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Éric Julien, géographe et fondateur de l’association Tchendukua, Ici et Ailleurs, raconte comment les Indiens Kogis lui ont sauvé la vie en Colombie, et ce que les peuples premiers ont à nous apprendre sur nos propres territoires.
En 1985, à 25 ans, Éric Julien est laissé pour mort à plus de 5 000 mètres d’altitude dans la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie. Des Indiens Kogis, derniers héritiers des grandes civilisations précolombiennes, le soignent et le sauvent.
Douze ans plus tard, il fonde Tchendukua, Ici et Ailleurs, une association qui rachète et restitue aux peuples de la Sierra les terres dont ils ont été spoliés depuis les conquistadors : près de 3 000 hectares depuis 1997.
Depuis 2018, il organise des « diagnostics croisés » : des autorités spirituelles kogies viennent, aux côtés de scientifiques, ausculter la santé de nos territoires. À l’automne 2026, une délégation kogie a parcouru huit sites en France et en Suisse : une forêt de moyenne montagne, un vignoble, un laboratoire de nanosciences.
Dans cet épisode de Demain N’Attend Pas, nous parlons de :
Plongez dans cet échange avec Éric Julien.
Laissez-vous troubler, inspirer, déplacer, en gardant en tête l’étrange et belle pensée de Le Clézio : “On ne naît pas indien, on le devient.” Peut-être qu’on ne naît pas “relié”, mais qu’on le devient, chaque fois que l’on choisit d’ouvrir la porte à l’Autre, en soi et dans le monde.
Belle écoute à toutes et à tous,
Pour aller plus loin :
🔗 Tchendukua – Ici et Ailleurs : tchendukua.org
🎬 Le film Kogis, ensemble pour soigner la Terre, raconté par Pierre Richard
Demain N'attend Pas est un podcast indépendant créé et animé par Delphine Darmon.
Toutes les 2 semaines, j’échange avec des personnalités inspirantes pour questionner les récits qui façonnent notre monde, et ouvrir des pistes concrètes de futurs plus désirables.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Jusqu’en 1991, le peuple amérindien Kogis n’existaient pas.
Pas au sens figuré. Au sens légal.
La loi colombienne ne reconnaissait pas les kogis comme des citoyens.
Pas de citoyenneté, pas de carte d’identité, pas de compte en banque. Un texte de la fin du XIXe siècle les tenait pour des incapables, placés sous la tutelle de l’Église. Il a fallu attendre la Constitution de 1991 pour que cela change.
Dans cet extrait, Éric Julien raconte comment on en est arrivé là. Il nous parle de la dépossession des terres et de l’injustice qui traverse toute l’histoire colombienne envers les peuples autochtones.
Eric nous raconte aussi comment ce peuple relégué aux marges pense le monde autrement.
Pour les Kogis, un territoire n’y est ni une matière première ni un terrain sur lequel construire.
C’est un corps. L’eau y circule comme le sang, les vents comme le souffle, les champs magnétiques comme les nerfs.
Cette pensée nous parle de l'interconnexion et de l'interdépendance des éléments, une systémie que nous avons oubliée, nous qui pensons le monde de façon séquencée et divisée.
Et c’est là qu'Eric nous interpelle : et si ces gens, que nous avons si longtemps qualifiés d’archaïques, avaient une cosmogonie qui nous aide à comprendre la crise écologique actuelle, que nous faudrait-il réviser dans notre façon de voir le monde ?
L’épisode entier est disponible jeudi matin, sur toutes vos plateformes d’écoute.
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Qui n'a jamais rêvé de l'idéal de la méritocratie républicaine ?
On sait que l'ascenseur est cassé, pourtant on continue d'y croire.
Mais à quel prix ?
Cette semaine, j’ai eu le plaisir d'échanger avec ISMAËL LE MOUËL, fondateur et président d’HelloAsso, cette plateforme que nous utilisons tous pour nos activités associatives (450 000 associations accompagnés et 4 milliards d’euros collectés sans commission ! Excusez du peu...)
Venez écouter Ismaël nous raconter son parcours, ses convictions et ses doutes. Je suis sure que vous en sortirez ébranlés dans vos certitudes. Allez, en route pour une discussion passionnante.
