Extimité

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By ExtimitéSociety & Culture
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Extimité episodes

  • Episode 22 - Gazelle
    "Tu peux être une femme qui fait du drag, être noir et faire du drag, garder ta barbe pour faire du drag, être gros.se et faire du drag. Tu fais ce que tu veux, et si les gens n'aiment pas c'est parce qu'ils ne s'aiment pas." - Gazelle Von Lear dans l'épisode 22 d'Extimité.

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    1 hr 3 min
  • Episode 21 - Aïcha

    "Aujourd'hui, je m'identifie comme gouine et c'est politique. Plus que lesbienne, se revendiquer comme gouine s'inscrit dans un cadre militant féministe." proclame Aïcha dans ce dernier épisode de la première saison d'Extimité. Elle évoque : (3:00) Son rapport à son corps : "Plus jeune, j'ai subi le fait de ne pas avoir un corps qui correspond aux codes [de la féminité], frêle et fin. J'ai toujours été assez costaude. Mais aujourd'hui, j'adore mon corps, j'ai des formes, je suis robuste, et j'ai laissé pousser mes sourcils." (4:40) Son enfance à Tunis : "J'ai été traité comme le garçon de la famille. À vérifier si mes soeurs parties à la plage vont bien." (6:15) Son rapport à son genre : "À un moment donné, j'ai fantasmé sur le fait d'être un garçon. Car tout ce qui renvoyait au fait d'être une fille ne me correspondait pas et mes héros préférés étaient des hommes aventuriers. Je me travestissais aussi, assez jeune, à mettre des costards et me dessiner une barbe. C'était un jeu." (9:30) Comment son genre et sa sexualité étaient perçus à l'école (14:00) Être en couple et la vie queer à Tunis (16:20) Ce qu'être "Butch" ou "Fem" signifie (19:30) Son coming-out (24:00) Son "histoire d'amour avec des grands hauts et des grands bas" avec Paris : "Je maîtrise la langue française, mais pas le parisien. J'ai commencé à comprendre plein de choses que je subissais en tant qu'étrangère, en tant que gouine, et en tant que personne racisée. Quand tu développes les outils pour lire tout ça, tu peux aussi comprendre que tu n'es pas la seule. J'ai aussi compris que j'avais certains privilèges, que d'autres personnes en avait plus ou moins. Chacun.e a des vécus hyper complexes en étant ce qu'on est ici. Réaliser ça m'a donné beaucoup de force et envie de créer des solidarités. Et maintenant je me sens chez moi" (30:40) Sa démarche artistique : "Je travaille sur un concept que j'appelle "l'anti-savoir". L'idée, c'est de partir de supports censés représenter le savoir, comme des cahiers d'écolier ou des rouleaux de parchemins, et d'y créer des fictions qui déconstruisent le Savoir. C'est-à-dire toutes les choses qu'on nous a apprises de la primaire au lycée. Car je pense qu'on nous a appris beaucoup de choses erronées. Je veux dépecer le savoir, autant dans la forme (ouvrir les cahiers et les charcuter), autant dans les corps que je représente (cyborgs et queers)" (40:00) Comment elle articule travail artistique et réflexions militantes (42:00) Être une "femme artiste tunisienne" et son exotisation par le milieu de l'art (55:00) Pourquoi elle se définit davantage comme "gouine" que "lesbienne" (1:02:50) Comment elle voit l'avenir et sa vocation d'artiste : "Ce que j'aime dans le dessin et la condition d'artiste, c'est de pouvoir fantasmer qui je veux être. Je peux m'inventer scientifique, archéologue… Réinventer, c'est ma manière de voyager." (1:05:00) Sa sexualité et le polyamour

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Pistes sonores diffusées :

    Rachid Taha - Ya rayeh

    Nawel Ben Kraiem - Dérangés

    Cesaria Evora - Coragem irmon

    Les génériques de début et de fin sont un extrait du morceau Magoosh de la chanteuse iranienne Googoosh.


