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Or


Dans la nouvelle Tristan (1903), Thomas Mann narre la rencontre des deux âmes sensibles : l'écrivain Detlev Spinell et Gabrielle, épouse d'un homme d’affaires peu soucieux de la beauté des arts et des lettres. Ce récit fait référence à la légende de Tristan et Yseult, et surtout à l'opéra de Wagner du même nom.
Dans le passage lu, Spinell accuse le mari de Gabrielle d'avoir négligé le monde intérieur de cette dernière.
Salammbô (1862) est une œuvre un peu particulière de Flaubert. Ce dernier emprunte le cadre historique de la guerre des Mercenaires au IIIe siècle av. J.-C. à Carthage pour en faire un roman avec une ambiance poétique et mystique, des mises en scène théâtrales et grandioses ainsi que de multiples rebondissements. C'est un roman couleur de sang et d’or, empli de sensualité et de violence. Tout le contraire de Madame Bovary ou de L'Éducation sentimentale. Salammbô révèle le penchant de Flaubert pour l'exotique et l'épique.
Le Roman de la momie (1857) est un roman de Théophile Gautier. Comme son titre l’indique, ce roman raconte la vie et les amours d'une momie découverte par des aventuriers européens. Cet extrait lu nous fait entrer dans la circonstance, l'environnement et l'atmosphère de la découverte à la fois morbide et merveilleuse de l’héroïne.
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Près de la table, sur un fauteuil en bois doré réchampi de rouge, aux pieds bleus, aux bras figurés par des lions, recouvert d’un épais coussin à fond pourpre étoilé d’or et quadrillé de noir, dont le bout débordait en volute par-dessus le dossier, était assise une jeune femme ou plutôt une jeune fille d’une merveilleuse beauté, dans une gracieuse attitude de nonchalance et de mélancolie.
Dans cette dernière nouvelle de Stefan Zweig, un tournoi est organisé lors d’une traversée en bateau entre un champion d'échecs, Mirko Czentović, et un groupe de passagers. À la surprise générale, un certain monsieur B… arrive à tenir tête au champion. Dans ce cadre narratif, le lecteur découvrira l'histoire de Czentović et surtout celle tragique de monsieur B...
Espagne
Mon doux pays des Espagnes
Qui voudrait fuir ton beau ciel,
Tes cités et tes montagnes,
Et ton printemps éternel ?
Ton air pur qui nous enivre,
Tes jours, moins beaux que tes nuits,
Tes champs, où Dieu voudrait vivre
S’il quittait son paradis.
Autrefois ta souveraine,
L’Arabie, en te fuyant,
Laissa sur ton front de reine
Sa couronne d’Orient !
Un écho redit encore
A ton rivage enchanté
L’antique refrain du Maure :
Gloire, amour et liberté !
Le Désert des Tartares (1940) est un chef-d'œuvre de l'écrivain italien Dino Buzzati (1906-1972). Le jeune Lieutenant Giovanni Drogo est affecté à son premier poste au fort Bastiani, un fort lugubre qu'il veut quitter dès son arrivée. Il y reste, cependant et n'arrive pas à partir par la suite, car il entre dans une attente infinie. Il guette l'attaque des ennemis et attend son moment de gloire pendant pas moins de trente années. Lorsque le moment arrive enfin, il tombe et est évacué du fort...
"Que la trompette du jugement dernier sonne quand elle voudra, je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirai hautement : Voilà ce que j’ai fait, ce que j’ai pensé, ce que je fus. "
Dans Ses Confessions, Rousseau parle de "moi" à Dieu au lieu de parler de la foi. Dieu, tout comme ses lecteurs, sont les témoins du narcissisme de l'homme romantique et moderne. Ce récit, s’il est bien écrit, ne doit pas faire oublier un certain aveuglement qui règne dans cette narration de Rousseau sur lui-même .
Chacun peut lire et interpréter différemment une œuvre littéraire. Cela est lié à l'expérience de vie et de lecture de chacun. Lire ce n'est pas pour comprendre l'intention de l'auteur, mais il faut essayer de donner la chance à chaque livre et par la bonne foi, d'entrer dans la fiction qu'il tente de nous raconter.
Promenade nocturne de Théophile Gautier lue sur le notturno de Schubert
La rosée arrondie en perles
Scintille aux pointes du gazon ;
Les chardonnerets et les merles
Chantent à l'envi leur chanson ;
Les fleurs de leurs paillettes blanches
Brodent le bord vert du chemin ;
Un vent léger courbe les branches
Du chèvrefeuille et du jasmin ;
Et la lune, vaisseau d'agate,
Sur les vagues des rochers bleus
S'avance comme la frégate
Au dos de l'Océan houleux.
Jamais la nuit de plus d'étoiles
N'a semé son manteau d'azur,
Ni, du doigt entr'ouvrant ses voiles,
Mieux fait voir Dieu dans le ciel pur.
Prends mon bras, ô ma bien-aimée,
Et nous irons, à deux, jouir
De la solitude embaumée,
Et, couchés sur la mousse, ouïr
Ce que tout bas, dans la ravine
Où brillent ses moites réseaux,
En babillant, l'eau qui chemine
Conte à l'oreille des roseaux.
Presque tout le monde connaît l'histoire du vampire Dracula, mais on peut toujours remonter à sa source et lire le roman Dracula de l'écrivain irlandais Bram Stocker. Jonathan Harker, un jeune anglais, part en Transylvanie pour visiter le comte Dracula. Pendant son trajet et son séjour au château, il découvre des anomalies et étrangetés concernant le comte et devient même le cible d'attaque de vampires. Quand le comte arrive en Angleterre, une mystérieuse maladie se répand dans Londres...
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