💪 Ismaël pourrait être une icône de la méritocratie républicaine, lui qui vient d'une famille modeste de maraichers sans terre de Bretagne et qui va atterrir sur les bancs feutrés de Polytechnique et HEC.
Mais il a rapidement pris conscience qu'il n'est qu'une exception (seuls 5 enfants sur sa promo de 500 sont issus des classes populaires à Polytechnique) et il sent vite la violence du décalage abyssal qui le sépare des autres étudiants. Dès lors, il refuse d'être un alibi d'un système cassé.
💫 Ismaël pourrait se féliciter d'avoir réussi ces concours à la force du poignet grâce à ses compétences, son mérite et son travail.
Mais il sait au fond de lui qu'il doit tout aux mains qui se sont tendues sur son passage, qui l'ont informé et poussé tout au long de ses études : il remercie en particulier un prof d'échec et un prof de math. Il sait aussi que cette chance a fait toute la différence entre sa trajectoire et celle de ses copains d'enfance.
😎 Ismaël pourrait savourer sa position en haut de l'échelle sociale, lui qui est devenu cofondateur et dirigeant d'une organisation d'une centaine de personnes.
Mais il rejette en bloc une réussite qui se mesure aux diplômes, aux positions et au salaire. Et qui laisse ceux qui n'y ont pas accès avec le sentiment d'être méprisés et déclassés.
Vous vous souvenez des soignants qu'on applaudissait pendant le Covid ? Le temps d'un instant, on s'était demandé pourquoi un trader parfaitement inutile dans cette économie à l'arrêt était payés des millions, quand nos soignants pourtant indispensables ne bouclaient pas leur fin de mois.
Ismaël nous appelle à garder ces réflexions vivantes et à mesurer la réussite à l'aune de l'utilité pour la société !
Un vrai changement de récit !
👉Bien sur, avec Ismaël, on parle aussi de l'aventure d'HelloAsso, de la situation du monde associatif aujourd'hui et du rôle essentiel des associations hier comme aujourd'hui pour faire vivre les quartiers, les liens et la joie de vivre-ensemble.
Cette discussion me suivra longtemps. J'espère qu'elle vous fera aussi réfléchir. Et peut-être même qu'elle vous donnera envie d'aller rejoindre une association,
Belle écoute !
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Et s'il était temps de revoir notre discours sur la méritocratie républicaine ?
Ismaël Le Mouël est le fondateur et président d’HelloAsso, ce service que nous utilisons tous pour payer les assos que nous soutenons ou auxquelles nous participons.
Un sacré succès (20 millions d’utilisateurs, 450 000 associations bénéficiaires, 4 milliards d'euros collectés depuis sa création), qui a amené Ismael à endosser les habits de patron pour gérer une organisation d'une centaine de salariés.
Mais l'habit est trop neuf, trop raide pour celui qui est fils de paysans du fond de la Bretagne, passé par les bancs feutrés de Polytechnique et d'HEC.
Ismael refuse de devenir un transfuge de classe qui oublie d'où il vient. Il refuse d'être l'alibi d'une méritocratie cassée.
Dans l'extrait que vous allez entendre, Ismael s'interroge : on nous enseigne que tout est possible pour celui qui travaille dur et, pourtant, les chiffres nous disent le contraire. Aujourd'hui encore, les 2/3 des étudiants de grandes écoles sont issus de catégories favorisées et seuls 9% d'entre eux viennent des classes populaires.
Nous n'avons pas le même capital financier, le même héritage culturel, ni le même accès à l'information ..
Mais le problème n'est pas seulement que l'ascenseur républicain ne marche plus.
Ismael dénonce l'existence même du mythe de la méritocratie, qui classe les gens en vainqueurs et ratés, qui ont mérité leurs succès ou leurs échecs. Ce récit fait trop peu de cas de nos chances et fait peser une grande violence sur celles et ceux qui restent au bord du chemin : ils restent avec un sentiment de mépris et déclassement, qui alimente une violence sourde et une envie de dégagisme.
Il repose enfin sur une valorisation implicite des gens sur leurs diplômes et leurs revenus. Il est temps, dît-il, de reconnaître et d’honorer la diversité de nos contributions à notre société et de les valoriser au regard de leur utilité sociale...
Reconnaissons les mains qui se sont tendues sur notre chemin et à qui nous devons tant.
Rendons visibles les métiers utiles.
