
Sign up to save your podcasts
Or


Peste en Sibérie, Ebola en RDC, héritage du Covid : le monde est-il mieux armé face aux pandémies ? Dans ce nouvel épisode du Monde selon l’Ifri, Marc Hecker s’entretient avec Antoine Flahault, professeur des universités et praticien hospitalier à l’université Paris Cité et à l’hôpital Bichat – Claude-Bernard.
Peste en Sibérie : l’opacité des États
Annoncé localement comme un cas suspect de peste, le décès d’une technicienne de laboratoire en Sibérie a ensuite été démenti par le pouvoir fédéral russe. L’épisode révèle l’opacité des États en matière sanitaire et l’absence d’inspection internationale indépendante, à la différence du nucléaire avec l’AIEA.
Ebola en RDC : vacciner en anneau
La RDC affronte sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, due à la souche Bundibugyo, sans traitement ni vaccin spécifique confirmé, sur fond de conflits armés en Ituri et d’agressions contre les soignants. Antoine Flahault plaide pour un usage compassionnel de l’Ervebo, conçu pour la souche Zaïre, en vaccinant les contacts et les contacts des contacts, une approche désormais soutenue par l’OMS et l’Africa CDC.
Éradiquer, éliminer, contrôler
L’éradication désigne la disparition mondiale d’un germe, comme la variole en 1980. L’élimination met fin à sa circulation sur un territoire, à l’image de la rougeole dans les Amériques avant l’essor des mouvements antivaccins. Le contrôle vise à protéger les plus vulnérables et à éviter la saturation hospitalière, comme pour la grippe saisonnière ou le Covid-19.
La variole, une coopération de Guerre froide
Proposé par l’URSS de Khrouchtchev en 1958, le programme d’éradication de la variole aboutit vingt-deux ans plus tard, notamment grâce à des épidémiologistes américains venus déployer la vaccination en anneau en Inde.
Une gouvernance mondiale sous tension
Le retrait américain prive l’OMS de 20 % de son budget et d’un leadership scientifique historique ; la Fondation Gates en est devenue le premier contributeur, et l’accord sur les pandémies adopté en mai 2025 attend toujours sa ratification. L’ONUSIDA, saluée pour sa gouvernance inclusive, et l’écosystème genevois de plus de 350 organisations demeurent des atouts majeurs, qui ont contribué au doublement de l’espérance de vie mondiale en 80 ans.
Le défi de l’« intercrise »
Si les gouvernements réagissent plutôt bien aux crises aiguës, la prévention continue, de la qualité de l’air dans les écoles à la grippe saisonnière, souffre d’un manque d’investissements et d’attention politique entre deux crises.
> Réécouter l’épisode sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, etc.
Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :
• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri
• X : http://twitter.com/IFRI_
• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Qui sont les Africains qui combattent dans les rangs russes en Ukraine ? Dans ce nouvel épisode du Monde selon l’Ifri, Marc Hecker s’entretient avec Thierry Vircoulon, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri, à l’occasion de la parution du second volet de son enquête sur les recrues africaines de l’armée russe, nourrie d’entretiens avec des prisonniers de guerre africains détenus en Ukraine.
Environ 3 000 Africains dans l’armée russe
Selon les services ukrainiens, quelque 3 000 combattants africains ont rejoint l’armée russe depuis le début du conflit, sur 18 000 à 20 000 étrangers. Ils viennent notamment du Ghana, du Kenya, du Cameroun, d’Ouganda, de Gambie, du Zimbabwe et de Centrafrique. Trois profils se dégagent : des étudiants résidant en Russie, recrutés dès 2022, des jeunes urbains des classes populaires, au chômage ou aux revenus précaires, et d’anciens militaires ou policiers.
L’argent, premier moteur de l’engagement
Volontaires ou piégés par de fausses offres d’emploi, ces hommes cherchent avant tout à sortir de la pauvreté. L’armée russe leur fait miroiter des salaires très élevés, le passeport russe, des indemnités en cas de blessure et un accompagnement social pour leurs familles.
En première ligne, dans la « kill zone ».
Les recrues étrangères sont envoyées dans les secteurs les plus exposés du front, où drones et artillerie provoquent une mortalité très forte. Les 14 prisonniers interrogés par Thierry Vircoulon avaient passé entre une semaine et trois mois au front avant leur capture. Exclus des échanges de prisonniers négociés entre Kiev et Moscou, ils se retrouvent dans une impasse diplomatique et juridique.
Des États africains entre déni et riposte
