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By Institut Français de la ModeEducation
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IFM episodes

  • Le cool, par Jean-Marie Durand (Les Inrocks)
    Jean-Marie Durand, rédacteur en chef adjoint des "Inrocks", parle du "cool", un concept auquel il a consacré un livre publié chez Robert Laffont.
    Depuis que Miles Davis a annoncé sa naissance à la fin des années 1950 dans son album Birth of the Cool, le cool flotte parmi nous, comme un horizon, une tentation, une respiration. On l'emploie à tort et à travers : « On se voit demain soir ? Cool. » « Elles sont cool, tes baskets ! » Chaque semaine, des « Mister Cool » émergent des circuits de la pop culture, héros fabriqués d'un monde attiré par le beau, le fun, le frais, le sexy, le calme, le détaché, le glamour...
    Le mot glisse dans nos mains comme il fond dans nos bouches. Mais à travers lui, nous disons ce à quoi nous tenons le plus : une vie lavée du tragique, libérée des conflits inutiles, attentive aux mouvements du siècle. Car plus que le mot fétiche d'une société marchande, le cool a la beauté secrète d'une allure de vie, d'une manière d'exister décentrée, au coeur du monde.
    59 min
  • La mode à la cour de Louis XIV
    Au XVIIe siècle, la France devient progressivement le grand pays de la mode en Europe (succédant à l’Espagne, l’Italie puis les Pays-Bas) grâce à la volonté royale et une politique industrielle volontariste. La Cour de Versailles devient, à partir de 1661, le centre de toutes les attentions.
    Culottes bouffantes, flots de dentelles et broderies, cravate (invention française), chapeaux emplumés... la mode au XVIIe s est masculine, même si la dauphine Marie-Anne de Bavière (1660-1690), figure de « fashion victime » avant la lettre, entraîne la mode et son industrie. La production française de soie à Lyon et à Tours se développe fortement grâce aux manufactures royales qui visent à contrer l'importation des produits italiens. Le progrès industriel va de pair avec une augmentation de la consommation domestique de vêtements et d'accessoires se jouant des lois somptuaires encore sévères de l’époque.
    Le Roi fait la mode : Louis XIV introduit durant son règne le justaucorps à brevet, d'inspiration militaire et cynégétique, et précurseur du costume trois pièces, qui devient rapidement la silhouette la plus convoitée dans les cours de toute l'Europe. Le Roi Soleil véhicule un symbole de puissance, de grandeur et d'autorité. Les tenues de la cour de Versailles, renouvelées chaque année, inspirent les aristocraties de toute l’Europe.
    Magazines de mode, publicités, gravures,... les facteurs de diffusion de la mode à la cour de Louis XIV anticipent ce qui allait devenir la « presse de mode ». Le journal mensuel Mercure Galant (1672-1724) dont une des rubriques porte sur la mode, inclut des gravures et estampes commentées qui servent notamment de source d’inspiration pour les tailleurs. On peut y trouver une sorte de modèle de garde-robe féminine et masculine. Une intense activité commerciale autour des tissus et vêtements se développe à Paris (rue Saint-Honoré, rue Saint-Denis). Les marchandes de mode au 17ème s préfigurent le métier de styliste. Un commerce international se développe.
    Corinne Thépaut-Cabasset, historienne et responsable éditoriale au château de Versailles, a notamment publié L’esprit des modes au Grand Siècle (éditions du CTHS, 2010).
    1 hr 16 min
  • Paris-New York, regards croisés sur la mode (1890-1973)
    "I like to dress Americans, they have faith, figures and francs" (Charles-Frederick Worth, 1895). Emilie Hammen (doctorante IFM) raconte les grandes dates de l'histoire des relations transatlantiques dans la mode.
    Depuis l'époque du Gilded Age aux États-Unis (1865- 1901), la haute société de la côte Est des Etats-Unis constitue une clientèle privilégiée de la couture française. Les clientes américaines de la haute couture ont été un modèle historique de la "consommation ostentatoire" théorisée par Thorstein Veblen.
    Emilie Hammen retrace une histoire riche en influences réciproques, depuis Paul Poiret, considéré comme "the king of fashion" aux Etats-Unis, jusqu'à Eleanor Lambert (1903 2003), qui créa la Fashion Week de New York et organisa Le Grand Divertissement de Versailles en novembre 1973, en passant par Mainbocher, griffe de haute couture fondée à Paris en 1929 et transférée à New York en 1940... On repense à une formule de la Gazette du Bon Ton en 1913 : "la mode, seule industrie française prépondérante aux Etats-Unis".
    1 hr 4 min
  • Le café selon Hippolyte Courty