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    1 hr 11 min
  • Episode 20 - Rumi
    "Quand je me suis rendu compte de mon identité de genre et de ma sexualité, j'ai commencé à me renfermer. J'ai créé un autre moi qui n'était ni celui de l'intérieur ni celui du dehors." (1:45) Son enfance au Pakistan jusqu'à 5-8 ans, puis en France (5:30) Ses premières questions sur le racisme, auprès de son père réfugié politique pakistanais (7:00) Le déclic qu'a été la mort de Zyed et Bouna, ainsi que les révoltes des banlieues de 2005 : "S'était créée une forme de solidarité entre personnes qui subissent le racisme. On se rendait compte qu'on vivait les mêmes choses, et qu'on devait créer des stratégies de survie." (10:30) Son métissage : "Ça n'avait pas de sens pour moi de rejeter une culture ou l'autre. J'étais pakistanais-marocain, puis français. […] Le métissage, ce n'est pas que noir et blanc. Ça peut aussi être quelqu'un comme moi qui ai des origines nord-africaines et asiatiques." (16:30) Le privilège d'être "light skin" = clair de peau (19:00) Ses vacances au Maroc, et surtout au Pakistan d'où il a pu se faire une vision du Conflit du Cachemire (26:00) Le manque de représentation pour les personnes sud-asiatiques, "brown people" ou "desi" (32:45) Son identité de genre et sa sexualité queer (38:30) Son rapport aux préjugés sur les masculinités desi : "En France, on me surnomme pak-pak, vendeur de rose ou de maïs, ou me perçoit comme arabo-musulman. Alors qu'en Angleterre, les personnes desi sont justement perçus comme Asiatiques." (45:30) Comment la danse l'aide à se réconcilier avec son corps (51:40) Ce qu'il ressent quand il danse : "Quand je danse, apparemment je fixe beaucoup les gens comme dans une forme de séduction ou comme si je renvoyais le regard qu'on m'assigne depuis la naissance. Je deviens maître du regard, du corps, de l'espace." (1:03:00) Sa transidentité : "C'est un principe du patriarcat : que personne ne se sente bien par rapport à son genre." Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Pistes sonores diffusées : Fela Kuti - Lady Kelela feat Kaytranada - Waitin Bolewa Sabourin, la résilience par la danse, le Monde Afrique, septembre 2018 Sevdaliza - Shahmaran Rumi vous recommande : - Le blog photo Just me and allah : A queer Muslim Photo Project de Samra Habib(https://queermuslimproject.tumblr.com/) - Le livre Halal if you hear me de Safia Elhillo et Fatimah Asghar(https://www.haymarketbooks.org/books/1273-the-breakbeat-poets-vol-3) - Le poème "Trans/Generation" de Alok Vaid-Menon (https://youtu.be/iLPwZZjMqyI) - Le zine Lotus a south asian lgbt charity (https://lotuszine.bigcartel.com/) - Le film "Angry Indian Goddesses" de Pan Nalin (https://youtu.be/a-jyKun4yFA)

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    1 hr 13 min
  • Episode 19 - Virginie

    "Pourquoi ne serais-je pas légitime à travailler dans l'art en tant que femme noire en France ?", demande Virginie dans l'épisode 19 d'Extimité.

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Pistes sonores diffusées :

    (22.50) Meiway - Apollo 95

    (28.50) Queen feat Blackjoy - Nothing really matters

    (37.00) Interview de Denzel Washington sur SiriusXM // Urban View pour la promotion du film "Fences"

    (44.35) Lefa feat. Lomepal - Paradise

    (51.27) Solange - Don't touch my hair


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    1 hr 3 min
  • Episode 18 - Calypso

    "Être drag, c'est casser la binarité de la société", affirme Calypso dans l'épisode 18 d'Extimité.

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Pistes sonores diffusées :

    (20:10) Azelia Banks - Queen of Clubs

    (37:35) RuPaul - Call me mother

    (53:24) Todrick Hall - Nails, hair, hips, heels


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    1 hr 6 min
  • Episode 17 - Yanis

