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  • Sir Simon Rattle nommé chef d’orchestre honoraire de la Staatskapelle de Berlin

    La Staatskapelle Berlin a attribué à Sir Simon Rattle le titre de chef d’orchestre honoraire « en reconnaissance de son œuvre artistique exceptionnelle ». Une distinction qui consacre 18 ans de collaboration étroite entre l’institution berlinoise et le maestro anglais.

    À 71 ans, Sir Simon Rattle ajoute son nom à la prestigieuse liste des chefs d’orchestre honoraires du Staatsoper Unter den Linden, parmi lesquels Pierre Boulez, Zubin Mehta et Otmar Suitner ou encore Daniel Barenboim, distingué en avril 2024. Depuis ses débuts à Berlin en 2008 dans Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, Simon Rattle a construit une étroite relation avec le Staatsoper Unter den Linden et la Staatskapelle Berlin où il a déjà dirigé dix créations d’opéra.

    L’annonce de cette nomination a été faite à l’issue du concert consacré à la Symphonie n° 2, dite « de la résurrection », de Gustav Mahler que dirigeait Sir Simon Rattle ce lundi au Staatsoper Unter den Linden. La notification officielle lui a été remise par Noémi Makkos, membre du conseil d’administration de l’orchestre, en présence de la directrice artistique Elisabeth Sobotka, du directeur musical général Christian Thielemann et de la sénatrice berlinoise à la Culture, Sarah Wedl-Wilson.

    Salué pour son travail sur l’œuvre de Janáček débuté en 2011

    L’institution berlinoise rappelle que le chef d’orchestre anglais, actuel directeur musical de l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise (BRSO), a réalisé à Berlin un cycle Leoš Janáček salué par le public et la critique, qui a débuté en 2011 avec des représentations de De la maison des morts et s’achève avec une nouvelle production de La Petite Renarde rusée que proposera le Staatsoper Unter den Linden à Brno (République Tchèque) à la fin de cette semaine.

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    Dans ses remerciements, Christian Thielemann a d’ailleurs fait référence au travail du maestro anglais sur l’œuvre du grand compositeur tchèque pour lequel « son engagement profond a contribué à la grande flexibilité musicale de la Staatskapelle (…) Notre collaboration avec Sir Simon Rattle s’est caractérisée, au fil de nombreuses années, par une grande intensité artistique et une confiance mutuelle. Sa curiosité, son ouverture d’esprit et son dévouement exceptionnel à la musique ont constamment enrichi et inspiré notre travail commun ».

    Philippe Gault

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    Jazz : Le Prix Django Reinhardt 2025 attribué au batteur Gautier Garrigue

    Un « limogeage brutal » ? L’Orchestre Symphonique de Boston va se séparer de son directeur musical Andris Nelsons

    Timothée Chalamet estime que l’opéra et le ballet « n’intéressent plus personne ». Les grandes institutions réagissent avec humour

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  • Liquidité & crash test du dirigeant

    Divorce, succession, soulte entre associés, rachat d’actions : les besoins en cash arrivent toujours au pire moment.

    Sans liquidité disponible, les conséquences sont lourdes : ventes précipitées d’actifs illiquides, financements coûteux, pression sur l’entreprise… autant d’arbitrages défavorables pour la famille que pour les équipes.

    Pour anticiper ces situations, ODDO BHF Banque Privée a développé un crash test du dirigeant, un scoring patrimonial permettant d’évaluer le niveau minimal de liquidités nécessaire pour éviter qu’un imprévu ne se transforme en crise.

    Écoutez la série de 6 épisodes, « Les sujets qui fâchent : une minute pour anticiper l’essentiel » avec Emmanuel d’Orsay, directeur général de ODDO BHF Banque Privée.

    Envie d’en savoir plus ? Retrouvez notre analyse complète :

    Liquidité du dirigeant : la clé d’une transmission maîtrisée et sans vente contrainte

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  • Les valeurs de solidarité et de partage au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence !

    A l’occasion de leur participation au volet « Musique en partage » du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, Léa Hennino et Théo Fouchenneret seront, ce mardi 10 mars à 20h, les invités du Journal du Classique.

    La notion de solidarité est au cœur du festival de Pâques d’Aix-en-Provence. De nombreux rendez-vous gratuits se déroulent ainsi dans le cadre du volet « Musique en partage ». Des concerts dans le territoire pour le public éloigné, des ateliers pédagogiques, une journée entière dans le site mémorial du Camp des Milles et même une petite académie destinée à de jeunes étudiants des conservatoires de la région.