    « Arrêtons de boire du café, dégustons en », propose Hippolyte Courty, fondateur et dirigeant de L’Arbre à Café, une enseigne qui importe et torréfie des cafés d’exception depuis 2009 (rue du Nil et avenue du Maine à Paris).
    Historien de formation, Hipployte Courty a été journaliste gastronomique et agent de vignerons avant de se lancer dans le café. Il collabore aujourd’hui avec les meilleurs pâtissiers (Pierre Hermé) et les grands chefs (Anne-Sophie Pic, Alain Ducasse, Jean-François Piège…). S’approvisionnant auprès de petits cultivateurs de cafés rares et complexes, en biodynamie, il parcourt le monde entier pour rechercher les meilleurs grains.
    Il expose ici la nouvelle géographie du café, son économie, l’évolution du goût, et s’engage dans la défense et illustration d’un café « de terroir » (un sol, une histoire, une caractéristique climatique...)
    Bien que le café soit la deuxième boisson la plus bue dans le monde (70 millions d’hectares, 90 pays producteurs), c’est aussi un « parent pauvre de la gastronomie ». A Paris, le « petit noir » servi aux comptoirs est fourni par des géants non spécialisés, qui commercialisent aussi bien du vin, de la bière, du café et des machines à café. Dans les 22 000 cafés-bars parisiens, il y a comme une prime à la « non-qualité », un phénomène qui accélère la migration des amateurs de café vers les capsules Nespresso (2 milliards de dosettes vendues chaque années en France). Au même moment, le monde entier découvre les vertus du café, avec l’occidentalisation généralisée des modes de vie. Le Brésil, qui ne buvait pas de café, est devenu le deuxième consommateur au monde en 2014. La Chine commence à en boire… Beaucoup d'entreprises de la Silicon Valley investissent dans le café.
    Hippolyte Courty expose les différentes cultures du café. Les canons esthétiques traditionnels du café (Rome, Vienne, Paris) ne sont pas ceux des Etats-Unis, où le goût du café a été construit par l'agro-industrie (acide, sucré, mélangé avec du lait). La tradition française du café met l’accent sur la notion de « longueur en bouche » et la recherche d’une certaine complexité... Un bon espresso italien est à la fois doux, plein et amer (ayant du « corps »).
    Il parle aussi des meilleurs cafés du monde, comme le « Bourbon pointu » (île de la Réunion), ou le Jacu, traité par le tube digestif d’un oiseau du Brésil…
    1 hr 37 min
  • Une histoire de la mode à travers les uniformes de compagnies aériennes (1910-2000)
    Des premières hôtesses de l'air (recrutées parmi les infirmières) au style "low cost" contemporain, en passant par les collaborations entre les compagnies aériennes et les grands couturiers, une saga passionnante racontée par Guillaume de Syon (professeur d’histoire à Albright College, Reading, Pennsylvania), historien de l'aviation.
    http://faculty.albright.edu/history/gdesyon.html
    47 min
  • Rencontre avec Paolo Roversi
    Paolo Roversi présente les clés de son univers créatif et plus largement sa vision de la photographie de la mode aux étudiants IFM et à leurs amis.
    Paris, 30 mai 2015, festival des "sas" à l'IFM.
    1 hr 1 min
  • Les mots de l'époque, par Didier Pourquery
    Une exploration ludique des tics de langage contemporains, par Didier Pourquery, ancien directeur adjoint de la rédaction de Libération et du Monde
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_Pourquery
    http://www.lexpress.fr/culture/livre/didier-pourquery-decortique-les-mots-de-l-epoque_1579462.html
    Paris, 29 mai 2015, festival des "sas" à l'IFM.
    46 min
  • Comment le digital change les modèles d'entreprise
    Elisabeth Grosdhomme-Lulin (experte en prospective et innovation), expose les conséquences possibles de la révolution numérique sur l'organisation des entreprises, leur stratégie et l'évolution des ressources humaines.
    http://www.paradigmes.com/qui-sommes-nous/elisabeth-grosdhomme-lulin/
    Paris, 29 mai 2015, festival des "sas" à l'IFM.
    1 hr 4 min
  • Johnny Hallyday, une histoire française
    François Ducroux (rédacteur en chef de Complément d’Enquête sur France2), et Grégoire Queinnec racontent "Johnny Halliday, une histoire française" (un film qu'ils ont réalisé en 2011), en s'appuyant sur de nombreux documents, dont des extraits de leur film.
    Paris, 29 mai 2015, festival des "sas" à l'IFM.
    1 hr 15 min

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L’Institut Français de la Mode (IFM) est un établissement d’enseignement supérieur privé à but non lucratif, un centre de formation d’apprentis et de formation continue, ainsi qu’un centre d’expertise pour les industries du textile, de la mode et du luxe. Il propose des formations allant du CAP au master, en décloisonnant la création, le management et les savoir-faire.

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