Veilleur des Livres

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Veilleur des Livres episodes

  • Alexandre Neverov, JE VEUX VIVRE
    ✍ DĂ» au service militaire de son pĂšre, jusqu’à l’ñge de 16 ans Alexandre Neverov (1886-1923) passe son enfance chez son grand-pĂšre.
    C’est quelques annĂ©es Ă  peine aprĂšs l’obtention de son diplĂŽme d’études secondaires qu’il fait publier, parallĂšlement Ă  sa carriĂšre d’enseignant rural, son premier rĂ©cit dans un journal de Saint-PĂ©tersbourg.
    MariĂ© en 1912, engagĂ© comme soignant en 1915, la RĂ©volution le rapproche d’abord de membres du parti rĂ©volutionnaire pour l’amener ensuite dĂšs 1919 Ă  rejoindre les BolchĂ©viques. Il tiendra d’importants postes, participera Ă  la fondation d’un théùtre populaire, et sa piĂšce « Baba » lui vaudra mĂȘme de remporter un concours moscovite.
    Fuyant la famine de 1920-1921, c’est Ă  Tachkent (capitale de l’actuel OuzbĂ©kistan) qu’il fuit pour procurer de quoi manger aux siens et essayer ensuite, la mort d’un de ses trois enfants l’y ayant conduit, de rejoindre Moscou. « Tachkent, ville d’abondance » est le rĂ©cit de cet exode, dont la traduction allemande connaĂźtra les autodafĂ©s nazis de 1933. La ville de Moscou rejointe en 1922, Neverov continue de publier pour le compte de pĂ©riodiques rĂ©volutionnaires et commence d’écrire un roman qu’il ne finira jamais, « Histoire des femmes ».
    DĂ©cĂ©dĂ© de dĂ©faillance cardiaque Ă  la veille de NoĂ«l 1923, il faudra trois ans Ă  ses oeuvres complĂštes pour ĂȘtre rassemblĂ©es, lesquelles seront republiĂ©es pas moins de cinq fois avant 1930. (https://en.wikipedia.org/wiki/Alexander_Neverov)
    0:00 - Je veux vivre
    11:53 - Générique
    📖 RĂ©fĂ©rence bibliographique :
    â–Ș Alexandre Neverov, Je veux vivre, traduction de S. Kats, texte Ă©tabli par la BibliothĂšque russe et slave, 2011.
    👉 https://bibliotheque-russe-et-slave.com/Livres/Neverov%20-%20Je%20veux%20vivre.htm
    đŸŽ” Bande sonore originale : Sergey Cheremisinov - Green Eyes
    â–Ș Green Eyes by Sergey Cheremisinov is licensed under an Attribution 4.0 International License.
    🌐 Site :
    â–Ș https://freemusicarchive.org/music/Sergey_Cheremisinov/way-to-silence/green-eyes
    #AlexandreNeverov #JeVeuxVivre #LittératureRusse
    13 min
  • "DES MOTS QUI COLLENT DANS LES DENTS ET ONT LE GOÛT DU CARAMEL." | Jean-Philippe Querton
    ✍ « Marmiton
    Cueillez un dictionnaire bien mĂ»r, Ă©pluchez-le, blanchissez les feuilles quelques minutes Ă  feu vif. RĂ©servez celles-ci. Faites sauter les mots Ă  la poĂȘle prĂ©alablement tapissĂ©e d’un fond de champ sĂ©mantique, donner trois tours de moulin Ă  virgules, une pincĂ©e de points d’exclamation et, pour ceux qui aiment ça, une cuillĂšre rase de subjonctif plus-que-parfait. Quand les mots sont dorĂ©s, faites-les sauter, puis Ă©mincez-les, passez-les dans un mĂ©lange de malice et de cornichonnerie confite. Faites chauffer la page blanche au deuxiĂšme degrĂ©, plongez-y les mots quelques minutes et servez brĂ»lant.
    Il ne vous reste plus qu’à dĂ©guster l’aphorisme bien chaud.
    Bon appĂ©tit ! » (Jean-Philippe Querton, Minute d’insolence, Cactus InĂ©branlable Ă©ditions, 2017)
    « Tour Ă  tour souriant, lucide, mĂ©chant, cynique, dĂ©sespĂ©rĂ©, iconoclaste, poĂ©tique et paradoxal - Ă  moins d’ĂȘtre tout cela Ă  la fois - l’aphorisme est une phrase d’apparente amoralitĂ© ou Ă  la provocation calculĂ©e. Il est le mouton noir de la pensĂ©e. » (Claude GagnĂšre, Pour tout l’or des mots, Robert Laffont, 1996)
    « Je rĂ©digerai mon testament sous forme d’aphorisme.
