Transformation intérieure

Transformation intérieure

By Eric CaulierEducationSelf-Improvement
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Transformation intérieure episodes

  • Les grades en tai chi chuan

    Le Professeur Men Hui Feng est considéré en Chine comme un trésor culturel. Ses élèves l’ont surnommé « L’Encyclopédie vivante des arts martiaux ». Avec le Professeur Kan Gui Xiang, son épouse, il a participé à la codification de nombreuses formes de taijiquan. 

    Le Professeur Men Hui Feng fut à l’origine du premier programme des duans en taijiquan. Dès le milieu des années 1990, il a commencé à me parler de ce projet qui allait voir le jour quelques années plus tard. Ce système était complètement inspiré de sa propre méthode qu’il m’a transmise pendant une douzaine d’années.

    Ces dix dernières années, les systèmes de duans se sont multipliés et sont progressivement devenus une référence dans nombre de fédérations et d’associations. Souvent hélas, ces créations sont hybrides et manquent de cohérence. 

    Le symbolisme des duans chinois est en rapport avec 3 animaux emblématiques : aigle, tigre, dragon. En ce qui concerne nos duans, j’ai choisi de les faire correspondre à des transformations intérieures (en rapport avec l’alchimie, fondement du travail intérieur en taijiquan). 

    15 min
  • Tai chi chuan - Éthique et reliance

    Le tai chi chuan est une méditation en mouvement et un qi gong. Souvent d’ailleurs on le limite à ces deux aspects. Les bénéfices au niveau de la santé et du mieux-être sont certes indéniables. De nombreuses études scientifiques les mettent en évidence. 

    Ces pratiques de soi visent à réduire le stress en s’ajustant aux conditions qui le causent. Les pratiquants se retirent dans leur bulle sans se préoccuper des aspects sociaux et structurels. Ils ne remettent jamais en cause les valeurs dominantes. Implicitement, ils acceptent et cautionnent la course effrénée à la réussite, la marchandisation du monde.

    Au sein de notre École, nous avons toujours mis en avant l’art de vie, mais sans oublier les origines martiales du tai chi chuan. L’aspect martial que nous cultivons n’est pas une préparation pour affronter les « méchants » d’un monde chaotique à la « Mad Max ». Notre pratique vise à développer notre énergie et à prendre conscience pour agir, pour nous transformer mais aussi pour transformer le monde autour de nous. C’est dans l’« ADN » du tai chi chuan.

    15 min
  • Réveiller les énergies qui nous animent

    Une pratique bien comprise des arts internes vise, dans un premier temps, à ouvrir le corps (étirer les muscles et les articulations). Dans un deuxième temps, les mouvements lents, continus et coordonnés avec la respiration favorisent la circulation du souffle. Une meilleure circulation du souffle engendre de nombreux effets positifs sur la santé. Dans un troisième temps, la circulation du souffle favorise une conscience aiguisée de soi, des autres et de son environnement. 

    L’une des clefs fondamentales des arts internes est l’utilisation de l’imagination active. La tradition nous a légué des images bien précises pour émuler des dynamiques intérieures.

    En réduisant au silence nos ancestralités animales, nous nous coupons de la force de vie qui nous anime. Nous participons à la construction d’un monde artificiel et désenchanté. La pratique des arts internes nous amène à nous ré-insérer dans la nature, à réveiller nos énergies primordiales en nous confrontant à notre part sauvage. 

    16 min
  • Cultiver notre attention pour prendre soin

    Les différentes techniques du tai chi chuan représentent des moyens de se rendre plus présent à soi, aux autres, aux forces de vie, à la nature, au cosmos. Celles-ci ne révèlent leur plein potentiel  que grâce à un accompagnement alliant compétence et bienveillance.

    Notre approche progressive - techniques fondamentales exécutées sur place et en déplacement avant d’aborder les enchaînements de mouvements codifiés - permet au pratiquant de s’engager totalement avec son corps, sa perception, ses affects, ses intentions. 

    La nature même de cet art de l’intégration est de favoriser les interactions de l’adepte avec son environnement, de lui donner les moyens de s’accorder avec celui-ci.
    Le tai chi chuan est une écologie du corps et par le corps. Le travail intérieur reprend les modes opératoires de l’ancienne alchimie taoïste. En oeuvrant à notre propre transformation, nous contribuons à la transformation du monde. 

    17 min
  • L'être humain est un être de relation

    La pratique du tai chi chuan nous aide à nous enraciner non pas de manière statique mais de façon dynamique. Dès les premiers exercices, nous nous ré-alignons. Nous redécouvrons notre verticalité en éveillant nos capacités de perception et d’attention. Nous expérimentons le fait qu’un bon ancrage permet un meilleur déploiement dans l’espace. La lenteur nous réconcilie avec les rythmes de la vie.

    L’apport le plus surprenant - et l’un des plus intéressants - est la découverte que l’être humain est foncièrement un être de relation. Le design des mouvements du corps coordonnés à ceux de la respiration et de l’intention met rapidement en relation notre monde intérieur avec notre environnement. Nous découvrons comment mieux assimiler les « nourritures » en tout genre de notre espace ambiant tout en nous projetant dans notre environnement. Nous nourrissons ce qui nous nourrit.

