A plus d'un titre

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By Jean-Claude DUVERGER,Anne-Marie VERGNONSociety & Culture
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A plus d'un titre episodes

  • " Les amants de l'aqueduc " : Alain FAUCOUP

     

    Alain Faucoup

    " Les amants de l'Aqueduc " (Éditions du Mot Passant)

    Au début du II siècle de notre ère, les Romains décident la construction d'un long aqueduc pour alimenter les thermes et les fontaines de Lugdunum (Lyon). Ils trouveront la main-d'œuvre parmi les ouvriers gaulois des villes de la Gaule.

    C'est ainsi que Brennos, jeune tailleur de pierres, devra quitter sa famille pour exercer ses talents sur ce gigantesque chantier. Il y rencontrera Flavia. Tous deux vivront un amour fulgurant, mais impossible.
    Parviendra-t-il à devenir l'homme important qui lui ouvrirait enfin la route vers sa belle ? …

    Chronique de Jacques Plaine

    ALAIN FAUCOUP Les Amants de l’Aqueduc (Éditions du Mot Passant) .

    Après des études littéraires et une carrière commerciale, Alain Faucoup est devenu éditeur et a publié une série de beaux livres régionaux. Aujourd’hui écrivain et après une saga en trois volumes voilà son nouveau roman « Les Amants de l’Aqueduc ». 107 après JC. En ce temps là Brennos et Dagorigis, tailleurs de pierre et copains de toujours – ils ont appris le latin ensemble, Brennos le parle et l’écrit, Dagorigis le baragouine - sont au service de la villa romaine d’Octavius sur le territoire du Forum Ségusiavorum. La ville de Feurs aujourd’hui. En ce début de siècle, l’Empire Romain est à l’apogée de sa gloire et de ses conquêtes. De Syracuse à Carthage, des Carpates à Gibraltar, du haut bout de l’Angleterre à Babylone, Rome trace sa route. La Gaule n’est plus la Gaule. Jules César, Alésia, Vercingétorix c’est du passé. Aujourd’hui l’empereur c’est Trajan avec son goût immodéré de la pierre et des travaux à renverser les montagnes. Plus tout à fait esclaves, pas encore hommes libres, Brennos et Dagorigis ne sont pour l’heure que deux affranchis. Brennos prêt à tout pour les honneurs, la gloire et l’argent. Raser sa moustache, tondre sa tignasse, être le meilleur des tailleurs de pierres de l’Empire et devenir enfin un vrai citoyen romain. Dagorigis est plus modeste. Moins doué mais lucide il sait qu’il sera toujours dans l’ombre de son copain, il sait aussi que pour devenir citoyen romain il lui faudrait collaborer avec l’envahisseur, l’intrus, l’ennemi. En un mot trahir la Gaule. Réquisitionnés mais ensemble - « vous ne pouvez pas refuser, c’est un ordre de Rome » - ils vont partir et participer à la construction. de « l’aquae ductus Jarensis ». L’Aqueduc du Gier. Un formidable honneur, une grande aventure, le bonheur de vivre les exploits des architectes romains. Édifier avec eux les moulins de Barbegal, découvrir le Pont du Gard, les arènes de Nîmes, l’amphithéâtre d’Arles. Au pays, déchirés, ils laisseront la belle Flavia, fille d’un richissime vétéran des légions romaines. Mais que peut espérer un affranchi de la fille d’un centurion ?

     

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    41 min
  • "La solitude Des Bois Noirs" Maria P. MISTICHELLI

    Chronique de Jacques Plaine

    MARIE P. MISCHITELLI La solitude des Bois Noirs Éditions du Caïman Née en Italie, arrivée en France à six mois, Maria Mischitelli a fait ses études universitaires à SaintÉtienne. CAPES d’Italien, professeur au lycée Claude Fauriel, elle est aussi traductrice, des romans de Jean Paul Delfino en particulier. Dans les montagnes du soir, entre le col de Béal et le doux Lignon, voilà le village dans lequel débarque de sa vieille Fiat 500 le lieutenant Walid Louatah. Un appel anonyme vient en effet d’informer la police que « les parents de Ganymède Chassagne ne sont pas morts en mer. » Ganymède, un enfant de Guinée ou du Ghana – allez savoir, on n’est pas trop géographe dans les Hautes Chaumes – un gamin de huit ans adopté par les Chassagne, lui, neurochirurgien au CHU, elle, femme au foyer plus portée sur le Whisky que sur les vins du Forez. Au village pas de curé à l’horizon mais un joli petit monde à confesser : un charpentier mal marié plus à l’aise au fond des bois que sur la place du marché, une institutrice rousse comme personne et qui ouvre plus volontiers ses cuisses que le Bescherelle, une femme abandonnée par un mari qui n’en pouvait plus de leur fille autiste niveau 3, une épicière pas plus spécialiste que vous et moi des poireaux et de la limonade mais fana de taxidermie et dont certains croient apercevoir le mari derrière le rideau de leur premier étage alors que d’autres le disent mort. Il y a aussi le patron du bar « la fontaine ». La fontaine sans majuscule mais au demeurant un type plus branché loup qu’agneau, sans parler de « la manageuse » de l’hôtel où Walid vient de descendre. Une détraquée de la libido, qui pour s’assurer « qu’il en a dans le pantalon » lui explore illico la braguette. Et voilà que Ganymède disparaît. À Walid de le rechercher. Il est là pour ça, lui né à Montreynaud mais originaire du grand Sud, lui qui parle quatre langues dont l’arabe et le kabyle, lui qui a l’oreille absolue et ça va lui servir. Lui, enfin, frapadingue des rousses comme des pizzas, sauf que pour les pizzas c’est raté vu qu’il n’y a pas de pizzaïolo au pays. Et puis notre homme déterre deux fémurs au bord du Lignon là où jadis Céladon fut sauvé par les nymphes. Mais Céladon c’était avant, bien avant.