    Pas grand-chose Ă  lĂ©guer
 » (Jean-Philippe Querton, DĂ©lits d’initiales)
    Squelette au haras :
    0:00 - 1er aphorisme
    0:12 - 2e aphorisme
    0:40 - 3e aphorisme
    0:51 - 4e aphorisme
    ChimĂšres bleues :
    1:00 - 1er aphorisme
    1:09 - 2e aphorisme
    1:18 - 3e aphorisme
    1:27 - 4e aphorisme
    1:39 - 5e aphorisme
    Minute d’insolence :
    1:49 - 1er aphorisme
    2:37 - 2e aphorisme
    2:48 - 3e aphorisme
    2:58 - 4e aphorisme
    3:10 - 5e aphorisme
    3:21 - 6e aphorisme
    DĂ©lits d’initiales
    3:31 - 1er aphorisme
    3:40 - 2e aphorisme
    3:56 - 3e aphorisme
    4:04 - 4e aphorisme
    4:12 - 5e aphorisme
    4:20 - 6e aphorisme
    4:29 - 7e aphorisme
    4:38 - 8e aphorisme
    4:48 - 9e aphorisme
    4:57 - 10e aphorisme
    5:05 - 11e aphorisme
    5:14 - 12e aphorisme
    5:23 - 13e aphorisme
    5:32 - 14e aphorisme
    5:41 - 15e aphorisme
    5:48 - Générique
    📖 RĂ©fĂ©rences bibliographiques :
    â–Ș Jean-Philippe Querton, Squelettes au haras, Cactus InĂ©branlable Ă©ditions, 2014
    👉 https://cactusinebranlableeditions.com/produit/squelettes-au-haras/
    â–Ș Jean-Philippe Querton, ChimĂšres bleues, Cactus InĂ©branlable Ă©ditions, 2015
    👉 https://cactusinebranlableeditions.com/produit/chimeres-bleues/
    â–Ș Jean-Philippe Querton, Minute d’insolence, Cactus InĂ©branlable Ă©ditions, 2017
    👉 https://cactusinebranlableeditions.com/produit/minute-dinsolence/
    â–Ș Jean-Philippe Querton, DĂ©lits d’initiales, Cactus InĂ©branlable Ă©ditions, 2020
    👉 https://cactusinebranlableeditions.com/produit/delits-dintiales/
    đŸŽ” Bande sonore originale : Wall Matthews - Waltz For Django
    â–Ș Waltz For Django by Wall Matthews is licensed under an Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 3.0 United States License.
    🌐 Site :
    â–Ș https://freemusicarchive.org/music/Wall_Matthews/Live_on_WFMU_with_Irene_Trudel_April_14_2014/Waltz_For_Django
    #JeanPhilippeQuerton #CactusInĂ©branlableÉditions #AphorismesBelges
    6 min
  • Oscar Wilde, APHORISMES (Extraits)
    ✍ « Je serai poĂšte, Ă©crivain, dramaturge. D’une façon ou d’une autre, je serai cĂ©lĂšbre, quitte Ă  avoir mauvaise rĂ©putation. » Oscar Wilde (1854-1900) Ă©tait un homme de parole : il fut poĂšte, Ă©crivain et dramaturge, il eut une mauvaise rĂ©putation et il est cĂ©lĂšbre.
    [
]
    Le jeune Wilde, Ă©lĂšve brillant, entre au Trinity College de Dublin avec une bourse [
] et suit des Ă©tudes classiques : histoire ancienne, philosophie et littĂ©rature. Il commence Ă  voyager et dĂ©couvre l’Italie et la GrĂšce. [
] Il s’installe Ă  Londres et frĂ©quente les milieux Ă©lĂ©gants intellectuels. [
] Il se fabrique une image d’esthĂšte : [
] ses tenues vestimentaires de dandy font fureur
 Oscar Wilde est Ă  la mode. [
] il fait une tournĂ©e de confĂ©rences sur « l’esthĂ©tisme » aux États-Unis, avant de sĂ©journer Ă  Paris oĂč il rencontre Hugo (1802-1885), Daudet (1840-1897), Zola (1840-1902), Edmond de Goncourt (1822-1896) (qui le dĂ©crit comme « un individu de sexe douteux »), Verlaine (1844-1896), et les peintres Pissarro (1830-1903), Degas (1834-1917) et Jacques-Émile Blanche (1861-1942). [
]
    [
] Un second voyage Ă  Paris lui permet de rencontrer MallarmĂ© (1842-1898), Pierre LouĂżs (1870-1925), Marcel Schwob (1867-1905) et AndrĂ© Gide (1869-1951). Juillet 1891 marque le dĂ©but d’une liaison qui ne se terminera qu’à la mort de Wilde : Alfred Bruce Douglas (1870-1945), « Bosie », vient d’entrer dans sa vie. [
] AccusĂ© de sodomie, Wilde [
] est arrĂȘtĂ© et jugĂ©, [
] dĂ©clarĂ© coupable d’ « actes indĂ©cents » et condamnĂ© Ă  la peine maximale : deux ans de travaux forcĂ©s. [
]
    Wilde sĂ©journe dans plusieurs prisons [
]. Au bout de quelques mois, son Ă©tat de santĂ© lui vaut d’ĂȘtre dispensĂ© de travaux forcĂ©s proprement dits. Ne pouvant payer les frais de justice du procĂšs [
], il est condamnĂ© pour banqueroute et ses biens sont vendus aux enchĂšres. [
