Extimité

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By ExtimitéSociety & Culture
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Extimité episodes

  • Episode 12 - Marie-Odile
    "Après cette agression sexuelle, j'ai mangé : je ne voulais plus qu'on me regarde. J'ai voulu avaler mes sentiments", résume Marie-Odile, dans l'épisode 12 d'Extimité. Elle raconte l'hypersexualisation qu'elle a subie puis utilisée, sa relation avec sa mère afro-brésilienne qui l'a élevée comme blanche, et comment l'art l'a aidée à se réconcilier avec ses origines. Elle y évoque notamment : (1:30) Son enfance, de la Guyane à la Réunion, avant d’arriver en France métropolitaine où sa famille n’a jamais été perçue comme telle. (11:00) La blondeur de ses cheveux défrisés et ce qu'ils représentaient pour sa mère afro-brésilienne : "Pour ma mère, il ne fallait pas que je fasse créole, il fallait que je reste blanche. Pour elle, c'était un moyen de me protéger de tout ce qu'elle avait vécu [du racisme intra-familiale et de la société]" (17:00) (18:30) En quoi "le racisme est un héritier de l'esclavage", et le Brésil une société pigmentocratique (20:00) Ses études d'histoire de l'art qui l'ont aidée à voir les liens entre le Brésil et l'Afrique (26:00) Pourquoi sa mère l'a élevée comme blanche et son petit-frère comme noir (30:30) L'hypersexualisation qu'elle subit à cause du cliché de "La Brésilienne" : "Longtemps, j'ai cru que cette part là de mon métissage ne m'apportait que des problèmes par rapport à mon corps. [...] J'ai été plusieurs fois agressée sexuellement et je croyais que c'était la faute de mon corps" (37:00)TRIGGER WARNING / AVERTISSEMENT : Marie-Odile raconte de manière détaillée comment un homme l'a enfermée dans sa voiture et l'a touchée. Elle a pu s'échapper avant qu'il ne puisse la violer. Si ce genre d'histoires vous gêne trop, nous vous conseillons de sauter de 37:00 jusqu'à 39:20. Cette agression sexuelle lui a provoqué des troubles du comportement alimentaire : "Après cette agression, j'ai mangé. Je ne voulais plus qu'on me regarde." (42:30) Son hyperactivité sexuelle post-agression : "Quand je me suis mis un coup de pied au cul et me suis reprise en main, je me suis mise à consommer des mecs en me disant : ok, on ne m'a pas respectée, eh bien je vais faire comme les mecs maintenant. Je prends, je jette. Je couche avec qui je veux, quand je veux, c'est moi qui décide." (47:00) Comment il a été difficile pour elle de trouver l'amour ensuite : "Est-ce qu'il faut que je m'adoucisse, en fait ?" (53:30) Sa réception de #MeToo, elle qui avait déjà tenté plusieurs fois de raconter les agressions et viols qu'elle a subis mais a été silencié par les amies à qui elle se confiait : "Parfois, ça me sidère la non-solidarité entre les femmes" (57:30) Les traumatismes de sa mère, policière à la brigade des mineures au Brésil, et de ses ancêtres esclaves déracinés dont elle est sans doute l'héritière (1:03:00) Sa vision du féminisme : "Je pense que j'ai toujours eu une démarche plus ou moins féministe, sans forcément avoir tout lu sur le sujet. Aujourd'hui, le féminisme est tellement répandu, à la portée de chacun.e, que tu peux te sentir féministe tout comme tu peux te sentir religieux sans aller à l'église." (1:06:30) Comment l'art l'a aidée à réconcilier ses identités : "L'art m'a même servi de thérapie quand je ne pouvais pas parler : je dessinais mes traumatismes. Les sublimer par l'art me permettait de les faire sortir de moi. Aujourd'hui, il cimente mes identités, je peux tout réconcilier grâce à ça." Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Générique : To Na Bi - Persian Empire. Pistes sonores diffusées : - Preciso Me Encontrar - Liniker e Ilú Obá De Min - Letra - Tribalistas - Velha Infancia - "Apprendre à se pardonner" par Marie-Odile - Extrait de l'essai Bad Feminist de Roxanne GAY

