Cours de l'UPop Montreal

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Cours de l'UPop Montreal episodes

  • Une brève histoire du travail - Les sociétés industrielles (1789-1945) - 2 de 4

    *** Malheureusement, sachez qu'il n'y a pas eu d'enregistrement pour le séance 1 qui à eu lieu pour cause de pépin technique ***


    Naissance du marché du travail et du salariat, valorisation du travail

    dans le capitalisme industriel. L’analyse du salariat par Smith, Hegel et Marx.

    Présentation

    Qu’elles soient politiques, environnementales ou technologiques, les pressions

    sur le monde du travail s’intensifient, impliquant des transformations
    dans le sens et la valeur qu’on donne au travail. Afin de résister au
    discours omniprésent de l’effort et du mérite au travail, ce cours se
    donne comme objectif de faire un historique des conceptions et des
    formes que le travail a pu prendre dans l’histoire et se risque à
    imaginer ses transformations futures au vu des enjeux contemporains.

    Professeur Pierre Tircher

    Pierre est présentement candidat au doctorat en relations industrielles de

    l’Université de Montréal. Son champ d’expertise se situe au niveau de
    l’économie du travail, des politiques publiques de l’emploi et des
    questions sociales qui sont liées à ces deux disciplines. Il est
    présentement chercheur à l’Observatoire québécois des inégalités et a
    collaboré avec l’Institut de recherches et d’informations
    socioéconomiques (IRIS). Il a coécrit avec Jean-Michel Cousineau
    l’ouvrage Emploi et salaire – 4ème édition (Les Presses de l’Université
    de Montréal) publié en janvier 2020, un manuel de théories économiques
    orthodoxes. Il est également chargé de cours en microéconomie à
    l’Université de Montréal.

    Le cours a eu lieu le mardi le 7 mars 2023 à la Librairie Un livre à soi

    1 hr 52 min
  • Comprendre et apprivoiser les drogues. Un enjeu de santé publique en évolution - 3 de 3
    Présentation

    Le cours abordera la  question des drogues dans notre société. Que ce soit les concepts de  base, les politiques, la crise des surdoses, la stigmatisation ou les  approches à déployer en la matière, il ne manque pas de sujets lorsqu’il  est question d’aborder la question des drogues. L’actualité récente a  remis ces questions à l’avant-plan. Le cours sera structuré autour de  l’approche de réduction des méfaits qui évolue tant dans ses champs  d’application en intervention que dans les problèmes de santé publique  auxquels elle s’adresse.

    La réduction des méfaits : une approche avantageuse

    mercredi, 19h, Café Les Oubliettes

    La dernière séance  abordera l’approche de réduction des méfaits, sa définition, ses  principes, ses applications, ses limites, les critiques à son égard,  etc. Son élargissement à tout le spectre de l’intervention et à d’autres  problèmes de santé publique sera abordée en terminant par l’exemple de  la gestion de la pandémie de COVID-19 au Québec et en occident où cette  approche a cruellement fait défaut malgré ses effets potentiellement  bénéfiques, particulièrement sur les populations marginalisées.

    Professeur-e(s)

    Jean-Sébastien  Fallu est professeur à l'École de psychoéducation de l'Université de  Montréal depuis 2005. Il détient un doctorat en psychologie de la même  université et a effectué un stage postdoctoral au Centre de toxicomanie  et de santé mentale, affilié à l’Université de Toronto. Ses intérêts de  recherche portent notamment sur l’étiologie et la prévention de la  consommation problématique de substances et les politiques en la  matière. Il œuvre aussi à titre de directeur de la revue Drogues, santé  et société (DSS). Jean-Sébastien Fallu est l’auteur de plus de 30  publications et 60 communications scientifiques et il a accordé près de  800 entrevues médiatiques.

