59 Rue des Archives

59 Rue des Archives

By David Koperhant, Adrien Belkout et Rebecca ZissmannMusic
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59 Rue des Archives episodes

  • Stone Flower, l'album culte d'Antonio Carlos Jobim
    25 ans après sa disparition, le 8 décembre 1994 à New York, l'étoile d'Antonio Carlos Jobim n'a jamais pâli. Créateur de la bossa nova aux côtés de Vinicius de Moraes et Joao Gilberto, prophète de cette nouvelle manière bien au-delà des frontières du Brésil et notamment aux Etats-Unis, compositeur majeur de la musique populaire du XXème siècle pour avoir apporté au répertoire des thèmes particulièrement appréciés des musiciens de jazz et prolongeant les échos tant du romantisme que de l'impressionnisme, Tom Jobim a innové sur tous les plans et nombreux sont ceux à se réclamer de cet héritage si vivant encore aujourd'hui.
    Sa discographie est riche de sommets. Parmi eux, Stone Flower, publié en 1970 par le label CTI, incarne peut-être le mieux tout ce que Jobim doit au jazz, depuis que, jeune musicien de bar animant les clubs de Rio, il imaginait un swing carioca, séduisante réplique de la pulsation cool venue de la côte ouest des Etats-Unis.
    Produit par Creed Taylor qui s'était lancé dans l'aventure CGI après avoir fondé le label Impulse! et enregistré dans les studios de Rudy Van Gelder, Stone Flower propose le meilleur des deux mondes. Une fusion troublante du jazz, des traditions musicales brésiliennes et d'une modernité transfigurée. Soit la parfaite synthèse de l'art d'Antonio Carlos Jobim, le gars d'Ipanema.
    Etagère n°4... Boîte n°10... Dossier ACJ1970... Stone Flower, l'album culte d'Antonio Carlos Jobim
    1 hr 7 min
  • Clifford Brown, l'étoile filante de la trompette
    Un son ample, une virtuosité chantante et une technique hors-pair : Clifford Brown fut une étoile filante dans la galaxie du jazz et un ovni parmi les musiciens.
    Lui qui ne buvait "que du jus de fruit" et encore, avec modération, comme l'a écrit Alain Gerber, ne vivait que pour une chose : sa passion de la musique.
    Adoubé par Fats Navarro, admiré par Dizzy Gillespie, jalousé par Miles Davis... Clifford Brown était un type aussi droit qu'il était génial. Un gars simple et attachant, généralement planqué derrière son chapeau, et dont la sonorité de trompette était sans égale.
    En 1956, Clifford Brown, 26 ans, avait toutes les cartes en main pour devenir le plus grand trompettiste de l'Histoire du jazz... Sauf que la mort l'attendait au tournant...
    Etagère n°9...  Boîte n°15... Dossier CB1930... Clifford Brown, l'étoile filante de la trompette
    1 hr 10 min
  • Herbie Hancock, les années Blue Note
    A 79 ans, Herbie Hancock a déjà sa place au panthéon de la musique... Curieux de tous les styles, féru de science et de technologie, cet aventurier des temps modernes a connu plusieurs révolutions et la plupart du temps, il en a été le principal instigateur...
    Jazz Funk dans les années 1970 ? Hip-hop dans les années 1980 ? C'est tout simplement l'ADN de la musique moderne que ce chercheur a découvert, grâce à ses expériences sonores inédites. Mais avant cela, il avait contribué a définir le son du Jazz dans les années 1960.
    Cet éternel jeune homme a marqué plusieurs générations de son empreinte et, aujourd'hui encore, il n'est pas une évolution musicale qui ne lui doive un peu quelque chose. A l'instar de Miles Davis, dont il fut le pianiste, Herbie Hancock est un homme aux multiples facettes. Il est donc difficile à cerner...
    Au lendemain de son triomphe Salle Pleyel pour le festival Pianorama, et de son festival à l'opéra de Monte Carlo, nous allons tenter d'établir son profil, en nous concentrant sur sa première vie. Celle qui a fait d'Herbie Hancock l'un des plus grands pianistes de Jazz.
    Etagère n°4... Boîte n°12... Dossier HH1940... Herbie Hancock, les années Blue Note
    58 min
  • Cab Calloway
    Sans l'ombre d'un doute, Cab Calloway fut l’une des plus brillantes étoiles du swing. Une star dont le succès international de « Minnie the Moocher » propagea dès 1931 la bonne parole, bien au-delà de Harlem et de ses clubs enfiévrés. Derrière le rôle d’amuseur burlesque qu’il a aimé jouer tout au long de sa longue carrière, Cab Calloway fut un vocaliste singulier, brillant et explosif.
    Ses audaces verbales et musicales, mais aussi son orchestre, l’un des meilleurs de son temps pour accueillir derrière ses pupitres une foule de musiciens incontournables, ainsi que sa silhouette souple et convulsive que le cinéma et la comédie musicale ont adopté avec enthousiasme : toutes ces vertus ont contribué à faire progresser le jazz jusqu’à l’arrivée du be-bop. Et surtout, au-delà de Hi De Hi De Hi De Ho ou Zah Zuh Zah, onomatopées et scats débridés qu’il a rendus immensément populaires, Cab Calloway a inventé un langage, une manière d’être et de paraître dont la fantaisie cachait mal un profond désir de liberté.
    Avec lui, le swing pouvait tout dire, tout faire comprendre jusqu’aux limites de la censure. Du mouvement zazou des années 40 qui le choisit comme idole, jusqu’au film des Blues Brothers qui le fit connaître à une nouvelle génération, Cab Calloway a incarné comme personne un anti-conformisme positif et absolu. Oui vraiment Cab Calloway était unique ! Et notre cabinet d'enquête lève le voile sur son histoire à l'occasion des 25 ans de sa disparition le 18 novembre.
    1 hr 9 min
  • "The Blues And The Abstract Truth", l'album culte de Oliver Nelson
    Avec ses arrangements léchés, ses sonorités amples et son casting 5 étoiles, “The Blues And The Abstract Truth” est un classique absolu du jazz moderne… Mais c’est surtout l’avènement d’un saxophoniste et compositeur qui, le temps d’une séance, le 23 Février 1961, aura atteint l’état de grâce…
    Héros méconnu, héros “tragique” pour le chroniqueur Len Lyons, Oliver Nelson est à ranger dans la catégorie des oubliés du jazz : s’il est vénéré par de nombreux musiciens et mélomanes, il reste relativement peu connu du grand public. La faute à une trajectoire aussi discrète que furtive, qui l’a vu se consumer dans les studios d’Hollywood et mourir brutalement à l’âge de 43 ans.
    Pourtant, en tant que compositeur et arrangeur, Oliver Nelson aurait pu facilement boxer dans la catégorie poids lourds : celle des Duke Ellington, Charles Mingus, Gil Evans ou autres Quincy Jones… Ce qui est sûr, c’est qu’avec les 6 titres de “The Blues And The Abstract Truth”, et en particulier son ouverture, le mythique “Stolen Moments”, Oliver Nelson avait trouvé sa signature.