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    1 hr 13 min
  • Épisode 11 - Kelsi
    "Des gens se permettent de débattre de mon genre devant moi...", raconte Kelsi, artiste non-binaire franco-vietnamien, dans l'épisode 11 d'Extimité. Kelsi évoque: (03:00) Ce qu'iel voit dans le miroir : son reflet à travers le regard des autres et son propre regard. (04:30) Ce que veut dire être non-binaire, et se reconnaître comme de genre neutre. (06:00) Son enfance stricte avec des parents militaires. (15:20) Le contexte historique qui a permis d'installer le mythe de la minorité modèle. (19:00) Comment le système scolaire a réprimé son expression de genre jugée trop féminine. (23:00) Son premier coming-out concernant sa sexualité (homosexuelle ou plutôt androphile, à 18 ans). (28:00) Sa découverte de la non-binarité, notamment grâce à l'artiste Alok Vaid-Menon. (34:00) Pourquoi iel a choisi le prénom "Kelsi". (37:00) Comment iel a compris ce qu'impliquait d'être d'origine asiatique, notamment dans la manière dont son genre est perçu : "qu'importe comment je m'habille, je mets les gens en PLS par rapport à la façon de me genrer". (42:00) L'invisibilisation et l'insécurité que ressentent beaucoup de personnes non-binaires. (45:45) Son éveil militant, suite à la mort de Chaolin Zhang, couturier chinois de 49 ans violemment agressé le 7 août 2016 à Aubervilliers, et décédé des suites de ses blessures (l'intention raciste du crime n'a finalement pas été démontrée par la cour d'assises). (48:00) D'où vient l'imaginaire raciste que beaucoup de blancs ont des communautés asiatiques : de la propagande occidentale liée à la crainte du "péril jaune" au 19e siècle. (50:00) La réception de son engagement anti-raciste par le milieu artistique et certains milieux militants, ainsi que le "tone policing" qu'iel a subi (tentatives de decrédibilisation). (53:00) Comment iel a décidé de s'engager à travers son art. Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Générique : To Na Bi - Persian Empire. Pistes sonores diffusées : -Su Boi - Suboi - Người Ta Hiểu ft. Mino & The Band -Su Boi - N-SAO? -Extrait du court-métrage Les lèvres gercées réalisé par Kelsi PHUNG et Fabien CORRE Kelsi vous recommande : - Gender Revolution, documentaire disponible sur Youtube - Le camp des oublié.e.s , documentaire disponible sur Youtube - L'artiste Alok-Vaid-Menon https://www.instagram.com/alokvmenon/

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    1 hr 2 min
  • Épisode 10 - Mélodie
    "Les rares fois où elles sont représentées dans la culture mainstream, les lesbiennes vivent toujours un drame autour de leur sexualité. Avec ma pièce, j'ai voulu montrer que ça pouvait surtout être normal et même un non-sujet", raconte Mélodie dans l'épisode 10 d'Extimité. Elle y évoque: (02:30) Le diagnostic de sa "précocité" dès l'enfance. (03:00) La phobie scolaire et le harcèlement qu'elle a subis au collège. (07:30) Le théâtre, son "pilier" depuis qu'elle a 5 ans. (12:00) Comment son hypersensibilité et son anxiété influent sur ses relations amoureuses. (18:40) Pourquoi percevoir la précocité comme un "superpouvoir" est problématique. (21:00) Comment elle a compris qu'elle est lesbienne. (24:00) Son coming-out. (28:00) Sa culture juive. (31:00) "J'irai danser tes 20 ans" : la pièce de théâtre qu'elle a entièrement écrite, mise en scène et dans laquelle elle joue. (36:30) Dans quelle mesure la précocité pourrait être vécue comme un handicap. (41:30) Comment le genre et le conditionnement des femmes à compenser leurs problèmes influent sur les diagnostics. (43:00) Son problème de légitimité à parler de la précocité. (47:30) Pourquoi il était important pour elle de montrer des relations queers comme naturelles et non comme un sujet problématique au coeur de sa pièce. (50:00) Son (jeune) âge comme un frein à son travail et à sa crédibilité. (52:20) Comment elle sait prédire l'avenir de ses relations sentimentales. (1:00:00) Sa fluidité de genre. Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Générique : To Na Bi - Persian Empire. Pistes sonores diffusées : Mélodie Lauret - Tu as mis du bleu dans mon regard marron Mélodie Lauret - Extimité (création originale pour le podcast) Extrait de la pièce J’irai danser tes 20 ans par Mélodie Lauret Mélodie vous recommande : "No et moi", roman de Delphine de Vigan "Variations Amoureuses", pièce de théâtre de Carole Thibaut "120 battements par minute", film réalisé par Robin Campillo "À chaque fois", morceau de Barbara

