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Radio Classique met à l’honneur ce dimanche soir Mozart, l’un des compositeurs les plus populaires et les plus aimés.
De ses premières œuvres, comme la Sonate pour violon et piano K 8 à son ultime chef d’œuvre, le Requiem, vous pourrez revivre sa prodigieuse et foisonnante carrière. Autres temps forts de cette soirée : le Concerto pour piano n°9 « Jeunehomme » dans l’interprétation d’Alfred Brendel et de l’Orchestre Philharmonique de Vienne sous la direction de Charles Mackerras, le Quatuor à cordes n°15, dédié à Joseph Haydn, par le Quatuor Alban Berg ou encore la Symphonie n°41 « Jupiter », ultime symphonie de Mozart, par l’Orchestre de Chambre d’Europe dirigé par Nikolaus Harnoncourt, ainsi que le Quintette avec clarinette par Pierre Génisson et le Quartet 212. L’opéra ne sera pas oublié.
C’est ainsi que vous pourrez entendre le trio « Soave sia il vento » de Cosi fan tutte dans l’interprétation de Gundula Janowitz, Brigitte Fassbaender et Rolando Panerai avec l’Orchestre Philharmonique de Vienne dirigé par Karl Böhm, ou encore l’air de Vitellia « Non più di fiori » de La Clémence de Titus par chanté par Karine Deshayes avec Pierre Génisson et le Concerto Köln dirigé par Jakub Lehmann. Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique grâce au DAB+ dans de nombreuses villes.
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Radio Classique vous propose de vivre ou de revivre, ce samedi à 20 heures, le concert que l’Orchestre de Paris a donné le 8 avril dernier à la Philharmonie de Paris sous la direction d’Esa-Pekka Salonen.
Au programme, le poème symphonique Don Juan de Richard Strauss, le Concerto pour violon n°2 de Béla Bartok et la Symphonie n° 5 de Jean Sibelius. Ce concert sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Paris et dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+
Jean-Michel Dhuez
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Chef d’orchestre, violoncelliste et directeur artistique du Festival Les Escapades Musicales qu’il a fondé en 2010, Pejman Memarzadeh sera l’invité du Journal du Classique aux cotés de Laure Favre-Kahn, l’une des artistes invitées de la prochaine édition.
Ils évoqueront la programmation et les grandes lignes des Escapades Musicales qui auront lieu du 18 juin au 18 juillet dans le Bassin d’Arcachon. Quinze concerts sont programmés, tous en plein air, dans quinze lieux différents, ce qui fait l’une des spécificités de ce festival.
Jean-Michel Dhuez
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Depuis la mi-mars et jusqu’à la mi-juillet le Musée d’Orsay présente deux expositions consacrées aux œuvres d’Auguste Renoir. À cette occasion, le musée propose plusieurs concerts pour célébrer Renoir et la musique
Pierre-Auguste Renoir, dit Auguste Renoir, est la tête d’affiche du Musée d’Orsay qui propose en ce moment, à l’occasion de son 40e anniversaire, deux grandes expositions au grand peintre impressionniste français. Jusqu’au 5 juillet c’est le Renoir dessinateur et ses œuvres sur papier, 120 esquisses, dessins à base de pastel, d’encre de Chine, de sanguine, de fusain, d’aquarelle, d’estompe, ou de graphite, qui sont exposés dans la galerie Seine.
«Renoir dessinateur»
Cette expo met en lumière l’importance des techniques sur papier dans l’évolution de l’art de Renoir et dévoile les liens entre ses peintures et ses dessins.
Avec le généreux soutien de @MorganStanley et @TF1. pic.twitter.com/yWxTii7Sov
— Musée d’Orsay (@MuseeOrsay) March 14, 2026
Parallèlement, dans le grand espace Exposition du Musée d’Orsay et jusqu’au 19 juillet, c’est Renoir et l’amour : La modernité heureuse qui sont mis à l’honneur à travers une cinquantaine de tableaux de la première partie de sa carrière (1865-1885). Période au cours de laquelle l’artiste a créé ses plus grands chefs-d’œuvre parmi lesquels Le Bal du moulin de la Galette, Le Déjeuner aux canotiers ou encore La Promenade.
