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Or


Une émission enregistrée à la médiathèque de Saint-Etienne
Quelle mouche a donc piqué Charly Picassiette ?
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PHILIPPE FOUILLOUSE
Code Livingstone aux éditions Saint-Honoré
Après avoir écrit une série de Nouvelles en 1990, le Rouchon Philippe Fouillouse décide en 2018 de les publier. Devant leur succès il a repris la plume. « Code Livingstone » est son troisième polar.
Attachez vos ceintures, bonnes gens, vous voilà partis au bout du monde. En passant par les Seychelles puis la place du Marché de Cracovie, vous allez poser vos valises au cœur des terres africaines, là où en 1855 l’explorateur David Livingstone découvrit les chutes du Zambèze. Et pas
tout seuls les amis, mais avec cette belle blonde de Katleen.
Derrière le « plus grand rideau d’eau de la planète » - les chutes Victoria - vous allez vous trouver face à des oiseaux géants disparus depuis Cro-Magnon et côtoyer des pachydermes de légende. Des éléphants comme ceux dont Katleen caresse la trompe au cirque qui parfois plante ses mâts derrière le musée d’Art moderne de Saint-Étienne.
Car cette aventure est une histoire bien de chez nous. Elle démarre à Roche la Molière. Au bord des étangs de l’Egotay, là où une brave dame - qui faisait pisser son chien - mit le pied sur un cadavre.
De page en page vous allez lier connaissance avec une drôle de brochette de citoyens du monde : Katleen qui se shoote à l’Efferalgan, Lilou sa fille « une gamine à peau d’ébène qui parle aux oiseaux », l’inspecteur Péroni un fou de jogging qui s’est mis en tête de gagner les 24 heures de Roche la Molière, mais aussi quelques voyous à vous faire regretter l’abolition de la peine de mort. Le père Martin inventeur du cassis à la strychnine une liqueur à vous envoyer tout droit sucer les mauves par la racine, Billy le meilleur tueur à gage de la côte ouest des États Unis, Raphaël Petit un Dracula au petit pied et quelques ténors du surin ou de la gâchette aux noms trop compliqués pour que je les énumère ici.
Et puis, tout d’un coup et sans prévenir, l’auteur lui-même se prend pour un personnage du roman et descend dans le polar « je suis Philippe Fouillouse, J’habite votre quartier ». Et sans plus attendre fait « ses yeux de biche » - je cite – « à la femme aux cheveux d’or ».
Un bouquin où tout arrive ou peut arriver. Comme par exemple que ce soit vous …Non ! Pas ça quand même !
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Christian Bourbon
Dans ce livre très bien illustré, inspiré du film réalisé par Farid Milaz et l'association Numidya « Montreynaud, l'empreinte d'un quartier», l'auteur fait parler les habitants du quartier Montreynaud des années 60 à nos jours et met ces témoignages en miroir avec la vie de ceux de Tombouctou, cotoyés lors de longs séjours.
