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Le 31 janvier à 19h, Paul-Marie Coûteaux, Directeur du magazine Le Nouveau Conservateur, était l’invité de Nicolas Stoquer sur Géopolitique Profonde.
Le vrai visage de Donald Trump : Patriote MAGA ou agent de l’État profond
Le retour de Donald Trump aux affaires en 2025 s’accompagne d’une métamorphose qui déroute ses plus fervents soutiens. Alors que son premier mandat (2016-2020) s’était distingué par une absence de nouveaux conflits armés, la séquence actuelle semble marquer une rupture brutale. Le candidat de la paix semble s’effacer derrière une ligne politique aux accents néo-impérialistes inattendus.
Sur la scène internationale, les observateurs notent un rapprochement troublant entre le locataire de la Maison-Blanche et les figures historiques du néo-conservatisme américain, à l’image de Lindsey Graham. Cette évolution interroge sur la nature réelle du mouvement MAGA. S’agit-il toujours d’une insurrection populaire ou d’un simple ravalement de façade pour la politique de puissance de Washington ?
Le parcours de Donald Trump rappelle qu’avant d’être le tribun des oubliés, il fut un pilier de l’establishment new-yorkais. Longtemps proche du Parti Démocrate et des réseaux d’influence les plus puissants, l’homme d’affaires pourrait n’avoir jamais quitté la matrice du pouvoir. Ses liens étroits avec les cercles financiers et les milieux sionistes américains suggèrent une compatibilité systémique sous-estimée.
Donald Trump est-il l’ultime rempart contre la dépossession nationale ou l’instrument le plus sophistiqué de l’État profond ? Derrière le spectacle permanent, quels intérêts sert réellement sa nouvelle diplomatie offensive ? La réponse à ces questions déterminera si les peuples souverains peuvent encore compter sur Washington pour briser l’ordre mondial actuel ou s’ils ont été victimes d’une illusion politique sans précédent.
Paul-Marie Coûteaux et Nicolas Stoquer discutent de la trajectoire réelle de Donald Trump sur GPTV.
Le 31 janvier à 12h30, Mike Borowski analysait le soulèvement inédit des pompiers et le risque de sédition au cœur de l’État sur Géopolitique Profonde.
La sédition des pompiers : le premier pilier de l’État vient-il de basculer
Le 29 janvier 2026, la ville de Lille a été le théâtre d’une scène impensable dans une démocratie stable. Des centaines de pompiers du SDIS 59, en grève pour dénoncer le manque d’effectifs, ont forcé un barrage de police. Face aux gaz lacrymogènes, ces soldats du feu ont chargé les CRS en utilisant leurs extincteurs pour les faire reculer. Ce n’est plus une manifestation, c’est un affrontement direct entre deux corps censés protéger la nation.
Ce geste marque une rupture profonde dans les institutions. Habituellement alliés naturels des forces de l’ordre, les pompiers ont ici inversé le rapport de force. En choisissant la riposte plutôt que la fuite, ils brisent un tabou systémique. Cette rébellion a porté ses fruits immédiatement : le pouvoir, fébrile, a lâché des concessions et des postes supplémentaires. La leçon est claire pour tous les corps de l’État : la force paie là où la négociation échoue.
La question n’est plus de savoir si la colère existe, mais jusqu’où elle peut mener. Ce basculement vers une forme de sédition révèle une fracture sociétale que le gouvernement ne semble plus capable de colmater. Si les pompiers, piliers de la sécurité civile, cessent d’obéir, qu’adviendra-t-il lorsque d’autres secteurs franchiront le Rubicon ? Assistons-nous aux prémices d’un renversement de régime où les derniers remparts du système se retournent contre leurs donneurs d’ordres ?
Mike Borowski revient sur ce basculement historique sur GPTV.
Le 30 janvier 2026 à 19h, Roland Lombardi, directeur de la rédaction de « Le Diplomate », Laurent Artur du Plessis, géopolitologue, Carl Pincemin, journaliste, et Pierre Conesa, haut fonctionnaire et essayiste, étaient les invités de Nicolas Stoquer en direct sur Géopolitique Profonde.
