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"Le Jardin perdu" de Jorn de Précy (Actes Sud 2011)
Méconnu aujourd’hui, Jorn de Précy, (1837-1916),un Islandais d'ascendance bretonne est pourtant cité par les frères Goncourt, Russell Page, Roberto Burle Marx et même Bob Dylan !
Marco Martella, le traducteur, assure avoir découvert ce livre par un hasard dans un marché aux puces de Londres. Il est historien des jardins, chargé d'étude au Conseil général des Hauts-de-Seine et responsable de la revue annuelle «Jardins». Et si c'était lui l'auteur de l'ouvrage?
"Le jardin perdu" est en quelque sorte une “biographie jardinière”. On y lit la vie, les passions et les amitiés de Jorn de Précy, les jardins qu’il a connus et aimés le plus. Il passera la plus grande partie de sa vie à créer son refuge : le jardin idéal à Greystone dans l'Oxfordshire. Son jardin sera sauvage, en mouvement. Le jardinier dilettante se contentera de réguler la vie sauvage des arbres, plantes et graminées. "Jardiniers, soyez paresseux !", intime-t-il aux amateurs.
Choix musicaux: Rodolphe Burger. Cato Noma "Dans ma chambre" et Camille: "She was (à la chapelle)"
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Oblomov publié en 1858 devient un mythe littéraire aussi vivant et emblématique en Russie que Don Juan, Don Quichotte ou Faust . Et ce mythe a inspiré un néologisme : l’oblomovisme. Une manière d’être, de penser et surtout de patienter, une manière slave de vivre.
Oblomov, dans le moelleux de sa vieille robe de chambre orientale, est un propriétaire terrien. Un personnage qui laisse passer le temps. Parler de paresse serait trop simple. Oblomov se livre plutôt à une sorte de rêverie utopique et engourdissante. Alors il peut renouer avec les dorlotements de son enfance. Proie facile, il est exploité, grugé, dépouillé par son entourage. Et sa fiancée Olga a bien du mérite à vouloir le sauver. En fait, Oblomov va tout perdre, jusqu’à sa santé. Mais dans une sorte de bonheur léthargique, d’humilité et d’accomplissement accepté du destin. "Platon en robe de chambre" dit Gontcharov.
« Une œuvre capitale », disait Tolstoï. « Servie par un talent éblouissant », ajoutait Dostoïevski.
Choix musical: Puccini « O soave fanciulla », La Bohème (version Placido Domingo, Montserrat Caballé – direction Sir Georg Solti) et Miles Davis : "Blue in Green" (album Kind of Blue)
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Lorraine de Meaux "Une grande famille russe : les Gunzburg. Paris-St Petersbourg XIX-XXeme siècle" (Perrin 2018)
La dynastie russe des barons de Gunzburg a tenu une place considérable dans l'Europe du XIXe et de la première moitié du XXe siècle tant par ses entreprises économiques que par ses activités philanthropiques, son mécénat et ses engagements politiques. Des somptueux palais à Saint-Pétersbourg à la Seconde Guerre mondiale, de la révolution de 1917 à la Shoah, succès et épreuves ressuscitent un monde disparu, où se croisent grands-ducs et talmudistes du shtetl, peintres et hommes politiques, écrivains et artistes...
En mêlant approche intime et grande histoire, Lorraine de Meaux fait surgir de l'oubli les figures emblématiques de cette famille qui joua un rôle de chef de file au sein de la communauté juive de Russie.
Choix musicaux: Tchaikovsky "Concerto n°1 pour piano et orchestre" et Diane Krall "Just the way you are"
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Stéphanie Coste "Le passeur" (Gallimard)
Joseph Kessel "Fortune carrée" (1931)
En 1931, Kessel entreprit la rédaction de ce qui devait être un de ses plus beaux romans. L'idée de Fortune carrée lui vint sur le plateau volcanique de Sanaa en voyant " le Moscovite " caracoler sur l'étalon de l'imam du Yémen.
Cette histoire virile met en scène deux hommes violents et sans attaches : Hakimoff et Henri de Monfreid, dans un cadre époustouflant de beauté, le Yémen, la mer Rouge, l'Éthiopie-Somalie.
