Objectif : bac français !

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Objectif : bac français ! episodes

  • COLETTE, LES VRILLES DE LA VIGNE - SIDO #11 La célébration de l'écriture

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    Enfin, il est évident que les deux récits autobiographiques au programme célèbrent la littérature, et son pouvoir d’exprimer, de recréer et d’amplifier les plaisirs du monde réel.

    « Je la chante, de mon mieux. » (Sido, « Sido »)

    C’est ainsi que Colette formule son projet littéraire de célébration de sa mère, et on peut appliquer cela à tout ce qui est célébré dans ses livres. Le verbe chanter indique qu’elle fait l’éloge de quelque chose, comme une poésie, grâce au pouvoir « enchanteur » des mots et de leur musicalité. 

    Elle crée un genre littéraire nouveau : une sorte de récit personnel poétique, libre d’user de toutes les formes. Par l’écriture, Colette crée une vie parallèle à la réalité, plus belle encore que la réalité, seulement pour le plaisir de vivre dans l’imagination avec ce qu’elle célèbre et ce qu’elle aime.



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    7 min
  • COLETTE, LES VRILLES DE LA VIGNE - SIDO #10 Défendre sa personnalité

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    Les récits autobiographiques de Colette sont aussi l’occasion pour elle de célébrer et de défendre ses choix et sa personnalité, en quelque sorte, sa philosophie de la vie.

    Dans une tirade rapportée par son chien Toby-Chien, elle se donne la parole pour une réflexion sur ce qu’est pour elle le bonheur. Elle y défend, contre les accusation d’inutilité de son mode de vie, une vision idyllique, sentimentaliste de la vie, remplies de sensations qui rappelle l’ « hyperesthésie » des chats, l’hypersensibilité. C’est une définition du bonheur qui passe par les sens et le corps : le toucher, la vue, l’odorat, l’ouïe. C’est un bonheur intense mais fragile, précaire, mystérieux : des sensations presque imperceptibles (oxymore : caresse impalpable »). C’est une conception totale de la vie, un bonheur qui contient tous les sens et les sentiments, où joie et mélancolie sont indissociables, avec l'oxymore « tristesse voluptueuse ». Colette célèbre son choix de vivre la vie pleinement, de manière hypersensible : une définition de sa personnalité, inchangée depuis l’enfance.


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    10 min
  • COLETTE, LES VRILLES DE LA VIGNE - SIDO #9 La célébration de la famille

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    Chacun des trois chapitres de Sido est consacré à un ou plusieurs membres de la famille de Colette. Le texte célèbre une famille douce, aimante, où on n’élève jamais la voix, contrairement aux maison des voisins du village.

     « Sido » : la mère. Comme le titre du livre l’indique, c’est le centre de la célébration que fait Colette de sa famille : « Je la chante, de mon mieux. » : elle la célèbre par son écriture, comme une poésie.

    « Le Capitaine » : le père. Un homme modeste, discret, timide… et pourtant très courageux, puisqu’il a perdu une jambe à la guerre de 1870 et était prêt à sacrifier sa vie, et n’a jamais raconté cet épisode à sa fille.

    « Les Sauvages » : les feux grands frères et la grande sœur. Son frère le plus proche, Léo, est un garçon fantasque, rêveur, pianiste et passionné par la musique.


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    24 min
  • COLETTE, LES VRILLES DE LA VIGNE - SIDO #8 La célébration du passé, la nostalgie

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    Dans les deux récits autobiographiques de notre programme, Colette raconte des éléments de sa vie avec bonheur. De fait, elle exprime sa nostalgie, sentiment ambigu de plaisir de se remémorer un passé révolu, un « paradis perdu ». Se pose donc pour elle le problème de vivre avec ce passé : qu’en faire ? demeurer triste de l’avoir perdu à jamais ?

    Dans ce chapitre, Colette donne une sorte de journal intime écrit un jour de « nouvel an ». Elle « rêve » à ses souvenirs passés, à son enfance. Comme dans une élégie, elle exprime le regret, la perte, la mélancolie, sur un mode mineur. Avec des hypotyposes, elle recrée les images de son enfance. Elle exprime ses soupirs et sa rêverie grâce aux aposiopèses (points de suspension qui marque une pause, un silence). Elle personnifie et apostrophe les « hivers de (s)on enfance ».

