Midi Bascule

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By Radio BasculeArts
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Midi Bascule episodes

  • S2E24 Interview - La télé réalité vue de l'intérieur

    Sonia Benarab est monteuse et réalisatrice, et est l'une des participantes de l'émission de télé-réalité de la RTS La guerre des sexes au chalet. Avec nous en studio, elle revient sur cette expérience et nous parle de comment elle l'a vécue.



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    Emission diffusée en direct sur Radio Vostok, le 10 mars 2023

    Crédits Photo: DR

    Publié le 13 mars 2023

    8 min
  • S2E24 Intégrale - La téléréalité made in Switzerland

    Les Alpes suisses semblent être le décor de prédilection pour les téléréalités made in Switzerland. La dernière en date: La guerre des sexes, une téléréalité pas comme les autres. Pour cette série en deux épisodes, Laurence Gemberlé et Jacob Berger ont tenté une expérience: Enfermer huit protagonistes aux profils bien différents pour les faire réagir autour des questions de genre. John est naturopathe, Maria est politicienne, ils représentent l’ancienne génération. Basile suit le cursus d’étude genre, Coralie, est une féministe radicale, Léon est un homme trans, Stéphanie est artiste, Sonia est réalisatrice et Clément coach en séduction. Un cocktail explosif. 



    Le sujet aurait pu faire l’objet d’un documentaire ou d’une fiction, mais non, c’est la téléréalité qui a été choisie. En quoi ce genre télévisuel pourtant d’habitude renié a pu servir le propos des réalisateurices? Est-ce qu’on peut faire de la téléréalité éducative et instructive? Mais au fait, quels sont les codes de la téléréalité? On a connu Le Mayen 1903 et maintenant La guerre des sexes au chalet, tiens tiens y’aurait-il une téléréalité made in Switzerland qui émerge?



    Pour en parler, nous recevons Jacob Berger co-réalisateur de La Guerre des Sexes, et Sonia Benarab, l’une des huit protagonistes de l'émission. Aux chroniques, on retrouve Candice Savoyat qui a visionné La Guerre des Sexes, et José Lillo, qui, fidèle à lui même, a fuit le débat pour un autre combat: celui contre la pub.



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    Emission diffusée en direct sur Radio Vostok, le 10 mars 2023

    Crédits Photo: © RTS

    Publié le 10 mars 2023

     

    57 min
  • S2E23 Interview - Perla Perlson et Sébastien Boucher

    Invité·e·s fil rouge de cette émission consacrée aux danses urbaines, la danseuse, professeure de danse et chorégraphe romande Perla Perlson et le danseur Sébastien Boucher passent l'heure avec nous en studio. 



    A l’international, Perla Perlson a remporté une soixantaine de championnats, elle est régulièrement invitée à juger des compétitions, elle s'est qualifiée sept fois au championnat du monde freestyle «Juste Debout», et collabore avec Nike, Yves Saint Laurent, Coca-Cola ou encore Red Bull. Elle est une des femmes du milieu underground la plus titrée de sa génération. Malgré cet impréssionnant palmarès, elle qui est l'une des femmes du milieu underground la plus titrée de sa génération a récement déclaré en interview: «C’est mon huitième championnat du monde, c’est la première fois que vous me calculez. Je tiens à le dire.»



    Sébastien Boucher découvre le hip-hop au début des années 90. Sa passion pour cette discipline le mène à devenir danseur professionnel à Paris, et à travailler pour de nombreuses émissions, de la Star Academy au Bigdil. Parallèlement à ces expériences, il participe à de nombreux battles internationaux de haut niveau. En 2007, il prend la tête des pré-sélections suisses de la compétition Juste Debout, l’une des plus grandes compétitions internationales de danse hip-hop, et, en 2011, il fonde le festival Groove’n Move à Genève, dont la nouvelle édition a lieu du 2 au 12 mars 2023.



    Rencontre et discussions autour de la nouvelle mise en lumière des danses urbaines, avec ces deux professionnel·le·s du milieu.



