La Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée en 1948 par l’Organisation des Nations unies, constitue l’un des textes fondateurs du droit international contemporain. Son élaboration doit beaucoup à un juriste français, René Cassin, qui en fut le principal rédacteur. Plus largement, il consacra une grande partie de son existence à la reconstruction d’un cadre juridique international après la Seconde Guerre mondiale. Cet engagement fut salué par l’attribution du prix Nobel de la paix en 1968 et il demeure, à ce jour, le dernier Français à avoir reçu cette distinction. Malgré cette reconnaissance, son nom reste relativement discret dans la mémoire collective. L’année 2026 marque le cinquantième anniversaire de sa disparition, une commémoration inscrite au calendrier de France Mémoire. Cette date offre l’occasion de revenir sur l’héritage intellectuel et juridique laissé par René Cassin, et d’examiner la manière dont sa vision a contribué à façonner le droit international tel qu’il s’est progressivement structuré depuis lors.Emmanuel Decaux est juriste, président de la Fondation René Cassin.