
Sign up to save your podcasts
Or


Pourquoi les femmes investissent moins que les hommes? C’est une question d’actualité, dans un monde on l’on peine à rééquilibrer les pouvoirs entre hommes et femmes.
Mais au fond, la question est peut-être mal posée, car elle implique que les femmes devraient agir comme les hommes.
Ce podcast fait intervenir Catherine Lott-Vernet, Sophie Muffang et Thierry Ohayon, autrice et auteur de “L’argent au féminin ?” paru aux éditions Ellipses.
Au travers de cette discussion, nous élaborons que les femmes investissent certes moins, mais surtout différemment.
La ou l’homme va établir un critère de performance, la femme va chercher le but et l’impact. Car elle va naturellement chercher à protéger les autres plutôt qu’elle-même.
D’un point de vue historique, les femmes ne se sentent pas tout à fait légitimes quant à l’investissement. Les hommes étant en charge du financier et les femmes de la cellule familiale.
N’oublions pas que la possibilité d’ouvrir un compte en banque et de travailler sans autorisation de leur mari n’est ouverte aux femmes que depuis 1965.
On se rend compte que le référentiel des investissements est largement marketé pour les hommes avec l’idée de performance et le côté trading. La ou les femmes sont des investisseuses et vont prioritairement s’attacher à la pérennité de leur investissement.
Les femmes ne vont pas faire comme les hommes. Ces derniers souhaitent les faire entrer dans la pièce, mais ils ont fermé la porte et jeté la clé.
Pourtant le potentiel est énorme, 25% des femmes gagnent plus que leur mari, leur philosophie d’investissement est long terme, altruiste.
Si ces dernières parviennent à transférer leurs compétences professionnelles sur la sphère privée, elles gagneront la légitimité et transformeront le paysage de l’investissement.
Mais si nous revenons sur la cellule familiale dans laquelle nous retrouvons une répartition des responsabilités disons historique, les femmes disposent de moins de temps pour elle. On parle de charge mentale et du job au travail ainsi que le job à la maison. Ayant un tempérament altruiste, les femmes doivent accepter de prendre du temps pour elle.
Il y a une responsabilité dans le couple, à organiser le temps, partager les informations et échanger régulièrement. Si l’un est plus à l’aise avec les investissements, l’autre ne doit pas s’en désintéresser.
L’argent est un sujet comme un autre. Mesdames n’hésitez pas à demander une augmentation.
Invité: Norbert Fanchon: Linkedin, Groupe Gambetta
Norbert nous présente le groupe Gambetta, un promoteur coopératif orienté sur la production de logement visant l’accession plus que l’investissement ou la défiscalisation.
Nous évoquons ensuite les derniers chiffres de la production de logements en France et la thématique du déficit de construction que nous connaissons quasiment depuis toujours.
L’année 2020 fait état d’une baisse très importante, mais relativisons, par rapport à un niveau très haut, s’agit-il d’un rééquilibrage de marché?
Est-ce la faute de la crise sanitaire en plus des élections municipales? On peut lire régulièrement l’impact de la vague verte sur la construction de logements. D’une part, n’oublions pas que les élus sont le reflet des électeurs, d’autre part l’urgence n’était pas à la délivrance des permis mais à la gestion de la crise.
Pour l’aspect “vert” de la construction, le béton et la densité n’ont plus la cote, la faute aux grands ensembles construits dans les années 60/70, modernes à l’époque.
Mais on ne sait pas démolir, casser pour rationaliser.
La conséquence d’une baisse de la construction, c’est l’impact sur les prix. Dans un environnement de taux très bas, la solvabilité des ménages est élevée et l’absence d’offre, face à une forte demande génère la rente.
Il faut un optimum de densité, la densification permet de suivre la tendance de la métropolisation, avec des services et des emplois concentrés. C’est la ville du quart d’heure.
Pour ce qui est du sujet de la transformation de bureaux en logements, c’est simple: ce n’est pas adapté, enfin pas partout.
Le télétravail pourrait libérer de l’espace mais en périphérie dans des pôles d’activités, y transformer des bureaux en logement n’a déjà pas de sens. Pourquoi réaliser des logements dans un endroit prévu pour une activité de jours? Sans service commerce ou école?
Le coût technique de la reconversion est élevé, d’autant plus que les profondeurs de plateaux ne sont pas les mêmes, il est donc complexe de les adapter.
