A plus d'un titre

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By Jean-Claude DUVERGER,Anne-Marie VERGNONSociety & Culture
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A plus d'un titre episodes

  • Bruno TESTA - l'adoption - Quidam éditeur -

    Le narrateur l'assure : il n'a pas le gène de l'adoption. Mais que peut-il

    faire lorsque du jour au lendemain sa compagne le houspille et tient à
    le conduire à son corps défendant à la DDASS, chez le psychiatre ou
    le réveille en pleine nuit pour le demander en mariage ? Jouer l'inertie,
    faire de la résistance, s'adonner au sarcasme puis, de guerre lasse, capituler.
    Et c'est ainsi qu'un futur papa se retrouve en Colombie, à 2500 m
    d'altitude, au bord de précipices, le souffle court, dans l'attente de l'enfant
    qui ne va pas tarder à paraître et, qui sait, lui ravager le coeur.

     

     

     

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    43 min
  • "Floc, garbure et coups fourrés" Serge Tachon

     

    Serge Tachon

    " Floc, garbure et coups fourrés. Charles Exbrayat visite les Landes " (Geste noir)

    En 1971, le célèbre écrivain Charles Exbrayat décide de passer trois jours à Saint-Sever, dans les Landes. L'homme de lettres pourrait choisir la cité historique comme théâtre de son futur roman à suspense?!

    Il rencontrera un commissaire de police, admirateur de son œuvre, un cuisinier italien et un cafetier landais. Charles Exbrayat, gourmet averti, se délectera de la gastronomie landaise et transalpine. Après une courte pause, l'enquêteur devra se remettre au travail?!
    À la poursuite d'un réseau de trafiquants de drogue qui le tient en échec depuis deux ans, il pressent une possible revanche sur ces criminels à la chance insolente?! Le roman, hommage à Charles Exbrayat est préfacé par Claire Exbrayat, sa fille.

    La chronique de Jacques Plaine

    SERGE TACHON Floc, Garbure et Coups fourrés, Charles Exbrayat visite les Landes Legestenoir Correspondant de presse du quotidien Sud Ouest, Serge Tachon est un inconditionnel de Charles Exbrayat. Après avoir participé ce mercredi à la journée qui lui était réservée à la Médiathèque de Saint-Étienne, à Planfoy et à Tarentaise, il lui rend ici un vibrant hommage. Un roman dans lequel Charles Exbrayat s’invente un petit viron en Gascogne. Au début du printemps 1971, un guide Michelin sous le bras, l’ami Charles qui depuis quelques années a posé ses valises à Planfoy - et qui chaque matin s’invente un prochain polar sur le chemin du Pas du Riot - décide d’aller taquiner l’inspiration à l’autre bout de l’hexagone. À Saint-Sever exactement. Dans ce merveilleux village qui à lui seul mériterait deux guides Michelin. Dans cette « Cité historique des Landes » où entre l’abbaye et l’hôtel de France et des ambassadeurs, les berges de l’Adour et le Café de la place, il va chercher à inventer l’impossible pour exciter les neurones d’Imogène ou du commissaire Tarchinini. De floc en garbure et de foie gras en pousse rapière, il va le temps du voyage, se mettre à la diète des râpées et du sarrasson, du pâté chaud et des barrabans. Et puis au cours de ses rencontres à l’hôtel ou au café, dans la rue ou au bord de la rivière, de quelques déjeuners avec ceux qui par ici l’adorent à travers ses livres, il va découvrir le quotidien des SaintSéverins. Découvrir que ce quotidien est plein de risques et d’imprévus. Que par exemple le pharmacien qui confondait un peu morphine et aspirine a été salement tabassé et que cette agression n’est - pour tout le village - que le début d’une sinistre descente aux enfers. Il va découvrir aussi que le procureur de la République comme le commissaire de police de Mont de Marsan sont plus souvent à Saint-Sever que dans leur bureau, que le lieutenantcolonel qui dirige la brigade de Saint-Sever est lui aussi plus souvent sur les dents que sur son divan. On ne peut alors que se réjouir. Se réjouir que notre Charles Exbrayat ait prit le train du retour avant qu’une balle perdue – même si les conflits se règlent ici plus à l’arme blanche qu’à la kalachnikov – nous prive du plaisir de lire ses derniers romans. « C’est pas Dieu possible » par exemple.