    "Longtemps, j'ai vécu à l'extérieur de moi-même pour me protéger. Des coups physiques et psychologiques à la maison, des insultes à l'école, puis de la violence de l'industrie de la musique à travers le personnage de Sliimy", raconte Yanis dans l'épisode 17 d'Extimité. Il y évoque notamment : (1:30) Son enfance en trois actes à Saint-Etienne : du vivant de sa mère dépressive, les violences physiques et psychologiques commises par sa belle-mère de ses 7 à 13 ans, puis son émancipation suite au divorce de son père. "Enfant, j'imaginais ma vie comme celle d'un personnage de théâtre afin de survivre aux épreuves difficiles que j'endurais. Avant de me coucher, je projetais ce que pourrait être ma vie à 30 ans, avec une bande d'amis qui me comprendraient. C'est ce qui m'a fait tenir." (34:40) La création de Sliimy : "Me créer un alter-ego était une forme de résilience : le personnage de Sliimy était comme un mentor, une version améliorée de moi-même qui a aussi servi à me protéger. Il était extravagant, coloré, inspiré de la culture anglaise. […] À travers lui, j'ai créé la fête que je n'avais jamais eu." (42:00) De son arrivée à Paris à 19 ans jusqu'à la fin de Sliimy à 25 : "J'ai l'impression d'avoir vécu sous quelqu'un d'autre, comme un acteur qui jouait Sliimy. J'étais tellement rentré dans le personnage que ni mes amis, ni mes petits-amis n'avaient le droit de m'appeler par mon vrai prénom." (47:00) Comment il a renoué avec Yanis : "Vers 25-26 ans, j'ai réalisé que ce personnage de Sliimy n'était plus du tout en accord avec ce que j'étais […] J'ai aussi compris que même quand on est soit, qu'on porte son vrai prénom, on peut se métamorphoser, transcender ses origines, son milieu social, son passé." (50:30) Son vécu d'homme queer et racisé dans l'industrie de la musique : "En France, je constate une fausse diversité, c'est très ghettoïsé : quand tu es arabe, on t'incite à faire du rap et du R'n'B, sans concevoir que tu puisses faire de la pop ou de l'électro. Les maisons de disques, mais aussi les médias, ont une responsabilité et un pouvoir sur cette question." (55:10) Comment il s'entend avec Yanis aujourd'hui : "Longtemps, j'ai vécu à l'extérieur de moi-même pour me protéger. Des coups physiques et psychologiques à la maison, des insultes à l'école, puis de la violence de l'industrie de la musique à travers le personnage de Sliimy. Maintenant que je suis adulte et que j'ai trouvé des amis qui me soutiennent, me réconcilier avec mon identité m'a enlevé un poids. Je me sens libre, aujourd'hui." (1:12:30) Sa relation avec son genre : "C'est quelque chose de si mouvant dans la vie de certaines personnes, dont la mienne. Je me l'étais peu permis avant, mais maintenant je me sens prêt à l'assumer et jouer avec ça."


    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.


    Générique : To Na Bi - Persian Empire.


    Pistes sonores diffusées :

    . "Fatima" (13:50) INÉDIT . "Grace" (54:30) INÉDIT

    . "When life" (34:00), tiré de l’album "Paint your face" de Sliimy (2009)

    . "Embrace" (1:14:30), single de Yanis (2018)


    Yanis vous recommande :

    - "Henry Wessel. A dark thread à la MEP", exposition à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, jusqu'au 25 août 2019

    - Les collections permanentes du Centre Pompidou à Paris

    - Soutenir les drag chaque dimanche à la « Drag me up » avec Cookie Kunty en host, au Who’s Club à Paris

    - "Electro, de Kraftwerk à Daft Punk", exposition à la Philharmonie de Paris, jusqu'au 11 août 2019

    - Le festival de la BAAM le 7 septembre, dont les revenus seront reversés à l’association qui travaille auprès de migrants.