    À la fin du chapitre « Rêverie de nouvel an », la narratrice donne des conseils de vie, avec une série d’impératifs, adressés peut-être à elle-même. Elle parvient ainsi à l’apaisement, en acceptant la mort et en donnant au passé une place dans le présent. Il faut accepter le temps qui passe et la mort inévitable. Et les bons souvenirs du passé, il faut en être riche, les emporter avec soi sur le chemin de sa vie, car ce sont eux qui nous rendent heureux au présent, et capables d’accepter la mort. Le passé ne doit pas être recherché à la place de la vie, mais comme un précieux bagage qui nous accompagne dans le présent et l’avenir.


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    21 min
  • COLETTE, LES VRILLES DE LA VIGNE - SIDO #7 La célébration de l'amitié

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    Dans trois chapitres des Vrilles de la vigne, Colette célèbre son amitié avec Valentine, jeune femme de la bourgeoisie parisienne avec qui elle est restée liée, après sa rupture avec Willy et le début de sa carrière sur scène. L’amitié est célébrée comme un lien de tendresse et de fidélité malgré les différences entre les deux personnes. Colette en tire une analyse globale de l’amitié, qui peut avoir plusieurs « formes », notamment un rapport qui n’est pas fusionnel, mais fait à la fois d’empathie et d’une distance amusée.

    Dans ces trois chapitres, le scénario est le même : Valentine vient prendre le goûter chez Colette et, après quelques minutes, se met à pleurer puis reçoit la consolation de son amie. Valentine pleure la séparation avec son amant, un peintre parisien. Ces chapitres sont constitués de très longs dialogues. Colette, l’amie, est d’abord là pour l’écouter exprimer ses malheurs et raconter ses histoires avec le peintre.Puis elle la console en  en lui disant ce qu’elle a besoin d’entendre, c’est-à-dire un discours optimiste : « il va la rappeler ! »

    Enfin, Colette la console en lui proposant une analyse psychologique : quelles sont les différentes étapes du deuil d’une relation amoureuse ? Cela permet à Valentine de prendre de la distance sur sa tristesse présente et ouvre une perspective positive pour l’avenir.


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    11 min
  • COLETTE, LES VRILLES DE LA VIGNE - SIDO #6 La célébration de l'amour sensuel

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    Le chapitre « Nuit blanche » fait le récit d’une nuit passée à deux dans un lit : on identifie aisément Colette et son amante Missy. Le texte s’ouvre sur une longue description du lit, symbole de l’amour et de la sensualité, qui est même personnifié comme un dieu. L’amour est vu ici comme une pure fusion entre deux êtres, et la sensualité est marquée par la présence de l’odeur des corps, la pesanteur des corps qui s’enfoncent dans le lit, la lumière tamisée de la lampe dans la nuit.

    À la fin de « Nuit blanche », le récit se fait au futur, comme une sorte de fantasme ou de rêve sensuel et érotique, et se termine avec le plaisir, l’orgasme : la « volupté ».

    Dans "Chanson de la danseuse", le plaisir sensuel est mis en parallèle avec la course gracieuse dans la nature, et à la grâce de la danse, comme si tout cela n’était que des formes différentes du plaisir que Colette prend à vivre, au milieu du monde. Le plaisir vient aussi de la description de sa beauté et de son propre pouvoir de séduction.


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    20 min
  • COLETTE, LES VRILLES DE LA VIGNE - SIDO #5 La célébration ambigüe de la vie parisienne

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    Dès la première page de Sido, l’opposition entre Paris et la province apparaît, dans la longue tirade de la mère de Colette, Sido. Celle-ci présente les Parisiens de manière ironique, par leur sentiment de supériorité. Elle fait le choix explicite d’appartenir à la province, dont elle fait l’éloge pour la « pureté des mœurs » et la beauté des maisons anciennes.

    Pourtant, ce choix n’empêche pas sa mère d’être attirée par bien des aspects du Paris moderne, comme les théâtres, la mode, les fêtes, le luxe… Il s’y rend tous les deux ans et en rapporte des souvenirs (programmes des spectacles, chocolat, parfum…) et le plaisir de raconter son séjour.

