â « [âŠ] toute chose vraie est prophĂ©tique et inonde son temps de lumiĂšre, et câest Ă la poĂ©sie quâil incombe de rĂ©pandre cette lumiĂšre ; câest pourquoi lâesprit ne doit et ne peut surgir quâĂ travers elle. Lâesprit ne surgit quâĂ travers lâinspiration⊠» (Bettina von Arnim, Begeisterung)
« Hölderlin (1770-1843) a seize ans. [âŠ] dĂ©jĂ , câest de poĂ©sie surtout quâil se nourrit [âŠ].
[âŠ] ce sera toujours immĂ©diatement, antĂ©rieurement Ă toute rĂ©flexion, Ă tout vouloir, au dĂ©sir mĂȘme, que le monde bourrĂ© de sa charge de sacrĂ© lâassaillera, indubitable, indĂ©chiffrable. [âŠ]
[âŠ] Hölderlin mĂ©ditera longtemps, et avec quelle profondeur, sur la GrĂšce ; mais il ne lâaurait pas fait, ni de cette maniĂšre, sâil nâavait Ă©tĂ© dâabord emportĂ©, ravi (au sens le plus fort).
[âŠ] » (Philippe Jaccottet, avant-propos)
« [âŠ] Jamais peut-ĂȘtre la haute tristesse mĂ©ditante nâa Ă©tĂ© si magnifiquement exprimĂ©e. Parfois ce gĂ©nie devient obscur et sombre dans le puits amer de son coeur ; mais le plus souvent, son apocalyptique Ă©toile MĂ©lancolie brille, merveilleusement touchante, au-dessus de la vaste mer de ses Ă©motions. [âŠ] » (Clemens Brentano Ă Philipp Otto Runge, le 21 janvier 1810)
« [âŠ] je parle comme quelquâun qui a fait naufrage. On est alors portĂ© Ă conseiller aux autres de rester au port jusquâĂ lâarrivĂ©e de la saison propice au voyage. Jâai de toute Ă©vidence voulu mâĂ©lancer trop vite, jâai aspirĂ© trop tĂŽt aux grandes choses, et je lâexpierai sans doute tant que je vivrai ; il est peu probable que je rĂ©ussisse parfaitement en quoi que ce soit, faute dâavoir laissĂ© mĂ»rir ma nature dans la tranquillitĂ© dâune modeste insouciance.
[âŠ] » (Friedrich Hölderlin Ă son frĂšre, Francfort-sur-le-Main, le 12 fĂ©vrier 1798, traduction par Denise Naville)
« Durant toute la premiĂšre moitiĂ© de sa vie, Hölderlin est restĂ© presque inconnu ; la dĂ©mence, durant la deuxiĂšme moitiĂ© de cette vie, lâa maintenu dans une Ă©trange absence oĂč, du monde des hommes, il ne voyait plus que les images des saisons. [âŠ] » (Philippe Jaccottet, avertissement)
« [âŠ]
[âŠ] Il affirme que la source de la sagesse est empoisonnĂ©e aujourdâhui, que les fruits de la connaissance sont des noix creuses, une tromperie. [âŠ] » (Fragments de lâentretien du menuisier Zimmer avec lâĂ©crivain Gustav KĂŒhne, qui rendit visite Ă Hölderlin au cours de lâĂ©tĂ© 1836)
« [âŠ] Câest ainsi : qui hante de trop prĂšs les dieux, ils le condamnent Ă la misĂšre.
[âŠ] » (Bettina von Arnim, Die GĂŒnderode, 1840)
0:00 - Le Laurier (poĂšme)
0:18 - Lettre Ă Neuffer
HypĂ©rion ou lâermite de GrĂšce :
0:57 - 1er extrait (Hypérion à Bellarmin)
1:45 - 2e extrait (Hypérion à Bellarmin)
2:29 - 3e extrait (Hypérion à Bellarmin)
2:56 - 4e extrait (Hypérion à Bellarmin)
4:24 - 5 extrait (Hypérion à Bellarmin)
5:14 - Lettre Ă son frĂšre
5:46 - Lettre Ă Johann Gottfried Ebel
7:05 - Lettre Ă Neuffer
7:22 - Lettre Ă son frĂšre
Empédocle :
7:54 - La mort dâEmpĂ©docle (extrait)
8:11 - Lettre Ă Suzette Gontard
Période des grands poÚmes :
8:57 - Vocation du poĂšte
10:14 - Le pain et le vin
11:25 - Lâarchipel
12:13 - Comme au jour de repos
13:51 - Lâesprit du Temps
14:18 - Générique
đ RĂ©fĂ©rence bibliographique :
âȘ Friedrich Hölderlin, Oeuvres, Ă©dition publiĂ©e sous la direction de Philippe Jaccottet, Ăditions Gallimard, BibliothĂšque de la PlĂ©iade, 1967
đ” Bande sonore originale : Myuu - Stillstand
âȘ Stillstand By Myuu is licensed under a CC-By Creative Commons License.
đ Site :
âȘ https://soundcloud.com/myuu/stillstand
#FriedrichHölderlin #Oeuvres #PoésieAllemande