Vers un monde de blocs : Le grand partage des sphères d’influence
Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche accélère une mutation brutale de l’ordre international. Nous sortons de l’ère de la mondialisation heureuse pour entrer dans celle de la tripartition du monde. Les États-Unis réaffirment leur mainmise sur le continent américain, tandis que la Russie et la Chine dessinent les contours de leurs propres chasses gardées territoriales.
Dans ce nouveau découpage, Moscou cherche à reconstituer une zone d’influence historique en Europe de l’Est et Pékin avance ses pions sur Taïwan et en mer de Chine méridionale. Cependant, cet équilibre à trois semble précaire. Selon toute vraisemblance, la Russie, partenaire économiquement plus fragile, risque de se retrouver progressivement satellisée par la Chine, transformant le monde en un face-à-face sino-américain.
L’illusion d’un retrait américain des affaires mondiales se dissipe rapidement. La stratégie de Washington semble désormais viser les alliés de Pékin pour l’affaiblir indirectement. Après les tensions au Liban et contre le Hamas, une déstabilisation du régime iranien pourrait constituer un levier majeur pour briser le réseau d’approvisionnement chinois et reprendre l’avantage dans cette partie d’échecs planétaire.
La France et l’Europe peuvent-elles survivre à ce choc des empires ? Sommes-nous condamnés à devenir le terrain de jeu d’un affrontement bipolaire qui ne dit pas encore son nom ? Les enjeux de souveraineté n’ont jamais été aussi vitaux face à cette redistribution brutale des cartes mondiales où chaque État doit choisir son camp ou risquer l’effacement.
Roland Lombardi, Laurent Artur du Plessis, Carl Pincemin, Pierre Conesa et Nicolas Stoquer discutent de la nouvelle tripartition du monde en direct sur GPTV.
Le 30 janvier à 12h30, Mike Borowski analysait le démantèlement industriel français et la vente d’un nouveau fleuron technologique aux intérêts américains, en direct sur Géopolitique Profonde.
Le sabotage continue avec la vente d’Exaion au géant américain MARA Holdings
L’information vient de tomber : Exaion, filiale stratégique d’EDF spécialisée dans le calcul haute performance (HPC), l’intelligence artificielle et la blockchain, passe sous pavillon américain. Le géant du minage de Bitcoin, MARA Holdings, a racheté 64 % des parts pour la somme de 168 millions de dollars. Cette pépite technologique, issue du savoir-faire des ingénieurs français, échappe désormais au contrôle national au profit d’un acteur étranger coté au Nasdaq.
Au-delà du prix de vente, les clauses de cet accord révèlent un véritable sabotage industriel. Le contrat inclut une clause de non-concurrence interdisant à EDF toute activité commerciale dans le secteur de l’IA ou du minage crypto pendant deux ans. Alors que le pouvoir en place prône officiellement la souveraineté numérique, il liquide méthodiquement les outils permettant de l’atteindre. Cette décision soulève de lourdes interrogations sur l’influence des réseaux d’influence étrangers au sommet de l’État.
Pourquoi brader un tel actif au moment où l’Europe tente désespérément de rattraper son retard technologique ? Qui profite réellement de cet affaiblissement systématique de nos capacités stratégiques ? Il devient urgent de comprendre si ces cessions successives sont le fruit d’une incompétence notoire ou d’une stratégie délibérée de dépossession nationale. Les enjeux dépassent la simple transaction financière : c’est notre autonomie future qui est ici sacrifiée.
Mike Borowski revient sur ce nouveau scandale d’État en direct sur GPTV.
Le 30 janvier 2026 à 07h, Nicolas Stoquer vous donnait rendez-vous en direct pour La Matinale du jour, sur Géopolitique Profonde.
La violence sociale comme carburant d’un régime en fin de course
Le système semble avoir franchi une nouvelle étape dans la répression. Selon plusieurs sources, une commissaire divisionnaire des Landes aurait été limogée pour n’avoir pas réprimé avec assez de fermeté les récentes manifestations de paysans. Ce fait divers administratif cache une réalité brutale : le pouvoir a besoin de l’affrontement physique pour exister.