    L’altiste Léa Hennino et le pianiste Théo Fouchenneret qui prendront part, cette année encore, à ces actions de sensibilisation nous éclaireront ce soir sur l’importance du partage dans leur vie de musicien.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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  • Jazz : Le Prix Django Reinhardt 2025 attribué au batteur Gautier Garrigue

    Le batteur et compositeur Gautier Garrigue, 38 ans, s’est vu décerner le Prix Django-Reinhardt 2025, plus haute distinction pour un musicien français de l’Académie du Jazz, lors d’une cérémonie organisée ce lundi soir à Montrouge (92).

    Le Prix Django-Reinhardt, le plus prestigieux de l’Académie du jazz, créée en 1954, récompense un musicien ou une musicienne français de jazz à l’issue du vote d’un collège de 74 membres cette année (journalistes, écrivains, photographes, musicologues, programmateurs, animateurs, patrons de clubs, de festivals…).

    « C’est une grande émotion, c’est un prix historique, il y a des grands noms qui ont bâti l’histoire du jazz qui l’ont eu avant moi », a réagi Gautier Garrigue. « C’est impressionnant d’avoir son nom dans cette liste de musiciens prestigieux », a ajouté celui qui, parmi les 76 lauréats, est seulement le deuxième batteur à obtenir cette distinction après Simon Goubert en 1996. Bernard Lubat, couronné en 1972, jouait aussi de la batterie, parmi d’autres instruments (piano, accordéon…).

    Le légendaire guitariste Buddy Guy récompensé du Prix Blues, Soul et Gospel

    Originaire d’Ille-sur-Têt (Pyrénées-Orientales), fils d’un guitarise amateur et formé au conservatoire de Perpignan, Gautier Garrigue s’est d’abord fait connaître comme « sideman » (musicien accompagnateur) aux côtés des plus grands avec lesquels il a enregistré une quarantaine d’albums. Nommé en 2025 aux Victoires du Jazz, dans la catégorie « Révélation » (Prix Franck Ténot), il a enregistré en 2024 son premier disque en leader, La Traversée (label PeeWee!), peu après l’album In the Mood for Love du quartet Flash Pig, que ce musicien catalan co-anime.

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    Le Prix du Disque Français 2025 de l’Académie est revenu à la pianiste-compositrice-cheffe d’orchestre Leila Olivesi pour African Rhapsody (Attention Fragile). Le Grand Prix de l’Académie du Jazz récompensant le meilleur disque de 2025 au niveau international a été décerné à la pianiste française Sophia Domancich pour Wishes (PeeWee!).

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    Parmi les neuf lauréats de ce millésime 2025 figure aussi le célèbre guitariste américain Buddy Guy, 89 ans, récompensé du Prix Blues, Soul et Gospel pour le disque Ain’t Done with the Blues (RCA).

    Philippe Gault (avec AFP)

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  • Fabrice Luchini : « Malgré son appétit pour les femmes, Victor Hugo a toujours été exemplaire avec elles »

    Fabrice Luchini est à l’affiche du film « Victor comme tout le monde », qui sort demain au cinéma. Une mise en abyme dans laquelle il interprète un comédien, Robert Zucchini, qui, inspiré par Victor Hugo renoue avec sa fille. Invité de la matinale de Radio Classique, il s’est livré sur sa vision du grand écrivain. 

    Victor, comme tout le monde est l’histoire d’un comédien, Robert Zucchini, qui, en lisant Victor Hugo au théâtre, renoue le fil de sa relation interrompue avec sa fille. Est-ce que c’est une bonne entrée en matière ?

    FABRICE LUCHINI : Oui, c’est toute la structure de l’existence d’Hugo qui se cristallise en 1843, le jour où il apprend dans le journal la mort de sa fille, ce qui va donner quelques années plus tard les plus beaux poèmes qui ont jamais été écrits. Et le talent de Sophie Fillières (qui a écrit le film, et est décédée avant de pouvoir le réaliser NDR), c’est d’avoir transformé ce qui est un drame pour Victor Hugo en un bonheur absolu pour Zucchini.

    Est-ce que c’est un film sur la perte ?