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    41 min
  • "Le figuier des Engoulevents" Jean Ducreux

     

    Jean Ducreux

    " Le figuier des Engoulevents " (Auto-édition)

    La mort de son père, avec lequel il était brouillé depuis vingt ans, remet en question l'équilibre de cette vie étriquée.

    Bien que fils unique, il n'est pas le seul héritier de son géniteur, comme le lui annonce la notaire de ce petit village du Fenouillèdes, au pied des Pyrénées. Une mystérieuse dame Cafarrosse est couchée dans le testament en tant que légataire universelle.
    Constantin va donc hériter du beau Mas des Engoulevents dans des circonstances très spéciales, qui le poussent à revenir sur les vingt premières années de sa vie - la relation qu'entretenaient ses parents, ses amours et ses attachements, ses choix professionnels - jusqu'à bouleverser l'ensemble de son existence.

    La chronique de Jacques Plaine

    JEAN DUCREUX Le Figuier des Engoulevents Auto-édition Jean Ducreux est connu pour ses polars lyonnais et ligériens. Polyglotte, globe-trotter, enseignant, chercheur il est aussi romancier et scénariste. Haut fonctionnaire sorti de l’École nationale d’Administration, Constantin Cafarrosse est le numéro deux de la préfecture du Gard. Réputé pour s’opposer à toutes compromissions, pots de vin, bakchichs et dessous de table – on dit même qu’il aurait refusé une valise de gros billets visant à favoriser l’implantation d’un supermarché sur le territoire d’une sous-préfecture – il est surnommé « L’Incorruptible » ou « Robespierre », ou les deux à la fois. Mais si sous les ors de la République il est ce haut fonctionnaire respecté et salué avec déférence dans les salons, chez lui il n’est que la cinquième roue du carrosse. La culotte c’est sa femme qui la porte. On peut même avancer que devant cette tigresse teigneuse, il n’est qu’une virgule dans les Misérables tout juste bonne à soigner son bonsaï. Un joli petit bonsaï ramené des collines de son enfance, vieux de vingt ans et resté depuis toujours un peu, beaucoup, passionnément son doudou. Et puis un jour, un jour comme pas tous les jours, voilà notre homme convoqué chez le notaire – à trois heures et demie de route de sa tanière – et pour quoi faire ? Assister à l’ouverture du testament. Le testament de papa. Un papa auquel il n’a pas adressé la parole depuis l’année de la « grande rixe ». Arrivé au village de ses vertes années - entre Corbières et Pyrénées et avant son rendezvous chez le fameux notaire – le voilà nez à nez avec le pire et le meilleur : son ennemi de toujours qui se dit acquéreur à n’importe quel prix des « Engoulevents » maison de son enfance d’abord et aussi d’une infirme en chaise roulante. Une gente dame qui à sa vue se met gaillardement à marcher. Sa béquille sur l’épaule. Et puis à l’heure tant attendue chez le notaire, mauvaise nouvelle : « nous allons devoir surseoir à la lecture du testament…tous les intéressés ne sont pas présents aujourd’hui ». « Mais Maître, je suis le fils unique ! ». Bonsaï de bonsaï, voilà une nouvelle branche sur l’arbre généalogique de Constantin. Une sale petite branche qui va faire une ombre de trop du côté des Engoulevents.

     

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    42 min
  • Rania Berrada "Najat ou la survie" Prix Exbrayat des lycéens

    Rania Berrada vient de recevoir le prix Exbrayat des lycéens, après avoir reçu celui du grand public, à l'occasion de la Fête du livre de Saint-Etienne. "Najat ou la survie", son premier roman, est publié aux éditions Belfond. Elle est l'invitée de l'émission " A plus d'un titre ", une émission réalisée dans la salle Aristide Briant de la mairie de Saint-Etienne, en présence des lycéens de seconde qui l'ont choisie, lycéens venant de Roanne, de Rive-de-Gier et du lycée Fauriel. Le prix lui a été remis par Jacques Plaine et Robert Karulak, adjoint au maire de Saint-Etienne.

