durée : 00:55:59 - Arts plastiques : "Every stone should cry", "Gigantisme - Art & Industrie" - par : Arnaud LAPORTE, Lucile Commeaux - Au sommaire de cette Dispute arts plastiques : l'exposition "Every stone should cry" de Théo Mercier au Musée de la Chasse et de la Nature et et la triennale "Gigantisme - Art & Industrie" à Dunkerque. Enfin, un Petit Salon et un coup de coeur. "Every stone should cry" de Théo Mercier jusqu'au 30 juin au Musée de la Chasse et de la Nature Présentation officielle : Dix ans après y avoir fait sa première exposition personnelle, l'artiste Théo Mercier revient habiter les salles du musée de la Chasse et de la Nature. Sculpteur et metteur en scène, il travaille sur la relation entre l'oeuvre et son environnement. L'artiste veut initier chez les visiteurs une véritable chorégraphie du regard. À cette fin, dans ses installations, il mélange à ses propres sculptures des objets ou des oeuvres d'art populaire qu'il a collectés lors de ses voyages. La diversité de provenance des collections ainsi constituées est à l'image de la mondialisation, leur agencement évoquant une sorte d'archéologie du futur. Le contexte muséographique vient donner un sens nouveau aux objets exposés, tandis que l'étrangeté, la poésie ou l'humour naissent de rapprochements insolites. **L'avis des critiques : ** "Gigantisme - Art & Industrie" jusqu'au 5 janvier à Dunkerque Présentation officielle : Le GIGANTISME se caractérise par un état d'esprit unique qui, après la Deuxième Guerre mondiale, a oeuvré au fondement même de la modernité européenne. Cette histoire culturelle, artistique est en partie marquée par une convergence singulière entre l'art et l'industrie, opérant une mutation des gestes, des processus et des idées. Ce patrimoine vivant, sur lequel il existe peu d'écrits, nécessite que l'on s'en empare. Comprendre comment cette modernité occidentale s'est pensée, formée, diffusée, permet d'en saisir les enjeux fondamentaux. La mise en perspective de son évolution a pour vertu de nuancer les oppositions entre progrès et décélération. Qualifiée par les historiens d'« année-pivot », d'« année-janus», 1947 marque l'initiative d'une reconstruction après une crise existentielle sans précédent, où la notion fondatrice d'humanisme et ses valeurs concomitantes ont été sérieusement ébranlées. Les « identités nationales » réduites et essentialisées, durant les années noires, deviennent à partir de la fin des années 1940, l'enjeu d'une appropriation artistique, intellectuelle, sociale et économique. Une effervescence collective qui souhaite participer à l'avènement d'un futur confiant. **L'avis des critiques : ** LE COUP DE COEUR D'INGRID LUQUET-GAD : "Ma système reproductive" de Jean-Charles de Quillacq à Bétonsalon Commissariat : Mélanie Bouteloup et Lucas Morin Présentation officielle : Au printemps 2019, Bétonsalon accueille une exposition personnelle de l'artiste Jean-Charles de Quillacq. À l'occasion de cette exposition, des oeuvres de l'artiste seront spécialement produites. Né en 1979, Jean-Charles de Quillacq vit et travaille à Zürich. Il a étudié l'art à l'école des beaux-arts de Lyon et à la Weißensee Kunsthochschule de Berlin. Il développe des ensembles de sculptures, à la fois conceptuels et fétichistes, qu'il montre, le plus souvent, en invitant d'autres personnes à prendre en charge avec lui l'exposition. Il rend ainsi ces volontaires complices de son travail, tout en acceptant une certaine perte de contrôle sur les déviations potentielles que cette ouverture engendre. LE PETIT SALON DE BORIS PINEAU ? Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records). - invités : Ingrid Luquet-Gad, Florian Gaité, Sarah Ihler-Meyer - Ingrid Luquet-Gad : Critique à La Dispute Florian Gaité : Chercheur et critique pour Artpress Sarah Ihler-Meyer : Critique d'art et commissaire d'exposition indépendante - réalisé par : Alexandre Fougeron