    La sphère élastique que nous créons/devenons, au fur et à mesure de la pratique, devient de plus en plus interactive avec le vivant (humain, animal, végétal, minéral) et le non-vivant (objets, outils, technologies).

    16 min
  • Tai chi - Déchiffrer les formes

    De nos jours, le tai chi chuan se pare souvent de jolis vêtements et de jolis mots exotiques. En devenant divertissement dans une société atomisée, il produit un peu plus de diversion et de dispersion. C’est en déchiffrant les formes que nous trouverons le chiffre de la vie qui les anime. Cette quête des principes essentiels réclame un certain type d’accompagnement : méthode, éthique, art de la transmission.

    Au-delà de l’harmonie des formes extérieures (apparences), il s’agit de découvrir la cohérence des formes intérieures (moules). Derrière la mise en scène esthétique, les images mobilisées par l’imagination active permettent la mise en sens du monde intérieur.

    Comprendre les formes, c’est se comprendre dans notre corps à corps avec elles. Les formes sont faites pour nous ouvrir à un soi plus vaste nous permettant de mieux répondre à l’appel du monde. Notre interprétation des formes dévoile le récit secret inscrit au plus profond de notre être. On n’explique une forme qu’en s’expliquant soi-même devant cette forme.

    15 min
  • Éloge de la lenteur dans un monde en pleine accélération

    Dans un monde en pleine accélération, le tai chi chuan nous sensibilise en fait à une autre manière d’être performant. En cultivant une conscience aiguisée de soi, des autres et de son environnement, cet art de vie permet ainsi de mieux s’ouvrir aux opportunités en suivant la propension des choses. Le pratiquant, en transférant les principes de cet art du geste dans sa vie quotidienne, découvre que celui qui ne force rien, peut beaucoup plus.

    La pratique du tai chi chuan permet de ralentir le geste extérieur tout en calmant le tumulte intérieur. En se reconnectant avec sa nature profonde, le pratiquant se ré-insère harmonieusement dans l’espace et dans le temps.

    Le tai chi chuan nous réintroduit à diverses dimensions oubliées par l’Occident moderne: prendre le temps de faire les choses, prendre plaisir à les faire, (r)établir des liens entre penser et faire (théorie et pratique), apprécier la répétition. Notre culture a plus que jamais besoin de retrouver dans ses diverses activités l’«esprit de l’artisan»: enraciner une pratique pour la moduler de l’intérieur.

    18 min
  • Tai chi - Balises pour un développement soutenable

    Nous assistons à un épuisement simultané de la terre et des individus. Habitués au cloisonnement, nombre de nos contemporains sont étonnés lorsque l’on évoque ce rapprochement. Le tai chi chuan nous permet en fait de nous reconnecter à notre corps et à notre environnement et de percevoir leur interdépendance. Une pratique régulière nous ouvre des pistes pour prendre soin de nous et du monde et oeuvrer à un développement soutenable.

    Face à l’amplification des crises en tout genre – économiques, sociales, écologiques – il est grand temps de changer non seulement de logiciel mais aussi de carte mère, c’est-à-dire de modes de vie et de paradigmes de référence.

    En réactivant nos possibilités d’apprentissage intégral – par corps, par coeur et par intuition –  le tai chi chuan nous donne les moyens de transformer notre quotidien.

    14 min
  • Le tai chi chuan : une quête de qui/quoi ?

    Dans les grandes mutations de société que nous traversons, certains sont en quête de repères. Une partie d’entre eux attendent des réponses toutes faites. Des "commerçants" leur proposent donc du prêt-à-penser rassurant sous le label «tai chi chuan authentique/originel/secret».

    Le fait de se sentir les heureux élus dépositaires d’un héritage immémorial calme dans un premier temps, leur angoisse existentielle. Ensuite, cela se transforme souvent en arrogance dogmatique vis-à-vis d’autres formes/styles/ écoles. Ces pratiquants empêchent l’émergence de leur être profond. Ils tuent ainsi celui qu’ils auraient pu devenir : un être libéré et autonome.

    Quelques-uns parmi ceux qui se questionnent choisissent d’utiliser le tai chi chuan comme un outil de connaissance et de maîtrise de soi. Conscients de la perfectibilité de l’être humain, ils se mettent en quête d’eux-mêmes. Dans cette voie difficile parsemée de doutes, balisée d’embûches, ils pressentent le besoin d’une technique éprouvée, d’une pédagogie responsable et d’un accompagnement solide.


    14 min
  • Le choix de la simplicité

    Je distingue la fausse simplicité de la vraie simplicité. La fausse simplicité, c’est prendre la parole sur un sujet que l’on maîtrise peu, en laissant sous-entendre que l’on est un expert et en revendiquant le fait de se rendre abordable. Un autre risque – je suis tombé dans ce travers – c’est de fournir une multitude de détails. Je refuse le simplisme, j’opte pour la sobriété volontaire. Mon expérience m’a montré que le qualitatif provient souvent d’une sorte d’affinage du quantitatif.

    Tout apprentissage commence par l’observation et l’imitation. Il y a deux types d’imitation: une imitation servile et une imitation créatrice. Dès les premiers mouvements, certains questionnent leur ressenti. Pour faire sien un mouvement, il faut y mettre du sien.  

    La transmission consiste, selon moi, à transmettre certains éléments en éveillant l’élève afin qu’il recrée les chaînons manquants,

    13 min

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