durée : 00:55:14 - Arts plastiques : "Manuscrits de l'extrême", "Dora Maar", "John Cage : Ryoanji" - par : Arnaud LAPORTE, Lucile Commeaux - Au sommaire de cette Dispute arts plastiques : "Manuscrits de l'extrême. Prison, passion, péril, possession" à la BnF, "Dora Maar" au Centre Pompidou et "John Cage : Ryoanji" à la Galerie Thaddaeus-Ropac (Marais). Enfin, un coup de coeur pour "L'Ecriture du réel" d'Arnaud Buchs. * "Dora Maar" jusqu'au 29 juillet au Centre Pompidou Commissaires : Mnam/Cci, Damarice Amao, Karolina Ziebinska-Lewandowska Présentation officielle : La plus grande rétrospective jamais consacrée en France à l'ouvre de Dora Maar (1907-1997) vous invite à découvrir tous les volets de son travail, au travers de plus de cinq cents ouvres et documents. D'abord photographe professionnelle et surréaliste, puis peintre, Dora Maar jouit d'une reconnaissance incontestable. Bien loin du modèle auquel sa relation intime avec Pablo Picasso la limite trop souvent, l'exposition retrace le parcours d'une artiste accomplie, d'une intellectuelle libre et indépendante. L'exposition est organisée en coproduction avec le J. Paul Getty Museum Los Angeles et en collaboration avec la Tate Modern (Londres). **L'avis des critiques : ** "Manuscrits de l'extrême. Prison, passion, péril, possession" jusqu'au 7 juillet à la BnF Présentation officielle : La BnF consacre une exposition aux manuscrits écrits dans des contextes extrêmes d'enfermement, de péril, de détresse, de folie, ou de passion. Quelque 150 manuscrits sont exposés, parmi lesquels on découvre des billets et notes de personnalités et d'auteurs connus. Feuillets et notes d'André Chénier, Napoléon Ier, Alfred Dreyfus, Guillaume Apollinaire ou Nathalie Sarraute y côtoient les mots d'anonymes, simples soldats, prisonniers, hommes et femmes ordinaires. Un propos sensible et encore jamais tenu dans une exposition. **L'avis des critiques : ** "John Cage : Ryoanji" jusqu'au 10 juillet à la Galerie Thaddaeus-Ropac (Marais) Présentation officielle : Faisant converger la pratique influente de John Cage en tant qu'artiste visuel et en tant que compositeur, la Galerie Thaddaeus Ropac Paris présente une installation consacrée à sa célèbre série Ryoanji (1983-1992), inspirée du jardin de pierres du temple bouddhiste zen Ryoan-ji (« Temple du repos du dragon ») qu'il visita à Kyoto au Japon pour la première fois en 1962. Axée sur la façon dont il exprima ses propres idées et l'atmosphère du jardin à la fois dans des interprétations visuelles et sonores, l'exposition présente une sélection de dessins ainsi que des enregistrements de compositions pour différents instruments. Le catalogue de l'exposition, John Cage : Ryoanji, comprend le texte écrit par le compositeur sur cette série, un entretien avec lui, des reproductions de ses manuscrits et partitions pour cette série, ainsi qu'un essai inédit de James Pritchett, auteur de référence sur Cage. L'exposition est organisée par Julia Peyton-Jones en collaboration avec la John Cage Trust. **L'avis des critiques : ** LE COUP DE COEUR DE CORINNE RONDEAU : "L'Ecriture du réel. Baudelaire et le réalisme sculptural" d'Arnaud Buchs (Galilée) Présentation officielle : Le milieu du XIXe siècle est marqué par une crise de la réalité, qui va notamment se cristalliser autour de l'émergence du daguerréotype puis de la photographie, qui donnera l'illusion d'une reproductibilité mécanique et industrielle du réel. Cette crise de la réalité est avant tout une crise de l'image, et une ouvre, une écriture en particulier - celle de Baudelaire - va en incarner tous les enjeux, qui dépassent de beaucoup ce que l'on appelle communément le « réalisme ». L'esthétique du regard de Baudelaire peut d'une part se lire comme l'une des plus virulentes critiques de ce « réalisme » mimétique qui nous empêche de voir, en deçà ou au-delà de ces images que nous montrent tant d'ouvres, romans, tableaux comme photographies, ce qui est littéralement à l'ouvre dans l'écriture de l'image. Or c'est précisément dans cette critique du « réalisme » mal entendu (notamment représenté, aux yeux de Baudelaire, par une certai - invités : Corinne Rondeau, Stéphane CORREARD, Sally Bonn - Corinne Rondeau : Maître de conférences en esthétique et sciences de l'art à l'Université de Nîmes et critique d'art Stéphane Corréard : Critique d'art, directeur du salon Galeristes, participe à La Dispute sur France Culture, signataire de la Tribune "Non au «cadeau» de Jeff Koons" dans Libération Sally Bonn : Maître de conférence en esthétique à l'Université d'Amiens - réalisé par : Alexandre Fougeron