59 Rue des Archives

59 Rue des Archives

By David Koperhant, Adrien Belkout et Rebecca ZissmannMusic
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59 Rue des Archives episodes

  • Bud Powell, l’autre prophète du bebop
    Génie fragile et brûlant, Bud Powell fait partie du petit groupe de musiciens à l’origine du bebop. Avec Thelonious Monk, son aîné de sept ans, Bud Powell puise à sa manière dans une certaine tradition pour renouveler de fond en comble le langage de son instrument. Ce faisant, il va influencer un nombre incroyable de pianistes qui vont tous tenter de s’approcher de sa virtuosité et du jaillissement de son inspiration. Une inspiration qui rencontre bien des écueils en raison de troubles psychiques ayant parfois rendu son existence, et celle de ses proches, très pénible. Pour Bud Powell, les affres de la Création n’étaient pas une vaine expression…
    Il faudra toute la bienveillance de certains anges gardiens pour que le pianiste, et le formidable compositeur qu’était Bud Powell, continue d’exprimer tout son génie. Un génie de la fluidité qu’on a souvent opposé à celui de Monk, qui s’est, lui, épanoui dans la discontinuité et l’anguleux. Pourtant, les deux pianistes s’admiraient mutuellement et on verra que leurs chemins se sont souvent croisés dans leur course folle vers la perfection. Jusqu’à cet album que Bud Powell enregistra dans son exil parisien comme un portrait tout en ombre et en lumières du compositeur de Ruby, My Dear. Oui, Bud Powell était décidément l’autre prophète du bebop…
    Etagère n°3… Boite quatre… Dossier BP1961… Bud Powell, l’autre prophète du bebop
    1 hr 9 min
  • Keith Jarrett, une vie au piano, épisode 2
    A l’aube des années 70 et alors qu’il n’est âgé que de 25 ans, Keith Jarrett apparaît déjà comme l’un des pianistes phares de son époque. Ses débuts dans les Jazz Messengers d’Art Blakey, son rôle pivot dans le quartette de Charles Lloyd, sa percée dans la formation à géométrie variable de Miles Davis : toutes ces expériences ont fait de Keith Jarrett un musicien singulier, un styliste cherchant à s’affranchir des influences et des écoles.
    Son caractère exigeant, pour ne pas dire difficile, son engagement total dans la musique et son désir d’indépendance vont le conduire tout droit dans les bras de Manfred Eicher, jeune patron d’un petit label allemand nommé ECM. Avec lui, Keith Jarrett va entamer l’écriture d’une œuvre aux dimensions et à l’ambition démesurées…
    Etagère 1…  boîte n°3… Dossier KJ1975…  Keith Jarrett, une vie au piano, épisode 2
    1 hr 8 min
  • Happy 75, Keith Jarrett
    Happy Birthday Keith Jarrett ! Le pianiste souffle ce vendredi 8 mai ses 75 bougies.
     