L’alternative est de concevoir un plan de restructuration pour des zones urbaines complètes, des projets ambitieux et long à faire sortir.
Le bureau de centre-ville lui, type haussmannien, se prête très bien à la reconversion, étant à la base du résidentiel.
Nous digressons ensuite sur les institutionnels et le résidentiel, un marché dont ils ont voulu s’écarter dans les années 90. Les taux de rendement actuels de l’immobilier commercial pourraient rendre le résidentiel à nouveau attirant.
Puis nous rappelons que le bureau est un bon client de l’administration local: il ne demande pas d’infrastructure et paye des taxes.
En conclusion, la crise sanitaire pourrait rebattre les cartes de l’usage des bureaux et donc du résidentiel et éclatant les pôles pour retrouver une logique de village ou de ville du quart d’heure.
Invité: Julian Dufoulon: Linkedin, Flitdesk
Dans cet épisode, je reçois Julian, CEO et fondateur de la société Flitdesk qui construit une application pour aider les entreprises à organiser leurs bureaux.
Julian est donc quotidiennement au contact avec les sociétés sur la problématique de l’organisation du travail: entre flexoffixe et travail à distance, on évoque donc l’évolution que nous sommes en train de vivre. Bien loin de la disparition du bureau, il semblerait que son usage pourrait évoluer profondément dans les années à venir.
Le premier confinement nous a laissé le sentiment que le bureau allait complètement disparaître, puisque le télétravail était finalement très efficace.
Ce test grandeur nature nous a permis de conclure que non, le bureau n’était pas en voie d’extinction, il était au contraire plébiscité par ses utilisateurs.
Il allait donc revenir, différent.
Si l’on refait son histoire, on comprend que le bureau, au tout début de la tertiarisation de l’économie, c’est un bureau individuel.
Puis l’open space s’est imposé, permettant de densifier l’usage et de travailler différemment.
Et au début des années 2000, les entreprises de conseil, dont les collaborateurs sont bien souvent chez le client, souhaitent rationaliser leurs mètres carrés dont l’occupation peut frôler les 20%.
D’autant plus que les travailleurs sont facilement nomades, équipés d’un ordinateur et d’un téléphone portable. Sans compter sur le développement du voyage d’affaires.
L’immobilier est le deuxième poste de coût des entreprises, une bonne raison d’en optimiser l’usage.
C’est le début du flexoffice: plus personne n’a de poste attitré. Il y a moins de postes que de collaborateurs.
L’initiative est partie des Pays Bas, puis s’est développée en Angleterre et dans une certaine mesure aux USA.
En France c’est donc une initiative des sociétés de conseil puis des sociétés du CAC40.
Selon une étude de Deskeo, moins de 16% des ETI et PME considéraient le flexoffice avant le confinement de mars 2020.
La bonne combinaison semble venir du télétravail et du .
Le télétravail par ailleurs a été testé dans les années 60 aux USA. L’étude a été confiée à Jack Nilles, alors physicien à la NASA, pour résoudre le problème des trajets pendulaires en voiture qui engorgeait les routes.
À cette époque déjà, les freins identifiés se situaient au niveau du management intermédiaire, qui avait peur de perdre le contrôle.
Aujourd’hui, les directions immobilières évaluent des scénarios d’éclatement des bureaux, pour abandonner “la grande tour” au profit de multiples pôles répartis près des lieux d’habitation des salariés.
Cela nécessite de trouver les outils permettant d’organiser le travail, afin de savoir qui est ou et disponible.
On aurait besoin de moins de surface ?
Pas forcément, puisque lorsque l’on se rend au bureau, c’est pour un travail différent, probablement collaboratif. Il faut donc des espaces dédiés pour moins d’espaces individuels.
Depuis le premier confinement, les petites et moyennes entreprises considèrent un usage différent de leurs espaces de travail.
On peut donc de façon optimiste, penser à un bureau qui se réinvente pour devenir un espace plus convivial.
Cette évolution semble aligner les intérêts à la fois des employés qui y trouvent de la flexibilité et des employeurs qui rationalisent l’usage de l’immobilier.
Invité: Thierry Cherel: Linkedin
Thierry a un parcours marqué par l’immobilier et plus particulièrement la finance immobilière.
Il est passé par l’analyse financière, la gestion de fonds et il est désormais Relation investisseur pour Nexity.