Chronique de Jacques Plaine
CHRISTIAN BOURBON De Montreynaud à Tombouctou, un soir d’été Numidya Après avoir visionné le film documentaire de Farid Milaz « L’Empreinte d’un quartier » Christian Bourbon de retour d’une mission de solidarité à Tombouctou – et après avoir rencontré Malika Sidous - jette un regard nouveau sur Montreynaud. Saint-Étienne et ses sept collines, Saint-Étienne et ses quartiers. Certains sur les collines - celles de Montreynaud, Beaulieu, la Cotonne - d’autres plus bas dans la vallée le long du Furan. Tous avec leur vie propre, leurs traditions, leurs souvenirs, leurs mascottes, leurs gloires. On est de Montaud, de la Rivière, de Saint-François et on en est fier. De père en fils on habite Côte Chaude, le Soleil, Valbenoîte et on s’en glorifie. Christian Bourbon lui arrive de Tombouctou – à dos de chameau, ou de dromadaire allez savoir - et découvre Montreynaud. Montreynaud et ses neuf mille habitants venus du Nord ou du Sud, de l’Est ou de l’Ouest. Le Clapier se repère grâce au chevalement du puits Couriot, Montreynaud lui se distinguait par sa tour atypique. Un bâtiment moitié château d’eau, moitié logements d’habitation - qu’après referendum ou « votation » comme disent les Suisses - quelques pains de TNT ont fait partir en fumée. Débarrassé des moustiques de « la Perle du Désert » Christian Bourbon découvre ce quartier. Les petits et les grands. Les jeunes et les moins jeunes. Les jeunes qui vivent, jouent et s’amusent comme jadis sur les places des villages et se voient dans un futur doré, footballeurs professionnels, ingénieurs, cuisiniers trois étoiles, astronautes et les moins jeunes qui comme nulle part ailleurs ouvrent grand leur porte aux voisins et voisines, se partagent la garde des enfants, les soirées devant la télé, le couscous, la paella et les parts de pizza. Oui sous le soleil de Montreynaud - et grâce au collectif « Vivre ensemble » de Malika Sidous - on siffle plus souvent « Là-haut sur la colline » de Joe Dassin que l’on chante « la Mauvaise réputation » de qui vous savez.
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Gaëlle Nohant
Au cœur de l'Allemagne, l'International Tracing Service est le plus grand centre de documentation sur les persécutions nazies. La jeune Irène y trouve un emploi en 1990 et se découvre une vocation pour le travail d'investigation. Méticuleuse, obsessionnelle, elle se laisse happer par ses dossiers, au regret de son fils qu'elle élève seule depuis son divorce d'avec son mari allemand. À l'automne 2016, Irène se voit confier une mission inédite : restituer les milliers d'objets dont le centre a hérité à la libération des camps. Un Pierrot de tissu terni, un médaillon, un mouchoir brodé… Chaque objet, même modeste, renferme ses secrets. Il faut retrouver la trace de son propriétaire déporté, afin de remettre à ses descendants le souvenir de leur parent. Au fil de ses enquêtes, Irène se heurte aux mystères du Centre et à son propre passé. Cherchant les disparus, elle rencontre ses contemporains qui la bouleversent et la guident, de Varsovie à Paris et Berlin, en passant par Thessalonique ou l'Argentine. Au bout du chemin, comment les vivants recevront-ils ces objets hantés ?
Chroniques de Jacques Plaine
GAËLLE NOHANT Le bureau d’éclaircissement des destins Grasset Gaëlle Nohant née à Paris, vit à Lyon. Cinq romans et cinq prix littéraires dont le prix des Libraires 2018 pour « Légende d’un dormeur éveillé » et le grand prix RTLLire 2023 pour « Le Bureau d’éclaircissement des destins ». Au cœur de l’Allemagne, la ville de Bad Arolsen. Au cœur de cette petite ville « le Bureau Central de Recherches » créé en 1943, devenu « l’International Tracing Service » en 1948 et « les Archives Arolsen » aujourd’hui. Avec toujours 250 collaborateurs sa mission n’a pas changé : sauvegarder la mémoire des crimes nazis et contribuer à cultiver le souvenir. Employée modèle depuis plus de vingt cinq ans, Irène, une jeune française divorcée d’un allemand et désertée par l’amour - après un dîner où sa belle-famille a mis sur la table ce qu’elle laissait jusque-là sous le tapis - se voit confier une mission qui va tout changer. 2016, elle est en charge de restituer à des familles de déportés, exécutés par les nazis, des objets leur ayant appartenu et retrouvés à la libération des camps. « Vous avez trois mille objets à restituer, et une seule vie pour le faire » lui a résumé la directrice. Des alliances, des chevalières, des bijoux de pacotille, des petits riens qui sont la dernière trace d’un grand-père, d’une mère, d’une sœur. Le dernier souvenir d’un proche, mort ou pas qui peut le dire on a vu tant de choses. Cette poussière de souvenirs pourrait être un signe. Celui que tout est possible et qu’un espoir, certes infime, de retrouver vivant un cher disparu – voire sous un autre nom ou à l’autre bout du monde - n’est pas interdit. Irène est là pour ça. Pour faire parler un pierrot de chiffon, trouvé à Buchenwald avec un matricule tracé sur le ventre ou pour en savoir plus sur une femme assassinée au camp de Ravensbrück et dont le médaillon fétiche a été découvert dans une boîte « A n’ouvrir qu’après ma mort ». « Peut-on rester humain dans un cadre où l’inhumanité est la règle ? » Femme sans homme, éperdue d’amour pour son fils mais perdue dans une jungle où les pires nazis grenouillent encore dans les bénitiers, Irène va découvrir que tout là-bas à l’Est « le bon vieux temps » n’est pas tout à fait le nôtre.