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    1 hr 5 min
  • Épisode 09 - Miguel
    « Quand on est dominant, on a toujours des privilèges », concède Miguel dans l'épisode 09 d'Extimité. L'étudiant en médecine et journaliste à ses heures perdues a décidé d'être un "homme traître" à la domination qu'il exerce malgré lui. Il y évoque : (01:30) Son enfance à la fois "heureuse" et "violente". (04:30) Son rapport "de peur" au militantisme. (05:00) Sa pétition pour un accès total aux archives françaises concernant le génocide des Tutsis au Rwanda . (07:00) Le fait de ne pas être perçu comme "un vrai noir" dans le milieu blanc bourgeois catholique où il grandit. (11:00) Les enjeux de visibilisation des personnes racisées dans le champ médiatique. (20:00) Le déclic qui lui a permis de trouver "les bons mots pour parler de sa propre oppression". (24:00) La violence du whitesplaning : comment certaines personnes blanches se permettent de définir ce qui est raciste ou non à des personnes racisées. (28:30) « Quand une personne racisée vous dit que quelque chose est raciste, ça l'est à 100%. Parce que oser le dire a un coût. Amical, professionnel. Pour qu'on puisse parler, on a sûrement dû s'assurer qu'on avait les moyens politiques et intellectuels de se défendre face au discours [de la personne problématique]. » (33:50) En quoi la déconstruction est aussi une affaire de volonté : « Tout est là. Tout le monde a accès à tout. Tout le monde peut déconstruire. C'est juste que les gens ne veulent. » (35:00) Son non coming-out bisexuel : « La question de mon orientation sexuelle a toujours été entre-mêlé avec le fait que je sois noir. » (37:00) Le manque de représentation des personnes racisées queer et sa biphobie interorisée : « Pour être un vrai noir, je devais être homophobe. » (39:00) L'hypersexualisation des personnes racisées. (43:00) Sa relation à la "culture" et au "milieu" queer. (45:30) Son expérience d'étudiant en médecine noir et la sensation de "faire tache". (48:30) Son privilège masculin : « Quand on est dominant, on a toujours des privilèges. Être un homme [dans une société patriarcale] m'aide à comprendre l'expérience blanche. En tant qu'homme, je pourrais être indifférent au féminisme. Quand je parle de féminisme, je suis perçu comme étant objectif, et je bénéficie du privilège que ça soit valorisant, ça m'apporte du prestige. Mais je veux être un homme traître : parce que je suis queer, mais aussi à travers ma posture, en prenant le soin de rappeler systématiquement que je bénéficie du privilège d'être un homme. Ce privilège fait que je peux parler et être écouté plus facilement. Même cette déconstruction est un privilège qui dissuade d'autres femmes de m'accuser de sexisme. Le concept de "white fragility" m'a aidé à déconstruire ma "male fragility" et à utiliser mon privilège non pas pour parler "à la place de" mais bien pour parler "de ma place".» (51:00) Son rapport aux masculinités : « On n'a pas besoin d'être un male alpha pour bénéficier du privilège d'être un homme. » (56:00) Ce que ça fait de se sentir majoritaire, de faire partie de "la norme qui ne se questionne pas et peut se poser des questions que lorsqu'elle le souhaite". Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Générique : To Na Bi - Persian Empire. Pistes sonores diffusées : - Gill Scott-Heron - Revolution will not televised - Extrait d'un entretien de James Baldwin «James Baldwin and embracing the "stranger" » avec Kenneth Clark (1963) - Kiddy Smile - Be honest - Extrait du discours de Frantz Fanon, Racisme et Culture