Deux magnifiques expositions que le Musée d’Orsay a souhaité accompagner en musique dans le cadre d’un cycle Renoir et la musique à travers cinq concerts. Le 19 mai, ce sont les musiciens de l’Orchestre de chambre de Paris dirigés par Thomas Hengelbrock qui interpréteront des œuvres de Charles Gounod et Adolphe Blanc dans la nef du musée.
Le 28 mai, dans l’Auditorium du musée, place à l’Orchestre de chambre Pelléas, sous la direction de Benjamin Lévy, qui accompagnera la soprano Magali Léger sur des œuvres de Jacques Offenbach et Emmanuel Chabrier.
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Au mois de juin trois concerts seront proposés. Le 2, à nouveau l’Orchestre de chambre de Paris qui interprétera des morceaux d’Igor Stravinsky et Camille Saint-Saëns ainsi qu’en création mondiale un poème symphonique pour violoncelle et orchestre (commandé par le festival d’Auvers-sur-Oise), composé par Thierry Escaich et que jouera la jeune violoncelliste russe Anastasia Kobekina.
Exposition «Renoir et l’amour»
Les tableaux colorés et joyeux de Renoir portent sur son époque un regard original, placé sous le signe de l’amour, vu comme force régissant les relations humaines et sentiment guidant l’artiste. pic.twitter.com/TkozIiWNKg
— Musée d’Orsay (@MuseeOrsay) March 16, 2026
La mezzo-soprano canadienne Marie-Nicole Lemieux reviendra pour la troisième fois sur la scène de l’Auditorium le 4 juin pour chanter des œuvres de Johannes Brahms et Jules Massenet, accompagnée par Daniel Blumenthal (piano) et Tony Nys (alto). Enfin le 9 juin, la mezzo-soprano Axelle Fanyo et la pianiste Susan Manoff clôtureront ce cycle Renoir et la musique en interprétant un programme de musique légère comprenant des airs de Jacques Offenbach, Maurice Ravel, Isabelle Aboulker et André Messager.
Une belle opportunité de rappeler la passion qu’avait Auguste Renoir pour la musique, un art qui l’a accompagné toute sa vie. Le musée rappelle qu’enfant le peintre chantait à l’église Saint-Eustache dans la chorale que dirigeait Charles Gounod. Plus tard, il fréquenta de grands musiciens de son époque tels que Jacques Offenbach, Emmanuel Chabrier, Richard Wagner ou Claude Debussy et sa toile Jeunes filles au piano, conservée au Musée d’Orsay, incarne superbement cette engouement.
Philippe Gault
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C’est ce qu’on appelle un scoop. Patrice Duhamel, directeur général de Radio France et de France Télévision, journaliste politique du temps de l’ORTF publie un livre, Le Crépuscule des Dieux (éditions de l’Observatoire), dans lequel il révèle que Georges Pompidou, mort avant la fin de son mandat, se savait malade avant d’accéder au pouvoir – comme François Mitterrand. Invité de la matinale de Radio Classique, il revient sur ce secret d’État caché pendant une cinquantaine d’années.
Racontez-nous ce qui s’est réellement passé avec la maladie de Georges Pompidou, qu’il a cachée tout en ignorant de quoi il souffrait. Vous avez eu accès à des documents inédits qui apportent des informations nouvelles sur un véritable mensonge d’État.
PATRICE DUHAMEL : J’ai eu accès à un document qui m’a saisi dès la première lecture, il y a environ sept à huit mois. J’avais déjà bien avancé sur le livre, mais il remettait en cause tout ce que je pensais savoir sur la maladie de Georges Pompidou. Il s’agit du journal tenu par le grand professeur Jean Bernard — un homme tout à fait exceptionnel — qui était l’un des trois médecins de Georges Pompidou. Et je dis bien l’un des trois, car cela fait partie du drame : il n’avait pas le droit de voir Georges Pompidou. Il ne l’a vu qu’à la veille de sa mort.
Mais lui savait tout.
P.D. Ce journal est absolument saisissant. Écrit une à deux fois par semaine, le professeur Jean Bernard y consigne tout. Il faut savoir qu’il était à l’époque une figure médicale absolument majeure, académicien français, futur président du Comité d’éthique nommé par François Mitterrand, gaulliste fervent, résistant exemplaire.
