et les impacts des dispositifs de comptabilité et de contrôle de gestion au sein des organisations. Il a notamment co-dirigé le livre sur les « Grands auteurs en contrôle de gestion » (éditions EMS) et le « Petit bréviaire des idées reçues en management » (éditions La Découverte).

    Présenté devant publique à La Brassée le 3 avril 2023

    1 hr 50 min
  • Le vivant : complexité, biodiversité, relations et expérience. Séance 2 de 4

    BIODIVERSITÉ : la comprendre pour la pérenniser.

    Le vivant prend toutes sortes de formes et on désigne cette complexité par le terme de biodiversité. L’impact que les activités humaines ont sur cette biodiversité est désormais un enjeu majeur. Nous reviendrons sur ce qu’englobe véritablement le concept de biodiversité et sur les principales causes de l’impact humain sur le vivant. Puis, nous évoquerons les limites de la conception actuelle du problème et les obstacles auxquels se confrontent les solutions proposées pour y remédier.

    Cette séance sera donnée par Paul Savary.

    Présentation

    Ce cours propose d’explorer différents aspects des êtres vivants. D’abord leur complexité, inhérente aux réseaux métaboliques dynamiques qui constituent la moindre cellule vivante. Ensuite le foisonnement hallucinant des formes vivantes où chacune interagit avec une partie du monde, ce qu’on appelle sa « niche écologique ». Et puis nous aborderons les relations qu’un être vivant singulier, l’humain, entretient avec tous les autres. On verra qu’en faisant de la « Nature » quelque chose d’extérieur à lui, il a mis la table à un dérèglement des écosystèmes et du climat qui menace maintenant sa propre survie. Et nous découvrirons finalement que des nouveaux courants comme l’agroécologie proposent un autre rapport au vivant susceptible de nous faire vivre une expérience intime  avec lui, expérience que la société marchande et son mode de vie nous a bien souvent confisqué.


    Professeur-e(s)

    Paul Savary est détenteur d’un doctorat en génétique du paysage de l'Université de Bourgogne Franche-Comté, en France. Il fait présentement

    un post-doctorat au Québec à l’Université Concordia en écologie où il tente de comprendre les processus environnementaux, écologiques et spatiaux qui déterminent la diversité des espèces.

    2 hr 18 min
  • Conter, rationaliser, discipliner. Une approche critique de la comptabilité. Séance 1 de 3

    Image(s) comptable(s) et répartition des profits

    La comptabilité telle qu’on la connaît sous sa forme actuelle a été inventée par des marchands vénitiens au 14ème siècle et formalisée en 1494 par Luca Pacioli, dans un livre faisant la synthèse des connaissances mathématiques de son époque. Dès sa création, elle permet aux propriétaires d’entreprise d’enregistrer les transactions réalisées avec les tiers afin de calculer les profits réalisés.

    Elle a ainsi longtemps été vue comme l’algèbre du droit. Cette proximité avec les mathématiques lui donne un gage de validité et une apparence de neutralité. Pourtant, la comptabilité évolue dans le temps et diffère selon les pays. Elle donne donc une image de l’organisation qui dépend des conventions

    sociales de l’époque. Cette image n’est qu’une représentation possible parmi d’autres. Elle n’est pas neutre et a une influence sur la répartition des
    profits réalisés par l’entreprise entre ses principales parties prenantes: les salariés, les actionnaires, l’état et les citoyens. Ainsi, les normes
    comptables internationales actuelles sont à la fois le reflet du capitalisme financier et un dispositif qui participe à sa diffusion.

    Cette première séance propose une introduction critique à ce qu’on appelle la comptabilité financière, à partir d’une présentation des principaux documents

    comptables (compte de résultat et bilan) et des conventions sur lesquelles ils reposent.

    Présentation

    La comptabilité est considérée comme LE langage des affaires. Ce langage est apparu pour donner une image chiffrée et monétaire des entreprises à but lucratif. Pourtant, les outils et concepts de la comptabilité envahissent aujourd’hui de larges sphères de la société. Les notions de rentabilité, de coût ou de performance sont omniprésentes et la gouvernance par les nombres est devenue un dispositif central de régulation de la plupart

    des organisations.