Déplaçons notre regard sur la réussite !
Bonne écoute !
Je vous embarque dès demain pour l'épisode complet !
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On rêve toutes et tous d'une vie plus alignée, plus vivante, plus libre...
Et si la clé tenait dans le fait d’oser ralentir et écouter ce qui nous rend vraiment heureux ?
Dans le nouvel épisode de Demain N’attend Pas, j’ai rencontré BLANCHE DE RICHEMONT, écrivaine, philosophe et inlassable marcheuse du désert.
À vingt ans à peine, la mort brutale de son frère l’a arrachée à sa vie rangée ; elle est partie seule traverser le désert, poussée par une fascination pour l’Égypte ancienne.
Blanche n’est jamais vraiment revenue du désert. Avec des mots justes, ciselés et un regard intense, Blanche s'adresse aujourd'hui à nos âmes.
Dans une époque dopée à la vitesse, à la saturation d’informations et à la dissipation, où tout pousse à consommer, mesurer, s’habituer à la précarité du lien, il devient difficile d’entendre ce qui nous anime vraiment, quand nous ne sommes plus en pilotage automatique.
Dans la solitude de la marche et du désert, où elle arrive à faire taire le bruit incessant de nos activités, Blanche se frotte aux questions fondamentales que nous passons notre temps à éviter :
Dans le dépouillement de la marche, elle apprivoise ses peurs, se déleste, élague et revient à l'essentiel :
De retour parmi nous, Blanche nous transmet ce qu'elle a appris en se frottant à la rugosité des déserts. Dans des livres, des conférences, et en amenant des groupes marcher avec elle dans le désert, elle nous aide à trouver notre liberté et à nous reconnecter à nous-même.
J’espère que vous trouverez dans cette conversation votre propre boussole.
Je vous souhaite une très bonne écoute !
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Peut-on encore s’autoriser à ralentir dans un monde qui va toujours plus vite ? Comment retrouver l’élan, la joie, le sens, quand tout autour de nous pousse à l’accélération et au bruit ?
Dans cet extrait, je vous propose de découvrir la voix singulière de Blanche de Richemont, philosophe et écrivain, qui, à 21 ans, après un deuil qui a bouleversé sa vie, part marcher dans le désert du Sinaï. Une nuit sous les étoiles, elle se retrouve avec des Bédoins autour d'un feu et une certitude émerge en elle doucement : « je suis faite pour cette vie-là ».
De l’Égypte à la Mauritanie, Blanche n’a jamais cessé de marcher, d’arpenter le silence, de se frotter à la rudesse du monde pour faire émerger une philosophie de vie précieuse et rare.
Ensemble, nous discutons de l’éloge de la lenteur, du besoin de lumière, de la puissance du silence et de la force d’une passion qui survit aux tempêtes.
Blanche partage pourquoi il est si vital, aujourd’hui, d’apprendre à se reconnecter à nos désirs profonds et de ne pas passer à côté de soi-même.
Ses récits, intenses et lumineux, sont autant d’invitations à remettre nos pas sur le sentier de l’émerveillement, à entretenir la flamme, et à oser, chaque jour, dire oui à la vie.
J’ai hâte de vous partager l’intégralité de cet échange : il nous rappelle à quel point le plus grand voyage commence souvent à l’intérieur de soi.
Je vous embarque dès demain, le 23 septembre 2026, pour l'épisode complet !
Belle écoute.
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Nos vies sont saturées de publicité sans que nous n'y prêtions attention.
La publicité est partout : dans la presse que nous lisons, avant la vidéo que nous regardons, entre les posts de nos réseaux sociaux, à notre arrêt de bus...
Elle participe à orienter notre consommation et à façonner nos rêves.
Au vu des budgets investis (32Mrd d'euros chaque année en France, un budget multiplié par 2 en 10 ans...), c'est probablement ce qui modèle le plus directement notre vision du monde aujourd'hui, sans que nous n'en ayons conscience.
Par ailleurs, en finançant nos médias, la publicité conditionne notre accès à l'information. Pas de revenu publicitaire, pas de médias.
Et aujourd'hui, les budgets sont largement siphonnés par les plateformes, qui gardent près de 80% des investissements publicitaires. Résultat : nos médias perdent tous de l'argent et tombent en nombre dans l'escarcelle de milliardaires qui ont des visées politiques.