Et tout commence le 17 octobre 1968. Georges Pompidou avait eu un petit souci de santé pendant les vacances, après avoir quitté Matignon au lendemain de mai 68. Il avait fait une hémorragie des gencives en Bretagne et, à son retour à Paris, il était vraiment épuisé. Son fils, médecin, fait faire des analyses plus poussées et les apporte au professeur Jean Bernard. Celui-ci les examine avec Alain Pompidou et le médecin de famille, le docteur Vignalou, et conclut : « C’est une leucémie lymphoïde chronique. » Il évoque une espérance de vie comprise entre un et dix ans.
Peu à peu, au fil des analyses qu’il reçoit en permanence — et c’est un très grand médecin, il a quasiment inventé l’hématologie moderne, il soignait d’ailleurs en parallèle le Chah d’Iran atteint de la même maladie — il comprend que l’on sera bien plus près de l’année que des dix ans.
Pompidou, lui, sait. Il faut être très précis. Avant même son élection, il sait qu’il est malade et très malade. Il sait que c’est une maladie du sang, qu’il fait des hémorragies. Son fils lui montre les résultats. Pompidou n’est pas médecin, mais il voit bien que c’est un problème.
En tout cas, Pompidou sait qu’il a une maladie sérieuse, et il va quand même se présenter à la présidence.
P.D. Il sait également qu’il est question qu’il soit transfusé. Mais garder le secret sur des transfusions, ce n’est pas évident quand on est candidat à la présidence de la République. Et cela aura des effets politiques immédiats. Dans le journal, Jean Bernard évoque l’appel de Rome — début 1969, Pompidou déclare à quelques journalistes, en allant voir le pape : « Le jour où le général s’en va, je serai candidat. » Colère du général de Gaulle — surtout en privé, plus modérée en public, parce que de Gaulle sait, par Jacques Foccart, son conseiller de l’ombre, que Pompidou est malade.
Donc dans son cercle le plus secret, de Gaulle est informé de la maladie de Pompidou, et cela modère sa réaction publique.
P.D. Exactement. De Gaulle aurait pu frapper bien plus fort. Il se contente de faire dire, à l’issue d’un conseil des ministres : « J’ai été élu pour sept ans, je ferai mes sept ans. » Et ce que note le professeur Jean Bernard à propos de l’appel de Rome, c’est que cet acte est la conséquence directe du traitement.
Pompidou sait qu’il suit un traitement de cheval — de la cortisone à haute dose, avec des effets physiques marqués. Jean Bernard indique que l’appel de Rome est en partie l’effet de cette cortisone, qui agit comme un euphorisant. Il y a donc des effets politiques directs. On sent très bien que le professeur considère que Pompidou n’aurait pas dû se présenter.
Pour ce qui est des difficultés de Pompidou à exercer son mandat jusqu’à la mort — les voyages à Reykjavik, à Moscou, en Chine — on peut presque parler d’une agonie politique. Mais ce que l’on veut savoir, de vous, homme de radio et de télévision : comment, à partir du moment où la maladie est connue de quelques-uns, fabrique-t-on un mensonge d’État ? L’entourage n’est pas transparent…
P.D. L’entourage ne sait pas. Il perçoit que le président est très affaibli et épuisé, mais il ne sait pas réellement à quel point. Et l’ORTF — qui est à l’époque le seul média audiovisuel, il n’y a ni chaîne privée, ni chaîne d’information en continu — va entretenir ce secret.
S’il y avait eu CNN ou LCI à l’époque, ça n’aurait pas pu tenir.
P.D. Il y aurait eu un breaking news avec des médecins en plateau pour expliquer ce qu’était cette leucémie.
Et vous, vous avez participé à cela ?
P.D. J’étais à Reykjavik ce fameux jour où l’on découvre le changement de physionomie du président. Il a le visage gonflé, il a du mal à descendre la passerelle de l’avion. Je me trouve au pied de l’avion, à côté d’un confrère américain qui se tourne vers moi et me dit : « Mais votre président est mourant. » Je lui réponds non, qu’il souffre de grippes à répétition — c’était la thèse officielle : grippe, fatigue, hémorroïdes…
Et qu’est-ce que vous pensiez vraiment à ce moment-là ? Est-ce que vous mentiez à votre confrère ?