Les gouvernements réagissent de quatre manières. Certains minimisent ou taisent la présence de leurs ressortissants sur le front. D’autres, comme l’Afrique du Sud et le Botswana, mettent en garde contre les fausses annonces d’emploi. D’autres encore démantèlent des filières de recrutement, à l’image du Zimbabwe, où deux citoyens russes sont poursuivis pour trafic d’êtres humains. Quelques-uns, enfin, engagent une action diplomatique pour faire cesser les recrutements et obtenir le retour de leurs citoyens.
« Sécurité contre alignement politique »
La Russie propose aux dirigeants africains une assistance sécuritaire, de la formation militaire à la garde rapprochée assurée par l’Africa Corps ou le GRU, en échange de soutiens diplomatiques. Les promesses d’investissements restent, elles, peu concrétisées. Moscou fournit aussi des services politiques aux régimes alliés : formation à la cyberpropagande au Burkina Faso, recours à des influenceurs locaux à Madagascar.
De l’Afrique centrale au canal du Mozambique
L’Africa Corps s’étend désormais en Guinée équatoriale et au Congo-Brazzaville. Sur la façade orientale, la Russie s’intéresse à Madagascar, dont elle soutient le régime militaire depuis fin 2025, à la Tanzanie et aux Seychelles, afin de sécuriser les routes maritimes qui contournent la mer Rouge. Face à cette poussée, Paris tente de préserver son influence à Madagascar par des partenariats et des investissements économiques.
> Réécouter l'épisode sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, etc.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker s'entretient avec Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS et chercheur senior à Asia Centre, à l'occasion de la parution de son article « Où en est l'Afghanistan ? Le second règne des talibans » dans le numéro d'automne 2026 de la revue Politique étrangère. Cinq ans après la reprise de Kaboul, ils dressent le bilan de l'Émirat islamique restauré.
Un pouvoir théocratique verrouillé à Kandahar
Le gouvernement siège à Kaboul, mais l'autorité suprême revient à l'émir Haibatullah Akhundzada, reclus à Kandahar. Aucune élection n'est envisagée et les voix plus pragmatiques, comme celle d'Abdul Ghani Baradar, pèsent peu face à la ligne dure.
L'« apartheid de genre »
Voile intégral, tuteur masculin obligatoire pour se déplacer, école interdite aux filles après le primaire, emploi proscrit dans les espaces mixtes : les appels de l'ONU et de l'OCI restent lettre morte. En réaction, des femmes organisent des cours clandestins.
Une économie exsangue
181e à l'IDH, l'Afghanistan affiche une croissance de 2 à 3 %, très insuffisante. Les projets régionaux comme le gazoduc TAPI restent bloqués. Le pavot a été quasiment éradiqué, au prix d'une crise de reconversion paysanne, tandis que le trafic de méthamphétamine progresse.
Des menaces sécuritaires persistantes
Malgré le déni de Kaboul, l'État islamique au Khorassan multiplie les attentats ciblés. Le Front national de résistance d'Ahmad Massoud, lui, ne pèse pas militairement.
Entre ouverture pragmatique et rupture avec le Pakistan
Seule la Russie a reconnu le régime, mais une vingtaine d'États restent présents à Kaboul. Avec Islamabad, qui accuse Kaboul d'abriter les talibans pakistanais du TTP, la rupture est consommée : frappes jusque sur Kaboul en mars 2026, frontières fermées et renvois massifs de réfugiés afghans.
Un régime appelé à durer
Faute d'opposition structurée ou de pression extérieure décisive, la ligne ultra-conservatrice fixée à Kandahar semble appelée à perdurer.
> À réécouter sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, etc.
Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :
• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri
• X : http://twitter.com/IFRI_
• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri
• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris
• Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.Paris
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker s'entretient avec Louis Gautier, directeur de la chaire Grands enjeux stratégiques contemporains à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et ancien Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, à l'occasion de la parution de son article « De quoi l'IA est-elle militairement le nom ? » dans le numéro d'automne de la revue Politique étrangère. Ensemble, ils explorent comment l'IA et la robotisation redessinent la conduite des conflits armés, marquant l'avènement d'un nouveau « moment 1942 » et l'essor de la guerre centrée sur les données.
Un « moment 1942 »
En référence au programme Manhattan et au manuscrit de 1942 d'Heisenberg, Louis Gautier voit dans l'IA une rupture aussi globale que celle de la physique nucléaire, faisant planer la menace d'un effacement progressif de la responsabilité humaine dans l'acte de guerre. La comparaison trouve toutefois ses limites sur le plan doctrinal : la dissuasion nucléaire ne s'applique pas telle quelle à l'IA.