] En 1900, un abcĂšs dentaire dĂ©gĂ©nĂšre en mĂ©ningite et Oscar Wilde meurt le 30 novembre aprĂšs avoir reçu, Ă  sa demande, l’absolution d’un prĂȘtre catholique. Le convoi funĂšbre est composĂ© de quelques artistes anglais et français, dont Pierre LouĂżs ; Wilde est enterrĂ© au cimetiĂšre de Bagneux. Ses restes seront transfĂ©rĂ©s au PĂšre-Lachaise en 1909. » (Dominique Jean dans Oscar Wilde, Maximes et autres textes, Éditions Gallimard, 2017)
    « [
] Les aphorismes traduits ici ont Ă©tĂ© publiĂ©s en 1904, quatre ans aprĂšs la mort de leur auteur, par Arthur L. Humphreys, qui s’appuyait sur un recueil « analogue » qu’il avait lui-mĂȘme publiĂ© en 1895 sous le titre Oscariana : Epigrams. [
] Le recueil de 1904 s’intitulait simplement Sebastian Melmoth, Oscar Wilde n’étant mentionnĂ© qu’entre crochets. [
] Cet ensemble donne un aperçu de la pensĂ©e et de l’esprit de Wilde, et si les aphorismes sont parfois contradictoire, ils n’en sont pas moins - prĂ©cisĂ©ment - le reflet exact de sa personnalitĂ©. Wilde, en public, offrait un tel feu d’artifice de mots d’esprit et de paradoxes que le poĂšte Yeats (1865-1939) a dit qu’il donnait l’impression de les avoir prĂ©parĂ©s Ă  l’avance [
]. » (Bernard Hoepffner)
    0:00 - 1er aphorisme
    0:17 - 2e aphorisme
    0:40 - 3e aphorisme
    0:54 - 4e aphorisme
    1:19 - 5e aphorisme
    1:28 - 6e aphorisme
    1:55 - 7e aphorisme
    2:20 - 8e aphorisme
    2:44 - 9e aphorisme
    2:55 - 10e aphorisme
    3:51 - 11e aphorisme
    4:12 - 12e aphorisme
    4:26 - 13e aphorisme
    4:40 - 14e aphorisme
    5:07 - Générique
    📖 RĂ©fĂ©rences bibliographiques :
    â–Ș Oscar Wilde, Aphorismes, traduits par Bernard Hoepffner, Éditions Mille et une nuits, 1995
    â–Ș Oscar Wilde, PensĂ©es, mots d’esprit, paradoxes, traduits par Alain Blanc, Éditions Voix d’encre, 2001
    đŸŽ” Bande sonore originale : Dream Machine - Only We
    â–Ș Only We by Dream Machine is licensed under a CC-By attribution license.
    🌐 Site :
    â–Ș https://icones8.fr/music/track/only-we--dream-machine
    #OscarWilde #Pensées #LittératureAnglaise
    6 min
  • QUI NYMPHE, QUI MADONE | Une Anthologie Des Poétesses Françaises #4
    ✍ « Une anthologie de femmes-poĂštes ! - Eh oui, pourquoi pas ?
    [
]
    On a dit du XIXe siĂšcle que ce fut le siĂšcle de la vapeur. Le XXe siĂšcle sera le siĂšcle de la femme. - Dans les sciences, dans les arts, dans les affaires et jusque dans la politique, la femme jouera un rĂŽle de plus en plus important. Mais c’est dans les lettres surtout, - et particuliĂšrement dans la poĂ©sie, - qu’elle est appelĂ©e Ă  tenir une place considĂ©rable. En nos temps d’émancipation fĂ©minine, alors que, pour conquĂ©rir sa libertĂ©, la femme accepte rĂ©solument de travailler, - quel travail saurait mieux lui convenir que le travail littĂ©raire ?! [
] PoĂšte par essence, elle s’exprimera aussi facilement en vers qu’en prose. Plus facilement mĂȘme, car elle n’aura point Ă  se prĂ©occuper d’inventer des intrigues, de se crĂ©er un genre, de se faire le champion d’une idĂ©e quelconque ; - non, il lui suffira d’aimer, de souffrir, de vivre. Sa sensibilitĂ©, voilĂ  le meilleur de son imagination. Elle chantera ses joies et ses peines, elle Ă©coutera battre son coeur, et tout ce qu’elle sentira, elle saura le dire avec facilitĂ© qui est bien une des caractĂ©ristiques du talent fĂ©minin.
    [
]
    Et puis, au moment oĂč la femme va devenir, dans les lettres comme dans la vie sociale, la rivale de l’homme, ne convient-il pas de dresser le bilan, d’inventorier - si l’on peut dire, - son trĂ©sor poĂ©tique. Les temps sont arrivĂ©s oĂč chacun va rĂ©clamer le bĂ©nĂ©fice de son apport personnel. [
] » (Alphonse SĂ©chĂ© [1876-1964])
    « Il n’y a pas de poĂ©sie fĂ©minine. Il y a la poĂ©sie. Certains et certaines y excellent, d’autres non. On ne peut donc parler d’un avenir spĂ©cial de telle poĂ©sie, masculine ou fĂ©minine. La poĂ©sie a toujours tout l’avenir. Il naĂźtra toujours de grands poĂštes, hommes ou femmes [
]. OĂč ? Quand ? Cela gĂźt sur les genoux des dieux, et nul ne peut prophĂ©tiser lĂ -dessus.