P.D. Non, à ce moment-là, j’y croyais sincèrement. Je suis fils et frère de médecin, mais je ne suis pas médecin moi-même. En revanche, ce jour-là, on me fait revenir à Paris en urgence. Les archives vidéo existent. Et dès mon retour, je suis convoqué par un des patrons de l’information, qui me demande : « Savez-vous garder un secret d’État ? »
J’avais 26 ou 27 ans, je bafouille un oui peu glorieux. Et on m’annonce le secret d’État : pas de gros plan du président de la République. J’ai compris immédiatement que c’était grave, que ce n’était pas une grippe. À partir de ce moment-là, je savais que c’était sérieux, sans savoir exactement de quoi il s’agissait.
Les services de l’ORTF, qui préparent habituellement des nécrologies et des images d’archive pour toutes les grandes personnalités, ont eu l’interdiction d’en préparer pour Pompidou, par peur qu’on découvre le secret. Si bien qu’au moment de sa mort, il n’existe pas de portrait. Et c’est finalement une équipe japonaise qui détenait les meilleures images. L’avion qui les ramenait à Tokyo a été fait atterrir à Athènes — on ne pouvait pas survoler l’Union soviétique à l’époque, c’était la Guerre froide — et le premier grand portrait de Pompidou diffusé sur la première chaîne était celui réalisé par la télévision japonaise, avec le commentaire en japonais remplacé par un commentaire en français.
Ce qui n’est pas franchement déontologique.
P.D. Absolument. Et ce document a d’ailleurs disparu des archives : j’ai cherché, et si les images de Reykjavik sont visibles sur le site de l’INA, ce portrait-là est introuvable.
Ces archives du professeur Bernard sont tellement bouleversantes qu’elles vous ont obligé à revoir le plan de votre livre. Il y a donc d’un côté ce récit de la fin de vie de Pompidou — avec des entrées dans son intimité presque troublantes — et de l’autre, une réflexion plus large sur la santé des présidents et le secret qui les entoure. L’interview touche à sa fin : quelle conclusion tirez-vous, sur l’information et la politique ?
P.D. Il y a l’aspect du secret d’État et de l’intimité. Dans le livre, je présente les faits. Dans la conclusion, je donne mon sentiment personnel. Je pense que la maladie d’un président de la République ne doit pas être un secret d’État. Alors, que faut-il dire exactement ? C’est une question à débattre avec les médecins.
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Mais le chef des armées, le seul qui dispose de la maîtrise de la dissuasion nucléaire, lorsqu’il est très malade et très souffrant — comme l’ont été Pompidou puis Mitterrand — cela pose un problème politique, institutionnel, et même philosophique. J’écris que c’est une anomalie démocratique. Et je conclus — je reconnais que c’est un peu rude — en disant que ce que j’ai observé, c’est que dans les dix-huit derniers mois à deux ans, ni Pompidou ni Mitterrand n’avaient la force de présider, ni le courage de démissionner.
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L’affrication est phénomène phonétique qui désigne le processus par lequel une consonne simple se transforme en un son double, plus complexe et plus explosif. Contrairement aux idées reçues, les jeunes ne sont pas les seuls concernés. Nous le pratiquons tous au quotidien, parfois sans le savoir.
Une phrase parue dans Libération en janvier 2024 illustre parfaitement le phénomène : « Amandjine mange à la cantchine. » Au Québec, l’affrication est particulièrement perceptible. Lorsqu’on prononce tu ou dimanche, le T et le D placés devant les voyelles I et U se transforment : tu devient tsou, di devient dzi. Il ne s’agit ni d’un défaut, ni d’un accent folklorique, mais bien d’un phénomène linguistique documenté et analysé.
Le terme affrication est issu du latin affricare — avec deux « f » — signifiant frotter contre. Il désigne un mode d’articulation des consonnes reposant sur deux temps successifs : d’abord une obstruction du passage de l’air dans le conduit vocal (l’occlusion, qui donne les sons T et D), immédiatement suivie d’un resserrement de ce même conduit (la constriction, qui produit les sons tch et dj).
L’affrication est un puissant moteur de l’évolution des langues. L’allemand en offre de nombreux exemples : le p latin de pater est ainsi devenu le pf de Pfeffer (le poivre) ; le t de two en anglais a donné zwo en allemand, puis zwei (deux). Les consonnes bougent, glissent et s’enrichissent au fil du temps.
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En France, le phénomène s’intensifie depuis les années 1980 et suscite même des polémiques. Cette prononciation, originaire du sud de la France — notamment de Marseille — gagne progressivement du terrain. Elle est aujourd’hui de plus en plus perceptible chez les jeunes générations. Adoptera-t-on tous cette prononciation un jour ? Rien n’est moins sûr. La langue et la prononciation sont pleines de surprises. Dans le cadre de l’enseignement, il convient toutefois de signaler aux élèves lorsqu’ils s’écartent de la prononciation attendue.