Vers la guerre centrée sur les données
Après la guerre réseau-centrée (1991) puis centrée sur l'humain (années 2000), le centre de gravité se déplace vers le traitement immédiat de la donnée. L'IA interprète en temps réel les flux des capteurs et des drones pour déclencher une action quasi instantanée — les capacités de ciblage américaines passant de 100 à 1 000, bientôt 5 000 cibles en 24h. L'humain « dans » ou « sur » la boucle devient difficile à maintenir face à des délais de validation réduits à quelques dizaines de secondes, comme à Gaza.
Commandement et outil industriel
Pour échapper à la détection, la décision glisse vers l'échelon tactique. Le contrôle politique et juridique étroit des années 1990-2010 (Irak, Mali) s'effondre sous la vitesse et le volume des cibles. L'industrie doit devenir plus agile pour absorber de forts taux d'attrition.
La rivalité des « deux empires »
Le Pentagone déploie sa doctrine AI First, plaçant l'IA au cœur du renseignement, des opérations et de la logistique. La Chine investit massivement pour rattraper son retard. Cette guerre de la donnée expose au risque de désinformation et de data poisoning, même si le piratage des réseaux sécurisés reste réservé aux grandes puissances.
Les défis de la France et de l'Europe
Face au duopole sino-américain, la France risque le décrochage sans arbitrage clair entre dépenses capacitaires classiques et investissements technologiques (IA, quantique, spatial, cyber). Louis Gautier plaide pour une stratégie du faible au fort, appuyée sur les supercalculateurs et des acteurs comme Mistral AI, plutôt qu'une course à la parité en volume. Il invite à abandonner la logique « un char pour un char » au profit d'effecteurs plus nombreux, légers et automatisés. Reste l'enjeu, non résolu, d'un cloud de défense européen partagé.
Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur :
• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri
• X : http://twitter.com/IFRI_
• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri
• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Longtemps pensée comme un projet de paix fondé sur le droit et le commerce, l'Union européenne fait aujourd'hui l'apprentissage des rapports de force. Guerre en Ukraine, tensions commerciales avec la Chine, dépendances technologiques, incertitudes sur l'engagement américain : les repères de la « mondialisation heureuse » s'effacent, et l'Europe est conduite à repenser sa sécurité comme sa place dans le monde.
Dans ce 63e épisode du podcast Le monde selon l'Ifri, Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri, reçoit Benjamin Haddad, Ministre délégué chargé de l'Europe au Ministère des Affaires étrangères, pour un entretien sur la manière dont l'Union cherche à s'affirmer comme un acteur géopolitique.
Au programme de la discussion :
le passage d'une Europe normative à une Europe consciente des rapports de force ;
la construction d'un pilier européen de défense et l'autonomie stratégique face à la menace russe ;
la souveraineté économique, du déficit commercial avec la Chine à la mobilisation de l'épargne européenne ;
la souveraineté technologique et spatiale, des ingérences numériques à l'accès autonome à l'espace ;
l'élargissement vers l'Ukraine, la Moldavie et les Balkans, et les réformes institutionnelles qu'il suppose.
Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :
• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri
• X : http://twitter.com/IFRI_
• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri
• SoundCloud : https://soundcloud.com/ifri
• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris
• Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.Paris
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
☀️ REDIFFUSION de l'épisode paru le 04/05/2026
Le 28 février 2026 a marqué le déclenchement d'une offensive aérienne d'une ampleur inédite contre l'Iran. Baptisée « Epic Fury » côté américain et « Roaring Lion » côté israélien, cette campagne visait non seulement à neutraliser les capacités militaires et nucléaires de Téhéran, mais aussi, pour certains décideurs, à provoquer l'effondrement du régime.
Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker reçoit Élie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l'Ifri, et Jean-Christophe Noël, ancien pilote de chasse et chercheur associé à l'Ifri. Ensemble, ils décryptent les leçons de ce conflit qui a transformé le Moyen-Orient entre le 28 février et le cessez-le-feu du 8 avril 2026 :
Un éclairage indispensable pour comprendre les mutations de la guerre de haute intensité et les nouveaux rapports de force mondiaux.