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    Emission diffusée en direct sur Radio Vostok, le 3 mars 2023

    Crédits Photo: DR / © Cédric Sintes

    Publié le 6 mars 2023

    20 min
  • S2E23 Reportage - 16 mesures d'insultes: freestyle et battle à Genève

    C’est à La Villa Tacchini à Lancy que s'est rendue Lucie Eidenbenz dans le cadre du Festival Antigel, pour y assister à un battle de rap mémorable, arbitré par la rappeuse valaisanne KT Gorique. Co-organisé par le Festival Transforme et le média en ligne Sheesh, tous deux consacrés à la culture hip-hop, c'était l’opportunité pour de tout jeunes rappeurs de monter sur scène. 



    Transforme est une association genevoise à but non lucratif créée en 2017. Elle a pour mission de concevoir, développer et coordonner des projets culturels pour et par les jeunes en y associant les milieux de la formation. Chaque année, en été, elle organise à Genève un festival pluridisciplinaire consacré à la culture hip-hop, mêlant artistes de la région et têtes d’affiche internationales.



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    Emission diffusée en direct sur Radio Vostok, le 3 mars 2023

    Crédits Photo: © Kenza Wadimoff

    Publié le 6 mars 2023

    8 min
  • S2E23 Chronique de José - L’avenir est dans le slip

    J’aimerais annoncer une bonne nouvelle. Oui, une fois n’est pas coutume. Après le passage du vortex polaire qui nous est tombé dessus depuis l’Arctique, le week-end passé, alors que le printemps était à bout touchant, à porter des t-shirts et des crop top pimpants, qu’on était à ça de tomber les mérinos, de ressortir les Birkenstock et la crème anticellulite, je me suis dit, il faut un truc qui réchauffe les cœurs. Tous les cœurs. Quelque chose qui nous fédère dans un même élan de joie retrouvée, de sororofraternielité commune, qui transcende nos clivages politiques et générationnels, le temps d’une chronique au moins.



    Et je l’ai trouvée. C’était là, soudain, sous mes yeux, au moment où je n’y croyais plus, où j’étais sur le point de me résoudre à traiter, une fois de plus, un sujet plombant, comme, par exemple : la destruction anthropologique de l’humanité par la société de consommation selon Pasolini. Histoire de rappeler qu’avant d’avoir foutu en l’air la planète, le capitalisme et le marketing avaient commencé par salement foutre en l’air l’espèce elle-même et à faire d’elle un grand zoo de l’inauthenticité à grand renfort de techniques publicitaires consistant à modifier nos comportements et de les rendre malléables afin de vendre n’importe quoi à n’importe qui par n’importe quel moyen et à n'importe quel prix, y compris la destruction définitive des conditions de vie sur terre.



    Mais j’ai pensé que vous ne méritiez pas ça. Les temps sont trop durs et on ne peut pas vivre H24 avec la conviction que tout est foutu. Non, même moi. De temps en temps, j’dois faire un break. Genre, j’sais pas, regarder la cérémonie des Césars, n’importe quoi pourvu que le cerveau débranche. Et grâce à Bolloré ça marche. Ça marche même sur les professionnels de la profession qui animaient la soirée. C’est vraiment devenu temps de cerveau disponible 100% compatible, la petite sauterie de l’entre-soi de l’autre soir. Il paraît qu’il n’y a pas assez de scène avec des ninjas chez Godard. Et que c’est con parce que ça doperait les entrées. C’est la première fois que j’admets qu’il n’a pas eu tort de choisir Exit, Jean-Luc. Il faut savoir se retirer de la soirée avant que ça dégénère vraiment. Un prince, ce JLG. Et puis cette époque ne convient à personne, pas même à ceux qui la font.



    Bon, je vous avais promis une bonne nouvelle et voilà que je vous ai plombé. Pardon, l’habitude, le galop du naturel. Bref. Alors voilà, j’y viens, vous n’aurez pas attendu pour rien, je m’apprête à vous lâcher une nouvelle qui ravira, à coup sûr, au moins une bonne moitié d’entre nous - bien malmenée depuis Me Too - à savoir: la gent masculine. Une nouvelle dont vous êtes sans doute passé à côté, Messieurs, et qui va vous rebooster le moral - que je vous sais chagrin étant donné tout ce qui se raconte sur nous en ce moment, ci et là.



