59 Rue des Archives

59 Rue des Archives

By David Koperhant, Adrien Belkout et Rebecca ZissmannMusic
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59 Rue des Archives episodes

  • Ahmad Jamal, l'architecte du jazz
    A 89 ans, Ahmad Jamal jouit d'une aura considérable. Il fait partie du cercle très fermé des légendes vivantes du piano jazz et ses apparitions sur scène, de plus en plus rares, sont toujours un évènement... Pourtant, celui que l'on surnomme "l'architecte" n'a pas toujours fait l'unanimité : il a dû batailler ferme contre une partie de la critique qui ne voyait en lui qu'un pianiste de bar quand d'autres, comme Miles, ne juraient que par lui. Connu pour sa version historique de Poinciana en 1958, Ahmad Jamal, musicien coloriste et pianiste des grands espaces vient de publier son nouvel album : Ballades. L'occasion de brosser le portrait d'un maître aussi discret dans la vie que face au clavier.
    Etagère n°7... Boîte n°4... Dossier AJ190... Ahmad Jamal, l'architecte du jazz.
    1 hr 1 min
  • Rubberband, l'album perdu de Miles Davis
    1985... Cette année là, Mikhaïl Gorbatchev s’empare du Kremlin, Emir Kusturica est palme d’or à Cannes et l’épave du Titanic est découverte. En musique ? C’est “We Are The World” produit par Quincy Jones, Madonna la "Material Girl" et Prince, toujours numéro 1… La même année Miles Davis, 59 ans, signe un nouveau contrat chez Warner et entre en studio avec un tout nouveau projet en tête : “Rubberband”... Un album aux couleurs Funk et Pop qu’il ne terminera jamais, préférant plancher sur « Tutu » avec Marcus Miller.
    34 ans après, et alors que « Rubberband » sort enfin dans une version remixée et retravaillée, le Cabinet d’Enquête du 59 Rue des Archives vous emmène dans les coulisses du disque et vous raconte l’histoire d’une icône de la trompette Jazz qui au début des années 80, était revenue aux affaires après 6 ans d’absence, avec des albums électriques comme "We Want Miles", "Decoy" et "You’re Under Arrest", sur fond de drogue et de relations houleuses avec sa femme, Cicely Tyson.
    Invité de l’émission : Vince Wilburn Jr, neveu de Miles Davis, batteur et co-producteur des sessions d’origines de « Rubberband », et de sa ressortie en 2019.
    Etagère n°5... Boîte n°9... Dossier MD1985... "Rubberband", l'album perdu de Miles Davis...
    1 hr 5 min
  • Abdullah Ibrahim, le sorcier du jazz sud-africain
    Abullah Ibrahim et son ensemble "Ekaya".
     
    Ils sont rares les musiciens qui ont incarné l’histoire de leur pays. Et incontestablement, Abdullah Ibrahim est de ceux-là. D’abord connu sous le nom de Dollar Brand, son destin a épousé des décennies d’Histoire et de luttes du peuple noir en Afrique du Sud… Né à Cape Town en 1934, fondateur de l’un des premiers grands groupes de jazz de son pays (les Jazz Epistles), Abdullah Ibrahim est un poète plus qu’un pianiste, un conteur plus qu’un jazzman… Un formidable coloriste découvert en Europe par Duke Ellington, et dont on dit qu’il aurait influencé l’art du solo de Keith Jarrett dans les années 70 ! Aujourd’hui, Abdullah Ibrahim a toujours des choses à dire : Son nouvel album avec l’ensemble Ekaya, “The Balance”, est paru Vendredi, et un piano solo intitulé “Dream Time” sortira lui à la fin du mois d'Août. Deux bonnes raisons de partir sur les traces d’un musicien qui, à 84 ans, a passé l’essentiel de sa vie en exil mais n’a jamais oublié d’où il vient : ''D’une certaine manière, dans notre musique, nous n’avons jamais quitté l’Afrique du Sud, a dit un jour Abdullah Ibrahim… Je sais où sont mes racines, et elles restent avec moi... “
     
    Invités:
    Denis-Constant Martin, ancien Directeur de recherches à la Fondation Nationale des Sciences Politiques, CERI et Centre Les Afriques dans le Monde. Auteur de Sounding the Cape, Music, Identity and Politics in South Africa (Somerset West, African Minds, 2013) et Cape Town Harmonies, Memory, Humour and Resilience avec Armelle Gaulier (Somerset West, African Minds, 2017)
    Cheikh Tidiane Fall, batteur, percussioniste, ancien membre du groupe d'Abdullah Ibrahim.
    Etagère n°4… Boite n°6… Dossier AI1934… Abdullah Ibrahim, le sorcier du jazz sud africain.
    1 hr 16 min
  • Howling Wolf, le Blues toutes griffes dehors
    Howlin' Wolf chante "Smokestack Lightning"
     