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    1 hr 19 min
  • Episode 16 - Safia
    "Plus la notoriété grandit, plus je vois ce que je suis aux yeux de la société : une femme racisée. Et non une autrice, non une artiste, non une rappeuse. Non, non, non et non", martèle Safia dans l'épisode 16 d'Extimité. Elle y évoque notamment : (2:00) Son enfance, entre son père qui lui parlait arabe, sa mère français, et ses grands-parents alsacien : "J'ai toujours été l'Autre de la famille : en vacances du côté maternel j'étais perçue comme la fille de l'Algérien, et du côté paternel comme la fille de la Française." (6:30) Son rapport à la religion musulmane, à l'école coranique, et à la féminité : "Mon enfance, mon innocence, avaient une deadline : mes règles." (17:00) L'impact des attentats du 11 septembre 2001 sur sa foi imposée par son père : "Au lycée, on me surnommait Oussama Ben Laden parce que je portais le voile." (20:30) Comment elle a associé rap et liberté : "Après avoir coupé les ponts avec mon père, je suis allée vivre chez ma mère. C'était le RER, aller à Paris, écouter du rap. J'écoutais notamment Booba, métis comme moi, qui revendique ne pas être accepté, ne pas être dans les codes, de faire ce qu'il veut. Je me disais : 'Moi aussi je vais être un bonhomme, moi aussi je veux emmerder le monde.'" (24:00) Son émancipation à 17 ans et ses premiers pas artistiques (37:00) Ce qu'être une femme sur scène implique : "Je crois que je n'ai jamais accepté d'être une femme. Parce que c'est trop dur." (45:00) Son parcours aux Beaux-Arts (54:20) Comment elle est passée de l'écriture à la musique : "Quand tu écris un livre, tu as un rapport hyper intimiste avec le lecteur. Avec la musique, tu peux être diffusée au supermarché, dire un truc méga violent politiquement, et les gens sont obligés de se le prendre ! Et si la musique est entraînante, c'est encore mieux, car tu peux faire danser les gens sur le concept que t'as décidé de propager." Safia vous recommande : - “Vernon Subutex”, livres écrits par Virginie Despentes : “pour le paysage social fidèle” - “Mutantes (Féminisme Porno Punk)”, film documentaire de Virginie Despentes - Lil Kim, “pour sa carrière, son panache, son inventivité” - “Une chambre à soi”, de Virginia Woolf, “pour la force que ça m'a donnée, la pugnacité surtout” - Les peintures de Camille Soualem - La musique du groupe Tshegue : “Fati Sysavanet, l’autrice et chanteuse du groupe est d’une puissance inouïe” - “La liberté”, film de Guillaume Massart

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    1 hr 10 min
  • Episode 15 - Jean-Victor Rath Vireah
    "J'ai mis du temps à me reconnaître comme asiatique puisque j'ai été adopté par des parents blancs, donc j'ai évolué dans une culture blanche, coupé de mes origines", raconte Jean-Victor Rath Vireah dans l'épisode 15 d'Extimité. Il y évoque notamment : (1:20) Son enfance "divisée en deux parties" : de sa naissance à ses 2 ans au Cambodge, puis son arrivée en France suite à son adoption par des Français. (3:30) Comment il a compris qu'il a été adopté : "Mes parents ne me l'ont jamais caché, au contraire, ils en parlaient librement, photos à l'appui. (5:00) Sa peur de l'abandon : "C'est affreux de penser ça mais j'imagine que c'est légitime puisque c'est une angoisse partagée par d'autres personnes adoptées. Comme mes parents m'ont accueilli chez eux, j'ai longtemps eu le sentiment de leur devoir quelque chose, et surtout la crainte d'être abandonné si jamais je les décevais. […] Je me surprends à vouloir leur prouver qu'ils ont eu raison de m'adopter moi et pas un.e autre." (8:30) Comment son homosexualité lui a davantage posé question que son adoption : "De la primaire à la fac, j'ai appris à m'accepter en tant que personne homosexuelle. Puis, face au racisme de la communauté LGBTQI+, j'ai commencé à questionner mes origines." (19:00) Le racisme qu'il a intériorisé : "En étant entouré uniquement de personnes blanches, j'ai toujours cherché à m'assimiler. Je me disais : 'Ok, je ne suis pas blanc, mais si je ne me renseigne pas sur mes origines asiatiques, peut-être que ça va passer.' Par le passé, je tenais même des propos anti-asiatiques sur Twitter." (22:30) L'absence de représentation des personnes asiatiques, a fortiori sud-asiatiques : "Des personnes m'ont déjà raconté leur surprise d'apprendre que j'étais asiatique, justement parce que je ne ressemblais pas à l'image qu'ils en ont." (29:00) La difficulté de se construire comme Asiatique en France en tant qu'adopté : "Suis-je légitime à me revendiquer comme Asiatique, sachant que je n'ai aucun lien avec mes origines ? En fréquentant mes premiers amis asiatiques, j'ai senti ce manque de ne pas connaître la langue, l'histoire, la culture, ou la cuisine du Cambodge. J'avais donc du mal à me dire que je faisais partie de la communauté asiatique. Mais j'ai fini par comprendre que j'avais beau ne pas encore connaître cette culture, je subissais le racisme anti-asiatique, et rien que ça me légitimise à me revendiquer comme Asiatique." (34:20) L'éventuel retour au pays natal. (39:00) En quoi l'adoption est une forme d'immigration. Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Les recommandations culturelles de Jean-Victor Rath Vireah : - “Funan”, film réalisé par Denis Do - “Crazy Rich Asians”, film réalisé par Jon M. Chu - “Fresh Off the Boat”, série réalisée par Nahnatchka Khan - “Le racisme est un problème de blancs”, livre écrit par Reni Eddo-Lodge - “Kiffe ta race”, podcast animé par Rokhaya Diallo et Grace Ly - “Rina”, album de Rina Sawayama