    F.L. : C’est un film sur le charme, la puissance de la langue. La langue française. Je joue aussi au Théâtre de l’Atelier L’art du Portrait selon Cioran une fois par semaine en avril, en octobre, en novembre. Et à un moment, Cioran dit une phrase qui illustre peut-être un matériau du film : « Nous n’habitons pas un pays, nous habitons une langue. » Incroyable prophétie de Cioran. Ça veut dire que son amour de la France et l’abandon de la langue roumaine va faire de Cioran un pratiquant de l’aphorisme, presque à la La Rochefoucauld.

    Fabrice Luchini : « on ne cherche pas de poux à Victor Hugo »

    La Rochefoucauld est un génie absolu, comme Blaise Pascal ou Nietzsche, c’est-à-dire un homme qui aime tellement la France qu’il va penser comme un Français du 18ème siècle avec un côté contemporain. Eh bien, le film Victor, comme tout le monde, le talent de Sophie Fillières, l’humilité de Pascal Bonitzer (le réalisateur NDR) a transformé cet événement en un hymne à la langue, à Victor Hugo. Je dirais que Victor comme tout le monde, c’est : nous n’habitons pas un pays, nous habitons une langue. Et là, en l’occurrence, c’est la langue d’Hugo.

    Dans le film, il y a trois jeunes actrices, metteuses en scène qui, dans un petit théâtre, à côté de la star que vous êtes dans le film, mettent en scène un Hugo à travers ses femmes. Et là, on a MeToo qui rattrape le génie de l’homme à femmes, du père relatif, du mauvais mari, d’un homme à femmes, et elles lui font un peu payer cette affaire. Elles expliquent à Robert Zucchini que Hugo n’était pas nécessairement un modèle et elles réhabilitent les femmes. Comment vous avez vécu ça dans le scénario ?

    F.L. : Elles déconstruisent Hugo. Ce mot m’horripile, mais elles sont tellement merveilleuses. Et je dis : « C’est un grand amoureux quand même. » Et il y en a une des trois, magnifique, qui dit : « C’est un queutard, quoi. » « Comment ? » « C’est un gros queutard. » Là, c’est un peu réducteur. Pourquoi ? C’est vrai qu’il avait une libido anormale, un peu comme Simenon. Ce sont des grands tracassés du périnée… mais il a toujours été exemplaire avec les femmes. Il n’a jamais « tiré des coups et au revoir ».

    Est-ce qu’il faut rattraper Hugo par MeToo ? Parce qu’il y a un peu de ça dans le film. Est-ce que vous souscrivez à ça ?

    F.L. : Pas du tout. Je souscris que c’est très bien dans le film, parce que ça permet une dynamique. Il y a la tradition d’un côté et la modernité de l’autre, mais on ne cherche pas de poux à Victor Hugo. Et nous sommes au 19ème siècle, on n’a pas les mêmes relations. Il y a une mythification des femmes chez Hugo.

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    Chaque année, le Centre National du Livre commande une enquête sur la lecture. Chaque année, les résultats sont inquiétants. On lit de moins en moins, et pourtant vos spectacles sont complets. Ce sont des spectacles de récitation ou de lecture. Comment vous comprenez qu’on ait tant de mal à faire lire les gens ? Et notamment les jeunes ?

    F.L. : Parce que le portable, est imbattable. Nietzsche écrivait: « Nous lisons très peu. Nous n’avons pas besoin de l’impulsion de l’imprimé. Mais quand nous lisons, nous lisons lentement, plein d’arrière-pensées. Nous lisons lentement. » Pourquoi c’est dur de lire ? Parce que c’est un rapport avec soi-même, un tout petit peu d’apaisement, ouvrir le livre, se projeter.

     

     

     

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  • La transparence salariale

    Spécialiste en droit social, Brice BRIEL évoque la nouvelle directive européenne qui vise à améliorer la transparence en matière de rémunération, et oblige dorénavant les entreprises à publier les écarts existants sur des postes de même nature, afin d’éviter toute inégalité et discrimination entre hommes et femmes. Il préconise alors d’établir des audits de la politique de rémunération qui permettront d’élaborer un plan correctif le cas échéant.

    Rencontre avec Brice BRIEL du cabinet DELSOL Avocats.

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  • La nuit fatale de Schubert : comment une visite dans une maison de passe a scellé le destin tragique du compositeur

    En 1822, Franz Schubert connaît un épisode dramatique. Après avoir passé une soirée à boire, le jeune compositeur se laisse entraîner par des compagnons dans une maison de passe. Il n’imagine pas que cette escapade au pays des amours monnayées aura une incidence désastreuse sur sa santé.