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JEAN AUROUX
Professeur d’histoire et géographie puis inspecteur d’Académie, Jean Auroux fut maire de Roanne de 1977 à 2001, député de la Loire 1978-1993, ministre du Travail 1981-1983, secrétaire d’État chargé de l’Énergie 1983- 1984 puis chargé des Transports 1984-1985, ministre de l’Urbanisme 1985-1986
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C'est à une émission "A plus d'un titre" que nous allons vous inviter maintenant puisque l'auteur invité, Jean-Marie Quéméner, vit à quelques 7500 kms de Saint-Etienne. Et c'est en visio qu'il a répondu aux questions de Jacques Plaine et Anne-Marie Vergnon. Jean-Marie Quéméner vit en effet actuellement au Nigéria et n'a pas pu se déplacer lors de l'enregistrement de l'émission pour venir recevoir son prix donné par les lycéens. Nominé en octobre parmi les 3 lauréats du Prix Exbrayat, Jean-Marie Quéméner était alors arrivé en seconde position. Mais pour le prix Exbrayat des lycéens, il été le vainqueur haut la main du choix des jeunes. Nous allons donc évoquer avec lui le livre pour lequel il a obtenu le prix : Sombre éclat paru chez Plon. Et puis sa trilogie autour du pirate malgré lui, Yann Kervadec avec une présentation du premier opus : La République de Pirates, paru également chez Plon.
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Daniel de Roulet
Daniel de Roulet a rassemblé vingt-trois portraits d'écrivaines et écrivains des trois derniers siècles puisés dans notre patrimoine littéraire occidental. Clandestins ils le sont parce qu'il s'agit de portraits écrits sans se prévaloir d'aucune autorité. Ces courts essais évoquent des vies dans lesquelles l'écriture a joué un rôle décisif si ce n'est exclusif : de Marcel Proust à Annemarie Schwarzenbach, en passant par Robert Walser, James Baldwin ou encore Agota Kristof.
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Stéphanie Dupays
"Morte de chagrin, le cœur brisé". C'est la légende familiale qui entoure l'arrière-grand-mère de la narratrice ; Anne Décimus aurait suivi son mari dans la mort. L'étrange proximité que Stéphanie Dupays ressent avec son ancêtre la pousse à mener l'enquête. Elle découvre alors un secret qui fait vaciller ses certitudes : Anne a passé la majeure partie de sa vie dans un asile ; elle est décédée quarante ans après la date que tous pensaient officielle. Comment l'existence de cette femme a-t-elle pu être effacée au point que même les siens ignorent tout d'elle ?