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    59 min
  • Épisode 08 - Vénus

    "J'aime allumer le monde entier", s'enthousiasme Vénus dans l'épisode 08 d'Extimité. [Disclaimer : l'épisode a été enregistré avant que Vénus n'officialise sa transition. Nous la genrions au masculin pendant l'épisode, mais merci de la genrer au féminin désormais.]


    Elle y évoque son enfance (01:00), ses premiers questionnements de genre et de sexualité (3:20), son coming-out forcé (04:30), et la violente altercation avec son père qui l'a conduite à fuguer (07:00). C’est via les applications de rencontres gays comme Grindr et Hornet (18:30) qu’elle a commencé le travail du sexe : « Beaucoup de gens pensent que tous les travailleuses et travailleurs du sexe se divisent en deux cas extrêmes : soit la traditionnelle qui bosse au bois de Boulogne et ne correspond pas aux standards de beauté, soit l'escort magnifique à la Pretty Woman. Mais non ! L'industrie du travail du sexe est une chose incroyable à la diversité géniale qui reflète notamment le fait que nos démarcheurs font peu souvent partie de la société "normée". Chacun·e peut trouver quelqu'un·e qui correspond à sa conception du beau. Ça change totalement du stéréotype qu'on trouve tout le temps à la télé de la femme hyper mince aux traits fins. Quand je vois mes collègues, je me dis toujours : "mon dieu, on est toutes belles, j'adore !"»


    (23:00) En quatre ans d'exercice, Vénus constate les effets désastreux de la loi criminalisant les clients entrée en vigueur en 2016 (24:00) : les clients brandissent cette loi qui les menacent pour exiger une baisse de tarif ou des rapports sexuels non protégés notamment. Le travail du sexe a en partie aidé Vénus à se réconcilier avec son corps (25:00) : « Tout est beau, tout peut être aimé, il suffit juste de le voir avec les bons yeux. [...] Aujourd'hui, quand je me regarde dans le miroir, je vois une Badass Bitch ! Je m'aime, et j'ai mis du temps à en arriver là. Le dire à quelqu'un·e, c'est déjà compliqué, alors à soi-même ! Quand tu as confiance en toi, tu deviens un danger pour la société, car tu peux faire changer les choses. » Maintenant, elle capitalise même sur la fétichisation de son identité trans (28:00) et racisée (48:00).


    En plus de la loi de 2016 pénalisant les clients, Vénus raconte comment la loi américaine FOSTA/SESTA votée en 2018 sous Trump fragilise encore plus les travailleuses et travailleurs du sexe (35:00). Privée des sites les plus connus, Vénus a perdu beaucoup de ses clients et a notamment dû commencer à démarcher sur le trottoir aux conditions plus précaires et dangereuses (36:00). Si elle a commencé le travail du sexe par curiosité, c'est par précarité qu'elle continue, en parallèle de ses études de lettres qui lui demandent beaucoup de temps (44:00). L'occasion de défendre le revenu universel (53:00) puis d'évoquer son écriture (55:55). Elle évoque enfin la violence au travail (1:01:00) : « À partir du moment où tu te fais agresser ou violer, ce n'est plus un client mais un agresseur ou un violeur [...]. Mais il faut blâmer davantage les conditions de travail merdiques que le métier en lui-même. Quand une infirmière se fait agresser sur son lieu de travail, on ne va pas dire "fermez les hôpitaux !", mais plutôt qu'on va mettre en place plus de sécurité. »


    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.


