Lettres à Elise

Lettres à Elise

By BarteoArtsBooks
Download on the App Store

Lettres à Elise episodes

  • 29 - L'Homme qui a aimé les Néréides, Marguerite Yourcenar

    La plume de Yourcenar est toujours une merveille d'élégance. Elle pourrait écrire un menu de self, je trouverais ça merveilleux. Heureusement, elle a choisi d'autres sujets, et cette fable somme toute assez classique devient un exercice de style d'un raffinement rare.

    A écouter avec un dry martini (parce que je viens d'en boire un et que je vous le partage volontiers), en écoutant la mer.

    Cheers !

    16 min
  • 28 - La Baleine, Michel Déon

    Poursuivons la lecture du recueil intitulé Une Affiche bleue et blanche, avec cet ultime texte. Et toujours ce rythme des phrases, si naturel, si juste, si cadencé. Je suis chaque fois émerveillé par la façon dont elles croissent et éclosent. Ayant lu quelque part que Déon synthétisait ce que pouvait être le bonheur d'écrire, j'ai gardé cette formule en tête et, oui, il y a un plaisir de bonbon à le lire et le relire, avec en prime la qualité de sa vision des relations humaines et son art de la mise en scène littéraire. Certains points de vue un peu datés, certes. Mais le poète, la lune, le doigt, etc.

    A siroter avec une grappa (merci Michel de me faciliter la tâche en me proposant à chaque coup dans le texte un alcool à partager), en écoutant un air classique, pourquoi pas An Sylvia, D.891 par Anne Sofie Von Otter, que j'ai entendu tout à l'heure, shazamé dans l'instant et dont le proche souvenir a probablement un peu baigné cette lecture.

    Cheers!

    19 min
  • 27 - Une vraie jeune fille, Michel Déon

    Courte nouvelle de mon auteur longtemps préféré. Je retrouve toujours avec plaisir le rythme souple des phrases, leur galop tranquille et naturel, pour servir l'élan des relations de séduction. 

    A écouter avec un verre de vin italien, ou cet éternel Spritz, mais au St Germain plutôt qu'au Campari, pour ajouter la pointe douceâtre du sureau et rappeler les grandes heures d'un boulevard bien parisien que le Hussard arpenta comme son petit salon pendant ses années glorieuses.

    Et Don Juan, bien sûr, en fond ; auditrice ou auditeur, tu sauras pourquoi.

    Cheers !

    18 min
  • 26 - Clair de femme, Romain Gary

    J'ai détesté La Promesse de l'Aube. Je n'ai pas pu terminer Les Racines du Ciel. Mais les premières pages de Clair de femme me sont un chef d'oeuvre : la vision du monde traduite par le style m'ouvre des perspectives fantastiques et m'emporte loin (la flûte qui grignote le silence, le mensonge sur Vegas, etc.)

    Sans parler de la façon subtile d'amener le portrait de Lydia, et jusqu'à la révélation discrète de son prénom. Bref : je suis déjà convaincu. Deux paragraphes auront suffi.

    A écouter avec un alcool fort, parce que le couple est un alcool fort. Un gin tonic bien tassé, par exemple. Et un second. En musique : les solos de batterie de Buddy Rich (on pourra également goûter la bande originale de Birdman).

    Cheers !

    19 min
  • 25 - Juste avant la nuit, Pierre Charras

    Quel bonheur de relire ce texte, 23 ans après l'avoir découvert. La simplicité du style où fleurit une poésie naturelle, douce, certes un peu triste parce que le livre l'est, mais qui remplit d'une émotion claire. Bien sûr l'histoire est romantique, un peu surannée, ne nous arrêtons pas à l'histoire car toutes les histoires ont été racontées, mais jamais comme cela. Relisons encore et encore les premières phrases, qui sonnent si merveilleusement en écho de l'incipit de Baudelaire : tout est là : le rythme posé, tangué avec douceur, une jolie valse lente qui nous rattrape, un déséquilibre jamais dangereux, tout en souplesse. Le rythme, c'est la poésie. Alors seulement on entre dans l'histoire, si belle qu'on n'en garde que la suavité pour en oublier le tragique. Un cocon hors du temps. 

    A savourer avec un jazz passé, Billie Holiday par exemple, et un verre de brandy. Cheers.

    22 min
  • 24 - La Nuit des Temps, René Barjavel l Part. 10

    Elea poursuit le récit de Gondawa, et des événements qui l'ont conduite dans la capsule de temps.

    Comme je sors d'une terrasse au jour de leur réouverture, pourquoi ne pas siroter ensemble le cocktail par lequel j'ai célébré cet autre événement ? Un Charlie Chaplin, très équilibré : Gin, abricot, citron vert. La pluie qui claquète en fond sonore. Cheers!

    21 min

About Lettres à Elise

From the publisher's feed

Elise aimait que je lui lise des textes le soir, sa tête sur mon épaule blottis dans son grand lit.

More shows like Lettres à Elise

Les Nuits de France Culture by France Culture

Les Nuits de France Culture

40 Listeners