L’idée de cet épisode était d’échanger autour de la gestion de fonds, comprendre comment on analyse les foncières cotées quand on a un portefeuille de 500m€ à investir.
On commence par évoquer le marché obligataire, car les fonds sont généralement pondérés entre obligations, actions et investissements alternatifs (comme l’immobilier).
La notion de risque est liée à celle de volatilité, la performance d’un investissement elle, dépend de deux facteurs, le rendement et l’augmentation de la valeur du capital, deux critères qui sont clés dans la gestion d’un portefeuille.
Cette même volatilité est importante, elle crée de la liquidité, autrement dit, elle facilite l’échange d’un titre.
L’idée dans un investissement, c’est de penser à son “exit strategy” ou scénario de sortie, qu’est-ce qu’on ambitionne comme performance et qu’est-ce qu’on fait quand cet objectif est atteint.
La gestion de portefeuille est une activité non sans contrainte, notamment sur la diversification et l’exposition maximum. Ainsi un portefeuille ne peut disposer de plus de 10% de cash. Dans une série d’arbitrage, il faut donc être en mesure de réinvestir. Le fonds de Thierry, selon les critères prudentiels, ne pouvait pas contenir moins de 20 valeurs.
Ces 20 valeurs minimum étaient donc à sélectionner parmi un panel de 500 sociétés immobilières cotées en Europe.
Sur ces 500 sociétés, seulement 200 sont investissables (taille, liquidité etc.) et dans les critères du fonds, 160 sont retenus.
Il faut ensuite définir des critères, parmi ces critères, on trouve l’analyse de l’ANR, l’actif Net Réévalué.
On prend la valeur du patrimoine, réalisé par des experts en fonction du marché, on déduit la dette et on obtient l’ANR.
Cet ANR est ensuite comparé à la valeur de l’action de l’entreprise, on constate qu’il existe généralement un écart matérialisé sous forme de décote (la société coûte moins cher que l’immobilier qu’elle détient) ou de prime (c’est l’inverse).
Historiquement les SIIC (Société d’investissement en Immobilier Cotée) traitent à une décote de 8 à 10%.
Ceci s’explique par la liquidité offerte par l’immobilier côté et par la sous performance du secteur par rapport au reste du monde (plus risqué par ailleurs).
Mais c’est une généralité qui n’explique pas tout, Unibail Rodamco a traité pendant longtemps à une large prime. C’était les premiers de la classe et leur pipeline de projet développé en propre laissait présager de forte revalorisation du patrimoine.
On y revient un peu plus tard mais il faut comprendre que la société cotée va être valorisée par les experts deux fois par an, et par le marché toutes les secondes, avec des critères pas forcément identiques.
L’analyse du bail est intéressante dans la mesure où les propriétaires se sécurisent avec des baux longs la ou les locataires cherchent de plus en plus de flexibilité, mais contraindre un locataire à rester génère-t-il de la valeur?
Une petite analyse de la crise sanitaire, les marchés ont durement sanctionné les foncières, face à l’inconnue, lors du premier confinement de mars 2020.
Puis le back to work a bénéficié aux foncières bureaux, comme la découverte du vaccin a bénéficié à tout le secteur.
Enfin après avoir évoqué des critères d’analyses à la fois financiers et opérationnels on termine la conversation sur l’ESG.
On découvre l’importance de l’implication sociale et environnementale des investissements ou les gérants de fonds sont challengés sur leur trajectoire d’augmentation de la température.
Invité: Martin Menez: Linkedin et https://www.bevouac.com/
Bienvenue sur des Briques et des Brocs, le podcast de l’immobilier.
Martin a un diplôme d’ingénieur de l’ESTP, mais comme cela ne lui suffisait pas, il a aussi réalisé un Mastère spécialisé en entrepreneuriat et innovation à l’ESCP.
Il s’est jeté dans l’entrepreneuriat en cofondant Bevouac, une société qui accompagne les investisseurs dans la recherche de biens résidentiels, la réalisation des travaux et la mise en place de locataires.
Sa clientèle est aussi bien aguerrie que novice. Il permet tout simplement de gagner du temps.
Car avec Bevouac, c’est presque une transaction par jour dans toute la France. Autant dire que ça développe certains réflexes et permet d’éviter pas mal d’écueils.
Nous discutons dans un premier temps du rendement, sa définition, son calcul, ce qu’il traduit.