Karine Dijoud
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Plusieurs spectacles programmés par l’Opéra national de Paris (OnP) à l’Opéra Bastille et au Palais Garnier fin avril et début mai ont dû être annulés en raison d’un mouvement de grève d’une partie du personnel. D’autres représentations sont menacées la semaine prochaine.
« Nous avons le regret de vous informer que la représentation de La Dame aux camélias du 5 mai 2026 à 19h30 au Palais Garnier est annulée en raison d’un mouvement de grève suivi par une partie du personnel de l’Opéra national de Paris. Nous vous présentons nos excuses et vous proposons le remboursement de vos billets ». C’est le message qu’ont reçu les spectateurs qui avaient réservé pour assister à la première du ballet de John Neumeier sur une musique de Frédéric Chopin.
Le même soir, la représentation de Rusalka, l’opéra d’Antonin Dvorak que devait diriger à l’Opéra Bastille Kazushi Ōno avec la soprano Nicole Car et le ténor russe Sergey Skorokhodov dans les rôles principaux, a également été annulée. Mercredi, c’est une représentation à Bastille de Roméo et Juliette, dans la chorégraphie de Rudolf Noureev et à nouveau celle de La Dame aux Camélias à Garnier qui ont été annulées alors que les deux salles affichaient complet.
Ces annulations sont dues à un mouvement de grève d’une partie des personnels administratifs et techniques de l’OnP qui ont refusé de signer un accord collectif portant sur les revalorisations salariales. Des arrêts de travail qui avaient déjà provoqué l’annulation d’une représentation de Roméo et Juliette le 24 avril et, le lendemain, du cours public du ballet à l’Opéra Bastille.
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Selon le préavis déposé par les grévistes, une autre journée d’arrêt de travail est prévue le mardi 12 mai. Ce sont à nouveau des représentations de Roméo et Juliette à Bastille et de La Dame aux camélias à Garnier qui pourraient donc être affectées si d’ici là les négociations n’ont pas abouti. En revanche, pas de souci pour tous ceux qui souhaitent découvrir les bâtiments de l’OnP et participer à des activités participatives ce samedi à l’occasion de l’édition 2026 de l’opération nationale Tous à l’Opéra !
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La Flûte enchantée est le dernier opéra de Mozart, qui meurt quelques semaines après la première représentation. Jouée pour la première fois en 1791, le succès est immédiat et la centième représentation est atteinte en à peine un an. Il s’agit aujourd’hui d’un des opéras les plus joués au monde. Découvrez l’intrigante histoire de La Flûte enchantée.
Le 30 septembre 1791, La Flûte enchantée est jouée pour la première fois à Vienne et c’est Mozart lui-même qui dirige l’orchestre. Paralysé par le trac, on dit que le compositeur se serait enfui dans les coulisses à la fin du premier acte, face aux maigres applaudissements. Mais, à la fin du deuxième acte, le public est conquis et c’est un véritable triomphe.
La particularité de cet opéra ? Mozart l’a composé pour être à la portée de tous. Du public populaire des faubourgs de Vienne aux spectateurs habituels et exigeants, tout le monde s’y rend. Le librettiste Emmanuel Schikaneder est un ami de Mozart, il puise dans un conte de fées oriental, Lulu ou la flûte enchantée, extrait du recueil Dschinnistan du poète allemand Christoph Martin Wieland.
Tamino a 20 ans. Ce prince égyptien est un jeune homme empreint de sagesse. Alors qu’il est en voyage dans un pays inconnu, des sifflements se font entendre, un serpent s’approche de lui… Effrayé, Tamino est pris de court et tente de se défendre, mais en vain. L’animal le mord et il tombe dans les pommes.
C’est alors que trois mystérieuses femmes apparaissent et tuent le serpent pour sauver ce beau jeune homme, avant de disparaître. À son réveil, le prince égyptien fait la connaissance de l’oiseleur Papageno. Espiègle et opportuniste, il se joue de lui et se vante d’être son sauveur.