    Une rencontre chargée d'émotion pour la jeune romancière franco-marocaine et des lycéens lecteurs attentifs et motivés !

    La chronique de Jacques Plaine

    RANIA BERRADA Najat ou la survie Belfond Franco-marocaine née à Rabat, Rania Berrada est journaliste à Paris. Son premier roman « Najat ou la survie » après avoir reçu le prix Charles Exbrayat à la Fête du Livre de Saint-Étienne vient d’être proclamé prix Exbrayat des Lycéens. C’était déjà arrivé. Une fois. En 2017 et avec Frédéric Viguier pour « Aveu de faiblesses ». Un roman tout à la fois prix Charles Exbrayat et prix Exbrayat des Lycéens. Aujourd’hui c’est Rania Berrada qui réalise l’exploit avec « Najat ou la survie » élu prix Charles Exbrayat 2023 par un jury de 360 lecteurs de 21 bibliothèques puis prix Exbrayat des Lycéens par un autre jury, lui de 90 élèves appartenant à trois classes de lycées du département. Trois classes de lycées qui ont travaillé depuis la Fête du Livre d’octobre 2023 sur les trois finalistes du prix Exbrayat : « Najat ou la survie » de Rania Berrada, « La Promesse » de Marie de Lattre et « Les Petits meurtres du Mardi » de Sylvie Baron. Trois classes qui viennent de rendre leur verdict et élire « Najat ou la survie » avec plus de la moitié des suffrages. Un prix que Rania Berrada recevra ce vendredi à la Mairie de Saint-Étienne en présence des élèves de ces trois classes : une de Claude Fauriel à Saint-Étienne, une de Carnot à Roanne et une de Notre-Dame des Collines à Rive-de-Gier. Najat. Une jeune femme pleine de projets et d’ambitions. Une étudiante décidée à quitter Oujda la ville aux quatre cents minarets, à échapper à un grand frère plus rigide qu’un pilier de temple grec et à poursuivre ses études. Mais ailleurs. Loin, très loin même. De l’autre côté de la Méditerranée si possible. Certains « ont au-dessus de leur tête une étoile malveillante dont les radiations leur pourrissent l’existence ». Najat est le triste exemple de cette infortune. De jour en jour avec Hicham, Younes, Yahya ou Mehdi.– d’Oujda à Rabat ou de Francfort à Paris - de rêve en cauchemar, d’espoir en désespoir, de certitude en mirage, elle verra la terre promise lui échapper et Allah lui refuser la part d’un bonheur qui pourtant lui tendait les bras.

     

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    41 min
  • Jean-Paul Dolmazon, éditeur de : Dora Rivière, une médecin déportée à Ravensbrück

    Patrick Cabanel, ancien élève de Normale Sup, agrégé d’histoire, est directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, titulaire de la chaire histoire et sociologie des protestantismes.

    Dora. Dora Rivière qui - dans le mouvement Combat - entre très tôt en résistance et cache des juifs sur le plateau du Chambon de Tence - c’est son nom à l’époque – est en 2011 reconnue Juste parmi les Nations.  Dora, sœur d’Henri Rivière figure stéphanoise et patron des Fourgons stéphanois, une entreprise de transports qui dans les années 40 et alors que le moteur avait déjà envahi les rues, les routes et les chemins, continuait fièrement à sillonner la ville en charrettes à cheval. Un rude barbu cet Henri Rivière, lui aussi résistant et qui cachait – je le découvre en lisant ce livre – « des armes dans la Chambre verte au-dessus des quais de déchargement de l’entreprise». C’était en face du Lycée Fauriel, là qu’avec un de ses fils  et quelques copains nous passions en toute innocence le meilleur de nos jeudis.

