Du "Libertador" à l'héritier
Pour le Libérateur Simon Bolivar, 1819 est une année faste durant laquelle se succèdent victoires politiques et succès militaires. A la tête de son armée républicaine, Bolivar traverse les Andes et défait l'armée royaliste de Nouvelle Grenade avant dʹentrer triomphalement dans la ville de Bogota et de déclarer la création de la République de Colombie. Elle comprend le Venezuela, la Colombie actuelle, le Panama et l'Equateur.
Après d'âpres négociations, les deux parties acceptent de signer un armistice. Jamais, dans cette région, le texte ne fut de si haute portée. Le traité signifie à la fois la fin de la guerre et la reconnaissance de la Grande Colombie par le gouvernement espagnol de Ferdinand VII. Le vaste projet d'unité pour l'indépendance de Simon Bolivar prend forme.
Illustration: Simon Bolivar signant le décret de guerre à mort (contre les Espagnols) le 15 juin 1813 à Trujillo. Ce décret sanctionne et concrétise l'adoption en janvier de la Convention de Carthagène de 1813 qui posait déjà le principe d'une "guerre d'extermination" sur le modèle de la Révolution haïtienne (1793-1804) qui avait déclaré la "guerre à mort" aux Français.