    « Que lui est-il arrivé de si fatal si jeune ? », s’interroge André Tubeuf dans son ouvrage Schubert, l’ami Franz, paru chez Actes Sud. « Quelque chose de parfaitement quelconque, humble et humiliant. Un jeune homme en quête d’amour, qui le met tout dans sa musique, n’a pas de temps pour l’amour et certes n’a pas l’art de provoquer les rencontres, la chance, a dû aller quelques fois en compagnie de camarades ou seul, en chercher au moins la caricature là où elle peut s’acheter. Il n’y a pas trouvé l’âme sœur, il y a attrapé la syphilis. Là encore, destin quelconque d’artiste. Elle n’a pas pris chez lui la forme enragée que connurent Nietzsche ou Hugo Wolf. Il ne vivra pas assez. C’est vite qu’elle l’a tué, peu à peu, sans les accidents spectaculaires des autres.

    Elle lui a juste valu l’hôpital et ses accompagnements inhumains, hideux. Ses dents, déjà, étaient gâtées, salies par la pipe, mais ses beaux cheveux blonds pourvoyaient à tout ce qui portait sur lui de beauté. Cette beauté, cette pauvre satisfaction de soi l’ont quitté. Et il avait encore statistiquement toute sa vie devant lui. Mais pour cet enfant de pauvre, que ses camarades de collège traitaient de « petit meunier » ou d’ « homme blanc » parce que sa tenue, déjà usée par ses aînés, était élimée jusqu’à l’incolore, l’humilité était un état. Et dans son cas, un génie. Peut-être la part surnaturelle innée de son génie et l’humiliation, comme dans Les Frères Karamazov, peut-être un fouet, un aiguillon. S’il est sorti de l’hôpital amoché et sans s’en douter condamné, maintenant il assuma désormais sa pleine stature : un grand homme qui s’accepte petit et un vouloir, un pouvoir qui, même poussés au bout de leurs forces, n’opéreront plus que des miracles ».

    Schubert vit une succession de moments d’espoir et de noire mélancolie

    Schubert souffre presque autant du mal que du traitement. Il perd ses cheveux et doit passer la première partie de l’année 1823 à l’hôpital. « Il n’est pas d’homme plus malheureux que moi », écrivit-il à cette époque. La bouleversante Symphonie inachevée reflète cet état d’esprit tellement sombre.

    À partir de ce moment, la vie de Schubert ne fut plus qu’une succession de moments d’espoir et de noire mélancolie. Poursuivi par des maux de tête intermittents, il reste souvent à l’écart de ses amis, les voit se marier, s’établir, majoritairement en province.

    L’échec des ambitions de Schubert

    Schubert doit renoncer à son ambition la plus chère : voir un de ses opéras remporter un triomphe. L’opéra était à l’époque le genre indispensable pour accéder à la renommée. Sans cesse, il doit batailler contre les éditeurs, qu’il appelle ses « épiciers », qui refusent de se risquer à publier des œuvres instrumentales.

    « Chaque soir en me couchant », écrivit-il à son ami le peintre Kupelwieser, « j’espère ne jamais me réveiller et chaque matin au réveil, le même chagrin que la veille m’assaille. »

    Franz Schubert : la création au cœur du désespoir

    Pourtant, grâce à cette vertu de dédoublement propre aux grands artistes – entre l’être social et l’être créateur qui s’envole au milieu d’œuvres enchantées –, Schubert composa l’Octuor tellement joyeux, ou la glorieuse Symphonie en ut majeur, dite « la Grande », dans laquelle Schumann entendra les fameuses « divines longueurs ». Un nouvel effort de ses amis pour lui trouver un emploi stable se solde, une fois de plus, par un échec.

    Son humeur est vraiment très sombre quand il entreprend la composition du cycle de lieder connu sous le nom de Voyage d’hiver. Second cycle du genre après La Belle Meunière (Le Chant du cygne n’étant qu’une compilation posthume de l’éditeur), ces trois ensembles forment les seuls cycles de lieder de Schubert, qui en avait pourtant composé plus de 600.