Par leur pouvoir de prescription et par leur impact sur la financement de notre information, la pub est au coeur du réacteur.
Il était temps de lui consacrer un épisode de Demain N'attend Pas.
Pour en parler, je reçois cette semaine Vincent Touboul Flachaire, fondateur de Goodeed devenu Better Média, la première régie publicitaire solidaire.
Ensemble, on décortique le modèle actuel de la publicité, ses dysfonctionnements et les conséquences que cela fait peser sur notre économie et notre démocratie.
Et, comme toujours sur Demain N'attend Pas, on parle aussi des modèles alternatifs qui sont déjà là et qui réparent le système...
Vincent nous présente la société qu'il a créé il y a une dizaine d'année, un espèce de robin des bois de la pub, qui détourne des budgets publicitaires pour financer les associations. (10 millions d'euros reversés aux assos en une décade).
Et pour aller plus loin, Vincent nous parle du Démocratie Forum, un événement qu'il a co-fondé et qui rassemblera le 15 septembre celles et ceux qui défendent notre démocratie au quotidien, notamment les médias, les associations, les acteurs de la société civile.
Nous avons longtemps pris notre démocratie pour acquise. Il est temps aujourd'hui de rassembler ceux qui s'emploient à renforcer ses principaux piliers...
L'événement promet d'être passionnant. Il est gratuit et ouvert à tous. J'y serai. J'espère retrouver beaucoup d'entre vous. Faites moi signe si vous venez.
En attendant, je vous laisse avec Vincent pour un épisode passionnant !
Très bonne écoute à tous !
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La publicité est partout autour de nous. On s'y est habitué... et on a oublié qu'elle est au coeur du modèle économique des médias. Or son modèle a profondément muté ces dernières années. L'essentiel des revenus vont désormais aux plateformes américaines, les Gafam, et la presse et le reste des médias n'ont plus que des miettes.
Que faire pour changer le système et faire de la pub un levier pour renforcer les médias qui nous informent et éviter qu'ils ne tombent tous dans les mains de milliardaires politisés ?
C'est la question que nous abordons dans cet extrait de ma discussion avec Vincent Touboul Flachaire, fondateur de Goodeed, la première régie solidaire, et du Démocratie Forum qui se tiendra le 15 septembre.
L'intégralité de la discussion est à retrouver dès jeudi sur toute vos plateformes,
Belle écoute à tous
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Cette semaine, j’ai l’immense privilège d’échanger avec Claudie Haigneré.
Médecin, chercheuse, première femme française et européenne à avoir voyagé dans l’espace (à deux reprises !), Ministre de la Recherche puis Ministre des Affaires Européennes, Claudie avance guidée par le désir de mettre sa connaissance, sa curiosité et son engagement au service du collectif.
A épisode exceptionnel, durée exceptionnelle.
Cet épisode est coupé en deux parties, tant il y avait à dire.
Après une première partie très personnelle où Claudie est revenu sur son parcours et son expérience exceptionnelle dans l'espace, nous nous attardons dans cette deuxième partie sur les bouleversements et les enjeux majeurs du spatial aujourd'hui.
Avant de préparer cet épisode, je n'avais pas conscience de la transformation brutale et profonde qui se jouait depuis quelques années dans l'Espace. Et a quel point cela impactait notre avenir.
Hier domaine institutionnel et coopératif, l'espace est devenu depuis quelques années le nouveau terrain de jeu de quelques puissances et géants privés.
- Aujourd'hui, des milliers de satellites sont envoyés par Starlink, avec la possibilité donnée à un acteur privé de choisir qui reçoit Internet.
- Les projets de data centers spatiaux promettent de repousser nos propres limites énergétiques et écologiques, faisant miroiter une humanité qu'aucune limite planétaire ne vient entraver.
- Le Traité de l'Espace de 1967 qui définissait l'espace comme un bien commun de l'humanité semble dater d’un autre monde.
Cette nouvelle ère de la conquête spatiale est menée tambour battant. Reste une question fondammentale : à quel prix et au service de qui ?
Le regard de Claudie Haigneré sur ces sujets est exceptionnel d'intelligence. Claudie nous rappelle qu'il est essentiel de :
- Préserver l’espace comme bien commun : derrière les milliers de satellites privés qui saturent l’orbite basse, Claudie rappelle la nécessité d’une régulation internationale ambitieuse, permettant de défendre le principe de zéro déchet en orbite, de garantir la neutralité et l’accès pour tous, d'imposer une responsabilité aux industriels et aux États.