    Cette bonne nouvelle, on la doit à une étude menée par l’Université de Standford qui a découvert que : Ecoutez bien : La taille moyenne d’un pénis en érection a augmenté de 24% en 30 ans. 24%! En général une augmentation de 24% c’est plutôt un chiffre qu’on entend pour l’augmentation annuelle de la prime d’assurance maladie. Ou pour la majoration d’un loyer à la signature d’un nouveau bail dans le Canton de Genève. 24%, c’est le score de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle.



    Et non, là, pour une fois, les 24% d’augmentation sont pile au bon endroit: dans le slip. Si c’est pas la fête ça, les gars. Si c’est pas comme si le génie de la lampe nous l’avait frottée jusqu’à ce qu’elle s’allonge de 24% sans même qu’on ait à le lui demander! Un quart de plus dans la main. Un quart de plus pour pas pisser à côté. Ce qui augmente les chances de viser juste. C’est vrai, plus c’est court, plus y’a de la distance et plus c’est dur. Là, plus d’excuses. Pour ceux qui ne sont toujours pas satisfaits: consolez-vous, les gars, ça aurait pu être pire. Rappelez-vous la y’a 30 ans. C’est peut-être toujours pas ça, mais y’a eu du gain. Et pas qu’un peu.



    Moi je dis: sachons apprécier l’acquis. Je dirais même plus: l’aquiquette. Comparativement à nos ancêtres, on s’est pris un quart de plus, les mecs! Un quart. Voire nettement plus, si on se la sort et qu’on se la compare avec la statuaire grecque. Même Apollon peut plus rivaliser.



    Et comment ça se fait ? Comment l’étude de Stanford explique ça, hein? La cause, scientifiquement la plus probable avancée: l’exposition chimique aux pesticides. Et là, bingo. Cagnotte. Jackpot. Libérés, délivrés. Fini les fruits et légumes bio, la barbaque bio, les restos bio qui coûtent une blinde, le vin bio qui a le goût de bio et pas le goût de vin, on va enfin pouvoir se retorcher la gueule avec du vrai, du chimique, on va retrouver les saveurs des assiettes de notre enfance. Non seulement ça fait pousser la queue mais ça fait l’effet de la madeleine de Proust. Le bonheur du temps retrouvé. Lidl nous voilà. Prépare la carte fidélité, on signe pour la vie. En plus, on va économiser un max de blé.



    D’ici à ce qu’on arrive à l’âge de la retraite on aura fait doubler l’engin. Et on sera plein aux as. C’est pas beau de vieillir dans un monde de merde, les gars, franchement, si c’est pas le paradis de la bite le capitalisme agroalimentaire.



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    Emission diffusée en direct sur Radio Vostok, le 3 mars 2023

    Crédits Photo: © Anne Bouchard

    Publié le 6 mars 2023



     

    6 min
  • S2E23 Chronique d’Olivier - Une brève histoire du flow

    Attachez vos ceintures: aujourd’hui, en 4 minutes et quelques, je vais délivrer devant vos yeux ébahis une brève histoire du flow, un concept important dans l’histoire du rap. Et pas que dans la musique, d’ailleurs, où le flow désigne une certaine qualité de phrasé, puisque cette notion est aussi utilisée dans la psychologie positive et dans le sport. Là, le flow fait référence à une sorte d’état de grâce, de coïncidence parfaite avec soi-même, bref, il renvoie à ce moment où l’on est dans la zone, où tout nous réussit.



    Comme on pouvait le suspecter, l’histoire du flow se révèle bien plus ancienne qu’il n’y paraît. On n’a pas attendu Tupac ou 50 Cent pour réfléchir à l’élocution, au rythme, à la scansion des mots. L’histoire est un éternel retour du même, tout est dans tout, y compris papa dans maman, sinon comment vous seriez venus au monde, hein, bande de canaillous?