Depuis la crise des Gilets Jaunes, la violence sociale n’est plus un accident de parcours. Elle est devenue le moteur du macronisme. Ce régime, vide d’idéologie et de projet national, ne survit que par la gestion du chaos. En attisant les tensions sur les campus ou dans les campagnes, il tente de se forger une légitimité de façade en tant que « parti de l’ordre ».
Cette stratégie de la tension permanente sert à masquer la dépossession de notre souveraineté. Le pouvoir produit la paupérisation économique, puis utilise la colère qui en découle pour effrayer l’opinion. Le conflit avec les agriculteurs n’est pas une simple crise sectorielle. C’est un leurre destiné à nous détourner du sabotage méthodique de la nation.
Le macronisme ne peut pas subsister sans ce carburant conflictuel. Il transforme chaque revendication légitime en une menace pour la paix civile. Tout indique que cette fuite en avant sécuritaire est le dernier rempart d’une oligarchie aux abois.
Nicolas Stoquer, Marc-Gabriel Draghi, Lara Stam, Edouard Husson, Stéphanie Bignon et Daniel Bruneau analysent la violence sociale comme carburant du macronisme et la stratégie de la tension permanente du pouvoir, en direct dans La Matinale de GPTV.
Le 29 janvier 2026 à 19h, Gérard Chevrier, géopolitologue, était l’invité de Mike Borowski sur Géopolitique Profonde.
Vers un Nuremberg du XXIe siècle et l’effondrement de l’hégémonie américaine
Le monde bascule. Les États-Unis ont longtemps imposé le dollar comme une arme de chantage économique planétaire. On se souvient de l’amende record de 8 milliards de dollars infligée à la BNP en 2014 ou du démantèlement d’Alstom au profit de General Electric après l’arrestation de l’un de ses dirigeants en 2013. Ce système, piloté par une oligarchie financière et des lobbies puissants comme l’AIPAC, semble aujourd’hui atteindre ses limites structurelles face à l’émergence de nouveaux pôles de puissance.
Sur le plan militaire, le basculement est radical. La Russie, forte des réformes engagées depuis 2000, a converti des décennies de recherche soviétique en une avance technologique majeure, notamment avec les missiles hypersoniques. Parallèlement, la Chine dispose désormais d’une capacité de production industrielle cinq fois supérieure à celle de Washington. Cette réalité rend une grande partie de l’arsenal lourd américain, des porte-avions aux chars de combat, vulnérable sinon obsolète face aux nouvelles menaces.
L’actualité géopolitique récente montre une accélération de cette perte de contrôle. Selon toute vraisemblance, l’installation de missiles avancés au Venezuela place désormais des cibles stratégiques comme Miami à portée de tir. Face à cela, la réponse américaine semble se limiter à des opérations mineures, marquant la fin de l’ère unipolaire. Si un conflit de haute intensité venait à éclater entre l’Iran et Israël, certains analystes redoutent une escalade irréversible vers l’arme nucléaire en cas d’enlisement prolongé.
Le système actuel peut-il survivre à la perte de sa supériorité militaire et monétaire ? Assisterons-nous à un jugement historique des élites occidentales pour les politiques menées ces dernières décennies ? Quelles seraient les conséquences immédiates pour la souveraineté de la France dans ce chaos global ? Les réponses à ces questions détermineront notre survie collective dans le monde multipolaire qui vient.
Gérard Chevrier et Mike Borowski discutent de l’effondrement de l’empire américain et des risques de conflit nucléaire sur GPTV.
Le 29 janvier 2026 à 17h, Mike Borowski présentait son enquête sur l’effondrement économique et la prolétarisation de la capitale française sur GPTV Investigation.
Paris : l’agonie silencieuse des derniers commerçants de la capitale
Le quartier de la Bastille, autrefois symbole de la vitalité parisienne, bascule dans la précarité. Sur le marché, les commerçants de bouche font face à une réalité brutale : une chute de 70 % de leur chiffre d’affaires en seulement six mois. Malgré des baisses de prix désespérées, les clients ne viennent plus. La marchandise s’accumule et les professionnels, qui vivaient dignement de leur travail, voient leur activité devenir un gouffre financier.