    2 hr 6 min
  • Sur quelques précurseurs de la décroissance -4 de 4
    Présentation

    Dans la bataille des  idées, la « décroissance soutenable » ne cesse de gagner du terrain  depuis une vingtaine d’année maintenant. Il reste que cette proposition  politique révolutionnaire n’est pas toujours simple à comprendre,  notamment parce qu’elle transgresse les clivages politiques auxquels  nous sommes accoutumés. Pour mieux l’appréhender, une solution consiste à  explorer les pensées dont elle s’est nourrie. C’est ce que les membres  du collectif de recherche Polémos-décroissance tenteront de faire dans le cadre de ce cours, en présentant les idées  et les parcours de quelques penseurs issus d’horizons divers que l’on  peut considérer comme des précurseurs de la décroissance.

    Alexander Grothendieck et André Gorz (Écologie politique)

    mardi, 19h, Café Les Oubliettes

    Partie 1 : Alexander Grothendieck et « Survivre… Et vivre » (donnée par Noémi Bureau-Civil)

    Étonnamment peu connu, Alexander Grothendieck (1928-2014) fut l’un  des plus grands mathématiciens du XXe siècle. Secoué par la guerre du  Vietnam, puis par la découverte du financement partiel par des fonds  militaires de l’institut de recherche au sein duquel il travaillait,  Grothendieck quittera sa prestigieuse institution. Avec «Survivre… et  vivre», un mouvement de scientifiques critiques qu’il fonde en 1970 à  Montréal, il initiera une profonde critique du complexe  scientifico-militaro-industriel, qui a constitué l’une des sources  d’inspiration importantes de la décroissance. Cette brève présentation  nous invitera à nous poser la question on ne peut plus d’actualité  formulée par Alexander Grothendieck : « Allons-nous continuer la  recherche scientifique? »

    Partie 2 : André Gorz (donnée par Andrea Levy)

    André Gorz (1923-2007) fut l’un des précurseurs incontestés de la  décroissance et l’un des premiers auteurs à utiliser le terme même. Cet  intellectuel français d’origine autrichienne a contribué à conscientiser  toute une génération aux enjeux de l’écologie notamment par sa  chronique, publiée sous le pseudonyme Michel Bosquet, dans Le Nouvel Observateur au  cours des années 1970. Dans son long parcours, ce socialiste libertaire  antiproductiviste a abordé à peu près tous les grands thèmes de la  décroissance et s’est consacré à analyser les impasses du capitalisme  ainsi que la nécessité impérieuse de limiter l’emprise toujours  grandissante du marché sur la société. Nous discuterons de plusieurs  aspects clés de son œuvre tel que ses idées sur l’autolimitation des  besoins, la réduction du temps de travail, le revenu universel, et les  réformes révolutionnaires.

    Professeur-e(s)

    Noémi  Bureau-Civil est co-coordonnatrice du groupe de recherche Polémos. Elle  détient une maîtrise scientifique en physiothérapie, domaine dans  lequel elle a travaillé dix ans avant de se réorienter dans le  communautaire. En 2021, elle s'est présentée aux élections fédérales  comme candidate indépendante «pour une décroissance choisie» dans sa  circonscription.

    Andrea  Levy détient un doctorat en histoire de l’Université Concordia. Elle a  consacré sa thèse à une biographie intellectuelle d’André Gorz.  Chercheuse indépendante et journaliste engagée, elle codirige depuis des  années la revue de gauche Canadian Dimension où elle a également signé  une chronique sur l’écocide de 2010 à 2019. Au cours des 15 dernières  années, elle a aussi collaboré régulièrement à la revue Les Nouveau  Cahiers du socialisme. Elle travaille à son compte comme rédactrice et  traductrice.

    2 hr 23 min
  • Comprendre et apprivoiser les drogues. Un enjeu de santé publique en évolution - 2 de 3
    Présentation

    Le cours abordera la  question des drogues dans notre société. Que ce soit les concepts de  base, les politiques, la crise des surdoses, la stigmatisation ou les  approches à déployer en la matière, il ne manque pas de sujets lorsqu’il  est question d’aborder la question des drogues. L’actualité récente a  remis ces questions à l’avant-plan. Le cours sera structuré autour de  l’approche de réduction des méfaits qui évolue tant dans ses champs  d’application en intervention que dans les problèmes de santé publique  auxquels elle s’adresse.