    L’histoire de Dora c’est beaucoup de voyages en Pologne, Tchécoslovaquie et Hongrie, mais c’est aussi - et avant tout - Ravensbrück. Ravensbrück, un camp où 135 000 femmes et enfants furent déportés et 90 000 assassinés. Arrêtée le 6 octobre 1943, incarcérée à Bellevue puis transférée à Montluc, Dora est partie à Ravensbrück le 30 janvier 1944. Avec Nelly Gorce et Violette Maurice toutes deux Stéphanoises mais aussi avec Geneviève de Gaulle. Et c’est là-bas, à 80 Km au nord de Berlin et parce qu’elle était médecin, qu’elle dut affronter la plus incroyable des situations. A un kilomètre de Ravensbrück. Là où le commandant du camp avait inventé « le Ravier du Jugendlander ». « Une cuve de décantation avant la chambre à gaz.» Un mouroir présenté comme lieu de repos et d’espoir pour les détenues les plus fragiles mais qui, en réalité, était la dernière étape avant le crématoire et la mort.

    Et c’est là qu’elle sera envoyée, avec deux infirmières elles aussi détenues. Pour faire croire à l’impossible.

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    41 min
  • Les industries métallurgiques et mécaniques dans la Loire (tome 2) Michel REDON

    Michel Redon – Les Industries métallurgiques et mécaniques dans la Loire – Tome 2 – Actes Graphiques – 30 €

    Stéphanois d’adoption, économiste de formation, Michel Redon a occupé des fonctions de direction à la Banque de France, réalisé des missions au Fonds Monétaire international et à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Il a aussi été consultant pour une entreprise française implantée en Ukraine.

    La Loire qui du sud au nord s’étend des bords du Rhône aux première collines du Charolais et du Brionnais, d’est en ouest des monts du Lyonnais aux monts du Forez, est un département riche d’une histoire industrielle exceptionnelle marquée – peut-on dire au fer rouge ? - par le métal, le ruban et le charbon, les martinets, les bistanclaques et les coups de grisou.  Aux Editions « Actes Graphiques » dans une collection où le format et la qualité de l’image – souvent photos couleurs en pleine page – donnent aux ouvrages un pouvoir de suggestion exceptionnel, Michel Redon nous fait vivre cette belle aventure. Avec « L’Industrie textile dans la Loire » en 2017 puis « Armes et cycles dans la Loire » en 2019 et maintenant « Les Industries métallurgique et mécanique dans la Loire, l’univers fascinant du métal », dont le tome 2 « Mécanique de précision, outillages machines » vient de sortir des presses.

    Avec autorité et compétence Michel Redon nous entraîne dans les ateliers et les ingénieries de 250 entreprises. Entreprises, grosses ou petites, qui s’honorent de produire des pièces mécaniques de précision, de l’outillage à la renommée internationale et des machines en tous genres à l’avant garde du numérique. 250 entreprises héritières d’un passé industriel unique et dont une trentaine emploient plus de 100 salariés. Certaines fières de leur indépendance, d’autres retirant la même fierté de leur affiliation à des groupes - français ou étrangers - dont la notoriété fait gaillardement le tour du monde.

    Innovation à tout va et conquête des marchés internationaux sont les deux mamelles de leur réussite. Une réussite qui les voit briller dans des industries aussi porteuses que l’aviation et l’automobile, le matériel ferroviaire et l’industrie navale et dans des domaines où l’exigence est encore plus prégnante comme le nucléaire et la conquête spatiale.

    Une chronique de Jacques Plaine, président de Lire à Saint-Etienne

     

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    43 min
  • "Charleston blues" Philippe Lemaire

     

    Philippe Lemaire

    " Charleston blues " (De Borée)

    Pour Théo, fils d'un modeste bourrelier, l'image de la liberté est associée à celle de Joss, jeune femme capricieuse et espiègle, héritière du groupe sucrier Roux-Duval.

    À ses côtés, Théo vivra les plus belles années de sa vie, emporté dans le tourbillon des Années folles où des héros hagards et blêmes s'étourdissent dans une fête perpétuelle sur les premiers rythmes de jazz. Des fêtes où la vie se consume la nuit dans des débordements d'ivresse et l'affolement des corps.