    [
]. » (Fernand Gregh [1873-1960])
    0:00 - Pauline de Flaugergues
    0:52 - Clara Francia-Mollard
    1:36 - Madame de Girardin, née Delphine Gay
    3:43 - Élisa Mercoeur
    5:27 - Louise Colet
    6:33 - Hermance Lesguillon
    9:20 - Louise-Victorine Ackermann, née Louise-Victorine Choquet
    10:23 - Générique
    📖 RĂ©fĂ©rence bibliographique :
    â–Ș Alphonse SĂ©chĂ©, Les muses françaises, anthologie des femmes-poĂštes (1200 Ă  1891), Éditions Louis-Michaud, 1908
    đŸŽ” Bande sonore originale : Arthur Vyncke - Uncertainty
    â–Ș Uncertainty by Arthur Vyncke is licensed under a CC BY-SA 3.0 Attribution-ShareAlike 3.0 license.
    🌐 Site :
    â–Ș https://www.free-stock-music.com/arthur-vyncke-uncertainty.html
    #PoétessesFrançaises #PoÚmesDeFemmes #LittératureFrançaise
    11 min
  • Johann Paul Friedrich Richter, PENSÉES (Extraits)
    ✍ « [
] Plus sensible que le sentimental Sterne (1713-1768), moins sceptique que Montaigne (1533-1592), Jean Paul mĂȘle l’originalitĂ© de Swift (1667-1745) au comique d’Érasme (1466-1536), Ă  la profondeur de Descartes (1596-1650), et, quelquefois mĂȘme, au cynisme de Rabelais (1494?-1553). » (Édouard de La Grange, citĂ© par Hippolyte Carnot)
    « [
]
    [
] Stefan George (1868-1933), l’un des plus grands poĂštes allemand du dĂ©but du XXĂšme siĂšcle, avait consacrĂ© Ă  Jean Paul [
] une anthologie dans laquelle il rĂ©sume quelques-uns des traits les plus marquants de l’esprit de Jean Paul. [
] « C’est d’un poĂšte, de l’un des plus grands et des plus oubliĂ©s que je veux vous parler et dĂ©tacher de la richesse de l’Ɠuvre de sa vie, conçue voici un siĂšcle, quelques pages d’une surprenante nouveautĂ©, d’une immuable splendeur, et d’une parentĂ© frappante avec vous, qui ĂȘtes d’aujourd’hui [
]. » (Eryck de Rubercy)
    « [
]
    [
] FrĂ©dĂ©ric Richter [
] parle Ă  la mĂ©ditation, au silence des nuits, Ă  l’amant, au philosophe, Ă  l’artiste ; il parle Ă  tous ceux qui ont une Ăąme et qui s’en servent pour juger, plutĂŽt que de leur esprit ; il s’adresse Ă  ces auteurs infortunĂ©s qui ont la mauvaise manie de laisser saigner leur coeur sur le papier, lui-mĂȘme il leur ouvre le sien ; il es plein de franchise, de bontĂ©, de candeur. [
] » (Alfred de Musset, article publiĂ© dans Le Temps le 17 mai 1831)
    « L’auteur de cet ouvrage n’a Ă©tĂ© jadis que trop souvent, du moins, pour les exigences printaniĂšres de la poĂ©sie, un peintre de mort, et il se rĂ©jouissait ordinairement Ă  des compositions de minuit, uniquement parce qu’il n’était pas encore loin de son matin. Plus tard seulement, cette trop longue contemplation des tombeaux, fut punie, c’est-Ă -dire troublĂ©e. - Dans la jeunesse, les nuits de la poĂ©sie, des mĂ©ditations, ou mĂȘme celles de la vie sont toujours Ă©toilĂ©es, au contraire, dans l’ñge mĂ»r, les nuits sont en outre quelquefois couvertes de nuages. » (Jean Paul Richter)
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    📖 RĂ©fĂ©rence bibliographique :
    â–Ș Jean Paul Richter, PensĂ©es, traduit par Édouard de La Grange, Éditions Pocket, 2016
    đŸŽ” Bande sonore originale : Whatfunk - The Times We had
    â–Ș The Times We had by Whatfunk is licensed under a CC-By attribution license.