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    Du fond de son désespoir, le compositeur devait encore écrire quelques-unes de ses œuvres les plus belles et les plus profondes, dont le grand Quintette à cordes et les deux magnifiques trios pour piano. Le cinéaste Stanley Kubrick se souviendra de l’andante con moto du second de ces trios dans son célèbre film Barry Lyndon, devenu ainsi l’une des musiques les plus célèbres du monde.

    Peu de compositeurs ont réussi à empiler avec cette prodigalité autant de chefs-d’œuvre en l’espace de quelques semaines. Comme s’il donnait tout ce qu’il lui restait.

    La mort précoce de Franz Schubert à 31 ans seulement

    Schubert n’a jamais connu la renommée d’un Beethoven, qui avait 27 ans de plus que lui. L’annonce de la mort du grand compositeur se répand d’ailleurs à Vienne comme une traînée de poudre en 1827. Schubert, qui n’a jamais pu l’approcher, est l’un de ceux qui portent les cordons du drap mortuaire.

    Le 26 mars 1828, le Trio pour piano n° 2 est présenté au cours d’un concert qu’il s’est enhardi à organiser lui-même pour faire connaître sa musique. Mais l’attention du grand public est absorbée à ce moment-là par la visite du violoniste Paganini. Les critiques, éblouis par la « comète italienne », n’accordent pas une seule ligne au programme de Schubert.

     

     

    Le compositeur surmonte sa déception et se met à l’étude de la musique de Haendel dont il vient de recevoir les œuvres en cadeau. « Pour la première fois, je vois ce qui me manque », écrit-il, avant de reprendre des leçons de contrepoint. Il n’a pas le temps de les suivre bien longtemps.

    Son frère l’accueille chez lui pour mieux le soigner face à l’état désastreux de sa santé. Schubert trouve encore la force de faire un court voyage à Eisenstadt au mois d’octobre 1828. Il se recueille longuement sur la tombe de Haydn. Il continue pendant un temps à lutter contre la maladie, mais le 16 novembre, son état s’aggrave. Tout va très vite. Il commence à délirer. Dans l’après-midi du 19 novembre, son frère Ferdinand et son médecin, à son chevet, l’entendent murmurer : « Voilà ma fin. » Il rend son dernier soupir. Il avait seulement 31 ans.

    Franck Ferrand

     

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  • Grâce à sa pâte à papier obtenue à partir de forêts gérées durablement, l’ETI Stepak Bourdin produit en France des nappes à usage unique

    KPMG vous invite à écouter l’interview de Céline Bourdin, Présidente de Stepak Bourdin, belle ETI basée à Tuffé-Val-de-la-Chéronne (Sarthe).

    Leader français des nappes et serviettes à usage unique, ses clients sont les hôtels, les restaurants et les traiteurs, qui plébiscitent son savoir-faire made in France.
    Stepak Bourdin fabrique ses nappes à base de pâte à papier issue de forêts gérées durablement, avec les certifications FSC et PEFC, qui garantissent par ailleurs la lutte contre la déforestation, privilégiant ainsi des matières premières traçables et renouvelables au service de l’art de la table à la française !

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  • Municipales 2026 à Marseille : le Rassemblement National dépasse 32% d’intentions de vote au 1er tour

    À l’approche du 1er tour des municipales, Marseille est regardée de très près par les états-majors des partis politiques. Avec une liste d’union de la gauche hors LFI, le maire sortant Benoît Payan – candidat à sa réélection –  est au coude-à-coude avec le Rassemblement national. La droite marseillaise est elle reléguée à la 3è, voire la 4è place.

    Aux portes des Calanques, le quartier de Mazargues à Marseille est traditionnellement un fief de droite. Gérard, un habitant, est venu faire ses emplettes au petit marché artisanal installé sur la place de l’église. Il explique son vote : « Je suis de droite, j’ai toujours été de droite. Je suis RN à fond au niveau des élections présidentielles. Par contre, pour les municipales, ce n’était pas trop ma tendance. Mais comme Madame Vassal, qui est de droite, est larguée, je serai de droite, je serai RN. »

    Tract à la main, Sylvain Di Giovanni, adjoint Les Républicains à la mairie d’arrondissement, revendique l’héritage de l’ancien maire Jean-Claude Gaudin et de ses 25 ans de règne sur la cité phocéenne. « Là, nous sommes dans un des noyaux villageois marseillais, un des plus emblématiques et qui était cher à Jean-Claude Gaudin, » déclare-t-il. Cependant, la droite marseillaise semble affaiblie pour ces municipales, avec seulement 15 % d’intentions de vote dans les sondages.

