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Or


Invité : Gilbert Houngbo, ex-Premier ministre togolais, directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT).
Invité : Elio Di Rupo, ministre-président de la Wallonie, ex-Premier ministre belge.
Invité : François Houllier, biologiste français, président-directeur général de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER).
Invité : Daniel Cohen, économiste français, président de l'École d'économie de Paris (PSE).
Invitée : Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue française, coprésidente du groupe de travail N°1 du GIEC.
Invité : Bertrand Piccard, explorateur suisse, président de la fondation Solar Impulse.
Originaire de la communauté innue de Uashat mak Mani-Utenam, Michèle Audette est engagée dans la défense des droits des peuples autochtones, qui représentent environ 5 % de la population canadienne. Ces peuples ont été dépossédés de leurs territoires et déculturés. Jusque dans les années 1990, les enfants ont été arrachés à leurs familles et confiés à des pensionnats, où des milliers d'entre eux ont été tués, violés et maltraités. Le pape François a présenté ses excuses pour les violences perpétrées par l'Église catholique et prévoit un voyage historique, fin juillet 2022, dédié aux Premières Nations. Ces gestes symboliques suffisent-ils ? La réparation financière est-elle indispensable pour favoriser la guérison et la réconciliation ? Au Canada, les femmes et filles autochtones ont douze fois plus de risques d'être tuées que des non-autochtones. Michèle Audette était l'une des cinq commissaires de l'Enquête nationale qui rendait ses conclusions en 2019 et alertait sur « le génocide en cours contre les femmes et les filles autochtones »... Où en est-on aujourd'hui ? Peut-on parler de génocide ou de racisme systémique ? Présentation : Françoise Joly (TV5MONDE), Hélène Jouan (« Le Monde »). Depuis Gatineau.
Invitée : Valérie Plante, mairesse de Montréal.
Représentante spéciale de l'Union européenne pour le Sahel. De plus en plus de civils sont torturés ou exécutés au Mali. Selon un récent rapport des Nations unies, les forces armées maliennes, avec l'appui des mercenaires du groupe russe Wagner, seraient responsables de cette hausse. Sur place, des voix s'élèvent contre la junte au pouvoir, notamment celle de l'imam Dicko. Bamako fait l'objet de sanctions économiques et diplomatiques de la part des États ouest-africains. Aujourd'hui, le pays s'isole en se retirant du G5 Sahel et de sa force militaire anti-djihadiste (formée avec la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad). Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, déplore cette décision et s'en inquiète. Dans ce contexte, l'UE réduit son aide. Peut-elle encore la diminuer ou l'arrêter ? Que pense-t-elle des actes violents commis au Mali et de la stratégie de la junte ? Cherche-t-elle à renouer le dialogue avec les dirigeants maliens ? Plus largement, quelles sont les stratégies militaires et politiques européennes au Sahel ? Emanuela Del Re répond. Présentation : Antoine Genton (TV5MONDE), Christophe Châtelot (« Le Monde »).
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