    Montage : Douce Dibondo


    Générique : To Na Bi - Persian Empire.


    Pistes sonores diffusées : - Gucci Coochie - Die Antwoord - Boys wanna be her - Peaches - Lecture du billet "T'as un client" de Vénus, tiré de son blog https://luxuriouslut.com/2018/07/04/tas-un-client/


    Vénus vous recommande : - Le prisme de la prostitution", essai de Gail Pheterson - La série "Pose", créée par Ryan Murphy, Brad Falchuk et Steven Canals - Le film "Le Voyage de Chihiro", de Hayao Miyazaki - Le Snap Festival organisé à Paris par des travailleuses du sexe - Le morceau "She works hard for the money", de Donna Summer


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    1 hr 7 min
  • Épisode 07 - Max
    "Je suis né mi-cuit", raconte Max dans l'épisode 07 d'Extimité. Atteint d'infirmité motrice cérébrale, il raconte comment son handicap influe sur sa vie sociale, professionnelle et intime. Il y évoque notamment comment son handicap a été diagnostiqué, son enfance en Angleterre, son arrivée dans une école spécialisée, et comment l'alcool est devenu un "lubrifiant social" à partir de ses 16 ans. "Je suis d'un naturel timide, mais c'est toujours à moi de briser la glace car les gens ont tendance à être mal à l'aise quand ils me rencontrent. Ils n'osent pas me poser les questions qui leur brûlent les lèvres, et encore moins me faire certaines blagues alors que je suis le premier à les faire." Il raconte l'infantilisation dans la vie quotidienne : "Des inconnu.e.s s'étonnent que j'ai un travail et me trouvent admirables rien que pour ça. Du coup, tu ne sais pas comment te valoriser : est-ce que ce que je fais est bien en soit, ou est-ce qu’on perçoit ça comme héroïque parce que je suis handicapé ? » Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Montage : Douce Dibondo Générique : To Na Bi - Persian Empire. Pistes sonores diffusées - Ephemerals - Easy Aint Nothin' - Askin Sevgör - Timeless Moments Ballet No:1 "Birth" - College & Electric Youth - A Real Hero Max vous recommande : - Dans la peau d’un handicapé, documentaire crée par Olivier Hallé, réalisé par Stéphanie Pelletier - Cain, série diffusée sur France 2 - Ne dites pas à ma mère que je suis handicapée, elle me croit trapéziste dans un cirque, roman de Charlotte de Villmorin