- Refuser la fuite en avant technologique : l’envoi de data centers dans l’espace ou la multiplication des méga-constellations ne peut pas être un prétexte pour contourner les limites de la Terre.
Tout commence par le fait d'accepter et nommer la finitude de notre planète comme une donnée inamovible, non comme une prison mais comme une boussole. Il faut assumer ces limites et intégrer la lucidité et l’éthique à chacun de nos choix.
- Redonner du sens au projet européen : l’Europe porte une autre idée de l’espace : coopération scientifique, données ouvertes, priorité à la connaissance et à la compréhension, défense du multilatéralisme. Les missions spatiales européennes sont à la pointe sur le climat, la compréhension de l’univers, la modélisation des systèmes vivants. A nous de nous battre pour faire entendre la vision de l'Europe et faire de l'aventure spatiale européenne un élément fédérateur du projet Européen.
Cette discussion m’a passionnée. On aborde toutes ces questions avec une simplicité déconcertante et une conviction ancrée qu'on peut marier rigueur scientifique et éthique, progrès scientifiques et humanisme.
Extraordinaire !
Vous avez aimé l'épisode ? Partagez le largement autour de vous.
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Et si voir la Terre d’en haut était la plus puissante des leçons d’humilité ?
Cette semaine, j’ai eu l’immense privilège d’échanger avec Claudie Haigneré.
Autant vous dire que j'étais intimidée.
Claudie représente pour moi un mythe vivant.
Médecin, chercheuse, elle est la première femme française et européenne à avoir voyagé dans l’espace (à deux reprises !). Je me souviens avoir suivi avec fierté et une pointe d'inquiétude ses vols en 1996 à bord de la station orbitale russe Mir puis en 2001 à bord de la Station Spatiale Internationale. Pendant quelques jours, la France avait arrêté de respirer, unie par l'émotion de la voir dans l'espace.
Devenue ensuite Ministre de la Recherche puis Ministre des Affaires Européennes, Claudie incarne la croyance dans la science et l'innovation, la coopération internationale et l'Europe, l'éducation et les femmes... Autant de valeurs aujourd'hui attaquées, qu'il faut défendre ardemment.
A épisode exceptionnel, durée exceptionnelle.
Cet épisode est coupé en deux parties, tant il y avait à dire.
Dans cette première partie, Claudie nous raconte le chemin, qui l'a amené à s'envoler dans les étoiles et à réaliser ce rêve qui semble inaccessible !
Elle nous embarque dans la sélection, la préparation et surtout la réalité de ces jours passés dans l'espace.
Elle nous raconte l'émerveillement ressenti à la vue de la Terre, la conscience de son extraordinaire beauté et de sa fragilité, et e sentiment d'urgence de préserver notre planète, ce vaisseau commun si unique.
Dans une conversation a battons rompus, Claudie nous rapporte tout ce que l'espace a à nous apprendre, et notamment l'importance de la diversité, de la coopération, de l'éducation, de la conquête spatiale, des science et du progrès.
Quelques idées fortes que je retiens de cette première partie :
- Oser l’inattendu : ne pas renoncer à candidater, même lorsqu’on est « hors format », car une trajectoire n’est pas toujours tracée d’avance.
- Éveiller et préserver la curiosité : enseignants, parents, institutions, nous avons tous un rôle à jouer pour cultiver le désir de savoir et d’agir
- Coopérer au-delà des frontières : la science reste l’un des rares lieux où une collaboration internationale authentique résiste aux tensions politiques
- Retisser la confiance : c’est à la fois une question d’esprit d’équipe, de complémentarité et de rites de passage pour endosser ensemble la responsabilité du futur
- Protéger notre planète : il n'y a pas de planète B !
Si cet échange vous a inspiré, allez vite retrouver la deuxième partie, elle est déjà disponible. On y a parle des enjeux du spatial d'aujourd'hui. C'est passionnant !
Et bien sûr, partagez largement ces épisodes autour de lui et notez-les 5* sur vos plateformes d'écoute préférées.
Si vous me découvrez, je suis Delphine Darmon.
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