Chronique de Jacques Plaine
STÉPHANIE DUPAYS Un puma dans le cœur Éditions de l’Olivier Haute fonctionnaire et critique littéraire, Stéphanie Dupays est aussi écrivaine. Son premier roman « Brillante » a reçu le Prix Charles Exbrayat 2016. Elle est la marraine du Concours de Nouvelles organisé en 2020 par « Lire à Saint-Étienne » et la Médiathèque municipale. « C’est une famille restreinte, quelque peu ratatinée, que la mienne. Mes parents, ma grand-mère et moi. C’est tout. » Et puis un beau matin sachant que lors d’un naufrage où il s’était conduit en héros, un lointain ancêtre marin aux Malouines avait été décoré de la Légion d’honneur, la mère de la narratrice décide de se lancer dans la généalogie. « Mieux vaut la généalogie que le parapente » plaisante sa fille avant d’aider sa mère à cheminer dans le dédale informatique de son nouveau hobby. Et à tout hasard tape le nom de son arrière grand-mère – Anne Décimus - sur un moteur de recherche. Pour découvrir quoi ? Que cette femme était morte en 1964 alors que l’histoire de la famille l’enterrait quarante ans plus tôt. La rayait des vivants à la mort de deux de ses fils, l’un victime de la première guerre mondiale où il avait été gazé, l’autre renversé par un tramway, et mort aussi de son mari qu’une crise cardiaque avait alors emporté parachevant ainsi l’hécatombe. « Elle est morte de chagrin, le cœur brisé. » se justifiait sa fille – grand-mère de la narratrice - qui n’avait que huit ans lors de la tragédie et dont l’horizon s’est alors borné aux murs d’un orphelinat de religieuses puis à ceux d’une cuisine de maison bourgeoise de Bordeaux où elle sera placée comme domestique lors de ses dix-huit ans. Qu’a fait Anne Décimus pendant ces quarante ans ? Comment interroger sa fille – quatre vingt quinze ans aujourd’hui - qui une fois adulte a oublié qu’elle avait une mère et n’a jamais cherché sa tombe ? Comment en savoir plus de sa propre mère qui se contente de soupirer que « l’eau a coulé sous les ponts » et de son propre père qui rajoute fataliste que « c’était une autre époque, les gens se posaient moins de questions que maintenant » ? Oui comment faire revivre quarante ans de la vie d’une arrière grand-mère dont il ne reste qu’un médaillon en forme de cœur ?
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Yves Bichet
« Seuls quelques gestes démodés suscitent encore l'intérêt du public, ceux du tailleur de pierre par exemple, du stucateur, du cintreur. La main du bâtisseur moderne est ennuyeuse. Sa tâche est rebutante même si son entêtement à la poursuivre quelle que soit la saison, qu'il pleuve ou qu'il vente, mérite le respect ou l'admiration. Le maçon éprouve son savoir-faire jour après jour. Il l'améliore discrètement, en silence. Il affine sa technique sans revenir sur les erreurs du passé. Il se fiche de la beauté. Ce qui est fait est fait. Que dire de plus ?… « Qu'avec les mots, bien sûr, c'est l'exact opposé. Qu'on n'en finit jamais de retravailler les phrases, qu'on rature et corrige indéfiniment et que vouloir concilier ces deux activités est une illusion… »
Chronique de Jacques Plaine
YVES BICHET La Beauté du geste Le Pommier Avant d’être romancier, poète et dramaturge, Yves Bichet fut ouvrier agricole pendant neuf ans puis exerça quelques années encore le métier de maçoncouvreur. Aujourd’hui avec ses mots de romancier et de poète – son verbe taillé dans le diamant et son sens du détail qui donne le vertige – Yves Bichet rend hommage au geste. « À l’habileté et à la beauté du geste ». Que ce soient les doigts du chirurgien qui entaillent la peau « avec une précision stupéfiante » ou la main du chef d’orchestre qui « immobilise le temps au bout de sa baguette ». Que ce soit grâce au chef étoilé qui avec une plume d’oie « déleste les groseilles de leurs pépins » pour préparer le fameux caviar de Bar ou que ce soit au cœur de l’arène quand le matador multiplie les passes avant de ployer « le genou pour l’estocade ». De geste en geste, de mot en mot, de récit en récit, Yves Bichet fait revivre le grand-père « réfugié sous la charmille » qui lèche son index chaque fois qu’il tourne la page de son livre, ou s’attarde sur le footballeur qui au début du match « fait un signe de croix en embrassant son ballon ». Il nous offre aussi d’autres moments rares comme celui où un maçon glisse d’un toit, réussit par un incroyable coup de rein un impossible retournement, évite dans sa chute des ferrailles pointues comme des lances, et se retrouve indemne sur le sol. Miraculé, il en oublie son humour de croque-mort et son bégaiement atavique pour se mettre à parler comme vous et moi et à plaisanter comme un carabin. C’est aussi la légende de l’arbre tricentenaire. Un noyer à la plus grosse branche duquel - une ou deux fois par décennie et le lundi matin de préférence - un pendu se balance au bout d’une corde. Reste cette dernière histoire, capitale car elle est celle de plusieurs lectures. L’histoire de l’andaineuse - un vieux râteau mécanique oublié dans une cour de ferme - et que l’auteur va écraser en reculant. Une banale histoire de tracteur mal maîtrisé me direz-vous sauf qu’apprendre à reculer est aujourd’hui le nouvel art de regarder devant soi. Apprendre à regarder derrière pour maîtriser « le grand attelage du progrès qui dérape dans notre dos ».