    La stigmatisation des personnes utilisatrices de drogues

    mercredi, 19h, Café Les Oubliettes

    La deuxième séance  traitera spécifiquement de la question de la stigmatisation des  personnes utilisatrices de drogues, à la fois sous l’angle de sa nature,  de ses conséquences et de ses solutions. Le cours fera la démonstration  qu’au même titre que le statut socioéconomique, la stigmatisation est  une cause fondamentale et un déterminant social de santé.

    Professeur-e(s)

    Jean-Sébastien  Fallu est professeur à l'École de psychoéducation de l'Université de  Montréal depuis 2005. Il détient un doctorat en psychologie de la même  université et a effectué un stage postdoctoral au Centre de toxicomanie  et de santé mentale, affilié à l’Université de Toronto. Ses intérêts de  recherche portent notamment sur l’étiologie et la prévention de la  consommation problématique de substances et les politiques en la  matière. Il œuvre aussi à titre de directeur de la revue Drogues, santé  et société (DSS). Jean-Sébastien Fallu est l’auteur de plus de 30  publications et 60 communications scientifiques et il a accordé près de  800 entrevues médiatiques.

    1 hr 36 min
  • Sur quelques précurseurs de la décroissance - 3 de 4
    Présentation

    Dans la bataille des  idées, la « décroissance soutenable » ne cesse de gagner du terrain  depuis une vingtaine d’année maintenant. Il reste que cette proposition  politique révolutionnaire n’est pas toujours simple à comprendre,  notamment parce qu’elle transgresse les clivages politiques auxquels  nous sommes accoutumés. Pour mieux l’appréhender, une solution consiste à  explorer les pensées dont elle s’est nourrie. C’est ce que les membres  du collectif de recherche Polémos-décroissance tenteront de faire dans le cadre de ce cours, en présentant les idées  et les parcours de quelques penseurs issus d’horizons divers que l’on  peut considérer comme des précurseurs de la décroissance.

    Nicholas Georgescu-Roegen et E.F. Schumacher (économie)

    mardi, 19h, Café Les Oubliettes

    Partie 1 : Ernst Friedrich Schumacher (donnée par Sophie Turri)

    Moins connu par son nom que par ses idées, Ernst Friedrich Schumacher  n’en est pas moins un précurseur majeur de la décroissance.  D’économiste en chef pour l’autorité britannique du charbon à théoricien  de l’économie bouddhiste, Schumacher surprend autant par son parcours  de vie, que par son regard acéré et critique sur le progrès industriel,  la « violence de l’économie », le monde du travail et les technologies.  Que recouvre son souhait d’une « société à la mesure de l’homme »?  Qu’entend-il vraiment par le concept « Small is beautiful », son ouvrage éponyme (1973)?

    Partie 2 : Nicholas Georgescu-Roegen (donnée par Bastien Boucherat)

    Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994) est un mathématicien et  économiste qui appela à une réforme profonde de la science économique.  Il travailla à y intégrer les enseignements de la thermodynamique et de  la biologie, en tant que disciplines décrivant des processus et des  contraintes indépassables et qui s’imposent par conséquent à toute  activité humaine. Nous explorerons les principaux concepts, apports, et  questionnements mis en avant par ses travaux, pour mieux comprendre  comment ceux-ci sont devenus l’une des ressources théoriques des  objecteurs de croissance.

    Professeur-e(s)

    Sophie  Turri est titulaire d’une maîtrise en sciences politiques et d’un DESS  en environnement. Elle gère les communications d'un organisme  environnemental spécialisé en droit de l'environnement, tout en oeuvrant  au sein du collectif citoyen de décroissance conviviale de Montréal et  dans le groupe de recherche Polémos sur la décroissance

    Bastien  Boucherat est doctorant en géographie au laboratoire de simulation  environnementale de l’université de Montréal et travaille sur la  modélisation des dynamiques des communautés microbiennes des sols  agricoles.