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    1 hr 1 min
  • Épisode 06 - Paya
    "J'adore être entourée de femmes, et de ne pas être une femme pendant ces instants là mais juste moi, avec ma personnalité", se réjouit Paya dans l'épisode 06 d'Extimité. Elle y parle de son enfance entre la Paya introvertie dans son foyer, et extravertie en dehors, de son rapport apaisé à la foi musulmane, et de la nécessité du féminisme intersectionnel. Paya y évoque notamment : (01:30) Son enfance à Paris, entourée de quatre grandes soeurs et un petit frère (02:10) La différence entre la "Paya du dedans" et celle "du dehors" (07:00) Comment elle s'est offert l'indépendance juste après le bac, sans l'avis de ses parents (09:30) La différence dans l'éducation de son frère par rapport à ses soeurs et elle : "Ce que mes parents ont essayé de faire n'a finalement pas fonctionné puisqu'ils se retrouvent avec quatre femmes féministes, qui vivent leur vie en toute indépendance, et un homme féministe, qui vit sa vie en toute indépendance, sans se considérer ni différent ni au-dessus sous prétexte que c'est un homme." (12:00) La prise de conscience de sa race à l'entrée en internat : "Je crois que c'est à partir de là que j'ai commencé à réaliser dans quelle mesure mon existence ne dépendait pas seulement de qui j'étais individuellement, mon existence, mon travail, ma personnalité, mais aussi du fait que j'étais noire, que je venais d'une classe populaire, que j'avais une culture musulmane. J'ai réalisé que ce n'était pas forcément pour le mieux, mais que le meilleur moyen que ça ne devienne pas une difficulté, c'était de me saisir de cette question, et de savoir comment j'allais gérer ça" (15:00) La différence de prise au sérieux entre le racisme et le sexisme, jusqu'à ce qu'elle découvre l'intersectionnalité qui lui a permis de ne pas avoir à choisir entre ses luttes (17:30) Sa rencontre avec sa meilleure amie qui l'a aidée à mieux se comprendre elle-même (21:00) En quoi elle se situe "à la frontière entre deux mondes" : "on a vécu toute notre vie avec l'impression d'avoir le cul entre deux chaises, mais il y a tout un banc entre ces deux chaises où se trouvent tous les hybrides" (24:00) Son rapport apaisé à l'Islam (29:00) Comment elle articule ou non foi et féminisme (34:30) Les vertus thérapeutiques de l'engagement associatif (38:45) En quoi la déconstruction est un privilège (45:00) Quand elle s'est sentie majoritaire lors d'un voyage au Sénégal en solo (47:00) L'intérêt de revendiquer un espace safe non mixte (52:30) Comment son activisme a pu l'entraver dans ses relations (57:45) Sa vision du couple Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Montage : Anthony Vincent & Douce Dibondo Générique : To Na Bi - Persian Empire. Pistes sonores diffusées - To Be Young Gifted & Black - Nina Simone (et interview) - Phenomenal Woman écrit et récité par Maya Angelou (OWN) - Irruption - Gael Faye Paya vous recommande : -Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie - Les identités meurtrières, d'Amin Maalouf - Women SensTour, documentaire réalisé par Sarah Zouak

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    1 hr 3 min
  • Épisode 05 - Yuni
    Dans l'épisode 05 d'Extimité, Yuni parle de la fluidité de son identité de genre, de la scène drag queen parisienne, et comment sa transidentité influe sur ses relations sentimentales. Il évoque notamment : (03:07) la différence entre drag, transformisme, et club kids (04:17) comment il définirait Yuni : "une femme transgenre, forte et battante" (06:00) son enfance perdue entre les genres, dans un milieu ouvrier (07:40) son coming-out "gay" le jour de la fête des mères (08:31) comment il veut qu'on le genre (09:30) comment il a choisi son prénom d'usage "Yuni" (11:30) les agressions subies en raison de son apparence physique (12:30) pourquoi il ne ressent pas le besoin de faire son coming-out "trans" (13:30) sa routine de maquillage : "comme je suis une personne très gentille, j'aime me dessiner des sourcils très sévères et un liner ultra sharp" (15:00) comment son personnage de drag lui permet de s'ouvrir davantage aux autres en soirée mais aussi au quotidien (16:45) comment entrer et s'imposer sur la scène drag (18:30) à quoi servent les drag queens, en soirée et dans la société (22:20) comment ses questionnements sur son identité de genre a pu poser problème dans ses relations amoureuses. Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Montage : Anthony Vincent Générique : To Na Bi - Persian Empire Pistes sonores diffusées : Garbage - Androgyny KDM x MP - Men are Trash "Comment le brouillage du genre est-il sorti des marges?" dans le Billet culturel, présenté par Mathilde Serrel sur France Culture, 29 juin 2018 Nos recommandations : La chaine Youtube de Calypso Overkill : https://www.youtube.com/channel/UC93DP_LIIoSw4tCsR6h9BzA Can’t Drag Us Down : Meet London’s Female Queens, reportage signé Broadly https://www.youtube.com/watch?v=VJYaq_XnjaQ Paris Is Burning, documentaire disponible sur Netflix https://en.wikipedia.org/wiki/Paris_Is_Burning_%28film%29