🎧 Ne manquez pas cet épisode exclusif : disponible dès maintenant sur votre plateforme préférée ou sur le site de l'Ifri.
Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :
• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri
• X : http://twitter.com/IFRI_
• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri
• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris
• Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.Paris
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
☀️ REDIFFUSION de l'épisode paru le 10/02/2026
- Dans cet entretien, Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, présente les thèses de son ouvrage Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux paru aux éditions Tallandier et défend une approche renouvelée de l'analyse géopolitique.
Réincarner l'analyse des rapports de force
S'inscrivant dans la lignée d'historiens comme Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle, Thomas Gomart plaide pour une réintégration de la psychologie des dirigeants dans la compréhension des relations internationales. La stratégie, conçue comme une dialectique des volontés, ne peut se passer de cette dimension humaine. L'auteur privilégie ainsi l'étude de la relation Xi Jinping-Narendra Modi pour illustrer le déplacement du centre de gravité de la mondialisation vers l'Asie.
Les États-Unis : vers une forme de kleptocratie
Thomas Gomart porte un regard critique sur l'évolution du système politique américain sous l'administration Trump, qu'il qualifie de kleptocratie caractérisée par un fonctionnement clanique et l'instrumentalisation de l'appareil d'État à des fins d'enrichissement personnel. Il forge le concept de « Doctrine Don-roe » pour décrire une reconfiguration des alliances où la protection américaine devient conditionnelle et monnayable.
L'Europe face à un triple retard
Selon le directeur de l'Ifri, l'Union européenne accuse un retard structurel sur trois plans :
Le triptyque : Guerre, Commerce et Désir
L'ouvrage s'articule autour de trois dimensions inspirées par Benjamin Constant. Au-delà de la guerre et du commerce, Thomas Gomart souligne l'importance du désir, la capacité à formuler une vision du monde et un horizon politique. Cette dimension immatérielle distingue certains dirigeants (Poutine, Xi Jinping, Modi) et fait défaut à l'Europe. L'opposition entre le GIEC et Fox News illustre la tension contemporaine entre discours scientifique et narratifs médiatiques dans la construction du réel.
Silicon Valley et Vatican : deux visions du monde
L'entretien aborde également la montée en puissance de la pensée géopolitique de la Silicon Valley, portée par des figures comme Peter Thiel et Elon Musk. Ces derniers développent une vision post-démocratique mêlant suprématie technologique et références à un catholicisme identitaire. Face à cette influence, le Pape François incarnait une opposition institutionnelle forte, s'appuyant sur le dynamisme du catholicisme du Sud global.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce 62e épisode du podcast « Le monde selon l'Ifri », Marc Hecker reçoit Sophia Mahroug, maître de conférences à la Sorbonne Abou Dhabi et auteure d'une thèse doublement primée sur le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), pour répondre à une question devenue centrale en temps de guerre : en Iran, qui tient réellement les leviers du pouvoir ?
Loin de l'image d'un « régime des mollahs » piloté depuis une seule main, Sophia Mahroug décrit un système à double détente, où des administrations classiques cohabitent avec un archipel d'organes révolutionnaires directement adossés au Guide suprême. Un régime qui, sous la pression du conflit, fait primer sa survie sur le dogme religieux et confie de plus en plus la conduite de la guerre à ses Gardiens.
Au programme :
→ La dualité institutionnelle iranienne : présidence, Parlement et diplomatie face à un « archipel » de conseils nommés par le Guide
→ La mutation de la fonction de Guide suprême, du charisme religieux de Khomeini à une charge sécuritaire, jusqu'à la succession héréditaire de Mojtaba Khamenei (mars 2026)
→ Le maslahat, ou la primauté de la raison d'État : quand l'intérêt du régime l'emporte sur la charia
→ L'emprise des Gardiens de la révolution sur l'État, l'économie et la stratégie militaire, tissée par des réseaux de camaraderie plus que par l'idéologie
→ Figures et fractures internes du pouvoir et capacité de recomposition d'un régime sans centre unique
Un épisode pour comprendre qui, en Iran, conduit vraiment la guerre, et pourquoi l'hypothèse d'un effondrement brutal du régime paraît, à ce stade, peu probable.
À réécouter également, le premier entretien de Sophia Mahroug dans « Le monde selon l'Ifri » en mars 2026 : Iran : autopsie d'un régime qui bouge encore
Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :
• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri
• X : http://twitter.com/IFRI_
• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri
• SoundCloud : https://soundcloud.com/ifri
• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris
• Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.Paris
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
De retour d'une mission de recherche à Taïwan en juillet 2026 avec l'équipe du Centre Asie de l'Ifri, Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l'Ifri, livre dans cet épisode 61 du podcast "Le monde selon l'Ifri" un état des lieux de l'île la plus stratégique de la planète.
Comment le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche est-il vécu à Taipei, entre inquiétude sur les garanties américaines et dépendance croissante des États-Unis à l'égard des semi-conducteurs taïwanais ? Alors que Washington et Pékin affichent une forme de « stabilité stratégique », la Chine déplace ses pressions vers la « zone grise » et la guerre par le droit : incursions maritimes dans le Pacifique, franchissement de la ligne médiane du détroit… autant de signaux d'une escalade discrète mais bien réelle.
Marc Julienne décrypte également les mutations internes de l'île : les débats politiques autour du dialogue avec Pékin, l'attachement persistant de l'opinion au statu quo, et surtout la formidable transformation industrielle taïwanaise. Drones exportés par dizaines de milliers vers l'Europe, investissements dans le spatial et les batteries, croissance économique spectaculaire mais inégale… Taïwan réinvente sa puissance en s'inspirant des leçons du conflit ukrainien.
Enfin, un éclairage sur la stratégie de TSMC et sur ce qui demeure la véritable « assurance-vie » de l'île : la sanctuarisation, sur son territoire, des semi-conducteurs les plus avancés au monde.
Un entretien indispensable pour comprendre pourquoi Taïwan concentre aujourd'hui, à elle seule, les grands enjeux géopolitiques et technologiques du XXIᵉ siècle.
Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :
• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri
• X : http://twitter.com/IFRI_
• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri
• SoundCloud : https://soundcloud.com/ifri
• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris
• Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.Paris
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce 60e épisode du podcast « Le monde selon l'Ifri », Jean-Marie Guéhenno, ancien Secrétaire général adjoint des Nations Unies et professeur à Columbia University, analyse les ressorts de ce qu'il nomme l'assombrissement du monde.
Une ONU affaiblie par la paralysie du Conseil de sécurité
Il revient sur la crise du multilatéralisme et la paralysie du Conseil de sécurité, otage des rivalités entre grandes puissances, ainsi que sur les difficultés croissantes du Secrétariat général de l'ONU à exercer un leadership indépendant dans un cycle de l'information continu.
Un basculement vers la logique de force
Il décrit un basculement du monde vers une logique de force, marqué par le retrait américain des règles qu'ils avaient eux-mêmes établies après 1945, la posture ambiguë de la Chine, qui refuse d'endosser le rôle de garante de l'ordre mondial, et le risque d'un vide de régulation propice à une brutalité croissante des puissances régionales.
Nationalismes identitaires et incertitude technologique
Jean-Marie Guéhenno analyse la nature identitaire et rétrospective des nationalismes contemporains, ainsi que les incertitudes soulevées par l'intelligence artificielle quant à la concentration du pouvoir.
L'Europe, espace possible de réinvention
Il conclut sur le rôle que pourrait jouer l'Europe comme espace de réinvention démocratique et de souveraineté partagée, à condition qu'elle surmonte ses divisions internes.
Jean-Marie Guéhenno est également l'auteur, dans la revue Politique étrangère, de l'article « Réflexions sur l'assombrissement du monde ».
Suivez l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :
• Podcast "Le monde selon l'Ifri" : https://www.ifri.org/fr/podcast-monde-selon-lifri
• X : http://twitter.com/IFRI_
• LinkedIn : http://www.linkedin.com/company/ifri
• SoundCloud : https://soundcloud.com/ifri
• Instagram : https://www.instagram.com/ifri_paris
• Facebook : http://www.facebook.com/Ifri.Paris
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
From the publisher's feed

104 Listeners

34 Listeners

198 Listeners

53 Listeners

74 Listeners

34 Listeners

24 Listeners

32 Listeners

6 Listeners

29 Listeners

77 Listeners

35 Listeners

62 Listeners

31 Listeners

28 Listeners