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Ophélie Latil parle très bien d’argent. Elle en parle même aux autres : aux femmes qu’elle accompagne, aux collectifs féministes, aux structures qu’elle forme sur l’égalité, les discriminations, l’autonomie financière et la négociation salariale. Mais quand il s’agit de son propre argent, tout se complique.
Elle a grandi dans une famille bourgeoise où “on ne parle pas d’argent”, mais où il manquait pourtant cruellement. Une enfance marquée par le déclassement, la honte, les études qu’il faut financer, les désirs qu’on apprend à taire. Et puis il y cette conviction que l’indépendance des femmes passe aussi par leur capacité à gagner, demander et garder leur argent.
Fondatrice du collectif Georgette Sand, Ophélie se bat depuis des années pour l’émancipation économique des femmes, dans le sillage de George Sand, qui avait compris avant beaucoup d’autres que la liberté commence souvent par un compte en banque.
Elle raconte son attirance-répulsion pour l’argent, la peur de manquer, le travail militant gratuit, la difficulté à se faire payer quand on défend les autres, et cette question très inconfortable : comment apprendre aux femmes à demander plus quand soi-même, on a encore du mal à le faire ?
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By Laurence Vély5
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Ophélie Latil parle très bien d’argent. Elle en parle même aux autres : aux femmes qu’elle accompagne, aux collectifs féministes, aux structures qu’elle forme sur l’égalité, les discriminations, l’autonomie financière et la négociation salariale. Mais quand il s’agit de son propre argent, tout se complique.
Elle a grandi dans une famille bourgeoise où “on ne parle pas d’argent”, mais où il manquait pourtant cruellement. Une enfance marquée par le déclassement, la honte, les études qu’il faut financer, les désirs qu’on apprend à taire. Et puis il y cette conviction que l’indépendance des femmes passe aussi par leur capacité à gagner, demander et garder leur argent.
Fondatrice du collectif Georgette Sand, Ophélie se bat depuis des années pour l’émancipation économique des femmes, dans le sillage de George Sand, qui avait compris avant beaucoup d’autres que la liberté commence souvent par un compte en banque.
Elle raconte son attirance-répulsion pour l’argent, la peur de manquer, le travail militant gratuit, la difficulté à se faire payer quand on défend les autres, et cette question très inconfortable : comment apprendre aux femmes à demander plus quand soi-même, on a encore du mal à le faire ?
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