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CHRISTIANVÉROT&GEORGESBAUDOT
''Coke cerise'' aux éditions Abatos
Les habitants de la petite commune de Saint-Victor-sur-Loire, les Croque-cerises, vivant si tranquillement à l'ordinaire, voient leur quotidien bouleversé. Voilà que la police ne passe pas un jour sans venir sur les lieux. La plage et le port n’ont jamais été aussi fréquentés durant un mois de mai. Après une jeune femme, trouvée morte, nue sur le sable, sans aucune trace de violence apparente, c’est un SDF qui vient finir ses jours au même endroit et ce n’est pas fini. Les quatre inspecteurs de la brigade de Nicolas Boyer vont mener l’enquête et aller de
La chronique de Jacques Plaine :
Assis côte à côte dans un même stand à la Fête du livre de Saint-Étienne les deux auteurs Stéphanois Christian Vérot et Georges Baudot avaient déjà écrit à quatre
mains«Charbonrouge»lesvoilàpartisdansune nouvelle aventure avec «Coke cerise».
Christian Vérot et George Baudot ne sont pas les premiers auteurs à tenter l’aventure. Celle d’écrire un livre à deux.
Erckmann-Chatrian, Boileau-Narcejac, les frères Goncourt et tant d’autres s’y sont essayé bien avant eux, chacun avec ses techniques, ses méthodes, ses recettes.
L’originalité des sieurs Vérot et Baudot est de s’être lancés danscetteentreprise,l’uncommel’autreavecses personnages - ceux de ses livres précédents - sans les modifier d’un poil, d’un cheveu ou d’une virgule pour écrire cette nouvelle histoire. Comme si le commissaire Maigret
débarquant dans un polar d’Exbrayat, fumait une pipe avec Imogène ou s’endormait dans les bras d’une ravissante idiote. Comme si Don Quichotte se lançait à l’assaut des moulins à vent à dada sur le Jolly Jumper de Lucky Luke.
Mais si dans leur premier polar à deux Vérot et Baudot n’avaient osé faire passer de vie à trépas qu’une seule victime - retrouvée une main en l’air et la tête en bas sur les pentes du crassier de Michon - dans «Cokecerise»ils s’enhardissent furieusement et c’est quatre pèlerins ou pèlerines que l’on va découvrir le ventre en l’air (et rien en bas pour la dame.) On peut même dire que cette dernière - plus Marie Madeleine que Vierge Marie– n’aurait pas hésité à sniffer des herbes à vous déclapoterla cafetière avant d’être retrouvée sur la plage de Saint-Victor.
Ajoutonsquesilaplupartdespersonnagesdeceromann’ontgardédelaparlure stéphanoise que le minimum pour ne pas être confondus avec lesjacounâssesdes bords du Rhône, il n’en est pas de même du Jean-Marie et de tous ses copains du Bois Monzil. Des bois-sans-soif qui jabiassentcomme du temps où les migrants venaient tous de la Haute Loire, un temps où on accumoncelaitdes mots gagas qui n’ont toujours pas trouvé leur place dansledictionnairedel’Académiefrançaiseetqu’auxdernièresnouvelles l’intelligence artificielle n’arrive même pas à mettre en ligne.
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Magazine littéraire en lien avec l'association de promotion de la lecture "Lire à Saint-Étienne".
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