    La comptabilité est généralement vue comme une simple technique -obscure et ennuyeuse- qui dit le juste et le vrai. Pourtant, les comptables savent qu’elle repose sur des conventions, qu’un résultat d’entreprise est une construction et qu’il n’existe pas de coût juste.

    La comptabilité est à la fois le reflet des rapports sociaux et un dispositif utilisé, notamment par les actionnaires, pour s’approprier la valeur créée. Elle ne fait pas que donner une image de l’organisation, elle la crée et la transforme. Elle permet ainsi de raconter des histoires, de rationaliser des décisions et de discipliner les individus.

    Accessible aux non-initiés, l’objectif de ce cours est de mettre en évidence les conventions sur lesquelles reposent les dispositifs

    comptables et d’explorer les effets de ces conventions sur les organisations, sur les individus et sur la société.

    Professeur-e(s)

    Sponem est professeur à HEC Montréal et ancien président de l'association Canadienne des Professeurs de Comptabilité. Son enseignement et sa recherche portent principalement sur l’utilisation, la diffusion et les impacts des dispositifs de comptabilité et de contrôle de gestion au sein des organisations. Il a notamment co-dirigé le livre sur les « Grands auteurs en contrôle de gestion » (éditions EMS) et le « Petit bréviaire des idées reçues en management » (éditions La Découverte).

    Présenté devant publique à La Brassée le 27 mars 2023

    1 hr 18 min
  • Le vivant : complexité, biodiversité, relations et expérience - Des unicellulaires au cerveau humain - 1 de 4

    COMPLEXITÉ : Des unicellulaires au cerveau humain.

    Qu’est-ce que les êtres vivants ont de particulier que la matière inanimée n’a pas Question fondamentale à poser au début d’un cours qui aspire à explorer

    différentes dimensions du vivant ! Des première cellules vivantes à l’apparition des organismes multicellulaires, on verra qu’il s’agit toujours de lutter contre l’entropie, de demeurer un petit îlot d’ordre dans un océan de désordre. On verra aussi quelle est la « recette » de la complexification des systèmes vivants : niveaux d’organisation et propriétés émergentes seront alors au menu. Nous décrirons ensuite l’émergence des systèmes nerveux et leur raison d’être : agir, percevoir, donner du sens pour prédire ce qui va se passer, et donc mieux agir, percevoir, donner du sens, etc.  Ce flux circulaire incessant permet ainsi à chaque organisme de se construire un monde de significations. Et dans le cas de l’humain, grâce au langage, des subjectivités partagées en arrivent à décrire ces structures qu’on qualifie de « vivantes », bouclant encore une fois une autre grande boucle !

    Présentation

    Ce cours propose d’explorer différents aspects des êtres vivants. D’abord leur complexité, inhérente aux réseaux métaboliques dynamiques qui constituent la moindre cellule vivante. Ensuite le foisonnement hallucinant des formes vivantes où chacune interagit avec une partie du monde, ce qu’on appelle sa « niche écologique ». Et puis nous aborderons les relations qu’un être vivant singulier, l’humain, entretient avec tous les autres. On verra qu’en faisant de la « Nature » quelque chose d’extérieur à lui, il a mis la table à un dérèglement des écosystèmes et du climat qui menace maintenant sa propre survie. Et nous découvrirons

    finalement que des nouveaux courants comme l’agroécologie proposent un autre rapport au vivant susceptible de nous faire vivre une expérience intime  avec lui, expérience que la société marchande et son mode de vienous a bien souvent confisqué.

    Professeur

    Bruno Dubuc détient une maîtrise en neurobiologie et a fait de la vulgarisation scientifique pour des séries télé et des magazines pendant une dizaine d’années. Depuis 2002, il est rédacteur du site web et du blogue www.lecerveau.mcgill.ca ainsi que conférencier sur les neurosciences. Il se consacre depuis le printemps 2020 à la rédaction d'un ouvrage sur ce qu'il croit avoir compris de tout ça, à paraître fin2023.


    Le cours à eu lieu le mercredi 22 mars Au comptoir-brouandrie La Brassée

    1 hr 56 min

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L’UPop, créée en 2010, a pour mission de favoriser le développement de l’esprit critique en offrant à la population de Montréal et des environs un accès libre et gratuit au savoir par le biais d’activités d’éducation populaire implantées dans plusieurs quartiers de la ville.

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