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Or


Le débat fait rage : faut-il ou non réveiller les "êtres du passé" ? Quelles nations pourront en tirer profit ? L'ONU est-elle toute puissante ? Les scientifiques du pôle ont leur avis...
Des années après l'avoir découvert, et des années encore après l'avoir relu, ce roman de Neuhoff reste mon préféré. Le style n'a pas pris une ride, c'est un parfum sec dont je ne me lasse pas. Un déséquilibre qui pousse en avant comme une pirouette joyeuse. J'adore. Et j'oublie que les derniers ouvrages de Neuhoff ne sont pas à la hauteur. Peu importe, tant qu'il y aura Bébé.
Un podcast à écouter avec une flute de champ', sur de la musique des années 90, un peu surannée mais toujours cool.
Cette nouvelle m'avait particulièrement marqué. Le style simple, l'idée étrange mais déroulée avec naturel : un sac cousu par une maroquinière talentueuse pour un coeur. La passion fascinée pour le sac et son contenant, malgré l'aberration. Un petit miracle de nouvelle difficile à déglutir.
Le Sakétomi est mon cocktail préféré. Un dry martini à base de saké et de gin. Amer, mais fin, raffiné, subtil, et très fort. A siroter en écoutant ce podcast, avec en fond sonore, eh pourquoi pas, la voix douce et triste de Mélanie de Biasio sur Your Freedom is the end of me.
Cheers!
Poursuivons la découverte de la Sphère par les savants au Pôle sud... Barjavel affine le suspens, nous conduire pas à pas vers une révélation dont la portée est accentuée par l'attente. Et les dangers qui nous en séparent.
Un podcast à écouter avec un thé bien chaud, en écoutant le violon d'Hillary Hahn.
Cheers!
Il y a une magie Barjavel qui est la magie de la simplicité ample. Une évidence tellurique et tellement entraînante. Parce que les personnages sont construits sur des caractéristiques très marquées sans être primaires, on les suit comme des icônes. Et en même temps, c'est parfaitement justifié : comment expliquer leur mission d'isolement au Pôle Nord sans une force d'âme hors du commun ou une compétence rare ? Nous sommes ici dans les ondulations majeures de la vie, dans les grands projets de l'humanité, pas dans le nombrilisme psychanalytique du Club (que j'aime tellement tellement par ailleurs !) Et la découverte des scientifiques est à la mesure de cette amplitude.
Un podcast à écouter avec du Beethoven, pour rester dans les grandes ondes de l'émotion, et en sirotant un alcool franc et unanime, un Lagavulin 16 ans tenez.
Cheers!
Suite et fin. De l'ironie, toujours, et teintée plus que jamais de nostalgie, cette amertume poudrée d'humour qu'on trempe dans du champagne : ça n'en ôte pas le goût, mais ça fait tout passer avec, au moins, élégance.
Un podcast à siroter avec un champagne frais, donc. Et en écoutant le chant de victoire triste d'une bossa nova.
Cheers!
Les chapitres 7 et 8 du court roman de Fitzgerald jonglent entre un humour franc et une inquiétude sourde. La naïveté empotée de John s'étiole enfin, laissant apparaître les sombres mécanismes de la famille Washington. Elle laisse également place à un renversement : John prend les choses en main. S'en sortira-t-il ?
L'amertume de ces chapitres invite à écouter ce podcast en sirotant un alcool sec, augmenté de bitter comme de l'Angustura. Il faudrait inventer - si ce n'est déjà fait - un cocktail à base de thé noir un tout petit peu trop infusé, et de chartreuse, dont le parfum d'herbe crisse sous le palais, avec une pointe de sucre (juste une pointe).
Cheers!
Chapitre VI : La visite du territoire des Washington réserve une surprise de taille à John. Et lui permet de découvrir la personnalité de son hôte, Braddock, le père de Percy.
On sirote toujours son dry martini, même si cette fois il semble plus amer. Et on écoute quelque chose de plus inquiétant, mais toujours élégant. Je ne voudrais pas associer la délicatesse de Satie à ce passage du roman, mais c'est l'idée (à ce stade du podcast, le lecteur est pris d'une légère flemme de trouver un morceau précis pour accompagner sa lecture. Il vous prie de bien vouloir l'excuser).
Là, on touche au génie libre, névrotique, lâché, on touche au génie enfumé de noirceur, mais capable de pépites à chaque ligne. La couverture : photo N&B d'une poitrine en soutien-gorge dentelle. Le titre : "Existe en blanc, roman noir". Pas besoin de plus, je suis déjà convaincu. Le roman retrace les aveux de Baudoin Treuttel, gamin né en enfer, et tellement plongé dans la misère qu'il ne trouve d'issue que dans sa fascination pour les soutiens-gorge. Son admiration. Son obsession. Problème : dès qu'une femme ôte son soutien-gorge, Treuttel l'assassine. Il ne supporte pas la grossièreté.
Un podcast à écouter avec un verre de vin. Blanc, bien sûr. Je pense à un truc plutôt élégant, et sirupeux. Un Chablis, tenez. Et en écoutant du Mozart, en charentaises.
Cheers!
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