    🌐 Site :
    â–Ș https://soundcloud.com/whatfunk/the-times-we-had?in=whatfunk/sets/mood-melancholic
    #JeanPaulRichter #Pensées #LittératureAllemande
    6 min
  • "J'AI QUELQUE CHOSE À DIRE. ET C'EST TRÈS COURT." | Sélection D'aphorismes De Louis Scutenaire #1
    ✍ « [
] La meilleure histoire belge, je vais te la dire, c’est la plus terrifiante de toutes : « Il est une fois Scutenaire (1905-1987) et les Belges n’en savent rien ». Et les Français non plus. (...) Il dit tout, mais par brĂšves giclĂ©es, Scut. Il sait la vie, la mort, l’avant, l’aprĂšs (...), l’amĂšre patrie, le surrĂ©alisme, les frites, les cons, les mƓurs, les larmes et la façon dont, chez lui, il doit Ă©teindre au rez-de-chaussĂ©e avant d’éclairer au premier pour ne pas faire sauter le compteur Ă©lectrique. » (FrĂ©dĂ©ric Dard)
    « Le texte lapidaire est une spĂ©cialitĂ© belge. [
]
    [
] cet orpailleur de l’apophtegme reste merveilleusement mĂ©connu [
]. « J’écris, dit Scutenaire, pour des raisons qui poussent les autres Ă  dĂ©valiser un bureau de poste, abattre un gendarme ou son maĂźtre, dĂ©truire un ordre social. Parce que me gĂȘne quelque chose : un dĂ©goĂ»t ou un dĂ©sir. » [
] Scut le mĂ©tĂ©orite a tout lu, tout vu, tout englouti et tout restituĂ© dans un habit neuf.
    « J’ai quelque chose Ă  dire et c’est trĂšs court. » Maximes en percussions et sentences en saccades sont Ă©trillĂ©es, dĂ©barbouillĂ©s au gant de crin. Sa façon de dire merde alentour est Ă  nulle autre pareille. [
]
    [
] RĂ©fractaire, rĂ©calcitrant, insoumis sous toutes les latitudes, Scutenaire n’est point de ceux qu’on puisse congĂ©dier en ambassade. Dans les poussĂ©es d’angoisse, il usait, comme d’un remĂšde Ă  toute Ă©preuve, des aspirines de l’humour. Elles ne le guĂ©rissaient pas mais l’apaisaient.
    [
] » (Patrice Delbourg, les dĂ©semparĂ©s, Éditions Le Castor Astral, 1996)
    « Mes inscriptions sont une riviÚre de Californie, il faut tamiser des tonnes de sable et de gravier pour trouver quelques pépites, voire des paillettes. Remarquez, sable et gravier ne sont pas matiÚres inutiles. » (Louis Scutenaire)
    « Cette compilation qui se voudrait anthologie complĂšte [
] a pour but de proposer aux lecteurs de revisiter l’Ɠuvre de l’auteur par la lorgnette des aphorismes, des fragments, des Ă©blouissantes et percutantes rĂ©flexions qui ont traversĂ© son esprit entre 1943 et 1987 [
]. » (PrĂ©alable & remerciements, cf. "RĂ©fĂ©rence bibliographique")
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    📖 RĂ©fĂ©rence bibliographique :
    â–Ș Louis Scutenaire, J’ai quelque chose Ă  dire. Et c’est trĂšs court., Collection d’Inscriptions, Ă©vocations et autres textes rassemblĂ©s par Jean-Philippe Querton, Cactus InĂ©branlable Ă©ditions, 2021
    👉 https://cactusinebranlableeditions.com/produit/jai-quelque-chose-a-dire-et-cest-tres-court/
    đŸŽ” Bande sonore originale : Crowander - Don’t You Leave
    â–Ș Don't You Leave by Crowander is licensed under an Attribution-NonCommercial 4.0 International License.
    🌐 Site :
    â–Ș https://freemusicarchive.org/music/crowander/from-the-piano-solo-piano/dont-you-leave
    #LouisScutenaire #JAiQuelqueChoseÀDireEtCEstTrĂšsCourt #LittĂ©ratureBelge
    5 min
  • Alexandre Zinoviev, NOTES D'UN VEILLEUR DE NUIT (Extraits)
    ✍ « Ce livre fut Ă©crit en 1975 ; il devait reconstituer un chapitre perdu des Hauteurs bĂ©antes. Je voulais le publier en mĂȘme temps que L’avenir radieux, dont le contenu et la forme littĂ©raire Ă©taient proches du Veilleur de Nuit. [
] Pourtant, je l’ai gardĂ© tel quel. [
] l’ibanisme n’est pas un phĂ©nomĂšne exclusivement soviĂ©tique [
]. » (Alexandre Zinoviev)
    « [
] Ibansk [
]. Ce lieu mystĂ©rieux, vĂ©ritable sujet du livre et « localitĂ© qui ne localise rien » dans laquelle on ne peut entrer qu’en remplissant des formulaires [
]. [
] le pays Ibansk est un foutu pays et [
] ses habitants les Ibaniens se font toujours baiser [
], soit par leurs chefs, soit par l’Ibanisme, puissante thĂ©orie qui rĂ©git le pays, soit par les Ibaniens eux-mĂȘmes. » (Wladimir Berelowitch)
    « Ainsi donc, je me suis volontairement exclu. [