Choix musicaux : Rolling Stones "You can't always get what you want" et William Sheller "Je veux être un homme heureux"
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Didier van Cauwelaert : "La bienveillance est une arme absolue" (Editions de l'Observatoire 2019)
Choisissant la bienveillance comme fil conducteur de ses 28 chapitres, Didier Van Cauwelaert raconte plusieurs souvenirs personnels (sur son père et sa mère notamment, mais aussi ses rencontres et même son gentil banquier), évoque quelques célébrités au comportement bienveillant à son égard (Jean-Paul Sartre, Jean Anouilh, Michel Legrand, Félicien Marceau, entre autres). Il relate un certain nombre d'expériences bousculant la réalité scientifique concernant les végétaux, les animaux, les défunts et la vie extraterrestre, bref, il revient sur tous les sujets qui le passionnent.Et il entend démontrer, par diverses approches, que "la bienveillance n'a rien d'une mièvrerie, c'est une arme de guerre"
Choix musicaux: Tom Jones " It’s not unusual" et Nougaro chanté par Natalie Dessay "Sur l’écran noir de mes nuits blanches"
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"Le choix d'Edith" de Edith Eger (JC Lattès 2018)
Survivante d'Auschwitz, elle est devenue une célèbre psychologue spécialiste des cas les plus douloureux.
Pr Philip Zimbardo, Université de Stanford dit dans sa préface :
Choix musical : Nina Simone "Feeling good" et Jason Mraz "Life Is Wonderful"
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"L'autre art contemporain" de Benjamin Olivennes (Grasset 2021)
"L'art du roman" de Milan Kundera (Gallimard 1986)
Essai sur sa conception de l'écriture que Kundera a tiré de sa propre expérience. Il est le résultat d'entretiens de Christian Salmon sur ses habitudes d'écrivain. Il a tenu aussi à y faire figurer un texte de réflexions sur un roman qui lui est particulièrement cher, "Les somnambules" de Hermann Broch ainsi qu'un résumé de ses réflexions sur l'œuvre de Kafka.
1. L'héritage décrié de Cervantes
Choix musical: Kinks "Waterloo Sunset" et Berlioz: "Villanelle" dans Les Nuits D'été chanté par Régine Crespin
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"Americanah" de Chimamanda Ngozi Adichie traduit de l'anglais par Anne Damour. (Gallimard 2015)
Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre.
À la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d’ombre, Americanah est une magnifique histoire d’amour. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d’immigrant, et parcourt trois continents d’un pas vif et puissant.
C’est un livre qui captive, qui fait sourire et réfléchir.
Choix musical : Naima Joris "Soon" et Cat Power "Horizon"
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Gilles Paris: "Certains coeurs lâchent pour trois fois rien" (Flammarion 2021)
"Portrait d'un mariage" de Nigel Nicholson (Stock 1973)
Nigel Nicholson est le fils de Harold Nicholson, diplomate et journaliste et de Vita Sackville-West, célèbre romancière (1892-1962). Il raconte ses parents qui se sont mariés par amour et dont l'affection n'a cessé de croître "bien que chacun d'eux ait été infidèle à l'autre". "Tous deux aimèrent des personnes de leur sexe".
En alternance, il y a des passages du journal de Vita Sackville-West qui explore sa famille, sa passion pour Violet Trefusis et pour Virginia Woolf et les commentaires de son fils, Nigel Nicholson.
Choix musical : Michel Jonasz "La maison de retraite" et Washed out "Haunt"
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Michel Draguet : "Mémoires Berbères" (Fonds Mercator 2020)
Anaïs Jeanneret "Dans l'ombre des hommes" (Albin Michel 2021)
Louise, mariée depuis 23 ans à Philippe Dumont, secrétaire d'état au ministère des Fiances, apprend qu'il a reçu un pot de vin sur un compte illicite dans les Caraïbes, pour favoriser le rachat d'une affaire par un de ses amis, Pierre Bergot. Qu'il l'a trompe avec sa secrétaire la secoue moins que sa malhonnêteté. Elle le quitte du jour au lendemain.
Jusque là, Louise écrivait, vivait sa vie avec discrétion, à l'écart de la politique. A cause de cette affaire, elle sera villipendée, injurée, accusée d'être à l'origine du rapprochement entre Bergot et son mari, pour favoriser sa carrière de romancière puisqu'il possède des journaux, des magazines et des sites web.
Il est question de cyberharcèlement, de liberté aussi.
Sur la 4eme de couverture, il est écrit: Tout perdre du jour au lendemain. Quitter Paris et les privilèges d’un milieu envié mais impitoyable. Fuir son mari poursuivi pour trafic d’influence. Devenir la proie d’un infernal harcèlement sur les réseaux sociaux et dans la presse parce que « femme de ».
Choix musical : Rolling Stones "Living in a Ghost Town" et M : "Massai"
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