    Howlin' Wolf était un colosse, et un colosse toujours en colère. De son Sud natal à Chicago en passant par Memphis puis par l’Europe où de jeunes adolescents se prosterneront à ses pieds, l’existence n’a pas épargné Chester Burnett. Après une enfance épouvantable de misère et le dur apprentissage du métier de musicien dans le Delta des juke-joints crapoteux et des grandes plantations, Howlin' Wolf va devenir l’autre figure du son de Chicago avec Muddy Waters, son grand rival… Tout chez Howlin Wolf paraît excessif, hors-norme: ses mains grandes comme son énorme tête étouffant un harmonica qui semble avoir soudainement la taille d’une pince à épiler, ses épaules et son coffre lui donnant des allures de boxeur catégorie poid-lourds, et bien sûr cette voix unique, puissante, virile mais quand même un peu féminine… Une voix qui peut plonger au fond de sa poitrine et sécréter sa propre réverbe, prendre l’instant d’après une belle moire ensoleillée et soudainement se retrouver contrainte au fond de la gorge, comme serrée par la colère. Cette force qui va, accompagnée par les plus remarquables instrumentistes de son temps, n’était pas gratuite, mais toute entière au service de la musique. Le producteur Sam Philips lui a d’ailleurs rendu le plus bel hommage qui soit en affirmant qu’Howlin' Wolf « ne chantait pas, ne jouait pas, il projetait son âme dans le studio ». Et c’est l’histoire de cet incroyable don de soi qui fait l’objet de notre enquête du jour...
    Etagère n°2… Boite n°3… Dossier HW1959… Howlin Wolf, le Blues toutes griffes dehors.
    1 hr 3 min
  • Kenny Burrell, le Blues au bout des doigts
    BB King le comptait parmi ses guitaristes préférés, et Jimi Hendrix a dit un jour : “j’aimerai sonner exactement comme lui”. Kenny Burrell est sans doute l’un des guitaristes les plus respectés de la planète jazz, et l’un des plus enregistrés également. S’il ne fallait retenir qu’un seul de ses disques pour l’emmener sur notre île déserte, on choisirait sans hésiter Midnight Blue gravé en 1963 pour le label Blue Note, mais il a joué aussi sur des centaines d’autres disques, comme leader ou accompagnateur pour Billie Holiday, James Brown, Tony Bennett et Aretha Franklin… Né à Detroit dans les années 1930, biberonné au blues, Kenny Burrell a développé un son unique et très personnel qui fait qu’on reconnaît dès les premières secondes un disque sur lequel il joue. Kenny Burrell: Un sorcier de la six cordes mais un type humble qui à 87 ans se retrouve dans le besoin. Malade, menacé d'expulsion, il vient de bénéficier d’un grand élan de générosité de la part de ses fans et d’une communauté du jazz qui lui doit beaucoup… Beaucoup de plaisir, et surtout beaucoup d’inspiration.Invité de l'émission: Hugo Lippi, qui sortira à la rentrée un formidable album : "Confort Zone".
    Etagère n°5… Boite n°9… Dossier KB1931… Kenny Burrell, le Blues au bout des doigts
    1 hr 10 min
  • Quincy Jones l'Homme-Orchestre
    Naissance d'un orchestre : Quincy Jones en Europe en 1960.
     Rediffusion d'une enquête du 9 juin 2019
    Quincy Jones a tout appris de son métier grâce au jazz. Trompettiste, chef d’orchestre, arrangeur, producteur, directeur artistique : "Q" comme l’a surnommé Sinatra, a tout fait, et le plus souvent avec génie. De ses débuts à la trompette chez Lionel Hampton jusqu’au succès international avec Michael Jackson, de Paris aux studios d’Hollywood, l’existence de Quincy Jones a montré combien le jazz pouvait parler au plus grand nombre. Mais "Q" a aussi traversé bien des tempêtes, et connu des échecs qui auraient suffi à en abattre plus d’un. Heureusement, un tempérament hors-norme, l’amitié des meilleurs musiciens de son temps et une solide connaissance du music-business l’ont aidé à surmonter ses épreuves. Toujours aussi alerte et optimiste, "Q" est aujourd’hui le parrain de la musique noire, de la pop, du rap, du cool et de tout ce que vous voudrez ! Et avant son concert le 27 Juin à l’Accord Hotel Arena de Paris, le bureau du "59, Rue des Archives" part sur les traces de cet homme extraordinaire...
    Etagère n°4… Boite n°1… Dossier QJ1969 : Quincy Jones, l’homme orchestre.
    1 hr 8 min
  • Coleman Hawkins, le saxophone corps et âme - épisode 2
    On vous l'a dit lors de notre dernière émission sur Coleman Hawkins, s'y retrouver dans sa discographie est un travail laborieux, d'autant que le ténor a parfois enregistré plus d'une centaine de titres par an sur différents labels au tournant des années 1950 et 1960. Voici donc cinq disques du Hawk a redécouvrir d'urgence, selon les inspecteurs du 59, Rue Des Archives. 
     