    Sylvain Di Giovanni relativise ces chiffres : « Je fais rarement confiance aux sondages. On a un bon accueil sur le terrain. Certains disent que nous sommes des nostalgiques de l’UMP, mais on est vraiment en train de recréer ce mouvement qui va des écologistes raisonnables, le centre et la droite républicaine. »

    Le candidat RN à Marseille, Franck Allisio, dépasse les 32% d’intention de vote

    La liste est portée par Martine Vassal, une candidate « mal aimée, assez froide » griffe un centriste qui l’a longuement côtoyée. Avec ses « zigzag permanents », elle « ne fait pas le plein du bloc central et paie cash ses œillades appuyées à la droite extrême » dit-il.

    Alors que le candidat du Rassemblement National, Franck Allisio, dépasse les 32 % d’intentions de vote, Martine Vassal refuse de s’avouer vaincue : « Franck Allisio, c’est un touriste électoral qui, de toute façon, ne sera pas élu. J’espère que les Marseillaises et les Marseillais ne se tromperont pas d’élection, parce que ce n’est pas une élection nationale, c’est une élection locale. Moi, j’ai toujours été une femme qui a eu des résultats à la tête de la métropole et du département, et je veux en avoir pour Marseille, donc je ne lâcherai rien. »

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    Quatre listes pourraient se qualifier au premier tour, une aubaine pour le député RN et candidat du parti à la flamme, Franck Allisio. « Je pense qu’aujourd’hui, la majorité des Marseillais qui ont voté pour Nicolas Sarkozy en 2007 votent pour nous. Ceux qui votaient pour Gaudin également. Depuis le début de cette campagne, j’ai gagné 20 points. C’est du jamais vu dans une campagne municipale. Si cette dynamique se poursuit, elle dépassera par définition Monsieur Payan, car aujourd’hui, le vote anti-gauche, c’est nous, » affirme Franck Allisio.

    À gauche, chaque liste revendique de pouvoir faire barrage au Rassemblement National, mais aucune ne semble prête à se désister.

    Laurie-Anne Toulemont

     

    Listes pour la mairie centrale de Marseille :

    Benoît Payan (divers gauche) sur la liste Printemps marseillais « Pour Marseille, la gauche, les Écologistes et les citoyens rassemblés »

    Franck Allisio (Rassemblement national, Reconquête,…) sur la liste « Marseille en ordre »

    Sébastien Delogu (LFI) sur la liste « Marseille fière et populaire »

    Martine Vassal (LR, Renaissance, Modem, Horizons,..) et la liste d’union de la droite et du centre, « Marseille je t’aime »

    Erwan Davoux (Sans étiquette – Divers centre) sur la liste « Marseille pour tous »

    Christine Juste sur la liste « Marseille Écologie » (Ecologistes dissents)

    Rémy Bazzali sur la liste Lutte ouvrière

    Coralie Raynaud (Parti des travailleurs) et la liste « ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics »

     

     

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  • La soprano Golda Schultz chante des mélodies d’André Previn à Montpellier

    A l’occasion de ses débuts à l’Opéra de Montpellier, Golda Schultz sera, ce lundi 9 mars à 20h, l’invitée du Journal du Classique.

    Elle chante sur les plus grandes scènes internationales, a triomphé à Salzbourg, New-York, Glyndebourne, Vienne, Paris ou encore Aix-en-Provence. Golda Schultz se produira, pour la première fois le 13 mars, à l’Opéra Berlioz de Montpellier, non pas dans le cadre d’une production lyrique mais dans un autre genre cher à son cœur, la mélodie avec orchestre. Elle interprétera ainsi le cycle Honey and Rue d’André Previn, avec Roderick Cox et l’orchestre national Montpellier Occitanie.

    La soprano sud-africaine nous racontera ce soir son amour pour la mélodie et nous éclairera sur cette œuvre d’André Previn, sur des poèmes de Toni Morrison, une partition imprégnée de jazz et de spirituals afro-américains.

    Un concert diffusé le 25 avril sur Radio Classique

    Ce concert, au programme duquel figureront également la 4ème symphonie de Beethoven et la suite du Chevalier à la rose de Strauss, sera diffusé le samedi 25 avril à 20h sur Radio Classique.

    Laure Mézan

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