Indignées par cette mascarade, les trois femmes réapparaissent et punissent Papageno. Pour lui, habitué à jouir des plaisirs gourmands de la vie, le châtiment est cruel. En effet, il est condamné à manger, à la place de pâtisseries, des pierres, et doit renoncer au vin pour ne boire que de l’eau. Pire, notre oiseleur est muselé par un cadenas en or.
Les trois créatures, qui sont les dames d’honneur de la Reine de la Nuit, se dévoilent à Tamino, et lui montrent un portrait de la fille de la souveraine, Pamina. Frappé par sa beauté, il tombe sous le charme de cette femme aux beaux yeux noirs, aux lèvres rouges et aux cheveux blonds. Il chante avec profondeur son ravissement et son amour naissant dans le célèbre air « Dies Bildnis ist bezaubernd schön » (Ce portrait est un ravissement).
Mais elle a été enlevée à sa mère et elle est retenue captive dans le palais du grand-prêtre Sarastro, dépeint comme maléfique et tyrannique. Prenant son courage à deux mains, notre héros décide de se rendre dans son royaume pour la délivrer. La Reine de la nuit va même jusqu’à lui promettre la main de sa fille s’il parvient à ses fins.
De son côté, Papageno, attristé de ne plus pouvoir parler, promet de ne plus mentir et les trois dames le libèrent de sa sentence. Les deux hommes peuvent repartir, et se voient remettre des instruments exceptionnels aux vertus secrètes. Tamino reçoit une flûte enchantée, et Papageno un jeu de clochettes magiques. Pour finir, trois jeunes garçons leur serviront de guide tout au long de leur voyage. Ils conseillent à Tamino de rester « ferme, patient et discret ».
Au palais de Sarastro, Pamina est importunée par le serviteur maure Monostatos. C’est un homme grotesque et agressif qui n’est guidé que par ses pulsions. Toutefois, son calvaire aura une fin : alors qu’elle est seule dans sa chambre, Papageno la retrouve et lui apprend qu’un prince s’apprête à la libérer de son bourreau.
Pendant ce temps, un prêtre ouvre les yeux de Tamino sur le véritable fond de Sarastro, un être de lumière et de sagesse. La Reine de la nuit – à l’image de son nom ! – est en réalité un personnage aux sombres desseins. C’est alors que Tamino joue de sa flûte dans l’espoir que Pamina entendra ces doux sons. Si elle ne répond pas, le prince parvient toutefois à entendre l’harmonie des clochettes de Papageno. Il est rassuré de se savoir proche du but.
Alors qu’ils tentent de s’enfuir, Papageno et Pamina sont rattrapés par le serviteur Monostatos et ses esclaves. Seule issue possible pour se débarrasser de leurs bourreaux, l’oiseleur décide de jouer de son carillon magique pour les ensorceler. Une force invisible contraint subitement les ravisseurs à danser et à chanter avant de les faire disparaître. Tous deux se réjouissent de cette scène comique et célèbrent le succès permis par l’instrument magique.
Tout à coup, Sarastro apparaît avec une procession de prêtres. Face à eux, c’est une Pamina désolée qui demande le pardon : si elle cherchait à fuir, c’était pour se défaire de l’horrible étreinte de Monostatos. Attendri, Sarastro la rassure et amène le jeune prince auprès d’elle. Enfin réunis, le coup de foudre est mutuel entre nos deux amoureux.
C’est alors que Monostatos réapparaît avec ses esclaves, il les sépare et vante ses mérites auprès de son maître. Loin d’être dupe, Sarastro le condamne à recevoir des coups de fouet sur la plante des pieds. Pour Pamina et Tamino, le mariage est acté !
On pourrait penser que l’histoire s’arrête là, mais d’autres épreuves attendent nos héros. Tamino et Papageno doivent maintenant déchirer les ténèbres et espérer entrer dans le Temple de la Lumière, symbole de sagesse suprême. Quant à Pamina, elle retourne au palais pour attendre son bien-aimé.
Sarastro demande aux prêtres de veiller sur Tamino car c’est un jeune homme de valeur, discret et généreux. Les prêtres s’assurent également des aspirations des amis. Celles de Tamino sont jugées nobles, il se sent prêt à se battre au péril de sa vie pour accéder à la sagesse et à vivre le grand amour avec Pamina.