    2 hr 31 min
  • L’univers des infrastructures - 2 de 3
    Présentation

    Ce cours propose  d’explorer la face cachée d’une grande ville comme Montréal.  Littéralement cachée parce que située sous nos rues : ce qui nous permet  d’avoir de l’eau courante, et d’évacuer le contenu de nos toilettes.  Cachée aussi parce qu’on est si habitués à rouler ou marcher dessus,  qu’on ne les remarque plus : nos trottoirs et nos rues (sauf quand elles  sont ouvertes pendant des mois devant chez soi…). Et finalement, tous  ces nouveaux aménagement urbains (saillies de trottoir, dos d’âne  allongés, sens uniques modifiés, etc.) qui permettent de reconquérir  l’espace perdu à l’auto depuis des décennies pour favoriser de meilleurs  milieux de vie. Et ça aussi, on ne le voit souvent déjà plus, tellement  on ne voudrait plus revenir en arrière une fois que les changements  d’habitude sont pris.

    Les infrastructure de voirie et leur entretien

    mercredi, 19h, Au comptoir-brouandrie La Brassée

    Historique  de l’aménagement de la ville. Méthodes de construction des rues.  Notions de domaine public et de drainage. Le déneigement. Les effets du  climat, des surcharges et des matériaux sur l’état des routes. Entretien  et reconstruction. Vie et survie des nids de poules.

    Professeur-e(s)

    François GosselinFrançois  Gosselin a étudié le génie civil, les sciences de l’environnement et le  management municipal. Travaille depuis 1990 pour la ville de Montréal.  Près de 20 ans en arrondissement dont 10 ans de gestion des opérations  de voirie. Vaste expérience dans l’entretien des infrastructures  municipales.  Intérêt marqué pour l’aménagement urbain, le verdissement  et l’apaisement de la circulation. Acteur central des années  ''Ferrandez" sur le Plateau Mont-Royal.

    2 hr 1 min
  • Sur quelques précurseurs de la décroissance - 2 de 4
    Présentation

    Dans la bataille des  idées, la « décroissance soutenable » ne cesse de gagner du terrain  depuis une vingtaine d’année maintenant. Il reste que cette proposition  politique révolutionnaire n’est pas toujours simple à comprendre,  notamment parce qu’elle transgresse les clivages politiques auxquels  nous sommes accoutumés. Pour mieux l’appréhender, une solution consiste à  explorer les pensées dont elle s’est nourrie. C’est ce que les membres  du collectif de recherche Polémos-décroissance tenteront de faire dans le cadre de ce cours, en présentant les idées  et les parcours de quelques penseurs issus d’horizons divers que l’on  peut considérer comme des précurseurs de la décroissance.

    Rachel Carson et Limits to Growth, alias le ‘Rapport Meadows’ (Sciences de la nature)

    mardi, 19h, Café Les Oubliettes

    Partie 1 : Rachel Carson (donnée par Estelle Louineau)

    « Printemps silencieux » de Rachel Carson (1962) a été le premier  ouvrage à dénoncer les impacts des pesticides sur l’environnement. Son  influence a été telle qu’il a conduit à l’interdiction du DDT et à la  naissance du mouvement écologiste. Nous verrons ensemble comment Rachel  Carson peut ainsi être considérée comme une précurseure à la  décroissance.

    Partie 2 : Limits to Growth, alias le Rapport Meadows (donnée par Philippe Gauthier)

    Limits to Growth, une étude sur l’avenir de l’humanité  présentée au Club de Rome en 1972, démontrait l’impossibilité d’une  croissance finie dans un monde fini. Le mythique rapport déchaîne les  passions depuis 50 ans, partagé entre ceux qui y voient la prophétie  d’une catastrophe inévitable et ceux qui l’interprètent comme un délire  malthusien. Mais quel était au juste le projet initial de l’équipe de  chercheurs? Comment voient-ils aujourd’hui leur travail, avec le recul?  Quels enseignements peut-on encore tirer de cet ouvrage?