    Génie, virtuose, maestro… Les mots manquent pour qualifier ce musicien versatile, hors normes et finalement très secret qu’est Keith Jarrett. Célèbre dans le monde entier pour ses récitals en solo totalement improvisés, à l’image du Köln Concert de 1975, Keith Jarrett l’est aussi pour l’intransigeance de son caractère.
    Exigeant avec lui-même et avec son public, Jarrett et bien le seul artiste à pouvoir interrompre un concert à cause de la quinte de toux d’un spectateur, du déclenchement d’un flash d’appareil photo, voire d’un avion de ligne qui passerait au-dessus de sa tête…
    Pourtant, Keith Jarrett mérite que l’on dépasse les clichés de l’artiste diva pour ne retenir que l’essence de son oeuvre. Celle d’une vie assez solitaire, entièrement dédiée à la grande musique, qu’elle soit Jazz ou Classique. Enfant surdoué, partenaire de Charles Lloyd et Miles Davis, Keith Jarrett est avant-tout un chercheur. Et à plusieurs reprises le long de son immense carrière, il a atteint la perfection...
    Etagère 8… boîte 4… Dossier KJ1945… Keith Jarrett, une vie au piano, épisode 1
    1 hr 9 min
  • Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 3 : le revival
    La semaine dernière, nous avons assisté à la fermeture de Storyville, le quartier des bordels qui a favorisé l’éclosion d’une nouvelle génération de musiciens. Ils s’appellent Buddy Bolden, Kid Ory, King Oliver ou Jelly Roll Morton, ils font rugir leurs cornets, gémir leur trombone et tressaillir le piano comme on ne l’avait jamais entendu auparavant… Ils sont les pionniers du jazz, mais ils sont surtout le fruit de deux-cents ans d’Histoire, qui ont transformé le minuscule poste colonial fondé par Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville en véritable capitale du Sud et de la Caraïbe.
    Rebelle, attirante, mystérieuse et festive, autant qu’elle est rude, injuste, sauvage et crasseuse, la Nouvelle-Orléans va souffrir de l’industrialisation du Nord, de la grande migration, puis de la crise des années 30. Dépeuplée, dépouillée de ceux qui ont fait sa légende, la cité du croissant s’apprête à tourner une page de son histoire… Pourtant, le jazz, lui, résonne toujours dans ses murs. Et alors que se ferment les portes de Storyville en 1917, un jeune trompettiste nommé Louis Armstrong commence tout juste à faire parler de lui.
    Etagère 1… boîte L… Dossier NOLA1718… Les 300 ans de la Nouvelle -Orléans, épisode 3 : le revival.
    1 hr 5 min
  • Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 2 : le berceau du Jazz
    La semaine dernière, nous avons vu comment la cité fondée par Bienville en 1718 est devenue le premier port des Etats-Unis au milieu du XIXème siècle. Ville-carrefour, ville créole et ville sulfureuse, la Nouvelle-Orléans s’est construite dans la douleur, au fil des eaux boueuses du Mississippi, charriant ses lots de colons, d'aventuriers et d’esclaves…
    Car oui, qu'elle soit française, espagnole ou américaine, la Nouvelle Orléans fut le premier marché d'esclaves du continent, régi par le Code Noir hérité de Louis XIV. Ainsi, lorsqu’éclate la Guerre de Sécession en 1861, ils sont plus de 300 000 à suer dans les plantations le long du Mississippi, de New-Orleans à Baton Rouge. Mais la victoire de l’Union en 1865 va changer radicalement la donne : en quelques mois, des milliers de Noirs libres vont se retrouver sur les routes…
    Conséquence ? Le commerce du sucre, comme du coton, s'effondre, faisant basculer une fois de plus le destin de la Nouvelle-Orléans. Moins opulente mais toujours attirante, violente, ségréguée et pétrie de contradictions, la cité du croissant, métissée comme aucune autre, est enfin prête à donner naissance à un art nouveau… Le Jazz !
    Etagère 1… boîte L… Dossier NOLA1718… Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 2 : le berceau du Jazz
    1 hr 5 min
  • Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 1 : le temps des pionniers
    Il y a trois-cent ans (en 2018), sur une minuscule bande de terre au milieu des marais, coincée dans les méandres du fleuve Mississippi, était fondée la Nouvelle-Orléans… Ville romantique et iconoclaste, festive et chargée d’histoire, la Nouvelle-Orléans ne ressemble à aucune autre ville des Etats-Unis, et peut-être même à aucune autre ville du globe.
    En trois siècles d’existence, cette cité du croissant convoitée de toute part aura été aux avant-postes des grands bouleversements mondiaux. Théâtre de la comédie humaine comme de l’ignominie de l’esclavage, la Nouvelle-Orléans aura aussi été, jusqu’à un passé récent, victime des spéculateurs de tous poils et de l’arrogance de l’homme face aux flots boueux du Mississippi.
    Surtout, la Nouvelle-Orléans aura servi de carrefour aux civilisations indigènes, européennes et africaines, qui l’ont marquée dans ses murs comme dans sa chair...
     
    Comment un petit établissement de portage, fait de quelques baraques en rondins de bois, est-il devenu le joyau de la France coloniale ? Comment cette ville créole et provocante située à l'embouchure du Roi des Fleuves a t-elle enfanté Buddy Bolden, King Oliver ou Louis Armstrong, faisant d’elle le berceau d’une musique que l’on appelle le Jazz ? C’est ce que nous allons essayer de vous raconter dans une série de trois épisodes...
    Etagère 1… boîte L… Dossier NOLA1718… Les 300 ans de la Nouvelle -Orléans, épisode 1 : le temps des pionniers
    1 hr 11 min
  • Sarah Vaughan, reine du Tivoli
    Avec « Sassy Swings the Tivoli », enregistré du 18 au 21 juillet 1963 à Copenhague, Sarah Vaughan atteint une sorte de firmament dans une carrière déjà riche de bien des réussites. Depuis 1943, Sassy – l’impertinente car c’est son autre surnom – a déjà remporté tous les suffrages, hissant son art à la même hauteur qu’Ella Fitzgerald et Billie Holiday.
    D’emblée, Sarah Vaughan a imposé sa tessiture exceptionnelle dans tous les registres. La sophistication de son vibrato et sa manière très personnelle d’aborder le répertoire expliquent aussi son succès en tant que "chanteuse de charme". Un statut qui a évidemment intéressé les différents labels qui l’ont accompagné et dont elle va jouer avec une grande intelligence.
    Ainsi, lorsque la chanteuse arrive au Danemark en juillet 1963 avec son trio flambant neuf et un certain Quincy Jones pour directeur artistique, Sarah Vaughan ne sait pas encore que cet engagement de quatre soirs dans la prestigieuse salle des Jardins de Tivoli va sceller son triomphe.
    Etagère n°2… Boite n°5… Dossier SV1963… Sarah Vaughan, reine du Tivoli.
    1 hr 1 min
  • Wes Montgomery, le héros de la guitare jazz
    C’est sans doute le guitariste de jazz le plus écouté et le plus admiré du vingtième siècle…
    “Au chapitre des influences”, a dit un jour Pat Metheny, “la plus grande, et de loin, est celle de Wes Montgomery...” 
    Découvert sur le tard, Wes Montgomery a mené une carrière fulgurante. En dix ans, de la fin des années 50 jusqu’à sa mort en 1968, Montgomery aura eu le temps de redéfinir le son et l’approche de la guitare jazz, inventant pour l’instrument un langage moderne, funky et dynamique, et le plaçant par là-même comme LE successeur de Django Reinhardt et Charlie Christian... Mais qui était vraiment Wes Montgomery ? C’est ce que nous allons vous raconter dans cette enquête.
     