L’idée était ensuite de développer l’aspect cash-flow de l’investissement immobilier.
En effet, bien souvent un investissement “coûte” tous les mois à son propriétaire, car le loyer ne permet pas de couvrir la mensualité de l’emprunt, traduction d’un investissement à cash-flow négatif.
Mauvais investissement ? Pas forcément, l’effet de levier bancaire n’apparaît pas en “cash”, généralement l’effort d’épargne se traduit dans le remboursement de l’emprunt.
Pour autant est-il possible d’envisager un investissement à cash-flow neutre, ne demandant pas d’effort d’épargne voire à cash-flow positif ?
Tout est une question de rendement, donc de risque et d’effet de levier bancaire.
Ce dernier est généralement maximisé par les investisseurs, afin de réduire le montant de l’apport, la solution se trouve donc du côté rendement.
Cela étant rendement élevé signifie risque élevé. Il faut chercher des opportunités voire des pépites et accepter d’aller dans des villes de Province pas forcément a côté de chez soi, ou les valeurs unitaires sont plus faibles.
C’est la force de Bevouac, après des années d’analyse du marché, leurs algorithmes surveillent les annonces en permanence. Ils ont même tissé un réseau d’agences qui leur proposent les biens en priorité.
Une fois le bien trouvé, il faut parfois réaliser des travaux donc trouver une entreprise, comprendre le devis.
Et en parallèle, le dossier de financement doit être monté, sans quoi l’investissement risque d’être compliqué.
Car l’objectif de ces investissements est bel et bien de profiter de la martingale immobilière: pouvoir s’endetter et bénéficier des loyers pour rembourser la dette. On construit ainsi son capital sur le long terme.
Une nécessité aujourd’hui ou le mécanisme des retraites est chahutée par la démographie ?
Pour me contacter: [email protected]
Invité: Julien Morville: Linkedin et https://www.sharies.co/
Bienvenue sur des Briques et des Brocs, le podcast de l’immobilier.
Julien commence sa carrière dans les grands groupes immobiliers et arrive rapidement à l’intuition que le marché résidentiel va profondément changer.
Fort de son expérience personnelle de la colocation, il décide de lancer Sharies, opérateur de coliving.
Nous discutons donc du concept de coliving, s’agit-il d’une colocation institutionnalisée?
Un peu, mais pas que.
L’idée du coliving est tout d’abord de résoudre les problèmes de l’accès au logement: constituer son dossier, demander la caution de ses parents même après 30 ans, faire la queue pour visiter un logement pas terrible mais qu’on va prendre quand même parce qu’il n’y a rien d’autre...
Et si on pouvait faire plus simple, tout en offrant un logement plus que décent, pour un prix semblable à celui du marché?
C’est toute l’idée du projet qu’il développe au sein de Sharies: un accès simple à un logement de qualité.
Et la conception de l’actif immobilier va au-delà de la simple colocation. Il s’agit de l’aborder dans son contexte local avec la possibilité d’y proposer une salle de sport, de la restauration et un espace bureau, le tout ouvert sur l'extérieur avec un accès prioritaire aux colivers.
Il y en a pour tous les goûts: du studio à la colocation de 5 à 6 personnes.
En France le marché est embryonnaire, la ou des gros opérateurs existent dans les pays anglo-saxons et surtout en Asie.
Les clients du coliving sont aujourd'hui dans la démarche d’aller vers les autres, c’est donc une ambiance respectueuse qui se crée dans les premiers espaces de Sharies. Le respect envers les individus mais aussi envers les appartements avec très peu de dégradations.
En termes de plan d’affaires, Sharies prend à bail l’actif, organise sa transformation et gère le quotidien.
La ou les propriétaires institutionnels font face à des difficultés de gestion sur le résidentiel, la solution permet de générer un rendement compétitif par rapport à l’immobilier commercial, sans les contraintes.
Serait-ce donc la solution pour faire venir ces mêmes institutionnels sur le résidentiel?
Pour me contacter: [email protected]
Invité: Victor Lora: Linkedin et https://devenirfrugaliste.com/
Bienvenue sur des Briques et des Brocs, le podcast de l’immobilier.
Victor est un jeune homme fascinant qui nous donne l’impression que ses semaines durent 10 jours et ses journées 45 heures. En effet à son âge il a déjà travaillé en banque d’affaires, pour plusieurs startups, monté des business, investi en bourse et en immobilier.