Celles de Papageno, hélas, ne le sont pas. En effet, l’oiseleur estime ne pas avoir besoin de sagesse, ne vouloir jouir que des plaisirs simples de la vie et désespère de trouver un jour son amour. Il ne cherche donc ni grandeur ni sagesse. Pour le convaincre de se lancer dans les épreuves, les prêtres lui promettent sa dulcinée : la jeune et belle Papagena. Alléché par cette proposition, Papageno accepte.
La première épreuve est une quête de la Vérité. La seule et unique consigne ? Ils ont pour ordre de conserver le silence. Cependant, seul Tamino y parvient, tandis que l’oiseleur ne peut résister à parler aux trois dames d’honneurs, venues les déstabiliser. L’espiègle Papageno prend même plaisir à bavarder avec une vieille femme qui lui affirme être sa bien-aimée, mais elle disparaît avant d’avoir pu lui dire son nom, laissant Papageno désespéré. Il promet de ne plus dire un mot et de tenir bon.
Au même moment, la Reine de la nuit, qui erre dans les galeries souterraines du Temple, parvient à rejoindre Pamina. Furieuse de ne pas avoir accès à la lumière que possède Sarastro, elle prépare sa vengeance contre l’humanité. Elle ordonne à sa fille de tuer Sarastro avec un poignard spécialement aiguisé pour lui. Si la jeune femme échoue dans son projet, elle sera reniée par sa mère, qui le lui exprime dans la mélodie dramatique « Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen » (La vengeance de l’enfer bout en mon cœur). Proche du cri, cet air est un des plus célèbres de Mozart.
Lorsque Pamina se retrouve face à Sarastro, elle est complètement perdue. Il appelle à la bonté de la jeune femme en lui rappelant que la vengeance est proscrite dans son royaume. Dans le choral orné « In diesen heil’gen Hallen » (En ces hauts lieux sacrés), il lui demande avec profondeur de renoncer à la violence et de garder foi en l’humanité.
Attirée par les sons de la flûte enchantée, Pamina part rejoindre Tamino et Papageno, sans savoir qu’ils ont fait vœu de silence. Désemparée face à leur indifférence, elle croit avoir perdu l’amour de Tamino à tout jamais. Le désespoir est tel qu’elle songe au suicide et chante son malheur avec l’air « Ach, ich fühl’s, es ist verschwunden! » (Ah, je le sens, elle est évanouie !), empreint de tristesse et d’affliction.
Pour les prêtres, le dénouement approche et ils annoncent que le brave Tamino sera bientôt initié, ce qui n’est pas le cas de Papageno. Gai de nature, peu lui importe, tant qu’il peut continuer à profiter des plaisirs de la vie ! C’est alors que la vieille femme réapparaît et exige de lui qu’il l’épouse, qu’il renonce au monde et qu’il ne boive plus que de l’eau. Il ne manque pas de malice : il jure fidélité sans s’interdire de briser sa promesse s’il rencontre une beauté. Soudain, la vieille dame se change en séduisante apparition, mais le bonheur lui file des doigts car les prêtres estiment que Papageno n’est toujours pas digne de cet amour.
Toujours traversée par des pensées suicidaires, Pamina est rassurée par les trois garçons qui lui annoncent l’avènement prochain d’une nouvelle ère, synonyme de lumière et d’amour. Elle rejoint Tamino pour le guider dans ses dernières épreuves. C’est une réelle fusion initiatique qui s’opère puisqu’ils doivent affronter ensemble les quatre éléments : l’eau, le feu, l’air et la terre. La flûte enchantée leur permet de triompher de leurs aventures !
De son côté, Papageno désespère de retrouver un jour sa Papagena, au point d’envisager de se pendre à un arbre. Les trois garçons font une ultime apparition et lui conseillent vivement d’utiliser son carillon magique, en indiquant que la solution s’y trouve peut-être. Plein d’espoir, Papageno s’en empare et sa bien-aimée vient à lui. Les deux amoureux, traversés par la joie et la timidité de se retrouver, balbutient d’émotion dans le duo sentimental bien connu « Pa-Pa-Pa ».
Finalement, Sarastro célèbre les nouveaux initiés, et fête la communion de la sagesse, de la force et de la beauté. C’est le triomphe du Soleil et de la lumière face à la Reine de la nuit et à Monostatos, devenu son allié. Les forces des Ténèbres sont engloutis à tout jamais dans les profondeurs de la terre.
La Flûte enchantée, c’est à la fois un conte de fées, une histoire d’amour et une allégorie de la franc-maçonnerie. L’opéra est imprégné de pensées et de rites maçonniques explicites.
