Celle qui a reçu un prix suisse des arts de la scène en 2017, a été plongée dans le théâtre via les goûts très germanophiles de son maître dʹalors André Steger : Bertold Brecht, Heiner Müller, Thomas Bernhard, Elfriede Jelinek, Peter Handke… Point commun au-delà de la langue : des écritures qui parlent de leur époque au présent et des plumes volontiers trempées dans lʹacide le plus corrosif. Plus tard, Marielle Pinsard crée ses premiers spectacles dans la Genève des squats. Le temps est à la débrouille, au fait-le toi-même avec des spectacles qui sont autant de réflexions sur le monde qui lʹentoure. Quelques titres pas piqués des hannetons : "Les pauvres sont toujours les mêmes ou Des chevreuils à vive allure", "Pyrrhus Hilton", "Construis ta Jeep", "Nous ne tiendrons pas nos promesses". Ce théâtre trouve aussi son efficacité dans lʹécriture des séries TV américaines que Marielle Pinsard a étudiées à New-York. Enseignante auprès de jeunes comédiennes et comédiens romands, la metteuse en scène applique des méthodes bien personnelles, quʹil sʹagisse de procéder par imitation de sosie ou en utilisant ses propres faiblesses.