Et en parallèle il diffuse la bonne parole du mouvement FIRE, pour prendre en main ses investissements, construire son patrimoine et partir à la retraite de façon très anticipée.
La maturité et ses réflexions l’ont aussi poussés à devenir frugaliste, s’interroger sur ses vrais besoins et se rendre compte qu’on peut faire autant, avec moins.
On met un petit peu de temps à aborder l’immobilier, car on détaille son parcours de jeune diplômé, l’éducation financière des français, le système des retraites, l’économie, la philosophie de la vie.
Et puis vient le temps des investissements.
Achat d’un premier appartement, à Paris. On aborde le principe des cashflow négatif, de l’effet de levier et du vrai calcul de la rentabilité avant impôts.
Lancement d’un premier business, après avoir observé le fonctionnement d’un espace de coworking au Kenya, une opportunité apparaît avec une entreprise en difficulté dont les locaux dans le 15eme semble appropriés à un tel usage.
Plus tard, Victor achète carrément un immeuble, mais à Troyes, encore une fois par opportunité mais aussi par challenge.
Ça parait impressionnant, et en vrai ça l'est, mais voilà, à pas même 30 ans Victor a un boulot, des sides business, des appartements ET un immeuble. Humble, il rappelle que pour le prix d’un appartement de taille moyenne à Paris, on peut être propriétaire de plusieurs biens dans des villes secondaires.
Et là on rentre dans l’idée du cash flow positif, comment investir de façon à générer des revenus qui couvre le remboursement de l’emprunt.
Alors être rentier c’est de tout repos? pas vraiment, car gérer son risque locatif c’est avoir plusieurs locataires, et donc des problèmes à résoudre, toute la journée.
Heureusement à mesure que le patrimoine s’étoffe, il est possible de s’entourer de compétences pour “scaler” ses investissements, c’est là qu'en est Victor.
Pour me contacter: [email protected]
Invité: Sophie Desmazieres: Linkedin et https://www.bureauxlocaux.com/
Bienvenue sur des Briques et des Brocs, le podcast de l’immobilier.
Sophie gravite dans le secteur immobilier en se défendant d’être un produit immobilier.
Elle a pourtant créé le SIMI, salon dédié à l’immobilier d’entreprise ayant lieu une fois par an, et fondé Bureauxlocaux, équivalent de Seloger pour l’immobilier commercial (bureaux, commerces et entrepôts).
On a donc plein de matière pour explorer l’état et l’évolution du marché du bureau.
Au cours de notre discussion, on évoque le choc du télétravail, qui n’arrivera pas à bout du bureau: les cadres y plébiscitent un retour massif!
Acquisition ou location? Pour quelles entreprises?
Deux marchés très différents, l’acquisition concerne généralement les TPE et PME ou les gérants y voient à la fois un outil de diversification et de création de patrimoine.
Mais les bureaux ne sont pas que ça: c’est aussi l’identité de la société, l’endroit qui se doit d’être un emblème pour conserver et attirer les talents.
Sur ce marché, peu d'offres, beaucoup de demandes et des prix qui se maintiennent à ce jour.
Au-delà d’une certaine taille, c’est un marché d'investisseurs, les fonds détiennent et louent.
La fuite de la capitale? Un phénomène observé au travers des recherches effectuées sur Bureauxlocaux, avec malgré tout un besoin de proximité: une à deux heures en train.
L’idée: bénéficier d’une plus grande qualité de vie avec un immobilier résidentiel plus accessible, tout en se gardant la possibilité d’effectuer des passages à la capitale sur une journée.
Même si on observe un volume de recherche en baisse à Paris, il reste très important et se caractérise par une offre très faible.
Quant à l’usage du bureau en lui-même, on imagine un espace différent, organisé autour d’espaces communs, d’échanges.
On parle aussi data et prédictions: l’ensemble des données générées par le site Bureauxlocaux: l’offre, la demande et les requêtes permettent d’analyser le marché et réaliser des estimations sur le comportement futur des prix.
Un bon exemple de big data et d’algorithme appliqués à l’immobilier, Bureauxlocaux est donc bien une proptech.
Pour me contacter: [email protected]
Invité: William Simoncelli: Linkedin et http://www.carreimmobilier.ma/
Bienvenue sur des Briques et des Brocs, le podcast de l’immobilier.