En effet, le chiffre trois est un symbole important pour la Franc-maçonnerie, et l’œuvre en est traversée. On y retrouve trois dames, trois jeunes garçons, trois esclaves, un tonnerre qui se fait entendre trois fois et un triple accord solennel qui ouvre l’opéra, ce qui n’est pas sans rappeler les coups frappés à l’entrée de la loge maçonnique.
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Les différentes étapes franchies par le héros lui permettent d’atteindre la Vérité à travers le parcours initiatique, bien connu de ses membres. Sa sagesse et ses réflexions le mènent à la connaissance de soi ainsi qu’au dévoilement. Le dévoilement, symbolisé par le renversement des rôles initialement attribués à Sarastro et à la Reine de la nuit, fait justement référence au protocole et aux rites maçonniques. L’opposition entre l’obscurantisme (la Reine de la nuit) et la lumière de la connaissance (le grand-prêtre Sarastro) fait de cet opéra une transposition de l’idéal maçonnique. La Flûte enchantée met ainsi en lumière nos questionnements sur la vie et illustre la recherche du spirituel.
Pour en savoir plus sur les liens de Mozart et la franc-maçonnerie, découvrez cet article !
Maeva Mellado
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L’Orchestre Philharmonique de Los Angeles proposera en juin plusieurs concerts pour célébrer les adieux de Gustavo Dudamel, son directeur musical depuis 2009. À cette occasion, sera joué pour la première fois un morceau spécifiquement composé par John Williams en hommage au chef d’orchestre vénézuélien.
Après 17 ans de mandat à la tête du Philharmonique de Los Angeles (LA Phil), Gustavo Dudamel fera ses adieux à l’institution californienne le mois prochain. Un départ qui sera dignement célébré par l’orchestre et le public californien lors de quatre concerts de gala. Les 5, 6 et 7 juin le maestro sera à l’honneur et dirigera l’orchestre et son chœur dans un programme comprenant Harmonium, une œuvre de John Adams et une composition du compositeur vénézuélien Antonio Estévez, Cantata Criola, que chanteront le ténor cubain Anthony León et un autre compatriote de Gustavo Dudamel, le baryton Gustavo Castillo.
Le 4 juin, ce sont les musiciens qui l’ont accompagné qui seront mis en vedette et en avant sur la scène du Walt Disney Concert Hall lors du concert « Celebrating the Musicians of the LA Phil ». Au programme, une première partie « classique » avec des extraits d’œuvres de Rossini, Paganini, Mozart, Mendelssohn, Tchaïkovski. Après l’entracte, place à un répertoire plus contemporain comprenant des morceaux de Philip Glass, Artie Shaw, Nino Rota, Andrés Martín, Gabriela Ortiz et, en première mondiale, une composition inédite de John Williams créée pour l’occasion.
Bravo Gustavo ! tel est le titre du morceau composé par l’illustre compositeur de musiques de film. Une brève fanfare écrite pour mettre en valeur la section des cuivres et des bois de l’orchestre. « John Williams est depuis longtemps un membre précieux de la famille du LA Phil, et ce geste est à la fois profondément touchant et source d’une immense joie », a déclaré Kim Noltemy, la présidente de l’institution. « Bravo Gustavo ! est un hommage tout à fait approprié, non seulement à Gustavo, mais aussi aux musiciens exceptionnels qui font vivre cet orchestre ».
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John Williams entretient depuis des décennies une relation étroite avec le Philharmonique de Los Angeles qu’il a dirigé à de nombreuses reprises et où ses compositions ont été souvent programmées. Ce sera d’ailleurs le cas les 27, 28 et 30 mai pour trois concerts consacrés notamment au Concerto pour piano et orchestre de John Williams qu’interprétera Emanuel Ax sous la direction d’Anna Handler, actuelle cheffe d’orchestre en résidence du LA Phil.
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Après cette série de concerts d’adieux, Gustavo Dudamel entamera son nouveau mandat de cinq ans à la tête de l’Orchestre Philharmonique de New York. Le nom de son successeur à Los Angeles n’a toujours pas été annoncé mais la nomination d‘Esa-Pekka Salonen en tant que directeur de la création du LA Phil à partir de la saison prochaine devrait permettre de pallier cette vacance au poste de directeur musical.
Philippe Gault
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