Le Nouvel Esprit Public

Le Nouvel Esprit Public

Download on the App Store
  • Favorites

    68

    Followers

  • Typical duration

    59 min

    per episode

Based on Podcast App listening data

Le Nouvel Esprit Public episodes

  • Si vous l’avez manquée : Les toilettes publiques, un enjeu de santé, avec Julien Damon (Thématique)

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr

    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 juin 2023.

    Avec cette semaine :

    • Julien Damon, sociologue, enseignant à Sciences Po et à HEC.
    • Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
    • Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

    Émission originellement diffusée le 16 juillet 2023.

    LES COMMODITES URBAINES

    Julien Damon, vous êtes sociologue, enseignant à Sciences Po et à HEC. Vous venez de publier, aux Presses de SciencesPo, un essai intitulé « Toilettes publiques » où vous réhabilitez dans le débat public, avec science et humour, ces lieux auxquels nous consacrons en moyenne 6 mois de notre vie.

    Alors que les toilettes publiques se raréfient dans les villes et qu’une partie d’entre elles sont devenus payantes, vous défendez l’idée d’un « droit aux toilettes » qui garantisse à tous l’accès à des commodités gratuites, propres et sécurisées. Cette question est essentielle pour les sans-abris, mais elle concerne plus largement chacun des usagers de la ville, habitué ou de passage, lors ses mobilités quotidiennes. Pour relever ce défi, vous proposez notamment de rémunérer les bars, cafés, restaurants et fast-foods mettant à disposition leurs toilettes gratuitement et de façon indifférenciée, sur le modèle de l’Allemagne ou du Royaume-Uni.

    Le « droit aux toilettes » suppose par ailleurs de garantir un accès égal aux commodités pour les hommes et pour les femmes, qui y passent en moyenne une minute de plus. Il implique également de considérer l’offre sanitaire de l’ensemble des espaces collectifs, comme les entreprises ou les écoles, alors qu’un sondage de l’IFOP en date d’avril 2022 indique que 55% des employés jugent les toilettes de leurs entreprises sales et que 45% d’entre eux les trouvent trop peu éloignées du reste des locaux.

    A l’échelle internationale, le sujet est porté par l’ONU qui a fait de l’accès à l’eau et à l’assainissement un droit de l’homme en 2010. Des progrès notables en matière d’installations sanitaires ont été observés depuis 20 ans, tirés notamment par les « plans toilette » de la Chine et de l’Inde. Ainsi, si environ un tiers de l’humanité ne disposait d’aucun assainissement basique en 2015, la proportion est descendue à un humain sur cinq en 2020. Ces investissements sont particulièrement rentables car ils diminuent les frais de santé, limitent les hospitalisations, réduisent le nombre de jours non travaillés, améliorent les capacités des enfants à l’école et la productivité des travailleurs. Mais d’importantes lacunes persistent dans certaines régions et plombent les perspectives de développement économique et social. A titre d’exemple, plus de la moitié des établissements en Afrique subsaharienne ne disposent d’aucune installation sanitaire. Cette carence pénalise particulièrement les filles et compte parmi les raisons de leur sous-scolarisation persistante.

    Il ne s’agit pourtant pas seulement d’augmenter l’offre de toilettes publiques, mais aussi de repenser son modèle : au XXIème siècle, la croissance mondiale des toilettes doit être « durable ». Le modèle occidental, fondé sur les toilettes à chasses connectés à des réseaux centralisés d’assainissement, est très gourmand en eau. L’ensemble des Français destinent à cet usage l’équivalent de 500.000 piscines olympiques chaque année. De nombreux modèles plus écologiques ont été proposés, le plus souvent décentralisés, fondés sur le recyclage des eaux plutôt que sur leur évacuation. Des urinoirs secs, les « uritrottoirs », ont même été installés à Paris à l’été 2018 ; mais l’expérience s’est rapidement soldée par un échec, qui montre la force des habitudes en la matière et l’ampleur des travaux à accomplir.

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 1 min
  • Bada : Si vous l’avez manqué : Bertrand Tavernier par Laurent Heynemann (2/2)

    Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement

    Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon, producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    26 min
  • Si vous l’avez manquée : La mer, avec Cyrille Coutansais (Thématique)

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr

    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 avril 2023.

    Avec cette semaine :

    • Cyrille Coutansais, directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.
    • Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
    • Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

    Émission originellement diffusée le 21 mai 2023.

    LA MER

    Cyrille Coutansais, vous êtes directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.

    Vous avez récemment publié l’Empire des Mers aux Editions CNRS, ouvrage dans lequel vous retracez l’histoire maritime de la France depuis le 12ème siècle. Vous y peignez une relation complexe et contrariée, marquée par le sous-investissement maritime de la France qui l’empêche d’embrasser le destin que lui promettait sa large façade maritime, ouverte sur trois mers et un océan. Vous analysez également la transformation contemporaine des enjeux de la maîtrise des mers, qui placent selon vous notre pays à un nouveau carrefour de son destin maritime.