    La chronique de Jacques Plaine

    PHILIPPE LEMAIRE Charleston Blues De Borée Grand reporter à France 3, auteur de chansons et réalisateur de films documentaires, Philippe Lemaire écrit avec « Charleston Blues » son vingt et unième roman. C’est une histoire qui avait mal commencé. Une première fois le jour de la fête au village. Il avait dix ans et fou amoureux s’était élancé à l’assaut du mât de cocagne, avait grimpé comme un singe et tout là-haut avait décroché un paquet « enveloppé dans un papier d’un rouge éclatant ». Puis redescendu s’était précipité pour le lui offrir. « Qu’est-ce que tu veux que je fasse de ça ? » lui avait-elle craché. Pétrifié il avait conservé le petit cadeau sur son cœur. Aujourd’hui, dix ans plus tard c’est elle qui débarque. Au volant d’une Bugatti blanche et lui crie sans même descendre de voiture : Monte ! Et l’embarque illico devinez où ? À Deauville. Et pour quoi faire ? Pour servir « de leurre ». Oui un leurre destiné à aiguiser la jalousie d’un autre. Lui c’est Pierre, le fils du bourrelier. Un ch’ti gars qui avec ses oreilles en chou-fleur ira de naufrage en naufrage. Elle c’est Joss, l’héritière du plus grand groupe sucrier de là-haut. La plus foldingue des évaporées. La plus imprévisible des dissipées de la jarretelle. Cette histoire c’est celle d’une pêche au vif. D’une pêcheuse qui manie la canne par un bout alors que le poisson frétille tout là-bas à l’autre bout. Mais entre pêcheur et vif peut-il y avoir une vraie histoire d’amour ? C’est dans le Paris des années folles que Joss et Pierre vivront la suite de ce délire. Danseront le fox-trot au Dôme et à la Rotonde et le charleston au Bœuf sur le toit. S’extasieront sur les Hispano-Suiza et les De Dion-Bouton et sillonneront Montmartre et Montparnasse en Bugatti. Joss ouvrira une galerie avec accrochés aux cimaises les dessins de Foujita et les solarisations de Man Ray et accueillera Pablo Picasso et Blaise Cendras à l’inauguration. Pierre sera employé de librairie chez Adrienne Monnier et Sylvia Beach. Il y croisera Gide, Cocteau et Radiguet et parlera Espagne, fiesta, courses de taureaux et corridas avec Hemingway à la Closerie des Lilas. Et l’amour dans tout ça ? « L’amour est une planche de fakir hérissée de vrais clous » commentera Pierre. Pierre qui en connaissait un rayon en instruments de torture.

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    40 min
  • Hélène Legrais " La ballade d'Amélie"

     

    Hélène Legrais

    " La ballade d'Amélie " (Calmann-Lévy)

    Chanteuse lyrique, Amélie a renoncé à une carrière internationale pour élever seule sa fille. Tout en enseignant le chant au conservatoire de Perpignan, elle ne s'est plus produite que dans les concerts et les festivals de sa région au point de devenir une véritable diva locale. Sollicitée de toute part, ne sachant pas dire non, elle se consacre sans compter à son métier…

    Jusqu'au jour où, victime d'un burn-out, elle perd sa voix.
    Qu'advient-il de nous quand nous perdons ce qui nous définit ?
    À sa grande surprise, Amélie découvre qu'elle n'est pas qu'une voix. Elle réapprend à vivre sans le stress, la pression, la fatigue.
    Elle aime cette nouvelle femme qui naît, mais redoute de décevoir tous ceux qui attendent avec impatience son grand retour.