    Tout commence en Grèce antique, en effet. Ah la Grèce! Ce pays qui a tant fait avec Demis Roussos pour la réintroduction en milieu sauvage du chanteur angora… et tant fait aussi pour le perfectionnement de l’art oratoire avec ce stakhanoviste de Démosthène! Démosthène: homme d’Etat et orateur. Nous sommes au IVe siècle avant J.-C. Et le bonhomme a des problèmes d’élocution. Bigre. Comment faire pour se perfectionner? Facile: il débite des tirades devant une mer déchaînée, et surtout il s’exerce à parler avec des cailloux dans la bouche. Voilà quelqu’un qui entraînait son flow! Tout le contraire du précurseur de la rhétorique selon Aristote, Empédocle, lequel sévissait en gros un siècle avant Démosthène. Empédocle est resté célèbre, lui, pour être… tombé dans l’Etna. Plouf ou plutôt tschhh tschhh, rapport au bruit de la barbaque qui crame. Et on n’a retrouvé de lui qu’une sandale! Alors excusez-moi mais s’agissant d’avoir la tête à son affaire, d’être en phase avec son environnement et les activités qu’on y déploie, en résumé d’avoir du flow, Empédocle n’y était pas du tout! Voilà ce qui arrive quand on fait le zazou en se baladant en claquettes-chaussettes sur les flancs d’un volcan et en bayant aux corneilles…



    Avec un art de la transition qui m’épate moi-même, ce dernier mot de «corneilles» me permet de poser un autre jalon de l’histoire du flow: le XVIIe siècle français. Ben oui, faut rendre aux dramaturges, aux tragédiens du Siècle d’Or ce qui leur revient de droit: l’invention d’une langue bien balancée, qui a de l’allure et qui déroule. Pardon, qui a dit poussiéreuse? Qui a l’audace de déprécier la langue de Racine, de Corneille et de Molière? Vous croyez vraiment que les classiques n’ont aucun rapport avec ce qu’on appelle aujourd’hui le flow? Pour mesurer votre erreur, visionnez L’Esquive, le film de Kechiche de 2003. On y suit des ados de banlieue en train de monter, sous la houlette d’une prof de français, Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux. Croyez-moi, il est tout à fait jouissif de voir combien le flow est partout dans ce film: tant dans les échanges entre jeunes, dans la cité, sur le mode des joutes verbales où le summum de la classe consiste à river son clou à l’autre, que dans la manière dont ces comédiens en herbe s’emparent du texte de Marivaux, le malaxent et lui insufflent une énergie fabuleuse.



    Pour finir, deux anecdotes capitales qui montrent qu’il est difficile d’avoir du flow. Ainsi, la combinaison trottinette électrique et flow viole allégrement le principe de non-contradiction. Il n’est pas possible, je répète, il n’est pas possible d’avoir du flowà trottinette. Avoir l’air d’un olibrius boboïsé à roulettes, ça oui, mais du flow, oubliez! Et là aussi, c’est pas nouveau. Sachez mes amis que l’engin date de 1916, année où l’Autoped, une trottinette à gasoil, fut lancée aux USA. Eh bien en 1916 comme en 2023, les trottinettistes ont l’air de parfaits glands en goguette. Enfin, pour teaser une édition prochaine de Midi Bascule, quelques mots de notre miroir préféré, ChatGPT. J’ai demandé au logiciel de me pondre une chronique consacrée au flow en s’inspirant de mon style. En guise de modèle, je lui ai même fourni une de mes précédentes chroniques.



    Alors double scoop:



    1. ChatGPT est moins drôle que moi (le premier qui dit «ah bon c’est possible?» est une véritable enflure) 

    2. Par contre, il a bien saisi le mauvais esprit qui me caractérise et fait tout mon charme dans les soirées anarchistes. ChatGPT a en effet écrit que si quelqu’un trouvait compliqué d’avoir du flow, il pouvait toujours essayer la drogue. Je vous jure que c’est vrai! Conseil intéressant mais à double tranchant. Empédocle devait carburer aux buvards de LSD lorsqu’il se promenait au sommet de l’Etna et on sait comment l’histoire s’est terminée…



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    Emission diffusée en direct sur Radio Vostok, le 3 mars 2023

    Publié le 6 mars 2023

    6 min
  • S2E23 Intégrale - Les danses urbaines, enfin reconnues?