    Professeur-e(s)

    Estelle LouineauDétentrice  de deux maîtrises en énergie et environnement, Estelle Louineau a  travaillé pendant quatre ans comme analyste en analyse du cycle de vie  et occupe maintenant un poste d'ingénieure en modélisation énergétique

    Philippe GauthierPhilippe  Gauthier est détenteur d'un M.Sc. en science politique de l'Université  de Montréal et est aussi formé en management à HEC Montréal. Il a  longtemps été journaliste et publie actuellement un blogue sur l'énergie  en plus de tenir une chronique sur l'environnement à la radio. Il  travaille à titre de chercheur contractuel en redirection écologique et  sur les enjeux énergétiques, ainsi que comme chargé de cours.

    2 hr 20 min
  • L’univers des infrastructures - 1 de 3

    Ce cours propose d’explorer la face cachée d’une grande ville comme  Montréal. Littéralement cachée parce que située sous nos rues : ce qui  nous permet d’avoir de l’eau courante, et d’évacuer le contenu de nos  toilettes. Cachée aussi parce qu’on est si habitués à rouler ou marcher  dessus, qu’on ne les remarque plus : nos trottoirs et nos rues (sauf  quand elles sont ouvertes pendant des mois devant chez soi…). Et  finalement, tous ces nouveaux aménagement urbains (saillies de trottoir,  dos d’âne allongés, sens uniques modifiés, etc.) qui permettent de  reconquérir l’espace perdu à l’auto depuis des décennies pour favoriser  de meilleurs milieux de vie. Et ça aussi, on ne le voit souvent déjà  plus, tellement on ne voudrait plus revenir en arrière une fois que les  changements d’habitude sont pris.

    Les infrastructures d’égout et aqueduc à Montréal

    mercredi, 19h, Au comptoir-brouandrie La Brassée

    Portrait  de l’envergure du système de distribution de l’eau à Montréal. Défi  particuliers reliés au climat et à la topographie. L’importance de  l’entretien des actifs, compétences ville/arrondissements, nouvelles  techniques visant à prolonger la vie utile des actifs. Les coûts réels  et les budgets alloués à l’entretien.


    Professeur-e(s)

    François GosselinFrançois  Gosselin a étudié le génie civil, les sciences de l’environnement et le  management municipal. Travaille depuis 1990 pour la ville de Montréal.  Près de 20 ans en arrondissement dont 10 ans de gestion des opérations  de voirie. Vaste expérience dans l’entretien des infrastructures  municipales.  Intérêt marqué pour l’aménagement urbain, le verdissement  et l’apaisement de la circulation. Acteur central des années  ''Ferrandez" sur le Plateau Mont-Royal.

    1 hr 31 min
  • Sur quelques précurseurs de la décroissance - 1 de 4

    Dans la bataille des idées, la « décroissance soutenable » ne cesse  de gagner du terrain depuis une vingtaine d’année maintenant. Il reste  que cette proposition politique révolutionnaire n’est pas toujours  simple à comprendre, notamment parce qu’elle transgresse les clivages  politiques auxquels nous sommes accoutumés. Pour mieux l’appréhender,  une solution consiste à explorer les pensées dont elle s’est nourrie.  C’est ce que les membres du collectif de recherche Polémos-décroissance tenteront de faire dans le cadre de ce cours, en présentant les idées  et les parcours de quelques penseurs issus d’horizons divers que l’on  peut considérer comme des précurseurs de la décroissance.

    Professeurs : Polémos-décroissance

    Coordination : Yves-Marie Abraham

    Partie 1 : Simone Weil (donnée par Ambre Fourrier)

    Encore peu connue du grand public, Simone Weil (1909-1943) est l’une  des premières philosophes à avoir travaillé en usine et à s’intéresser  de près au « vécu » des ouvriers et ouvrières. Ses écrits et son  engagement militant font d’elle un personnage incontournable pour «  penser » la décroissance. A travers quelques éléments de son parcours  biographique et la présentation d’un de ces ouvrages : Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale (1934), nous tenterons de démontrer en quoi, il est pertinent de la redécouvrir aujourd’hui.

