Emissions Spéciales

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Emissions Spéciales episodes

  • Abécédaire Michel Petrucciani : P
    P comme Précoce
     
    Dès l'âge de 4 ans, Michel Petrucciani étudie le piano classique. Il a à peine 12 ans et il joue déjà en trio avec son père guitariste, Tony, et l'un de ses grands frangins, Louis, qui officie à contrebasse. Il souffle ses 15 bougies, et voilà qu'un premier géant de la note bleue écarquille les yeux sur cet ado si précoce. Ce géant, c'est le batteur Kenny Clarke, de passage au Théâtre de Montélimar avec à ses côtés Daniel Humair, carrément bluffé lui aussi. Un an plus tard, c'est le trompettiste Clark Terry qui craque à son tour après avoir entendu le jeune pianiste au côté de Bernard Lubat lors d'un festival dans la Drôme. Quelqu'un, plus tard, dira de Michel Petrucciani que dés 13 ans, "il jouait comme un vieil homme noir perdu dans un piano-bar, quelque part, à Mexico… »

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    2 min
  • Abécédaire Michel Petrucciani : O
    O comme Owl Records
     
    1981. C'est avec Michel Petrucciani dans ses bras que le batteur Aldo Romano débarque dans les bureaux parisiens d'Owl Records, le label indépendant créé par Jean-Jacques Pussiau.  "Salut, Jean-Jacques, dégaine Aldo, tu connais Michel ? On va faire un disque"... "Ok, quand ça ?", répond le producteur qui, en plus d'être un modèle d'intégrité, a toujours eu un faible pour les pianistes, de Ran Blake à Michel Graillier. "A mon tour, dira Jean-Jacques Pussiau, j'ai porté Michel dans mes bras, contre ma poitrine, comme on porte un enfant dont on entend battre le cœur"... Peu de temps avant la disparition du pianiste, Jean-Jacques Pussiau revoit une dernière fois Michel Petrucciani à Paris. Il lui fera écouter des reprises de ses compositions par un orchestre symphonique.

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    2 min
  • Abécédaire Michel Petrucciani : N
    N comme New-York
     
    C'était New-York. Pour lui, c'était le "paradis du jazz". Après quatre ans passés à Big Sur, en Californie, Michel Petrucciani s'installe à Brooklyn en 1985, parallèlement à son entrée chez Blue Note. Jamais jusque là ce label mythique n'avait engagé d'Européen. Vient alors le temps de l'immersion totale dans la ville, dans ses clubs et dans son rythme trépidant. Même après son retour sur Paris, Michel Petrucciani conservera des attaches à New-York. C'est aussi dans cette ville, malheureusement, qu'il succombe le 6 janvier 1999, à l'hôpital Beth Israël, victime d'une pneumonie contractée au creux d d'une santé faiblissante, d'un agenda de concerts exténuant et d'un hiver particulièrement vigoureux.

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    3 min
  • Abécédaire Michel Petrucciani : M
    M comme Montélimar
    Dans les années 60 et 70, la famille Petrucciani vit d'abord dans la région d'Orange, près d'Avignon, puis à Montélimar, dans la Drôme, où Tony, le père, ouvre un magasin de musique rue Pierre Julien. Michel Petrucciani y passe beaucoup de temps. Il répare les cassettes coincées dans l'autoradio, accorde les guitares ou alors il fait des démonstrations à l'orgue pour les clients. Ces derniers sont ravis, ou presque. Une fois, un couple d'acheteurs rapporte l'instrument au magasin: "On ne comprend pas, quand notre fils joue, cela ne fait pas pareil qu'avec le vôtre"... En parallèle, Tony Petrucciani donne des cours de musique. Parmi ses étudiants, la future comédienne Marianne James.

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    2 min
  • Abécédaire Michel Petrucciani : L
    L comme Looking Up
    Il était une fois un tube... C'est dans Music, son 4e album pour Blue Note qui l'a recruté quatre ans plus tôt, que Michel Petrucciani grave en 1989 ce fameux Looking Up qui sera sa composition la plus jouée. Il y a tout dans Looking Up: l'élan mélodique, la virtuosité, et puis aussi, d'après François Lacharme, qui préside aujourd'hui l'Académie du Jazz, "cette cambrure brésilienne évoquant par son côté vif argent le meilleur Chick Corea"... Au départ, il était question que ce morceau referme un album qui, par ailleurs, donne la part belle par ailleurs aux synthés et à la basse électrique. C'est Michel Petrucciani qui insistera pour que Looking Up fasse plutôt l'ouverture. Ceci explique peut-être cela...