] Celui qui s’exclut volontairement, c’est un Ibanien qui a eu le toupet d’exposer publiquement une opinion non conforme Ă  celle des autoritĂ©s, ni, par voie de consĂ©quence, Ă  celle du peuple ibanien tout entier, puisque lesdites autoritĂ©s passent leur temps Ă  exprimer les pensĂ©es et les aspirations profondes du peuple. [
] » (Alexandre Zinoviev)
    « [
] En Union SoviĂ©tique, on appelle « les exclus » (otchtchepentsy) les personnes qui s’opposent non seulement Ă  une collectivitĂ© soviĂ©tique donnĂ©e, mais Ă  toute collectivitĂ© soviĂ©tique. Ils s’y opposent de telle façon qu’ils sont exclus de la sociĂ©tĂ© tout entiĂšre. De la sorte, ils s’opposent Ă  la structure mĂȘme de la vie sociale. Le plus souvent, ceci se produit indĂ©pendamment de la volontĂ© de l’exclu, ou du moins sans qu’il le remarque. [
] la sociĂ©tĂ© a besoin d’exclure et [
] elle produit des exclus de façon rĂ©guliĂšre et systĂ©matique. Elle les combat, mais elle en a Ă©galement besoin, prĂ©cisĂ©ment pour les combattre. [
] La sociĂ©tĂ© a besoin de l’exclu, car en le combattant, elle se soude, s’unifie, devient monolithique. [
]
    Le Veilleur de Nuit, supposĂ© ĂȘtre l’auteur de ces Notes, est un exclu ordinaire, il n’occupe pas de poste important, il n’est pas connu, n’a guĂšre de relations avec les Ă©trangers. [
] En gĂ©nĂ©ral, ces exclus sans dĂ©fense sont rejetĂ©s de la vie normale, ils se dĂ©moralisent, deviennent alcooliques, malades mentaux.
    [
]
    Par « dĂ©sƓuvrement », le Veilleur de Nuit se met Ă  observer la vie de son bureau, en adoptant une sorte de point de vue sociologique. [
]
    [
] Il existe encore beaucoup de personnes naïves qui croient à une variante rectifiée du communisme, à un communisme démocratique ou un communisme à visage humain. Le communisme à visage humain ou le communisme démocratique, ce serait comme si on imaginait un capital sans argent et sans profit. [
]. (Alexandre Zinoviev, Moscou, 1978)
    0:00 - L’homme de bien
    2:09 - Ma relĂšve
    3:23 - Elle
    5:02 - Cri de l’ñme
    6:02 - Générique
    📖 RĂ©fĂ©rence bibliographique :
    â–Ș Alexandre Zinoviev, Notes d’un veilleur de nuit, Éditions L’Âge d’Homme, traduit par Wladimir Berelowitch, 1979
    đŸŽ” Bande sonore originale : Carlos Viola - Miss Laidcend
    🌐 Site :
    â–Ș https://thegamekitchen.bandcamp.com/track/miss-laidcend-2
    #AlexandreZinoviev #NotesDUnVeilleurDeNuit #LittératureRusse
    7 min
  • Octave Mirbeau, LA GRÈVE DES ÉLECTEURS
    ✍ « [
] Ce que j’ai fait pour moi, je puis le faire pour vous, pour vous tous... Approchez... Qui veut du bonheur ? Qui veut de la richesse ? Qui veut de l’honnĂȘtetĂ© ?... [
] Vous n’avez qu’à parler... Et je ne les vends pas... Je les donne... Ça ne coĂ»te rien...VoilĂ  ! Qui veut du bonheur ?...
    Et je vois le dĂ©sappointement du pauvre diable d’électeur qui, la figure joyeuse et claquant de la langue, viendra, plus tard, rĂ©clamer son dĂ».
    – Que viens-tu faire ici ?
    – Je viens chercher le bonheur que vous m’aviez promis.
    – Le bonheur !... Tiens, le voilà !... Prends-le, prends tout... Une bonne capote qui te coupera les aisselles, un bon sac qui te rompra le dos, un bon fusil... Et va te faire crever là-bas... pour ma gloire [
]
 Es-tu content ?
    Et il ira, l’électeur, il ira, sans se dire que cette capote, c’est lui qui se l’est taillĂ©e ; ce fusil, c’est lui qui se l’est forgĂ© ; cette mort, c’est lui qui l’a signĂ©e, en votant pour l’homme magique qui devait le rendre heureux, riche et honnĂȘte. Il se dira seulement :
    – Jamais je n’aurais cru que le bonheur fĂ»t tel... J’aimerais mieux ĂȘtre malheureux.
    D’ailleurs, le bonheur dont il se plaint, et que tous les gouvernements lui apportent, pareil, c’est lui seul qui l’a fait, toujours. Il a fait la RĂ©volution française et, phĂ©nomĂšne inexplicable, en dĂ©pit de cent annĂ©es d’expĂ©riences douloureuses et vaines, il la cĂ©lĂšbre ! Il la cĂ©lĂšbre, cette RĂ©volution qui n’a mĂȘme pas Ă©tĂ© une rĂ©volution, un affranchissement, mais un dĂ©placement des privilĂšges, une saute de l’oppression sociale des mains des nobles aux mains bourgeoises et, partant, plus fĂ©roces des banquiers ; cette rĂ©volution qui a créé l’inexorable sociĂ©tĂ© capitaliste oĂč il Ă©touffe aujourd’hui, et le Code moderne qui lui met des menottes aux poignets, un bĂąillon dans la gorge, un boulet aux chevilles.