    Le premier enjeu est celui de la défense, dans le contexte d’un réarmement naval particulièrement frappant dans la région Asie Pacifique et la Méditerranée depuis les années 2000. Au cours des 20 dernières années, les marines de la région Indopacifique ont augmenté de 140 %, dans le sillage de la montée en puissance spectaculaire de la marine chinoise. Ces évolutions traduisent le remodèlement des équilibres géopolitiques, la marine chinoise étant désormais comparable à celle des Etats Unis tant en termes de quantité que dans le développement de nouvelles armes comme les drones, les missiles hypervéloces ou les armes lasers. En France, la discussion de la Loi de Programmation Militaire traduit une volonté de réaffirmer l’appartenance de notre pays au club restreint des grandes puissances navales, 10 pays (dont la France) totalisant à ce jour 84% des forces navales mondiales. Au-delà des défis de la puissance, la marine est un acteur clé dans le maintien de la sécurité aux frontières maritimes, notamment en matière de flux migratoires et commerciaux.

    La maîtrise des mers est également un levier fondamental de la puissance économique. Les routes maritimes concentrent 90% du commerce mondial de marchandise (en volume) et le secteur de la pêche, pilier de la sécurité alimentaire, est un vecteur central d’emploi local et non délocalisable. Les pêcheurs français ont récemment manifesté leur colère contre le plan de protection de la biodiversité marine de la Commission européenne, qui interdit le chalutage de fond dans les aires marines protégées et qui se serait traduit, selon les représentants du secteur, par la destruction d’un tiers de la flotte française. Au grand dam des militants du climat, ils ont réussi à faire plier Bruxelles qui s’est engagé à ne pas imposer cette interdiction avant 2030.

    La protection de l’environnement occupe pourtant une place de plus en plus centrale dans la gestion des ressources marines. L’Océan absorbe le quart du CO2 émis par les activités humaines et joue un rôle majeur dans l’atténuation du changement climatique. Les fonds marins sont le refuge d’une biodiversité riche, menacée par la pollution des eaux et les pratiques prédatrices de pêche. Le traité sur la Haute-Mer, adopté le 4 mars dernier au siège des Nations unies, se veut le reflet de ces préoccupations. Fréquemment décrit comme une étape « historique » dans la protection des océans, il instaure pour la première fois des aires marines protégées dans les eaux internationales, qui ne relèvent pas des juridictions nationales. Il devrait ainsi permettre de respecter l’objectif « 30 pour 30 » de la COP 15, qui vise à protéger au moins 30% des océans de la planète d’ici à 2030.

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    59 min
  • Bada : Si vous l’avez manqué : Bertrand Tavernier par Laurent Heynemann (1/2)

    Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement

    Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon, producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    23 min
  • Si vous l’avez manquée : le référendum, à quoi ça sert ? (Thématique)

    Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement

    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2025.

    Avec cette semaine :

    • Jean-Louis Bourlanges, essayiste.
    • Raphaël Doan, essayiste, haut fonctionnaire.
    • Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.
    • Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.fr

    Émission originellement diffusée le 23 février 2025.

    LE RÉFÉRENDUM, À QUOI ÇA SERT ?

    Lors de son allocution à l’occasion des vœux de fin d’année, le président de la République a émis l’idée de recourir à un ou des référendums à propos de certains « sujets déterminants ». Il s’inscrit ainsi dans la lignée de ses déclarations précédentes, puisqu’il avait déjà proposé de recourir à cet outil au moment de la crise des Gilets Jaunes. L’annonce d’un potentiel recours au peuple par ce biais a suscité de nombreux commentaires, à gauche comme à droite. Le Rassemblement National défend de longue date la tenue d’un référendum sur les questions migratoires, tandis qu’une partie de la gauche souhaite que ce soit la réforme des retraites qui fasse l’objet d’une consultation. Le président (Insoumis) de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, a quant à lui suggéré que soit organisé un « référendum révocatoire » qui remettrait en jeu le mandat du président de la République.

    Historiquement, la question du référendum est indissociable de la figure du général de Gaulle, dont la pratique régulière des consultations populaires s’est terminée par sa démission après l’échec de son projet de réforme régionale et du Sénat. Cette défaite, combinée au rejet en 2005 du projet de constitution européenne, ont contribué à raréfier la pratique du référendum dont la perception a également été modifiée : instrument permettant de dénouer les conflits pour les uns, il est présenté par les autres comme l’outil populiste par excellence, puisqu’il a pour fonction de faire appel directement au peuple dont la volonté serait supposément mal comprise par les élites. Ses détracteurs attaquent en outre son manichéisme et la personnalisation du pouvoir qu’il entraîne, un référendum sur une question se trouvant bien souvent assimilé à un plébiscite pour ou contre celui l’ayant proposé.