    La chronique de Jacques Plaine

    HÉLÈNE LEGRAIS La Ballade d’Amélie Calmann Lévy Née à Perpignan, chroniqueuse sur France Bleue, Hélène Legrais a travaillé à France Inter et à Europe 1, avant de retourner dans sa Catalogne natale pour se consacrer à l’écriture. En 2012 elle a reçu le Prix « Méditerranée Roussillon ». Si un beau matin vous vous réveillez avec la gueule de bois, vous savez pourquoi. Mais si vous vous réveillez avec une extinction de voix, c’est une autre affaire. Amélie, elle, dans son lit à baldaquin et au pied du Canigou s’est réveillée sans voix du tout. Même pas le plus petit filet. Un petit filet qui aurait filé sans filet et sans prévenir au fin fond de son arrière gorge. Non ! « C’était bien la première fois de sa vie que sa voix ne « sortait » pas». Perdre sa voix - seul au milieu de l’Atlantique - quand on est marin de la Route du Rhum, passe encore, mais quand on est chanteuse lyrique adulée de toute la Catalogne et bien au-delà, l’affaire prend une tout autre importance. Une affaire à vous mettre le moral en berne, à zéro voire à moins quinze. Une affaire qui avait fait dire au phoniatre d’Amélie qu’il n’y avait rien à faire, que tout était dans sa tête, rien que dans sa tête : « votre cerveau a essayé de vous alerter…mais comme vous avez ignoré tous les signaux d’alarme, il a décidé de vous obliger à vous arrêter ». L’homme qui murmurait à l’oreille des cordes vocales avait même ajouté que c’était du surmenage, de l’épuisement professionnel, du stress, en un mot qu’elle était victime d’un « burn-out ». Et face à ce mot qui décoiffe et qui dérange on fait quoi ? On arrête de tirer sur la corde – vocale bien entendu - et on attend la suite. « Dans quelques semaines, je vous le promets, vous allez retrouver votre magnifique voix ». C’est alors que s’enchaîneront quatre évènements à vous faire tourner la carte, la Michelin, la vitale et celle du tendre bien entendu. Un, elle se cassera le coude « Aïe ! Aïe ! Aïe ! ». Deux, elle trouvera la carte d’identité d’une belle brune, tout le monde ne peut pas être blonde. Trois, elle embarquera dans un TUB Citroën des années 30 et quatre, Titine – devinez qui est Titine - se fera un joint. Le tout donnant le « la » d’une sacrée ballade. Avec un ou deux « l » à vous de voir mon capitaine.  04 77 25 09 64 –  04 77 21 35 7

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    44 min
  • "La vérité n'aura pas lieu" Frédéric Viguier

     

    Frédéric Viguier

    " La vérité n'aura pas lieu " (Plon)

    " Gisèle Chabaud était la première lectrice qui me sollicitait dans le but d'écrire son histoire. Celle du suicide de son fils, un père de famille soupçonné d'abus sexuels sur mineure. Elle avait lu l'un de mes romans et voulait réhabiliter l'honneur de son fils. Intrigué par la personnalité de cette femme, curieux de pénétrer l'intimité de cette famille, j'acceptai.

    Puis le doute… Cherchait-elle à orienter mon jugement ? Plus j'avançais dans cette histoire, lisant les procès-verbaux et le journal de sa femme, plus Sylvain Chabaud me paraissait secret, énigmatique."
    Mais était-ce bien là l'enjeu de ce drame ?

    La chronique de Jacques Plaine

    FRÉDÉRIC VIGUIER La vérité n’aura pas lieu Plon Metteur en scène de théâtre et auteur Frédéric Viguier a été prix Exbrayat 2017 avec « Aveu de faiblesse » puis prix Exbrayat des Lycéens avec le même livre. Après qu’on a retrouvé son fils - la gorge tranchée - au pied de sa voiture, Gisèle Chabaud écrit à Frédéric Viguier : « Je sais que ma haine ne sera jamais rassasiée, alors pour ne pas devenir complètement folle, j’ai décidé de faire appel à vous… ». À vous Frédéric Viguier l’auteur d’Aveu de faiblesse. Aveu de faiblesse un roman dans lequel un garçon de dixsept ans présenté comme la crème des braves types se révèle le pire des salopards. Sylvain, lui, le fils de Gisèle Chabaud, est un adulte de quarante-cinq ans qui s’est suicidé suite à une dénonciation calomnieuse. Que veut Gisèle Chabaud ? Ni plus ni moins que Frédéric Viguier dans un roman comme il sait les écrire fasse de son fils un héros. Un héros « coupable seulement de trop de faiblesse ». Et comme Frédéric Viguier hésite à sauter le pas elle lui propose de sortir le carnet de chèques. Et s’engage sous contrat à lui verser « dix fois ce que lui ont rapporté la vente de ses deux romans ». Il y a des propositions qui ne se refusent pas. Ou tout au moins qu’on ne balance pas à la poubelle sans en avoir soulevé le couvercle. Et tout en déniant être « un porte plume » ou ce qu’on appelait il n’y a pas si longtemps « un nègre » Frédéric Viguier demande à voir. Malgré les réticences de Gisèle Chabaud il va rencontrer des personnes proches du dossier, étudier les documents de gendarmerie, lire le texte que dans un premier temps Gisèle Chabaud avait elle-même envisagé de publier et découvrir ainsi que la vie de Sylvain était un roman. Un vrai roman. Un roman noir ? A l’eau de rose ? Un roman en tous cas avec plus d’ombres que de lumières, plus de non-dits que de belles paroles, avec une vie professionnelle qui met l’artiste cinq jours sur sept très loin des siens. Un roman parsemé des petits mensonges sans importance mais mensonges quand même. Un ensemble de petits riens qui dans un petit village ne peut que mettre en marche la grosse rumeur. Et on peut faire un très bon livre de la grosse rumeur. Surtout quand celui qui l’a déclenchée est retrouvé la gorge tranchée au pied de sa voiture.