    [
] » (Octave Mirbeau, PrĂ©lude)
    0:00 - La grÚve des électeurs
    8:15 - Prélude
    9:08 - Générique
    📖 RĂ©fĂ©rence bibliographique :
    â–Ș Octave Mirbeau, La GrĂšve des Ă©lecteurs et prĂ©lude, Temps Nouveaux, 1902
    đŸŽ” Bande sonore originale : Podington Bear - Nocturne Op 9 No 1
    â–Ș Nocturne Op 9 No 1 by Podington Bear is licensed under an Attribution-NonCommercial 3.0 International License.
    🌐 Site :
    â–Ș https://freemusicarchive.org/music/Podington_Bear/Nocturnes/Nocturne_Op_9_No_1
    #OctaveMirbeau #LaGrĂšveDesÉlecteurs #LittĂ©ratureFrançaise
    10 min
  • Jacques Viau Renaud, J'ESSAIE DE VOUS PARLER DE MA PATRIE (Extraits)
    ✍ « [
]
    Jacques rĂ©citait ses poĂšmes partout. Si ce n’était pas lui, d’autres les rĂ©citaient. Tout le monde connaissait les poĂšmes de Jacques. Les gens pleuraient quand ils Ă©coutaient ses poĂšmes. [
] » (Interview de Lionel Vieux, ami et camarade de Jacques Viau Renaud, le 8 avril 2017)
    « [
]
    Dominicain, Haïtien, qu’en est-il de l’homme ?
    C’est la premiĂšre question Ă  poser et Jacques Viau nous la pose. Sans dĂ©tours. Sans tangentes. Que nous reste-t-il de l’homme ?
    Grande tĂąche que de chercher l’homme. Sans aucun doute. Si grande que nombreux sont ceux qu’elle trouble qui prĂ©tendaient la mĂ©priser.
    C’est qu’il est aisĂ© de se perdre et d’errer toute la vie.
    [
]
    À sa dure question de poĂšte haĂŻtien du XXe siĂšcle, il Ă©tait prĂšs d’entrevoir la rĂ©ponse. Il l’a mĂȘme Ă©bauchĂ©e ! Comme poĂšte de son peuple, de son monde, de son temps, il l’a dit avec courage : « rien ne perdure comme la sanglot. »
    Et il faut le rĂ©pĂ©ter Ă  haute voix. Il Ă©tait sur la bonne voie. C’est tout ce qui nous est restĂ© de l’homme. Le sanglot. C’est dans ce monde-lĂ  que nous le trouverons. Il est cachĂ© parce qu’on lui a appris Ă  avoir honte de lui-mĂȘme. Il se mĂ©prise et se hait. Il en est le messager.
    Trouvons-le. Nous lui apprendrons Ă  s’aimer. [
] » (PrĂ©face de Permanencia del llanto par Antonio Lockward Artiles, traduction de Paul Bertoni)
    « NĂ© Ă  Port-au-Prince le 28 juillet 1941, Joseph Anne Albert Jacques Viau Renaud arrive Ă  Santo Domingo avec ses parents [
] et ses frĂšres et sƓurs, en 1948, aprĂšs l’assassinat de son frĂšre GĂ©rard sous le gouvernement de Dumarsais EstimĂ© (1900-1953). À peine ĂągĂ© de sept ans, il apprend l’espagnol et, plus tard, crĂ©e de profonds liens d’amitiĂ© avec les poĂštes et artistes dominicains des annĂ©es 1960. Pendant l’occupation de la RĂ©publique Dominicaine par les forces armĂ©es des États-Unis en 1965, il rejoint les forces de la rĂ©sistance, les Constitutionnalistes, et est gravement blessĂ©, mourant une semaine plus tard, le 21 juin, alors qu’il allait fĂȘter ses 24 ans [
]. »
    [
]
    J’essaie de vous parler de ma patrie,
    À partir d’ici,
    ma taniĂšre saline,
    Santo Domingo,
    peut-ĂȘtre vous parlerai-je des deux :
    ce sont deux mottes complémentaires,
    points cardinaux de ma tristesse
    tombés de la rose des vents,
    comme deux amants dont l’étreinte s’est brisĂ©e.
    [
] (Jacques Viau Renaud, J’essaie de vous parler de ma patrie, traduction de Carolina Benavente)
    0:00 - Nous nous sommes réfugiés
    2:06 - Rien ne perdure comme le sanglot
    3:39 - Générique
    📖 RĂ©fĂ©rence bibliographique :
    â–Ș Jacques Viau Renaud, J’essaie de vous parler de ma patrie, Éditions MĂ©moire d’encrier, 2018
    đŸŽ” Bande sonore originale : Sergey Cheremisinov - Way To Silence
    â–Ș Way To Silence by Sergey Cheremisinov is licensed under an Attribution 4.0 International License.