    Dans le climat politique français actuel, la question du gouvernement par référendum se pose avec d’autant plus d’acuité qu’Emmanuel Macron ne dispose pas de la majorité absolue à l’Assemblée. Proposer des référendums lui permettrait alors de faire passer des textes sans passer par la représentation nationale. De l’autre côté, une défaite l’exposerait à l’intensification des appels à sa démission, approfondissant un peu plus la crise politique ouverte par la dissolution de juin dernier. Cette proposition est donc loin de faire l’unanimité au sein même de la majorité présidentielle. Dans un entretien publié en 2017 dans la revue Esprit, le philosophe Bernard Manin diagnostiquait le passage d’une démocratie de partis à une démocratie du public, dans laquelle « les différents segments de la population ne se reconnaissent plus durablement dans les partis, mais peuvent se regrouper momentanément pour produire le succès ou l’échec de l’un d’entre eux ». En creux, le référendum apparaît comme un moyen d’outrepasser ces divisions en forçant une adhésion claire. Subsiste cependant le risque d’une alliance des contraires qui ferait échouer les projets présidentiels.

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    56 min
  • Bada : Si vous l’avez manqué : Bertrand Tavernier par Sophie Brunet

    Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement

    Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon, producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    21 min
  • Si vous l’avez manquée : la social-démocratie et Michel Rocard (thématique)

    Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement

    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 décembre 2024.

    Avec cette semaine :

    • Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, directeur de l’Institut mutualiste pour l’environnement et la solidarité, et éditeur.
    • Eric Lombard, banquier, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.
    • Michel Winock, historien et écrivain.

    Émission originellement diffusée le 5 janvier 2025.

    LA SOCIAL-DÉMOCRATIE ET MICHEL ROCARD

    La notion de social-démocratie fait l’objet de plusieurs interprétations contradictoires. Dans son acception large, le concept renvoie à une forme d’organisation politique qui trouve son origine dans les pays scandinaves, et dont l’essence serait d’accepter le cadre de l’économie de marché, tout en mettant l’accent sur la redistribution des richesses. Dans un sens plus étroit et plus polémique, le terme est assimilé au social-libéralisme et utilisé pour anathématiser une vision politique qui, sous couvert de défendre les travailleurs, se préoccuperait surtout de ne pas déranger les plus riches. En France, où il n’existe pas de parti se réclamant de la social-démocratie, cette ambiguïté est accentuée par l’attitude du Parti socialiste au sein duquel l’héritage de la « deuxième gauche » ne cesse de faire débat.

     Si donc le concept de social-démocratie reste à préciser, l’un des hommes politiques s’en étant réclamé le plus est Michel Rocard. Premier ministre de 1988 à 1991, on lui doit notamment les accords de Matignon sur la Nouvelle-Calédonie, la mise en place du revenu minimum d’insertion, ou encore la contribution sociale généralisée. Son passage à Matignon est marqué par une attention portée à l’économie sociale et solidaire, aux négociations avec les syndicats, et par la mise en place d’un nouveau contrat salarial, reposant sur trois piliers : réorganisation et décentralisation des conditions de travail ; hausse maîtrisée des salaires, c’est-à-dire « politique des revenus » ; attention portée à la formation continue des salariés. En creux, transparaît ainsi dans son bilan une attention à la négociation et au compromis, ainsi qu’une tentative de décentraliser les relations économiques aussi bien que l’administration de l’État.

     Dans Le Cœur à l’ouvrage, publié en 1987, il écrit que « dès l’instant qu’une force de gauche a des convictions communes assez fortes pour ne devoir son identité qu’à elle-même, et assez de puissance pour entraîner dans son sillage la mouvance communiste sans en dépendre, elle peut gagner et se révéler efficace et rayonnante ». D’emblée sont ainsi posés deux prérequis à toute victoire de la gauche : qu’elle soit unie, mais que cette union soit sous le leadership d’un parti non communiste, c’est-à-dire ouvert au compromis.

    Nous nous interrogerons donc tout autant sur ce que signifie le concept de social-démocratie, sur sa conception de l’État, que sur son rapport avec sa gauche et sur sa vision des relations sociales. Mais d’abord, pourriez-vous, chacun d’entre vous nous partager quelque chose qui vous concerne particulièrement à propos de Michel Rocard ?

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 1 min
  • Bada : Si vous l’avez manqué : Bertrand Tavernier par Frédéric Bourboulon (3/3)

    Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement

    Hommage à Bertrand Tavernier.

    Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon, producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    33 min
  • Thématique : Raymond Aron

    Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement

    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 octobre 2024.