    Paris, à une certaine époque de la vie de Colette, est le lieu de la liberté et de l’émancipation. Après sa séparation avec Willy, Colette se lance dans la carrière du music-hall, elle monte sur scène. Si cela l’exclut de la haute bourgeoisie parisienne, elle célèbre ce qu’elle y gagne : non seulement la liberté, notamment financière, mais aussi l’authenticité des relations sociales et la fierté de faire scandale. Elle fréquente des femmes qui vendent leurs charmes, et les préfère à tous les « gens laids », faux.


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    16 min
  • COLETTE, LES VRILLES DE LA VIGNE - SIDO #4 Les animaux pour parler des humains

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    Les chiens et les chats qui apparaissent, parfois comme personnages principaux dans Les Vrilles de la vigne, font revivre les animaux familiers de la vie intime de Colette. Mais ils ont surtout comme fonction d’illustrer les comportements humains, et en particulier de porter la complexité des points de vue et de la psychologie de Colette. 

    L’opposition entre chien et chat. Les chiens sont « chaleureux » se donnent aisément à leur maîtresse chez qui ils comblent un fort besoin de reconnaissance et d’affection. Mais c’est « un peu trop facile ». Les chats, quant à eux, ont une humeur plus changeante et complexe, et une personnalité plus affirmée, liée à leur hyper-sensibilité (« hyperesthésie »). Leur caractère exige une initiation, une expertise : ils ne se donnent qu’à qui sait les prendre. Il est évident que les chats sont le modèle de Colette elle-même.

    Les chats permettent aussi de peindre les rapports amoureux humains, et d’en donner une représentation ambigüe, à la fois érotique et marquée par une certaine violence, dont on a du mal à savoir si elle appartient complètement au scénario amoureux ou si elle est porteuse d’une souffrance réelle. La tirade du « Matou » montre en tout cas une forme de sensualité qui révèle chez Colette un goût certain pour le scandale, mais aussi des blessures personnelles.



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    13 min
  • COLETTE, LES VRILLES DE LA VIGNE - SIDO #3 Le spectacle des animaux

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    Célébrer les animaux, les « bêtes » comme dit Colette, se fait dans le même esprit qu’avec les paysages de la nature, pour le plaisir et l’exaltation des sens. Ce plaisir ne tombe pas tout seul, il exige une initiation, qui lui vient de sa mère Sido. L’observation des oiseaux et des insectes ailés donnent lieu à des scènes à la fois poétiques et si précises qu’elles ressemblent à des descriptions savantes. Symboles de grâce et de liberté absolue, ils révèlent le rêve d’apesanteur de Colette, en lien avec la légèreté de son pas de jeune fille se promenant dans la campagne, ou avec son statut de danseuse. Enfin, le spectacle des animaux est toujours parfaitement harmonieux, comme s’il représentait une harmonie originelle, pure, qui donne lieu à un extraordinaire spectacle à voir et à entendre.


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    21 min
  • COLETTE, LES VRILLES DE LA VIGNE - SIDO #2 La célébration de la nature

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    La nature, les paysages, les fleurs, les arbres, la forêt, la plage ou encore la ville sous la neige, sont omniprésents dans les récits de Colette. Ils sont toujours célébrés pour leur beauté, dans une extase qui convoque et mêle tous les sens, comme dans cet extrait :

    "Je tendais mes oreilles « sur Moutiers » ; de l’horizon venaient un bruit égal de perles versées dans l’eau et la plate odeur de l’étang criblé de pluie, vannée sur ses vases verdâtres… Et j’attendais, quelques instants, que les douces gouttes d’une averse d’été, sur mes joues, sur mes lèvres, attestassent l’infaillibilité de celle qu’un seul être au monde – mon père – nommait « Sido »."

    Sido,« Sido ».


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    19 min

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Ce podcast du site (http://www.aufonddelaclasse.com) propose une série de cours pour bien comprendre les méthodes et bien connaître les œuvres au programme de l’écrit et de l’oral de français du bac. Des outils pour travailler avec intelligence, plaisir et efficacité : dissertation, commentaire, explication linéaire, grammaire, Molière, Rimbaud, Marivaux, l'Abbé Prévost, Lagarce, Colette, Balzac, Rabelais, La Bruyère, Olympe de Gouges...

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