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Dans ce numéro des Mondes rêvés de Georges, Cause commune invite un sociologue spécialiste des cultures juvéniles. On peut dire que dans ce cadre, travailler sur la bande dessinée parait évident.
Et pourtant il n'en est rien.Sylvain Aquatias, sociologue à Limoge, après avoir travaillé en région parisienne auprès des jeunes des cités populaires, se lance dans l'étude très sérieuse de ce qui a constitué pour lui une passion de vie. Désormais, l'adulte s'interroge sur ce monde très complexe, au carrefour de la célébrité et de la précarité, de la vie en tant qu'auteur et de la vie bricolée faite de plusieurs métiers afin de pourvoir dessiner ou écrire, des genres classiques ou de nouveaux styles de bande dessinées.
Mais ce sont avant tout les auteurs qui intéresse le chercheur, leurs trajectoires, les transmissions familiales, les expériences et les parcours de ces êtres qui ne sont pas aussi passionnés qu'on pourrait le penser.
Il y a aussi une réflexion sur une profession en train de se constituer, entre la lèche (avoir des soutiens divers) et la dèche (le lot de beaucoup).
À l'oreille :Dans ce numéro des Mondes rêvés de Georges, Cause commune invite un sociologue spécialiste des cultures juvéniles. On peut dire que dans ce cadre, travailler sur la bande dessinée parait évident.
Sylvain Aquatias, sociologue à Limoge, après avoir travaillé en région parisienne auprès des jeunes des cités populaires, se lance dans l’étude très sérieuse de ce qui a constitué pour lui une passion de vie. Désormais, l’adulte s’interroge sur ce monde très complexe, au carrefour de la célébrité et de la précarité, de la vie en tant qu’auteur et de la vie bricolée faite de plusieurs métiers afin de pourvoir dessiner ou écrire, des genres classiques ou de nouveaux styles de bande dessinées.
Mais ce sont avant tout les auteurs qui intéresse le chercheur, leurs trajectoires, les transmissions familiales, les expériences et les parcours de ces êtres qui ne sont pas aussi passionnés qu’on pourrait le penser.
Il y a aussi une réflexion sur une profession en train de se constituer, entre la lèche (avoir des soutiens divers) et la dèche (le lot de beaucoup).
Cette émission est consacrée à des réflexions sociologiques dans la veine de ce que l'on peut appeler une sociologie des tripes, ou dit de façon plus académique, une sociologie intimiste ou une sociologie d'introspection.
La première réflexion porte sur les relations entre la sociologie critique et les journalistes. La seconde sur la complexité de la vie moderne. La dernière sur la place de la santé et des médecins dans la vie humaine à venir.
À l'oreille :Cage the elephant – Social cues
Cette émission est consacrée à des réflexions sociologiques dans la veine de ce que l’on peut appeler une sociologie des tripes, ou dit de façon plus académique, une sociologie intimiste ou une sociologie d’introspection.
La première réflexion porte sur les relations entre la sociologie critique et les journalistes. La seconde sur la complexité de la vie moderne. La dernière sur la place de la santé et des médecins dans la vie humaine à venir.
Cage the elephant – Social cues
Les mondes rêvés de George nous parlent de ses fantasmes existentiels. Version pauvre.
Avec cette émission, nous avons les fantasmes de Mozart. Version bourgeoise. C’est grâce à l’ouvrage remarquable de Norbert Elias. Mozart, Sociologie d’un génie, paru en 1991 en Allemagne et immédiatement traduit en France chez Seuil la même année, que l’on rentre complètement dans l’acteur social, un génie de la musique mais surtout un être traversé par le désir de transcender son existence, notamment en sortant des griffes de l’aristocratie.
Pour ceux qui voudraient aller plus loin, il faut lire Les mondes rêvés de George, mais aussi, mon bouquin Devenir un dieu sorti en 2004. George comme Mozart sont les produits d’un monde en voie de sécularisation où le sens de l’existence passe par la réalisation de soi.
Deux formes de divinisation sociale opèrent. L’un est le seul à savoir sortir les SDF de la rue, l’autre, le plus grand musicien de tous les temps. L’unique est le propre de Dieu, a fortiori le “Un créateur”,le faiseur de monde.
Elias, sur ce registre théorique, a été un pionnier (The Germans, La solitude des mourants, etc).
Mozart – Lacrimosa
Eric Hobsbawm
Première volet d’une série de deux émissions consacrées à l’historien anglais et son livre fleuve de presque 800 pages. Une histoire du tout monde comme dirait Glissant. Une histoire en long (de 14 à 89) et en large (économie, politique, militaire, culturelle, sociale, technologique, scientifique).
Mais, derrière cette épopée impressionnante dont l’érudition écrase, il y a le sociologue critique qui épingle, déconstruit, objective. Dommage pour l’historien, mais on a affaire à une sorte de manuel pour débusquer l’idéologie dominante.
Ce qui n’enlève rien à la force d’une œuvre dont les 50 % restants sont utiles aux étudiants.
Dans ce second volet de Ennemi intérieur, nous rendons compte des fondements politiques, des logiques principales, des enjeux essentiels du traitement des colonisés de 1954 à nos jours.
Pourquoi contrôler à ce point les assujettis de nos colonies qui, de population occupée, sont devenus les immigrés de nos usines et de nos chantiers de construction ?
Cette sociologie des élites militaires, dans le cadre colonial et néo-colonial, prépare la dernière séquence de cette présentation, centrée sur les dispositifs de contrôle des populations appartenant à la zone française de l’Afrique.
L’ouvrage de Mathieu Rigouste, L’ennemi intérieur, est une invitation à réfléchir sur le fonctionnement de nos démocraties.
Existe t-il un État dans l’État, une sorte de vol libre des militaires à certaines périodes ? Cela est le cas pendant la période coloniale. Mais pour bien comprendre le sens de cet ouvrage, il faut se départir du sens commun qui nous induit à penser que d’emblée, nous serions dans une démocratie bien fermée, opposée aux régimes autoritaires.
Cet ouvrage nous plonge dans les guerres coloniales et révèle l’existence d’une armée de la République concevant pourtant en toute liberté un schéma de domination de type autoritaire sur les populations colonisées mais, bien après 1962, sur la population générale au sein de laquelle subsiste l’ennemi intérieur, l’immigré potentiellement terroriste.
Ce premier volet se penche sur les prérequis méthodologiques qu’il faut avoir à l’esprit pour bien appréhender la valeur de cette recherche.
Cette émission entend proposer un rêve éveillé, dans la veine de la sociologie à cœur ouvert, mêlant les analyses critiques avec le discours intérieur du chercheur.
Trois thèmes sont défrichés : la philosophie comme escroquerie de la pensée, les apories des nationalistes, enfin les 10 salopards terrestres.
Bon champagne.
Cette émission se propose d’incarner une nouvelle approche de la sociologie qui simultanément pourrait être une invitation démocratique à une citoyenneté sociologique.
Non pas le retour sur soi égotique, non pas les “mémoires” hagiographiques, mais une souffrance pensée en connexion avec les autres penseurs du monde, intellectuels, lanceurs d’alerte, écrivains, chercheurs, journalistes d’investigation ; une approche critique sous-jacente à la naissance de l’objet sociologique qui fonctionne comme discours intérieur, dès le réveil, et toute la journée, comme une musique obsédante, nourrie de tous les échos des analystes et témoins.
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