    Avec cette semaine :

    • Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
    • Jean-Louis Bourlanges, essayiste.
    • Maximilien Radvansky, élève de l’École normale supérieure.

    RAYMOND ARON

    « Les hommes font l’histoire mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font » : cette phrase de Marx, dont on peut dire qu’elle résume la philosophie de l’histoire de Raymond Aron, constitue moins, pour le philosophe, la traduction d’un désespoir face à la difficulté qu’ont les hommes à se représenter le sens de leur histoire, qu’un appel à un engagement mesuré et lucide, engagement dont Raymond Aron témoigne tout au long de sa vie.

    Engagé d’abord en 1940 avec le général de Gaulle à Londres, celui qui n’a alors publié comme texte majeur que son Introduction à la philosophie de l’histoire, dont le contenu porte néanmoins en germe « toute une vie de travail » (selon les termes de son directeur de thèse), y côtoie le général pendant quatre années, devient secrétaire de la rédaction de la revue La France libre, où il publie des éditoriaux de stratégie qui seront particulièrement remarqués. Engagé ensuite dans l’immédiat après-guerre : alors qu’au normalien, tout juste nommé professeur à la faculté de Toulouse avant la déclaration de guerre, les portes de l’enseignement étaient grandes ouvertes, il choisit le « virus de la politique », devenant éditorialiste à Combat, puis directeur de cabinet du ministre de l’information, André Malraux. L’Opium des intellectuels (1954) ou La Tragédie algérienne (1957) entraînent Aron dans un tourbillon politique, médiatique et polémique. Si son élection au Collège de France en 1970, consécration de sa carrière universitaire avec laquelle il a renoué en 1957, marquent l’apaisement de ses relations avec l’intelligentsia de gauche, Aron continue d’affirmer son engagement militant, que ce soit par ses nombreux éditoriaux au Figaro ou par sa participation au comité de soutien à Valéry Giscard d’Estaing en 1978.

    Plus qu’un spectateur engagé passivement, Aron est un théoricien du rôle de l’intellectuel en politique, qui tente de cerner les conditions qui justifient l’analyse rationnelle de l’action politique et de définir le champ de la politique en dehors de celui de la morale. Commentant dans ses Mémoires l’évolution qui s’est faite en lui durant son séjour en Allemagne entre 1930 et 1933, pendant lequel il assiste impuissant à la montée du national-socialisme, il écrit ainsi : « J’avais compris et accepté la politique en tant que telle, irréductible à la morale ; je ne chercherais plus, dans des propos ou par des signatures, à donner la preuve de mes bons sentiments. Penser la politique, c’est penser les acteurs, donc analyser leurs décisions, leurs fins, leurs moyens, leur univers mental. Le national-socialisme m’avait enseigné la puissance des forces irrationnelles, Max Weber la responsabilité de chacun, non pas tant la responsabilité de ses intentions que celle des conséquences de ses choix ». Cette importance accordée à l’analyse lucide et objective de la réalité fera d’Aron à la fois un étranger parmi ses collègues journalistes et l’un des meilleurs analystes de la vie politique française pendant près de 40 ans. Le véritable héritage d’Aron réside-t-il dans cette pensée de la politique ?

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    59 min
  • Bada : Si vous l’avez manqué : Bertrand Tavernier par Frédéric Bourboulon (2/3)

    Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement

    Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon, producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    33 min

About Le Nouvel Esprit Public

From the publisher's feed

Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

Best of Le Nouvel Esprit Public

Ranked by our users in the last 21 days

More shows like Le Nouvel Esprit Public

Le Cours de l'histoire by France Culture

Le Cours de l'histoire

122 Listeners

Affaires étrangères by France Culture

Affaires étrangères

104 Listeners

Le Billet politique by France Culture

Le Billet politique

9 Listeners

A voix nue by France Culture

A voix nue

57 Listeners

Le masque et la plume by France Inter

Le masque et la plume

113 Listeners

La Conversation scientifique by France Culture

La Conversation scientifique

66 Listeners

Répliques by France Culture

Répliques

112 Listeners

Les Enjeux internationaux by France Culture

Les Enjeux internationaux

34 Listeners

Cultures monde by France Culture

Cultures monde

57 Listeners

L'Esprit public by France Culture

L'Esprit public

74 Listeners

Entendez-vous l'éco ? by France Culture

Entendez-vous l'éco ?

34 Listeners

Concordance des temps by France Culture

Concordance des temps

62 Listeners

Questions du soir : le débat by France Culture

Questions du soir : le débat

32 Listeners

L'Invité(e) des Matins by France Culture

L'Invité(e) des Matins

24 Listeners

Le Grand Face-à-face by France Inter

Le Grand Face-à-face

0 Listeners