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    36 min
  • Épisode 03 - Jean-Baptiste
    Jean-Baptiste tombe en Extimité. Il évoque son enfance à la Réunion (2:16), son rapport distant avec celle-ci et la langue créole. Il raconte comment le fait de passer pour blanc (white passing) lui a sans doute permis d'échapper aux formes de racisme les plus frontales (10:59). Ce privilège lui procure également un sentiment d'illégitimité face aux questions raciales. Harcelé à l'école notamment à cause de son surpoids (15:53), Jean-Baptiste conserve une vision déformée de son corps. Un évènement traumatique dans son adolescence (20:35) l'a amené à se distancier encore plus de sa Réunion natale. Le tatouage et la philosophie stoïcienne l'ont aidé à se réapproprier son corps et son vécu. C'est à l'entrée dans l'âge adulte qu'il s'est reconnu comme homosexuel (23:33). Les lieux de sociabilité gay et le culte du corps inhérent à cette communauté (38:00) entretiennent sa dysmorphophobie. L'occasion d'expliquer comment de nombreux hommes gays se catégorisent selon différents critères physiques : twink, hunk, jock, lotter, et autres bear (45:25). Enfin, Jean-Baptiste parle de l'injonction à être "woke". Il a notamment reçu des critiques sur les réseaux sociaux quant au fait qu'il n'aurait pas d'ami.e.s noir.e.s (47:52). Taxé d'entretenir l'obsession de beaucoup de gays pour un corps forcément jeune et musclé, il affirme au contraire approcher le sport comme une forme de développement personnel. Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Montage : Douce Dibondo Générique : To Na Bi - Persian Empire Pistes sonores diffusées : - Danyel Warm - Batarsité - Troyes Sivan ft Betty Who - Heaven - Ultralight - Kanye West Jean-Baptiste vous recommande : - Nicolas Nassim Taleb, Antifragile, les bienfaits du désordre - Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même - Zygmunt Bautman, L’amour liquide - Jean-Michel Basquiat, La rage créative, documentaire d'Arte en replay jusqu’au (17/11/2018)

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    1 hr 5 min
  • Épisode 02 - Marie
    Marie, est la première invitée d'Extimité. Elle raconte comment la question "Tu viens d'où ?" (07:00) l'a amené à réfléchir sur son identité en tant que femme métisse franco-vietnamienne. Elle évoque combien les clichés sur les personnes asiatiques "très travailleuses" (08:48) ont invisibilisé les efforts qu'elle fournissait à l'école. Ces stéréotypes font partie de ce qu'on appelle le mythe de la minorité modèle (16:00). À travers le vécu de sa mère, réfugiée vietnamienne, Marie explique comment les traumatismes peuvent se transmettre de génération en génération (24:00) et peser sur la santé mentale. Elle rappelle que les minorités de genres et de sexualités n'ont pas été inventées par les blancs (30:00). Longtemps fétichisée ou "mise de côté" en tant que femme asiatique réputée "docile" (41:00), elle raconte jusqu'où cela a failli la conduire et parle de psychophobie. Les concepts afro-féministes l'ont aidé à comprendre le principe d'intersectionnalité et le besoin de penser une forme d'AsiatFem. Depuis qu'elle a cessé de s'épiler, Marie a reçu beaucoup de remarques (52:30), et rappelle que chacun.e devrait pouvoir faire ce qu'il ou elle veut de son corps. Marie vous recommande : - Jeune fille modèle, de Grace Ly (2018) - Français, je vous ai tant aimés, l’impossible intégration, de Mai Lam Nguyen-Conan (2012) - White fetish, vidéo réalisée par Joy Regullano (2014) - Kiffe ta Race, épisode 04 "Asiatiques, minorité modèle", co-hosté par Rokhaya Diallo et Grace Ly. Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Montage : Douce Dibondo Générique : To Na Bi - Persian Empire Pistes sonores diffusées : - Extrait du reportage "Ne me dites plus jamais thing tchong !" par Linh-Lan Dao - Nico vega - Beast - Extrait de "Saigon" écrit et mis en scène par Caroline Guiela Nguyen - Screwd - Janelle Monae

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    58 min

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Douce Dibondo & Anthony Vincent donnent la parole à des personnes qui partagent leur intimité, leurs luttes et victoires face aux discriminations.Si vous avez apprécié ce podcast natif…

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