    Le hip-hop fête, cette année, ses 50 ans. Mouvement populaire lié à la lutte contre les discriminations, il est issu des banlieues américaines. Considéré comme un fait social total, il concerne plusieurs arts à la fois dont la danse. Cette dernière connaît depuis 20 ans un essor prodigieux dans le monde entier. A tel point qu’elle fera son entrée officielle comme discipline olympique aux Jeux de Paris 2024. C'est une victoire pour celle qui a été longtemps boudée par les institutions.



    En plus d’être un sport c’est un moyen d’expression qui se décline en plusieurs styles: le popping, le break, la house, le locking, le krump, ou encore le new style. Où se placent les artistes suisses au sein de ce mouvement? Poppin C, Stalamuerte ou encore Mam’s sont sponsorisés par des marques connues et remportent de nombreuses compétitions internationales. Pourtant leurs noms apparaissent rarement dans nos médias.



    Pour quelle raison jouissent-ils d’une reconnaissance, plus grande à l’étranger que sur notre territoire? Peut-on vivre du métier de danseur ou danseuse professionnel·le? Pourquoi les subventions aux danses urbaines sont-elles rares? Et enfin, cette réalité serait-elle en train de changer?



    Des questions que nous allons explorer avec nos deux invité.e.s : la danseuse et chorégraphe Perla Perlson et le directeur du festival Groove’n move, Sébastien Boucher. 



    Pour compléter cette émission, on retrouve José Lillo et Olivier Mottaz pour leur chronique de la semaine, ainsi que Lucie Eidenbenz qui nous emmène du côté des rappeurs et des rappeuses avec un battle, dans son reportage au Festival Antigel.



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    Emission diffusée en direct sur Radio Vostok, le 3 mars 2023

    Crédits Photo: © La Chute de Denis Darzack. Une exposition à voir devant La Comédie du 27 février au 12 mars 2023

    Publié le 3 mars 2023

    53 min
  • S2E25 Interview - Les contes revisités par Thyphaine D.

    En invitée fil rouge de cette émission sur la thématique de la cancel culture, nous recevons Thyphaine D., autrice, comédienne, metteuse en scène et formatrice engagée dans les luttes féministe, antispéciste et écologiste entre autres.

    En 2016, elle a publié un ouvrage intitulé Contes à rebours dans lequel elle revisite les contes de manière anti-sexiste.

    Elle a également créé un langage, «la féminine universelle», qui conteste la règle du «le masculin l'emporte»: pour créer une prise de conscience sur la masculinisation omniprésente et arbitraire de notre vocabulaire, elle prend le parti de féminiser tous les mots employés dans ses prises de paroles, ses spectacles et ses écrits. Entretien avec cette artiste engagée.



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    Emission diffusée en direct sur Radio Vostok, le 17 mars 2023

    Crédits Photo: © Nora Hegedüs

    Publié le 20 mars 2023


    4 min
  • S2E22 Chronique de Candice - Les invisibles: être homosexuel·le au 20ème siècle

    «Les médias ne s’intéressent pas aux vieux, et encore moins aux vieux homos.» C’est comme ça que Sébastien Lifshitz explicite le titre de son film, «Les invisibles». On ne les voit pas, ou plutôt, on ne veut pas les voir.



    Ils sont nés en France dans l’entre deux guerres et ont choisi une alternative à la norme hétérosexuelle. Pas facile à l’époque, souvent exclus de l’église, de la famille ou même du parti communiste, ils et elles ont affirmé leur choix et en témoignent aujourd’hui. Sept hommes et quatre femmes se livrent face caméra. Le dispositif est très simple. On est là avec eux, assis à table un soir d’été, bercés par les cigales, sur une chaise dans un champ avec des vaches, dans le bureau d’une mairie d’un village de campagne, et on écoute. On écoute leurs histoires du passé qui semble lointain, leurs coups de foudre, leurs révélations, leurs combats, leurs choix. Le choix de la liberté et de la marginalité.