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    6 min
  • Abécédaire Michel Petrucciani : K
    K comme Konitz
     
    Après sa rencontre décisive avec Charles Lloyd, c'est avec le saxophoniste alto Lee Konitz, autre géant du jazz américain, que Michel Petrucciani enregistre au printemps 1982 Toot Sweet, son premier album en duo. Avec près de 40 000 copies vendues, ce sera son plus grand succès en ce qui concerne la période Owl Records, son premier label. Sous le titre, "Lee et Michel", le Jazz Magazine de l'époque relève l'extrême concentration qui a présidé à cet enregistrement, mais le plus beau commentaire est signé Alain Gerber dans les notes de pochette: "Tout est encore impossible puisqu'ils ne se disent rient et font, dans ce vibrant silence, dans ce cristal lustre, monter un soleil neuf, tout bleu".

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    2 min
  • Abécédaire Michel Petrucciani : J
    J comme Jouet.
     
    C'est Noël. Les parents de Michel Petrucciani lui offrent un petit piano d'enfant, un piano-jouet. Le gamin n'apprécie pas, il trouve que le piano ne sonne pas comme ce qu'il a déjà entendu, à la télévision, notamment dans une fameuse émission avec Duke Ellington auquel il consacrera plus tard l'un de ses plus beaux disques. Le gamin réclame un marteau et il pulvérise son cadeau de Noël... "Est-ce que maintenant, je peux en avoir un vrai ?", demande t-il à son père, Tony. Impressionné par tant de détermination, ce dernier offrira à son fils un vieux piano déglingué. Pour tenir compte de son handicap, il lui fabriquera également une extension pour que les pieds du pianiste prodige puissent atteindre les pédales.

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    2 min
  • Abécédaire Michel Petrucciani : I
    I comme Instrument
     
    Michel Petrucciani n'a jamais eu le fétichisme de l'instrument. Dans une interview accordée à Denis Jeambar pour L'Express, il avouait même que le fait d'avoir joué un jour en Suisse sur le piano du célèbre Vladimir Horowitz ne l'avait pas tant bluffé que ça: "Le piano est vieux, il faudrait en changer", avait-il alors lâché... Il prenait toujours soin, en même temps, après chaque concert, de fermer le couvercle de son fameux Steinway modèle D auquel il est resté fidèle. Cette façon de ne jamais laisser le clavier à découvert mais aussi de se taire et de quitter la scène une fois le concert terminé, c'était aussi pour signifier que le silence, parfois, est la plus belle des musiques, ainsi que le relève son biographe, le pianiste et musicologue Benjamin Halay.

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    3 min
  • Abécédaire Michel Petrucciani : H
    H comme Harmonique
     
    "Des virages harmoniques pas piqués des dièses". C'est en ces termes que le M. Jazz du Monde, Francis Marmande, a résumé un jour le style de Michel Petrucciani. Envolées harmoniques mais aussi mélodiques, le tout enveloppé dans une sensibilité impétueuse faisant soudainement jaillir, comme le note Noël Balen dans son Odyssée du Jazz, "un trait foudroyant" et une "vélocité tout en pointillés". Un autre spécialiste, Philippe Baudoin, a lui aussi relevé l'éventail harmonique de Petrucciani, un éventail qui évite en même temps les tensions trop grandes ou prolongées et qui en fait, "dans la lignée de Bill Evans, le pianiste des atmosphères nocturnes et envoûtantes".

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    2 min
  • Abécédaire Michel Petrucciani : G
    G comme Grappelli 
     
    Un autre vieux rêve après le duo avec Eddy Louiss... Du 15 au 17 juin 1995, c'est avec le mythique Stéphane Grappelli que Michel Petrucciani enregistre Flamingo, son plus grand succès avec plus de 100 000 albums vendus. Roy Haynes à la batterie et Georges Mraz à la contrebasse complètent le quartet sous le regard toujours affûté de Francis Dreyfus qui a eu l'idée de ce disque. Piano et violon, l'osmose parfaite. Sur le morceau éponyme de l'album, le son de Grappelli est comme du velours... Cet alliage entre le clavier et l'archet, Michel Petrucciani l'avait inauguré deux ans plus tôt au festival de Calvi, en Corse, en partageant la scène avec un autre violoniste de légende, un certain Didier Lockwood.

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    5 min

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