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Or


La steppe (1888) est la première grande nouvelle d'Anton Tchekhov qui raconte le voyage d'un jeune garçon, Egorouchka, à travers les vastes étendues de la steppe russe. Écoutez ce passage sur le début de ce voyage qui deviendra une étape importante dans la formation d'Egorouchka.
Dans le roman L’Assommoir, Zola met en scène le destin tragique de la mère de Nana, Gervaise, dans le milieu ouvrier du Seconde Empire. Malgré son bon fond et son courage, Gervaise glisse petit à petit dans les pièges de la vie : les jalousies, les prodigalités, les relations toxiques avec les hommes... Le génie de Zola est de montrer cette longue et lente déchéance de Gervaise avec beaucoup de subtilité et de dureté.
Lorsqu’un jeune poète hésite à se lancer pleinement dans une carrière littéraire et demande à Rainer Maria Rilke (1875-1926) ce qu’il pense de ses poèmes, voici comment répond le poète autrichien.
En tant que francophones, nous vivons des différences culturelles, institutionnelles, quand elles ne sont tout simplement pas linguistiques, malgré cette langue commune qui nous lie les uns aux autres. Quand on parle de la littérature francophone, ce n'est pas pour démontrer le rayonnement culturel de la France, mais bien pour célébrer la diversité et la richesse de la langue française dont l'essence dépasse largement sa dénomination.
Ecoutez ce doux souvenir de Momo en pensant à son enfance, à Mme Rosa... Il s'agit de l'incipit de La vie devant soi (1975) de Romain Gary publié sous le pseudonyme d'Emile Ajar.
Victoire la Rouge (1883) de l'écrivaine Georges de Peyrebrune (1841-1917) est un roman quelque peu oublié qu’on commence à redécouvrir aujourd'hui. À travers la vie malheureuse de Victoire, ce roman nous montre la dure condition au XIXe siècle des femmes issues de la pauvreté et sans grande éducation.
Anabase (1924) est le premier poème signé de Saint-John Perse. Sans nommer aucun pays, ce poème, écrit dans la région de Beijing, évoque des images qui peuvent ressembler au Nord de la Chine.
« VII »
Nous n’habiterons pas toujours ces terres jaunes, notre délice…
L’Été plus vaste que l’Empire suspend aux tables de l’espace plusieurs étages de climats. La terre vaste sur son aire roule à pleins bords sa braise pâle sous les cendres. — Couleur de soufre, de miel, couleur de choses immortelles, toute la terre aux herbes s’allumant aux pailles de l’autre hiver — et de l’éponge verte d’un seul arbre le ciel tire son suc violet.”
Dans ce deuxième tome d'Un moment à Pékin, les jeunes héros du premier tome deviennent des adultes, élèvent des enfants et doivent surtout mener leur familles à survivre parmi les troubles successifs qui traverse le pays et faire face aux tragédies nationales et familiales. La capacité et la vertu de Mulan sont à admirer mais restent aussi à interpréter dans un contexte de tiraillement entre la tradition et la modernité.
Malgré les changements de la société, les atrocités de la guerre et les désagrégations de la famille, le roman garde un ton optimiste et place l'espoir dans la vie.
Erratum : Lin Yutang a bien écrit son roman en anglais, mais n’est pas l’auteur de sa traduction en chinois.
Un poème avec des images douces et mystiques du poète belge Charles van Lerberghe (1861-1907) : De ces terrasses où, le soir, il flotte encor…
De ces terrasses où, le soir, il flotte encor
Sur la terre assombrie un dernier voile d'or,
Nous regardons, tous deux, longuement, en silence,
Le monde qui s'efface et l'azur qui s'endort.
Il se tient près de moi. Ses grandes ailes blanches
Sont closes. Il songe ; et nul ne sait à quoi songent
Les Anges. Tendrement, près de lui je me penche
Sur l'Eden endormi.
Déjà, comme un baiser,
Tout un ciel frissonnant d'étoiles s'est posé
Sur ce sommeil heureux et ces rêves si calmes.
Pas un souffle ne vole à la cime des palmes.
Seuls, dans le soir encor, s'élèvent jusqu'à nous
Les haleines des fleurs mourantes, et les doux
Soupirs harmonieux des obscures fontaines ;
Pourtant leurs voix aussi se sont faites lointaines.
Ah ! vers quel grand silence et quel sommeil profond,
Voluptueusement, toutes les choses vont !
Ah ! comme tout s'apaise, et comme tout s'oublie !
Ce qui troublait ce bel Eden, c'était la vie...
Que je voudrais Lui dire, afin qu'il m'en console,
Par ce lent crépuscule, en de telles paroles,
Belles comme ce soir, lasses infiniment,
Ce qui oppresse ainsi mon âme, en ce moment !
Mais il est si divin, si calme est son sourire,
Que, près de lui, toute parole humaine expire
Sur les lèvres. Sans doute, il ne comprendrait pas.
Son âme flotte sur les choses d'ici-bas,
Ainsi qu'une clarté d'étoiles étrangères.
Elle contemple, et rêve, et ne sait de la terre
Que les soupirs d'amour et les pleurs du bonheur.
" Que ce beau soir est plein de délices, ma Soeur. "
Un moment à Pékin (1939) est un roman de l'écrivain chinois Lin Yutang dans le but de présenter la Chine au monde extérieur. Dans ce premier tome, " Enfances chinoises ", deux familles se lient grâce à l'héroïne principale Yao Mulan, fillette enlevée et sauvée pendant la révolte des Boxeurs. Le roman est l'occasion pour l'écrivain d'écrire les mœurs, les rituels, les pratiques au sein des familles et entre les familles, et surtout le conflit entre la tradition et la modernité contenu dans chaque individu.
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