    Étagère 7… Boîte n°12… Dossier ON1961… “The Blues And The Abstract Truth”, l’album culte d’Oliver Nelson.
    1 hr 8 min
  • Martial Solal : d'Alger à Newport, une vie au piano
    Alors qu'il soufflait ses 91 bougies, Martial Solal proposait en 2018 un nouvel album comme on déroule le fil de sa vie. "Histoires improvisées (Paroles et musique)" jetait en effet un regard tendre sur les grandes étapes de la vie du pianiste, chaque petit papier sorti d'un chapeau étant prétexte à une improvisation inspirée par Alger, sa ville natale, par "A bout de souffle", le film de Jean-Luc Godard dont il écrivit la mythique bande-originale, ou par Kenny Clarke qu'il côtoya comme pilier du fameux Club Saint-Germain.
    Une vie passée sur son tabouret, comme le rappelait l'autobiographie, publiée en 2008 chez Actes Sud, de cet infatiguable explorateur de formes. Une vie entièrement dévolue au jazz et abordant son art par le versant de l'originalité et de la curiosité. Car Martial Solal n'aura pas ménagé ses efforts pour imposer sa voix et son style dans l'histoire du jazz moderne, s'offrant même la possibilité d'une carrière américaine.
    C'est à Paris, à l'âge d'or du début des années 1950, qu'il se forge une réputation de pianiste virtuose, à l'aise sur tous les terrains, que ce soit aux côtés de Sidney Bechet ou Django Reinhardts, au milieu des grandes formations de son temps ou dans toutes les configurations dont le piano est le pivot (dans son historique trio avec Guy Pedersen et Daniel Humair mais aussi en duo et solo, dont il se révèle un spécialiste rare).
    Peu à peu, et sans jamais se départir d'une proverbiale fantaisie, il repense la notion de standard en multipliant les innovations. Sa réputation va vite dépasser les frontières et une invitation au festival de Newport en 1963 va le faire accéder à une reconnaissance internationale. A partir de ce moment-là, le nom de Martial Solal va définitivement briller parmi ceux des plus grands pianistes de son temps. Et c'est l'histoire de cette irrésistible ascension que les enquêteurs du 59 rue des archives vont dénouer aujourd'hui.
    Etagère n°3... Boîte n°5... Dossier MS1963... Martial Solal, d'Alger à Newport, une vie au piano
    1 hr 7 min
  • Anita O'Day, la Bad Girl du Jazz
    Née Anita Belle Colton en octobre 1919, cette géante du jazz est plus connue sous le nom d'Anita O'Day. Une voix fabuleuse soutenue par une vraie technique de musicienne ? Un caractère mutin et indomptable ?
    Une classe folle qu'elle incarnait jusqu'au bout de ses longs gants blancs ? Jusqu'à sa mort en 2006 à l'âge de 87 ans, Anita O'Day fut une survivante du swing et assurément l'une des plus grandes chanteuses de jazz, dans l'ombre éternelle des trois grandes : Billie, Ella et Sarah, qu'elle aura fait plus que tutoyer...
    Mais Anita O'Day, c'est aussi un parcours semé d'embûches : celui d'une chanteuse blanche au pays du jazz afro-américain, celui d'une femme de caractère, indépendante mais fragile aussi, qui aura flirté avec la mort plutôt deux fois qu'une et fréquenté la prison sur des bases régulières...
    Pas un hasard, dès lors, que son autobiographie soit intitulée "High Times, Hard Times". Des hauts et des bas... Car à l'image de ses prouesses vocales, la vie d'Anita O'Day fut un énorme grand-huit, aux loopings parfois vertigineux.
    Etagère n°8... Boîte 5... Dossier AO1919... Anita O'Day, la Bad Girl du Jazz
    1 hr 10 min
  • Art Blakey et les tambours de l'Afrique
    Avec ses Jazz Messengers et des disques cultes comme "Moanin'", Art Blakey a définitivement marqué l'Histoire. Art Blakey, c'est une batterie tonitruante et joyeus qui, à défaut d'être révolutionnaire comme celle d'Elvin Jones, a pointé du doigt ce que le jazz devait au swing, au blues et au gospel. Une substance insaisissable qui vient du plus profond de l'âme des Africains-Américains.
    Art Blakey n'a jamais cessé de s'abreuver aux sources du rythme, regardant vers la Caraïbe et sa mère nourricière, l'Afrique, en quête d'une inspiration nouvelle et cultivant à travers une poignée d'albums une sorte de jardin secret, loin du lustre clinquant des Jazz Messengers. Ces disques s'intitulent "Drum Suite", "Orgy In Rhythm" ou "The African Beat" et disent au final beaucoup de lui...
    Malgré l'attirance et peut-être même la fascination qu'elle exerce, Art Blakey prend régulièrement ses distances avec l'Afrique. Une distance nécessaire selon lui, à rétablir une vérité historique : "Les gens", disait-il, "ont essayé de lier l'Afrique au Jazz. Et bien, sachez que c'est le plus grand mensonge qu'on a jamais inventé". Pourtant, il existe bien un Blakey afro-cubain et africain. Un Blakey qui fait parler les percussions comme personne...
    Etagère n°4... Boîte 8... Dossier AB1919... Art Blakey et les tambours de l'Afrique, cette semaine dans 59 Rue des Archives
    1 hr 12 min
  • Buddy Rich, Sa Majesté le Rythme
    Pour beaucoup, il restera le meilleur batteur que le monde ait connu. Né en 1917, Buddy Rich c'est l'histoire d'une vie entièrement dédiée au rythme : "la mission du batteur", disait-il, "c'est d'abord de faire swinguer l'orchestre". Mais Buddy Rich, c'est évidemment beaucoup plus que ça... Enfant prodige devenu bête de scène, force de la nature doublée d'un redoutable perfectionniste, Buddy Rich fut aussi selon ses confrères "le plus grand chieur de tous les temps". Et ce ne sont pas Artie Shaw, Frank Sinatra ou Tommy Dorsey qui diront le contraire : Buddy Rich était aussi talentueux qu'il était impulsif et ses coups de sang sont devenus légendaires. Pourtant, Buddy Rich reste aujourd'hui encore une référence absolue, et pas que dans le jazz. Un journaliste de Rolling Stone a souligné son influence chez toute une génération du rock anglais : John Bonham de Led Zeppelin, Bill Ward de Black Sabbath ou encore Roger Taylor de Queen, qui a dit un jour "lorsque l'on parle de technique pure, Buddy Rich était tout simplement le meilleur". Des mémorables Drum Battles l'opposant à Gene Krupa au plateau du Muppet Show, en passant par Whiplash, le film choc de Damien Chazelle qu'il a partiellement inspiré... Buddy Rich est définitivement entré dans la légende. L'occasion pour le bureau du 59 de mener l'enquête, tambour battant, forcément...
     