     "The Hawk Flies High" (1957)
     
    "Coleman Hawkins Allstars - Swingville" (1960)
     
    "At Ease With Coleman Hawkins" (1960)
     
    "The Hawk Relaxes" (1961)
     
    "Desafinado" (1963)
    1 hr 10 min
  • Coleman Hawkins, le saxophone corps et âme - Episode 1
    Enregistré en 1939, "Body And Soul", le chef-d'oeuvre de Coleman Hawkins.
     
    Il y a cinquante ans, le 19 mai 1969 à New York, Coleman Hawkins rendait son dernier souffle… Celui qu’on surnommait Bean ou Hawk laissait derrière lui une incroyable carrière. De ses premiers pas au sein de l’orchestre de Fletcher Henderson où il tire le saxophone du rang des simples pupitres au début des années 20, jusqu’à l’émouvante passation de pouvoir avec le colosse Sonny Rollins au milieu des années 60, en passant par le sublime chorus de « Body and Soul » qui renouvelle de fond en comble l’art de la balade en 1939, Coleman Hawkins a écrit quelques-unes des plus grandes pages de l’histoire du jazz… Histoire au sein de laquelle il est souvent célébré comme « l’inventeur du saxophone ténor ». Ben Webster, Chu Berry, Herschel Evans, Don Byas, John Coltrane, Archie Shepp et bien sûr Sonny Rollins lui doivent tous quelque chose… Et dans cette odyssée musicale, l’enregistrement du standard « Body and Soul » le 11 octobre 1939 à New York marque un point de bascule évident. Il y aura un avant et un après les quelques mesures de ce solo historique. Tour de force mémorable dont nous vous livrons l’autopsie dans notre enquête du jour !Étagère 5… Boite n°12… Dossier CH1969… Coleman Hawkins, le saxophone corps et âme, épisode 1.
    1 hr 7 min
  • Giant Steps, John Coltrane, le Jazz à Pas de Géant
    "Giant Steps", le morceau qui a révélé John Coltrane.
     
    Lorsqu’il déboule avec “Giant Steps” en Janvier 1960, John Coltrane est encore pour beaucoup le saxophoniste de Miles Davis. Sauf que ce disque là va changer la donne : Aboutissement d’un travail acharné sur l’harmonie et les accords, fruit d’une quête musicale qu’il entend bien mener le plus loin possible, “Giant Steps” va mettre en lumière l’originalité et la force de Coltrane, un saxophoniste unique en son genre. Enregistré il y a 60 ans, les 4 et 5 mai 1959, “Giant Steps” a d’abord fait débat avant de gagner ses galons de chef-d’oeuvre et de se tailler une place de choix parmi les incontournables du Jazz. Car aujourd’hui encore, tout jazzman qui se respecte s’est déjà mesuré à la composition titre, devenue le mètre étalon en matière de virtuosité et de technique. Un “phallus” du jazz, comme l’écrivit Alain Gerber. Aussi jusqu’au boutiste et novateur qu’il est personnel et bouleversant, “Giant Steps”, c’est LE disque de l’affirmation de Coltrane. Une bonne raison pour que le cabinet du 59 Rue des Archives se lance à sa poursuite.  
     
    Étagère 1… Boite n°5… Dossier JC1959… Giant Steps, John Coltrane, le jazz à pas de géant.
    1 hr 7 min
  • Le Paris de Chet Baker
    Chet Baker à Paris, en 1963.
     
    Aux côtés de Louis Armstrong, Billie Holiday ou Miles Davis, Chet Baker appartient à la légende du Jazz. Interprète de la délicatesse et de la fêlure, le trompettiste et chanteur a imposé un style et une voix uniques, loin de toute recherche d’effet et de virtuosité superflus. De ses premiers pas en Californie dans les années 50 jusqu’au vieux continent où il finira sa course, celui que l’on a surnommé le « James Dean du jazz » aura mené une existence chaotique, jusqu’à ce qu’on le retrouve un matin, défenestré, au pied de sa chambre d'hôtel d’Amsterdam. C’était il y a trente et un ans, le 13 Mai 1988... L’Europe? Elle aura été fascinée par la gueule d’ange de Chet, ce côté manipulateur et son romantisme sombre qui lui ont brûlé les ailes… Les femmes, l’alcool, la drogue et la vitesse auront marqué ses séjours en Italie, en Allemagne, mais aussi et surtout en France… L’Europe qu’il a découvert dès son service militaire dans un Berlin ravagé par la Seconde Guerre Mondiale, il la retrouvera en 1955, avec Paris pour camp de base, Chet Baker va y vivre huit mois aussi intenses que décisifs…
    Etagère n°5… Boîte 3… Dossier CB1955… Le Paris de Chet Baker.
    52 min

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Tous les dimanches de 12h à 13h, poussez la porte du 59 rue des Archives, le cabinet d’enquête de TSFJAZZ. David Koperhant, Adrien Belkout et Rebecca Zissmann partent sur les traces des…

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