    Professeur-e(s)

    Yves-Marie AbrahamYves-Marie  Abraham est professeur à HEC Montréal, où il enseigne la sociologie de  l’économie et mène des recherches sur le thème de la décroissance. Après  avoir co-dirigé la publication de Décroissance versus développement  durable : débats pour la suite du monde (2011) et de Creuser jusqu’où?  Extractivisme et limites à la croissance (2015), il a publié récemment  chez Écosociété une synthèse personnelle sur la décroissance, intitulée  Guérir du mal de l’infini. Il est par ailleurs responsable de la  spécialisation en gestion de l’innovation sociale au sein de la Maîtrise  à HEC Montréal, où il offre un cours sur la « décroissance soutenable »  depuis 2013. Yves-Marie Abraham est également membre du collectif de  recherche indépendant « Polémos décroissance ».

    Ambre FourrierAmbre  Fourrier est doctorante en sociologie à l’UQAM, et autrice de l’essai  paru chez Écosociété en 2019 : Le revenu de base en question : de  l’impôt négatif au revenu de transition.

    Louis MarionLouis  Marion s’intéresse à la décroissance depuis une vingtaine d’années. Il  est l’un des auteurs du manifeste de la décroissance en 2005. Il a fondé  au sein du GRIP (groupe de recherche d’intérêt public) de l’UQAM, le  CAPTÉE (Collectif d’anticipation politique des tragédies encore  évitable), a cofondé le MQDC (Mouvement québécois pour une décroissance  conviviale) et participé au CRITIC (Collectif de recherche  interuniversitaire et transdisciplinaire sur les impasses de la  croissance). Avec Yves Marie Abraham et Hervé Philippe, il a publié  Décroissance versus développement durable en 2011, puis, seul, Comment  exister encore, en 2015. Il est également l’auteur de plusieurs articles  sur Günther Anders dont « La perte de l’expérience chez Günther Anders  », en 2007.

    2 hr 22 min
  • Comprendre et apprivoiser les drogues. Un enjeu de santé publique en évolution - 1 de 3

    Le cours abordera la question des drogues dans notre société. Que ce  soit les concepts de base, les politiques, la crise des surdoses, la  stigmatisation ou les approches à déployer en la matière, il ne manque  pas de sujets lorsqu’il est question d’aborder la question des drogues.  L’actualité récente a remis ces questions à l’avant-plan. Le cours sera  structuré autour de l’approche de réduction des méfaits qui évolue tant  dans ses champs d’application en intervention que dans les problèmes de  santé publique auxquels elle s’adresse.

    Notions de base sur les dépendances et les politiques d'encadrement - Séance 1 de 3

    La première séance revisitera les concepts de base en dépendance tels  que les représentations sociales, les motifs de consommation, le spectre  de l’usage et la dangerosité des drogues. Il abordera aussi les enjeux,  les avantages et les défis des politiques d’encadrement des drogues,  avec un regard vers le futur alors que la décriminalisation ou la  légalisation de l’usage médical et non-médical de plusieurs drogues est  sur toutes les lèvres.

    Professeur-e(s)

    Jean-Sébastien FalluJean-Sébastien  Fallu est professeur à l'École de psychoéducation de l'Université de  Montréal depuis 2005. Il détient un doctorat en psychologie de la même  université et a effectué un stage postdoctoral au Centre de toxicomanie  et de santé mentale, affilié à l’Université de Toronto. Ses intérêts de  recherche portent notamment sur l’étiologie et la prévention de la  consommation problématique de substances et les politiques en la  matière. Il œuvre aussi à titre de directeur de la revue Drogues, santé  et société (DSS). Jean-Sébastien Fallu est l’auteur de plus de 30  publications et 60 communications scientifiques et il a accordé près de  800 entrevues médiatiques.

    Présenté devant public le 2 novembre 2022 au Café Les Oubliettes

    1 hr 42 min

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