    Etagère n°3... Boîte n°12... BR1917... Buddy Rich, Sa Majesté le Rythme
    1 hr 9 min
  • Moondog, le Viking de la 6ème Avenue
    Au-delà de la figure du "Viking de la 6ème Avenue" qu'il a incarné dès la fin des années 1940, Moondog a porté sur ses épaules une modernité aussi paradoxale que fascinante et à laquelle le jazz a pris une grande part. Ses conceptions harmoniques et rythmiques, sa manière d'envisager l'improvisation dans un cadre extrêmement précis, l'instrumentarium qu'il a constamment repensé... De la Beat Generation à l'avant-garde, du jazz moderne à la musique électronique, tous ont puisé dans la sensibilité de ce barbu aveugle et génial. Son oeuvre considérable est enfin reconnue à sa juste valeur depuis la célébrité posthume de son "Bird's Lament" au début des années 2000. A l'occasion des 20 ans de sa disparition, le bureau des enquêtes du 59 rue des archives retrace sa longue et passionnante route vers la lumière.
     
    Etagère n°3... Boîte n°2... MD1969, le Viking de la 6ème Avenue
    1 hr 8 min

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Tous les dimanches de 12h à 13h, poussez la porte du 59 rue des Archives, le cabinet d’enquête de TSFJAZZ. David Koperhant, Adrien Belkout et Rebecca Zissmann partent sur les traces des…

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