    Ce ne sont pas des victimes. Ils ont décidé de vivre et d’assumer. Aujourd’hui ils en rigolent avec beaucoup de tendresse et d’humilité. Et si c’était à refaire, ils feraient sans doute la même chose. 



    Des témoignages qui sont toujours essentiels aujourd’hui. Grâce à ces mots et des images d’archives, on apprend sur l’évolution de la société à travers les minorités. Les valeurs, la morale, la tolérance de l’époque.



    Qu’est-ce que c’est être différent? Comment s’organiser en groupe?



    On évoque le MLF (le mouvement de libération des femmes), le MLAC (mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception), le FHAR (front homosexuel d’action révolutionnaire). Toutes ces luttes qui ont permis aujourd’hui d’appréhender les orientations sexuelles différemment. 



    Le réalisateur a cherché pendant deux ans des hommes et des femmes de plus de 70 ans. De classes sociales et de lieux de vies différents. Même si on est souvent à la campagne, proche de la nature des animaux. Des anonymes, mais pas que.



    Il y a Thérèse. Thérèse Clerc. Militante féministe élevée dans la religion, qui se rendra compte, après mai 68, à 40 ans passés, de son attirance pour les femmes dans une maison de la forêt de Fontainebleau, le dimanche après-midi, lorsque ses enfants sont chez leur père. Personnage symbolique et charismatique s’il en faut, pour qui le lesbianisme est une évidence du féminisme. Elle sera d’ailleurs filmée à nouveau par Sébastien Lifshitz en 2016 avec «Les vies de Thérèse» dans les derniers mois de sa vie.



    «Les Invisibles», c'est 1h55 de délicatesse, d’émotion, de vérité, de sincérité, d’humour et d’amour. On y parle d’intimité et de sexualité avec une aisance déconcertante. Loin des tabous, on nous dit tous des détails qu’on ose pas demander. Un devoir de mémoire essentiel pour ces personnes qui pourraient être nos voisins, nos grands-parents, nos fromagères. Il y a beaucoup de sourires, la colère semble déjà loin. Et ça fait du bien.



    De la simplicité plus que de l’invisibilité.





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    Emission diffusée en direct sur Radio Vostok, le 24 février 2023

    Publié le 26 février 2023

    4 min
  • S2E22 Intégrale - Emission spéciale podcast: «La Gaythé»

    En 2020, Radio Bascule lance son premier appel à projets aux artistes de Romandie. Il s’agit de créer un podcast de A à Z pour celles et ceux dont ce n’est pas le métier premier. Une formation ainsi qu’un suivi dans le processus créatif sont offerts aux équipes sélectionnées. Le concours en est actuellement à sa troisième édition. Vous pouvez découvrir toutes les œuvres lauréates sur radiobascule.ch, dans l’onglet appel à projets.



    Aujourd’hui, on reçoit un duo qui a remporté le concours en 2021. Leur podcast, «La Gaythé» est nominé, cette année, à Sonohr, un festival qui propose une vitrine aux meilleures productions suisses dans le domaine des pièces sonores, justement. Il a lieu en ce moment même et jusqu’à dimanche. On va voir ce que la gaythé a de si particulier. Elle comporte six épisodes qui regroupent des confessions drôles, intimes et émouvantes d’aîné.e.s LGBT+.



    Pour en parler nous recevons ses deux créateurices: En studio avec nous, la comédienne, musicienne et chanteuse Suzanne Forsell, et en Zoom depuis Montréal, Samy Dib. Côté Midi Bascule, on retrouve notre chroniqueuse Candice Savoyat.



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    Emission diffusée en direct sur Radio Vostok, le 24 février 2023

    Crédits Photo: © Amélie Dupré

    Publié le 24 février 2023



     

    54 min

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En 2020, Radio Vostok, la chaîne indé qui décape les oreilles, et le Théâtre Forum Meyrin, une scène qui porte haut l’étendard du spectacle vivant, créaient Radio Bascule, plateforme de podcasts plus accueillante encore qu’une auberge espagnole. Et comme l’appétit vient en mangeant, il n’était pas question de s’arrêter en si bon chemin. Pourquoi ne pas lancer une émission?