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    1 hr 2 min
  • Episode 14 - Sun
    "C'est puissant de rester, c'est puissant de partir", résume Sun, réfugiée en France, dans l'épisode 14 d'Extimité. Elle y évoque notamment : (02:00) Son enfance, où elle associait "être cool" à "être blanc.h.e" (07:00) Ce que la guerre a changé dans son pays d'origine : "ça tue l'espoir" (14:00) Comment sa famille s'est organisée pour quitter son pays en guerre (19:30) Pourquoi elle n'a pas un statut de "réfugiée" mais de "migrante économique" (23:00) Son arrivée à Tours et sa désillusion face à l'Europe qu'elle avait tant idéalisée (27:00) Ses premières confrontations à l'islamophobie française : "Quand je porte le voile, on me voit comme une chaise" (39:00) Comment elle survit au racisme, au sexisme, et à l'Islamophobie au travail (dont la technique des 300 secondes de Marie Dasylva) (44:44) À quoi ressemble vraiment le "Printemps arabe" sur place (56:00) Combien porter le voile aujourd'hui en France, "c'est la merde" Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Générique : To Na Bi - Persian Empire. Pistes sonores diffusées : -Marcel Khalife - Passport - Extrait du poème سجل انا عربي - محمود درويش (I'm a Arab) de Mahmoud Darwish - Anouar Brahem - Conte de l'incroyable amour - Hiba Tawaji - Al Rabih Al Arabi

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    1 hr 5 min
  • Episode 13 - Paul-Arthur
    "Mon rapport à la religion a changé à mesure que je me découvrais homosexuel. Je priais pour ne pas être gay. Sauf que ça ne fonctionnait pas", raconte Paul-Arthur dans l'épisode 13 d'Extimité. Il y évoque notamment : (01:00) Son enfance entre le Cameroun et Paris : "j'avais intégré que c'était 2 environnements différents où il fallait que je comporte différemment" (09:00) Ses questionnements sur sa sexualité et sa foi : "Je priais pour ne pas être gay, sauf que ça ne fonctionnait pas." (22:30) Son coming-out forcé (40:00) Journaliste mode dans un média mainstream, comment il tente de changer les représentations de l'intérieur vers plus de représentations et de diversité (46:00) Comment sa race sociale influe sur ses relations sentimentales et sexuelles : (49:00) Comment reconnaître un fétichiste : "Souvent les mecs me répondent qu'ils ne voient pas les couleurs, pourtant dans leurs attirances ils les voient bien […] Si, sur le CV relationnel de ton partenaire, il n'y a que des noirs et des métisses, tu peux commencer à te demander s'il est fétichiste. Puis, si tu te rends compte que tu dois correspondre à l'idée du Noir qu'il se fait, qu'il ne se focalise que sur ton corps d'homme noir et pas à ton vécu et aux oppressions que tu pourrais vivre, il n'y a plus de doute à avoir." Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Générique : To Na Bi - Persian Empire. Paul-Arthur vous recommande : "La Chambre de Giovanni", roman de James Baldwin "My House", série documentaire sur la scène voguing contemporaine new-yorkaise par Vice "Paris is Burning", film documentaire américain sur la scène voguing new-yorkaise dans les années 1980, réalisé et produit par Jennie Livingston "Nakamura", album d'Aya Nakamura

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    54 min

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Douce Dibondo & Anthony Vincent donnent la parole à des personnes qui partagent leur intimité, leurs luttes et victoires face aux discriminations.Si vous avez apprécié ce podcast natif…

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