Ce phénomène n’est pas un accident isolé mais le résultat de dix ans de politiques publiques ciblées. La capitale subit une prolétarisation accélérée qui frappe désormais les travailleurs installés. À quelques mètres des étals vides, des distributions alimentaires se multiplient. Le public a changé : ce sont désormais des Parisiens avec un emploi et un logement qui sollicitent l’aide humanitaire, incapables de boucler leurs fins de mois dès le 15 du mois.
Pourquoi la vitrine de la France s’effondre-t-elle alors qu’elle était censée être le dernier bastion protégé ? Ce sabotage économique marque la fin d’une époque pour la classe moyenne indépendante et les métiers de proximité. Si Paris, cœur financier du pays, ne peut plus nourrir ses habitants, quel avenir reste-t-il pour le reste du territoire ? Il est urgent de comprendre les mécanismes de cette dépossession avant que le point de non-retour ne soit franchi.
Mike Borowski revient sur l’effondrement de Paris sur GPTV Investigation.
Le 29 janvier 2026 à 12h30, Mike Borowski s’interrogeait sur l’influence des stupéfiants au sommet de l’État sur Géopolitique Profonde.
Sommes-nous gouvernés par une caste sous influence de stupéfiants L’ancien sénateur Joël Guerriau vient d’être condamné par la justice. Les faits reprochés sont d’une gravité exceptionnelle. Il est reconnu coupable d’avoir drogué à l’ecstasy la députée Sandrine Josso lors d’un dîner privé. Selon les éléments de l’enquête, cet acte visait à commettre une agression sexuelle ou un viol. Le verdict est tombé : 18 mois de prison ferme.
Pourtant, une décision interpelle les observateurs : l’absence de mandat de dépôt. Malgré la peine ferme, l’ancien élu ne rejoindra pas la cellule d’une prison. Cette sentence, perçue comme particulièrement clémente, soulève des questions sur l’impartialité de l’institution judiciaire. Elle renforce le sentiment d’une justice à deux vitesses qui protégerait les membres de la caste politique.
Ce scandale n’est pas un cas isolé. Tout porte à croire que la consommation de drogues dures est devenue une pratique courante dans les cercles du pouvoir. Le système macroniste semble infiltré par des substances qui altèrent le jugement. Cette dérive pose un problème de sécurité nationale majeur. Des individus potentiellement sous influence décident quotidiennement de l’avenir des Français.
Quelle est la lucidité réelle de ceux qui rédigent nos lois ? Si les couloirs du Parlement sont réellement infestés par les stupéfiants, la souveraineté de la France est directement menacée. Sommes-nous face à un cas de déviance personnelle ou à un mode de vie systémique au sein de l’oligarchie ? L’impunité apparente de Joël Guerriau cache-t-elle un secret d’État plus vaste sur les mœurs de nos dirigeants ?
Mike Borowski revient sur ce scandale qui ébranle la Macronie, en direct sur GPTV.
Le 29 janvier 2026 à 7h, Nicolas Stoquer vous donnait rendez-vous en direct pour La Matinale du jour, sur Géopolitique Profonde.
À 7h15, Oskar Freysinger analyse les derniers discours de Davos, les positions de Donald Trump et l’influence de Mark Carney. Il reviendra sur l’escalade des tensions avec l’Iran et la position précaire des Européens face à la Russie dans ce nouvel ordre mondial.
À 8h00, François Martin expose l’illusion de l’autonomie stratégique européenne. Le géopolitologue décrypte les rapports de force entre l’Iran et les États-Unis pour démontrer que la souveraineté réelle des nations européennes s’efface derrière des intérêts extérieurs dominants.
À 8h50, Maître Maud Marian revient sur la politique de division menée par l’exécutif français. Elle abordera les suites judiciaires des suspensions de soignants, les procès liés à la crise sanitaire et la gestion du cyberharcèlement par un appareil d’État de plus en plus répressif.
À 9h40, Vincent Pavan explore la question de l’objection de conscience face à la guerre. À travers une analyse philosophique et mathématique, il démontre comment les systèmes totalitaires imposent la mobilisation forcée là où l’État-Nation devrait garantir le droit de refuser le sacrifice inutile.