     

     

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    44 min
  • "Lungomare" Sébastien BERLENDIS

     

    Sébastien Berlendis

    " Lungomare " (Actes sud)

    Plein été.

    Le lungomare, la promenade du bord de mer, s'étire sous le soleil familier de la baie de Gênes, où les souvenirs de la jeunesse radieuse des parents du narrateur épousent les méandres de la via Aurélia, ses anciens palais, ses corniches et ses stations balnéaires.
    Une virée italienne entre songe et fantasme, acoustique des années 1970 et photographie solarisée, désinvolture et mélancolie.

    La chronique de Jacques Plaine

    SÉBASTIEN BERLENDIS Lungomare Actes Sud Né à Avignon, mais vivant entre Saône et Rhône, Sébastien Berlendis est professeur de philosophie à Lyon. Venu à l’écriture par l’image, il a souvent exposé son travail photographique en France et à l’étranger. Lungomare est son septième ouvrage. Pour la septième fois, son Rolleiflex en bandoulière et ses carnets d’écriture à portée de main, celui qui ressemble comme un frère à Sébastien Berlendis est de retour. D’été en été, de plage en plage, de lac en lac, il promène ses souvenirs. Que ce soit au Val d’Aoste ou au bord des lacs bleu violet de l’Italie du Nord, dans les brumes des lacs berlinois ou sous le souffle chaud des montagnes des Maures, que ce soit au fin bout des Apennins, là où « l’incendie dévore et embrase les collines » et où des nuages de fumée s’échappent des volcans. Mais aujourd’hui c’est dans le golfe de la côte Ligure - à Lungomare – qu’il nous a donné rendez-vous. Il sera là, toujours avec quelque jolie fille pour « cadencer les heures ». Comme il y a bien longtemps avec Suzanne, Marie, Louise et Isabelle, avec Élisabeth et quelques autres un peu plus tard, ou avec Simona au lac de Côme. Aujourd’hui il a choisi Annabella. Annabella chevelure noire et « blancheur de Kabylie ». Annabella qui murmure « il mio amante » pour le présenter. Annabella et la mer, toujours la mer, la plage, les transats, le parasol rouge. La mer, l’eau, le bain, le crawl, les plongeons « deux pas d’élan, course rapide, rondade flip arrière » et salut les copains. Et un jour de grosse mer, Gabriela « la jeune maman au corps tatoué », Gagriela avec laquelle il jouera à prendre les vagues à leur sommet et à disparaître sous les remous blancs. Gabriela pour qui, sur le chemin du retour, il sera « mon copain de vagues ». Mais à Lungomare - en palimpseste – il retrouvera ses parents. Ses parents qui à vingt ans ont fait le même voyage que lui. « À vingt ans, corps fins pas encore bronzés par le soleil d’été, mes parents promènent leur amour de jeunes adultes sur les routes de la côte ligure ». Ses parents dont les photos ne le quittent jamais et qui à San Remo - pour écouter les jeunes stars de la chanson italienne - préféraient le Casino aux promenades du bord de mer. Ses parents qui curieusement avaient choisi la Costa Brava pour leur voyage de noces.

     

     

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    41 min

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