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GESTIONNAIRES EN ACTION. Le voyage de Mark Carney en Chine peut réchauffer les relations diplomatiques avec le Canada, mais cela pourrait soulever l’ire de Washington.
«Le Canada a besoin de diversifier ses marchés d'exportation et nos partenaires économiques. Donc, c'est naturel de vouloir penser à la Chine», explique Sébastien Mc Mahon, vice-président, stratège en chef, économiste sénior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs.
Selon lui, il est important de rétablir les relations Canada-Chine, qui s’étaient passablement détériorées sous le règne de Justin Trudeau.
«Si on veut s'affranchir de la relation avec les États-Unis et diversifier nos marchés, il faut penser à l'Europe et à l'Asie», plaide-t-il.
Un premier pas
Il précise qu’il faudra encore plusieurs rencontres entre les dirigeants canadiens et chinois avant que des retombées économiques tangibles profitent aux marchés boursiers du pays.
«Au début, on va parler probablement des tarifs sur les voitures électriques chinoises. Bien sûr, l'Ontario ne veut pas qu'on fasse le sacrifice là-dessus. Toutefois, la Saskatchewan et le Manitoba aimeraient qu'on diminue les tarifs sur les autos électriques pour pouvoir, en retour, ramener les ventes de produits agricoles en Chine», dit-il.
Sébastien Mc Mahon ne peut passer sous silence que le périple chinois de Mark Carney survient alors que les États-Unis vont de l’avant avec la doctrine Donroe, qui s’inspire de la doctrine Monroe, établie en… 1823!
Selon la doctrine Monroe, les États-Unis devaient s'opposer à toute tentative de colonialisme européen en Amérique. Aujourd'hui, la doctrine Donroe repose sur le contrôle accru des États-Unis sur les Amériques au détriment de la Chine et de la Russie.
«La stratégie de sécurité des États-Unis qui a été publiée au mois de novembre dernier, est basée sur l'idéologie américaine comme quoi la cour arrière des États-Unis, ce sont les Amériques. Il y avait un enjeu au Venezuela, il y en a un à Cuba, il y en a un au Nicaragua, qui sont plus alignés avec la Russie», explique-t-il, ajoutant que le problème, selon lui, est que le gouvernement de Donald Trump est allé écrire noir sur blanc que les États-Unis devraient faire tout en leur pouvoir pour repousser les sociétés étrangères qui investissent dans les Amériques.
«Donc là, on passe d’une stratégie de sécurité à une autre qui est plus économique. La Chine a investi massivement en Amérique du Sud au cours des 20 dernières années. De vouloir repousser les entreprises chinoises à l'extérieur du continent pourrait provoquer de grandes frictions géopolitiques», affirme-t-il.
Le stratège ne serait donc pas surpris que Washington voit d’un mauvais œil le voyage du premier ministre du Canada en Chine.
Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
By Les AffairesGESTIONNAIRES EN ACTION. Le voyage de Mark Carney en Chine peut réchauffer les relations diplomatiques avec le Canada, mais cela pourrait soulever l’ire de Washington.
«Le Canada a besoin de diversifier ses marchés d'exportation et nos partenaires économiques. Donc, c'est naturel de vouloir penser à la Chine», explique Sébastien Mc Mahon, vice-président, stratège en chef, économiste sénior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs.
Selon lui, il est important de rétablir les relations Canada-Chine, qui s’étaient passablement détériorées sous le règne de Justin Trudeau.
«Si on veut s'affranchir de la relation avec les États-Unis et diversifier nos marchés, il faut penser à l'Europe et à l'Asie», plaide-t-il.
Un premier pas
Il précise qu’il faudra encore plusieurs rencontres entre les dirigeants canadiens et chinois avant que des retombées économiques tangibles profitent aux marchés boursiers du pays.
«Au début, on va parler probablement des tarifs sur les voitures électriques chinoises. Bien sûr, l'Ontario ne veut pas qu'on fasse le sacrifice là-dessus. Toutefois, la Saskatchewan et le Manitoba aimeraient qu'on diminue les tarifs sur les autos électriques pour pouvoir, en retour, ramener les ventes de produits agricoles en Chine», dit-il.
Sébastien Mc Mahon ne peut passer sous silence que le périple chinois de Mark Carney survient alors que les États-Unis vont de l’avant avec la doctrine Donroe, qui s’inspire de la doctrine Monroe, établie en… 1823!
Selon la doctrine Monroe, les États-Unis devaient s'opposer à toute tentative de colonialisme européen en Amérique. Aujourd'hui, la doctrine Donroe repose sur le contrôle accru des États-Unis sur les Amériques au détriment de la Chine et de la Russie.
«La stratégie de sécurité des États-Unis qui a été publiée au mois de novembre dernier, est basée sur l'idéologie américaine comme quoi la cour arrière des États-Unis, ce sont les Amériques. Il y avait un enjeu au Venezuela, il y en a un à Cuba, il y en a un au Nicaragua, qui sont plus alignés avec la Russie», explique-t-il, ajoutant que le problème, selon lui, est que le gouvernement de Donald Trump est allé écrire noir sur blanc que les États-Unis devraient faire tout en leur pouvoir pour repousser les sociétés étrangères qui investissent dans les Amériques.
«Donc là, on passe d’une stratégie de sécurité à une autre qui est plus économique. La Chine a investi massivement en Amérique du Sud au cours des 20 dernières années. De vouloir repousser les entreprises chinoises à l'extérieur du continent pourrait provoquer de grandes frictions géopolitiques», affirme-t-il.
Le stratège ne serait donc pas surpris que Washington voit d’un mauvais œil le voyage du premier ministre du Canada en Chine.
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