La grande braderie de la souveraineté française sous couvert de défense européenne Emmanuel Macron a reçu cette semaine la Première Ministre danoise et le Premier Ministre du Groenland. À cette occasion, le chef de l’État a réaffirmé son attachement aux principes de souveraineté et d’intégrité territoriale au sein de l’UE. Ce discours officiel cache une réalité brutale. L’intégrité territoriale semble concerner tous nos partenaires, sauf la France elle-même.
Le constat sur le terrain est alarmant. La Guyane subit des incursions de groupes armés brésiliens dans l’indifférence de Paris. La Nouvelle-Calédonie semble en voie d’abandon politique. Plus grave encore, la gestion de l’espace aérien de Saint-Pierre-et-Miquelon a été déléguée au Canada. Le pouvoir actuel semble organiser la dépossession méthodique du territoire national.
Le sabotage se poursuit sur le plan industriel. Le gouvernement vient d’autoriser la vente de la pépite française LMB Aerospace au groupe américain Loar Group. Cette PME corrézienne n’est pas une entreprise ordinaire. Elle fabrique des ventilateurs critiques pour le Rafale, le char Leclerc, les hélicoptères Tigre et nos sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE).
Cette cession soulève de lourdes questions sur la sécurité nationale. En laissant partir ce fleuron technologique aux États-Unis, la France perd un maillon essentiel de son autonomie militaire. Tout indique que le concept de « souveraineté européenne » est un écran de fumée. Il sert à masquer une dépendance croissante envers les intérêts de Washington.
Le « réveil stratégique » prôné par l’Élysée ressemble à un fantasme de communication. Pendant que Macron disserte sur la lutte contre les ingérences étrangères, il valide la vente de nos actifs les plus stratégiques à une puissance tierce. Cette politique du « en même temps » mène la France vers un effondrement industriel irréversible.
La réalité est cruelle : derrière les postures diplomatiques, la France est vendue à la découpe. Pourquoi livrer nos technologies de pointe à l’étranger alors que le monde bascule ? Qui sont les véritables bénéficiaires de ce démantèlement ?
Nicolas Stoquer, Oskar Freysinger, François Martin, Maître Maud Marian et Vincent Pavan analysent ce dossier explosif, en direct dans La Matinale de GPTV.
Le 28 janvier 2026 à 19h, Michel Fize, sociologue, Marie Pinsard, journaliste, Sébastien Périmony, journaliste et Jean-Luc Robert, psychologue, étaient les invités de Mike Borowski en direct sur Géopolitique Profonde.
Affaire Morandini : Pourquoi le système protège-t-il l’indéfendable
La justice a tranché de manière définitive. Entre 2009 et 2016, l’animateur Jean-Marc Morandini a multiplié les messages à caractère sexuel et les demandes explicites auprès de trois adolescents de 15 et 16 ans. Profitant de son statut et de promesses de castings, il a basculé dans ce que les tribunaux qualifient de corruption de mineurs et de harcèlement sexuel.
Le verdict est sans appel après les passages en tribunal, en appel et en Cassation : deux ans de prison avec sursis, une amende de 20 000 euros et l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Malgré cette condamnation définitive et l’interdiction de travailler avec des mineurs, la direction de CNews a fait le choix de maintenir l’animateur à l’antenne. Ce maintien provoque une fracture inédite au sein même du groupe Bolloré.
L’indignation dépasse désormais le cadre médiatique. Des figures de proue de la chaîne comme Pascal Praud ou Sonia Mabrouk prennent leurs distances, tandis que des formations politiques, dont le Rassemblement National, entament un boycott du média. Cette situation soulève une question brutale sur la responsabilité morale des grands groupes de presse face à des crimes touchant à l’intégrité de la jeunesse.
Pourquoi une telle complaisance persiste-t-elle au sommet de la matrice médiatique ? Sommes-nous devenus une société incapable de distinguer le divertissement de l’exigence éthique la plus élémentaire ? Ce tabou persistant sur la corruption des mineurs révèle-t-il un mal plus profond au sein de l’oligarchie française ?
Michel Fize, Marie Pinsard, Sébastien Périmony, Jean-Luc Robert et Mike Borowski discutent de l’affaire Morandini et de la protection des réseaux d’influence en direct sur GPTV.
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