"Comme lorsqu’un chantier se charge non seulement de ses matériaux, de sa logistique, mais aussi des histoires qu’on se raconte, des fêtes qu’on se donne, lorsque le corps vibre de ce défi de la matière, terminer le chantier pour telle date, oeuvrer sans compter les heures de travail, mais où parfois l’urgence d’un certain timing devient une vitesse sur place, une machine de guerre entrain de bâtir. Et ça, je crois que c’est le plus important, ce moment précis où ça se densifie, où l’oeuvre terminée appelle ce corps collectif qui s’est mis en mouvement, la confiance qui s’est installée, le langage qu’on s’est créé, tout ce qui, finalement, n’est pas pure production, ou alors une production vidée de son économie, une production restituée à nos gestes, à nos usages communs." (Constellations, Savoir-faire, 2.d)Ici, il sera question de se lancer dans une aventure, sans vraiment savoir où tout cela pourrait mener, si ce n’est au plaisir partagé de l’avoir fait ensemble. Anto nous raconte…