    🌐 Site :
    â–Ș https://freemusicarchive.org/music/Sergey_Cheremisinov/way-to-silence/way-to-silence
    #JacquesViauRenaud #JEssaieDeVousParlerDeMaPatrie #PoésieHaïtienne
    4 min
  • "LE DRAME, C'EST LA VIE QUOTIDIENNE" | Françoise Sagan
    ✍ « Avouez qu’il m’était difficile en 1954 (mon heure de gloire) de choisir entre les deux rĂŽles qu’on m’offrait : l’écrivain scandaleux ou la jeune fille bourgeoise. Car enfin, je n’étais ni l’un, ni l’autre. » (Françoise Sagan, Des bleus Ă  l’ñme)
    « [
] C’est l’hĂ©ritiĂšre des panthĂ©istes, des provocantes, des libertaires George Sand et Colette (Colette est nĂ©e trois ans avant la disparition de Sand, et elle est morte en 1954, l’annĂ©e de Bonjour tristesse). Étonnez-vous qu’elle sĂ©duise tant !
    [
]
    Professionnelle de la libertĂ©, chantre de l’égalitĂ©, experte en fraternitĂ©, notre hĂ©roĂŻne Ă  la blonde frange revĂȘche, au rire gamin, au drĂŽle de parler confus, s’acquitte du rĂŽle que le demi-siĂšcle et la vox populi lui ont octroyĂ©, avec une dĂ©sarmante gentillesse. [
]» (JĂ©rĂŽme Garcin, LittĂ©rature vagabonde, Éditions Flammarion, 1992)
    « [
] À l’époque de mes premiers livres, les journaux m’accablaient de propos malveillants et me prĂȘtaient des propos ridicules. J’avais beau limiter mes rĂ©ponses dans les interviews Ă  “ oui ” ou “ non ”, je ne cessais de retrouver, sous mon nom, des phrases que je n’avais jamais prononcĂ©es. [
] DĂ©sormais, je reste de marbre devant les commĂ©rages. [
] Mis Ă  part le fait que je ne peux plus boire aujourd’hui, pour des raisons mĂ©dicales, j’ai la chance de vivre comme je l’ai toujours souhaitĂ©, c’est-Ă -dire libre.
    [
] » (Idem)
    « [
]
    Parmi ses nombreuses preuves de civilitĂ©, nous avons notĂ© : [
] qu’elle s’excuse volontiers d’écrire court et facilement ; qu’elle n’a pas la grossiĂšretĂ©, en littĂ©rature, de vouloir faire « nouveau » ; et que, si elle consent Ă  se trouver du talent, elle donne du gĂ©nie Ă  ses meilleurs amis. On ajoutera qu’elle pousse le savoir-vivre jusqu’à ne pas disserter en public sur la mort. [
]
    [
] elle persiste, tout compte fait, Ă  prĂ©fĂ©rer dĂ©penser son existence que la raconter, entretenir l’amitiĂ© que son compte en banque, inventer des histoires que commenter la querelle de Maastricht ; et elle n’en finit pas d’aimer les accĂ©lĂ©rations : en amour, en voiture, dans les livres, et dans son cƓur. Morale provisoire : il faut battre la chamade pendant que la vie est chaude. [
] » (Idem)
    « J’ai portĂ© ma lĂ©gende comme une voilette. Ce masque dĂ©licieux, un peu primaire, correspondait chez moi Ă  des goĂ»ts Ă©vidents : la vitesse, la mer, minuit, tout ce qui est Ă©clatant, tout ce qui est noir, tout ce qui perd, et donc permet de se trouver. » (Françoise Sagan, Je ne renie rien)
    0:00 - 1er aphorisme
    0:13 - 2e aphorisme
    0:34 - 3e aphorisme
    0:50 - 4e aphorisme
    1:07 - 5e aphorisme
    1:29 - 6e aphorisme
    1:41 - 7e aphorisme
    1:57 - 8e aphorisme
    2:05 - 9e aphorisme
    2:20 - 10e aphorisme
    2:31 - 11e aphorisme
    2:46 - 12e aphorisme
    2:55 - 13e aphorisme
    3:07 - 14e aphorisme
    3:17 - 15e aphorisme
    3:39 - 16e aphorisme
    3:58 - 17e aphorisme
    4:11 - 18e aphorisme
    4:30 - Générique
    📖 RĂ©fĂ©rence bibliographique :
    â–Ș Françoise Sagan, Aphorismes et pensĂ©es, sĂ©lection de Denis Westhoff, Éditions Julliard, 2021
    đŸŽ” Bande sonore originale : MusicLFiles - Background Nostalgic Piano
    â–Ș Background Nostalgic Piano by MusicLFiles is licensed under a CC-BY attribution license.
    🌐 Site :
    â–Ș https://filmmusic.io/song/6925-background-nostalgic-piano
    #FrançoiseSagan #AphorismesEtPensées #LittératureFrançaise
    5 min

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