William fait partie de ses professionnels de l’immobilier qui sont arrivés dans le secteur “un peu par hasard”. Il débute en tant que commercialisateur au milieu des années 90 en tapant à la porte d’agence immobilière, car il lui fallait un métier pour commencer à gagner sa vie.
Au début des années 2000 il s’expatrie au Maroc, par choix personnel, et monte son agence immobilière ou il exerce les activités de transaction, expertise et conseil.
J’ai voulu enregistrer un podcast avec William, car il a vécu la reprise du marché immobilier au milieu des années 90, ainsi que sa financiarisation. Au travers de notre discussion, nous établissons les différences entre le monde d’avant: un marché opaque, réservé à une minorité, des opérations de courte durée, et le monde d’après: la réalisation de due diligence, les calculs de rentabilité et l’arrivée des acteurs américains.
On comprend alors le fonctionnement de l’immobilier dans le monde d’avant, les marchands de biens et les années des affaires en or. Puis le blues d’un marché baissier pendant plusieurs années de 1991 à 1996.
Le marché se professionnalise, devient un peu plus transparent et long terme. La donnée fait son apparition, on regarde désormais les taux d’occupation, les loyers, la demande placée et des acteurs long terme de l’investissement émergent avec la création du statut SIIC et OPCI en France, au début des années 2000.
On déroule le cycle suivant, mais plutôt côté marocain ou le marché immobilier suit une financiarisation similaire, avec quelques années de décalage. William évoque l’impact de la crise des subprimes, le rebond et le ralentissement de 2015, pour arriver à nos jours.
Bonne écoute
Pour me contacter: [email protected]
Invité: Romain Welsch: Linkedin et https://theoreim.com/
Bienvenue sur des Briques et des Brocs, le podcast de l’immobilier.
Romain est un pur produit de l’immobilier financier. Il a commencé sa carrière dans une société de gestion au début des années 2000 lors de la création du statut OPCI. C’est finalement en tant que Fund Manager qu’il débutera. Il occupe ensuite le poste de responsable du développement et du marketing, celui qui lance la création de nouveau fonds d’investissement. Désormais, il occupe le poste de Président de la société de gestion Theoreim, qu’il a créé avec 3 autres associés.
Avec lui nous revenons sur les bases : qu’est-ce qu’une société de gestion, comment ça marche, qui sont les clients, le business model, la réglementation et tout ceci autour du cas concret du lancement de Theoreim.
Une société de gestion est donc un tiers de confiance, ayant les compétences de gestion, ici immobilière, et qui propose ses services aux investisseurs. Ces derniers pouvant être institutionnels ou personnes physiques (comme vous et moi).
L’idée est que nous n’avons pas forcément le temps ou la compétence pour se lancer dans l’acquisition de plateaux de bureaux et de boutiques.
Un fonds d’investissement immobilier permet de réunir un grand nombre d’investisseurs et donc lever suffisamment de fonds pour réaliser l’acquisition et la gestion d’un parc immobilier.
Ainsi, une taille critique est plus facilement atteinte, la gestion par des professionnels permet de maîtriser les risques et de faire travailler son argent de façon passive : sans avoir à gérer quoi que ce soit (les locataires, les factures, les pannes etc.).
L’immobilier s’est financiarisé depuis la fin des années 90, engendrant la création d’un grand nombre de sociétés de gestion, proposant leurs services aux investisseurs.
Alors comment créer sa société de gestion en 2020, et en pleine crise sanitaire?
Il faut avoir une idée, une idée de fonds différenciante, afin de séduire des investisseurs qui disposent déjà de pléthore d'opportunités.
Ensuite il faut se retrousser les manches, s’entourer de conseils, rédiger son agrément et le déposer auprès de l’Autorité des Marchés Financiers.
Cet organisme va alors étudier la solidité du modèle ainsi que sa pérennité avec pour ligne de mire le respect des investisseurs. Pour que les bons produits financiers soient vendus aux bons investisseurs.
Romain nous explique comment, en plein confinement, il a lancé la création de Theoreim avec ses associés.
La différence avec les autres sociétés de gestion ? La multigestion, ou fonds de fonds, que l’on trouve classiquement chez les Anglo-Saxons. L’idée est ici de créer un fonds, qui peut investir dans d’autres fonds et/ou auprès d’opérateurs spécialisés.
Bonne écoute
Pour me contacter: [email protected]
From the publisher's feed