    Etagère 7… boîte 5… Dossier WM1923… Wes Montgomery, le héros de la guitare Jazz.
    1 hr 12 min
  • Robert Johnson, celui qui a pactisé avec le diable
    Empoisonné par un mari jaloux à l’âge de 27 ans, soupçonné d’avoir vendu son âme au diable contre des dons musicaux exceptionnels, Robert Johnson est devenu un véritable mythe… Du fin fonds du Mississippi, il a joué un rôle essentiel dans l’histoire de la musique populaire, influençant des générations de musiciens, de Muddy Waters jusqu’aux Rolling Stones. Aujourd’hui, notre enquête va se nourrir de celles d’autres passionnés de blues, tous partis dès la fin des années 40 à la recherche du moindre renseignement au sujet du Roi du Delta Blues. Un roi dont la légende a pu éclipser la réalité d’une existence parfois insaisissable…
    Etagère 6…  boîte n°3… Dossier RJ1938… Robert Johnson, celui qui a pactisé avec le diable.
    1 hr
  • Jazz, Bibope et Trompinette : dans la Zizique de Boris Vian
    Cette semaine, notre cabinet d'enquête part sur la piste d'un enragé.
    "Il était amoureux du jazz, ne vivait que pour le jazz, n'entendait, ne s'exprimait qu'en jazz". Ces mots d'Henri Salvador capturent en un instantané l'esprit, la flamme et la personne de Boris Vian. Musicien-trompinettiste, ingénieur-romancier, chansonnier-débatteur, poète et revuedespressiste ? Rarement l'oeuvre d'un homme fut à ce point tentaculaire...
    Mais Vian, né il y a cent ans, le 10 mars 1920, fut aussi et surtout le produit de son époque. Une époque qui ouvrait grand ses bras à la culture américaine, et donc au jazz, ce jazz dont Boris Vian fut l'ardent défenseur : en prose, en vers, envers et contre tous, et quand on dit "tous", on veut bien sûr parler des apôtres du vieux jazz, ceux qu'on appelait les Figues Moisies...
    Car entre les anciens et les modernes, Boris Vian avait choisi son camps. Lui qui avait 25 ans au lendemain de la guerre, lorsque les premiers disques de Be-Bop débarquèrent en France. Que ce soit dans les pages de Combat, de Jazz News ou de Jazz Hot, Vian mit toute son énergie dans sa chronique du jazz, croquant de sa plume tendre, fine et parfois cruelle, la vie de cette musique et de ses musiciens.
    Duke, Bix, Dizzy, Parker, Miles, Billie et les autres ? Vian n'en loupera pas un seul... Il fut, dira Frank Ténot, "le premier à introduire cette qualité d'humour dans la critique de jazz". Humour et justice aussi, lui qui militait comme nul autre pour la reconnaissance des musiciens Afro-américains et de tous leurs disciples.
    Des coulisses de Pleyel aux caves de Saint-Germain-des-Prés, c'est donc Vian, l'observateur visionnaire que nous allons vous raconter. Un homme sans qui les Français n'auraient peut-être pas apprécié à sa juste valeur ce "bruit rythmique désigné couramment sous le nom de jazz", venu de l'autre côté de l'Atlantique.
    Etagère 8... Boîte n°12... Dossier BV1920... Jazz, Bibope et Trompinette : dans la Zizique de Boris Vian
    1 hr 19 min

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Tous les dimanches de 12h à 13h, poussez la porte du 59 rue des Archives, le cabinet d’enquête de TSFJAZZ. David Koperhant, Adrien Belkout et Rebecca Zissmann partent sur les traces des…

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