     

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    40 min
  • "Le miroir aux mirages" Philippe Lemaire

     

    Philippe Lemaire

    " Le miroir aux mirages " (De Borée)

    Afin que Louis XIV puisse se refléter dans des miroirs qui seraient enfin français, François est envoyé à Venise sur ordre de Colbert qui entend créer la Manufacture royale des glaces de miroir.

    Sa mission ? Dérober aux Vénitiens les secrets de fabrication des grands miroirs qu'ignoraient alors les artisans français.
    Mais il lui faut aussi convaincre quelques grands maîtres verriers de venir à Paris pour y transmettre leur savoir. Le pont d'or qu'il est prêt à leur faire sera-t-il suffisant ?

    chronique de Jacques Plaine

    PHILIPPE LEMAIRE Le Miroir aux mirages Éditions de Borée Philippe Lemaire est grand reporter à France 3, auteur de chansons et réalisateur de films documentaires. En 1664 Versailles n’est pas encore Versailles et Venise n’est plus tout à fait Venise. À Versailles, Louis XIV - jeune roi de France - s’est mis en tête de faire du pavillon de chasse de son père un château où glaces et miroirs feraient tourner la tête aux plus belles femmes du royaume. Mais pour cela, les meilleurs verriers vénitiens - ceux qui connaissant tout des secrets de fabrication des grands miroirs - devront abandonner Venise, Murano, leur femme et la lagune pour venir exercer leurs talents à Paris. À Venise, les bals, les masques et les carnavals ne peuvent faire oublier le souffle de la décadence, la perte de Constantinople puis l’épidémie de peste qui en 1630 a tué le tiers des habitants des 119 îles de la lagune. Et si la République de Venise va tout faire - et même plus - pour conserver le meilleur de ses verriers, elle sait qu’elle n’a aucun intérêt à déplaire à la France. Mais pour l’heure, envoyé par un des hommes de confiance de Colbert, François Guilbert de Soulac - un jeunot de tout juste vingt ans - débarque de sa gondole sur le grand canal. Avec une mission taillée au carré : convaincre un des maîtres de Murano - à n’importe quel prix ou presque – de larguer les amarres et de monter à Paris. Son choix ? Barrolomeo Guardi. Un génie de la fabrication des grands miroirs mais un vieux cochon qui vient d’engrosser sa servante. Une ragazza de seize ans qui a l’âge de sa fille. Sa fille Lucia qui est, le jour, modèle d’un peintre et la nuit sa maîtresse. Situation un peu compliquée certes, d’autant que François Guilbert n’est pas insensible aux charmes de la belle Lucia. Que rien n’est simple du côté de la lagune et que pour communiquer avec l’homme de confiance de Colbert il ne peut utiliser que l’encre sympathique. Une encre faite de fiel de pigeon, invisible à froid, et qu’il utilise entre les lignes d’une vraie fausse lettre d’amour adressée à une bien aimée fantôme… qui n’est en réalité que son honorable correspondant. Une histoire vécue à Versailles et Venise par Louis XIV, Colbert et les grands verriers et à laquelle Philippe Lemaire a rajouté quelques épices pour pimenter la sauce.

     

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    40 min
  • "Norine la vie en soi" de Gérard Georges

    Gérard Georges

    " Norine, la vie en soi " (Aedis)

    Norine est handicapée de la parole et ne peut émettre que quelques sons incompréhensibles… Mais elle sait penser avec le cœur.

    Elle se promène dans ce village auvergnat des années 1960, et se rend sur la place près de l'école pour observer les enfants. Certains lui jouent de sales tours et se moquent d'elle. Le gros Robert fils du boucher est le pire de tous avec sa Mobylette… !
    Et puis il y a Bébert l'épileptique, récupérateur de vieux pneus, vieux postes de radio… qui un jour va la sauver de la noyade.

    Chronique de Jacques Plaine

    GÉRARD GEORGES Norine la vie en soi Éditions AEDIS Né à Montbrison Gérard Georges qui dans une autre vie fut professeur de lettres puis principal de collège est aujourd’hui journaliste de radio et romancier. Non, tous les villages de France ne sont pas Clochemerle, mais tous ont une mairie et une église. Avec des maires parfois plus proches de leur secrétaire qu’il ne convient et des curés dont les bonnes ont passé l’âge de faire jaser. À Saint-Basile-des-Monts – en plein cœur du Massif Central et au siècle dernier – c’est ainsi que s’alignent les planètes… et que la vie va devant soi. Certes le maire Ernest Caboche est très proche de sa secrétaire. Certes lui, veuf et sa chère Marinette, divorcée leurs ébats bien que crapuleux n’en conservent pas moins une légitimité relative et de bon aloi. Certes le curé - le curé Fargette - vient d’être expédié à l’autre bout du département par l’évêque au motif qu’il confessait un peu trop fréquemment cette Marie-couche-toilà de Simone, la mère d’une certaine Sucette que certains disent la bien nommée. Certes aussi cette mise à l’écart pour excès de zèle a fait les affaires du père Gautier exmissionnaire aux Afriques qui - ici comme là-bas dans la brousse et avant de célébrer la Sainte Eucharistie - se tape deux ou trois œufs sur le plat arrosés d’un Bourbon de derrière les bambous. Certes enfin le commandant de la brigade de gendarmerie fume comme un pompier, le sénateur Albert Remy est un vrai faux-cul et le Bébert aux pantalons trop courts un authentique patère, mais l’âme de Saint-Basile-des-Monts c’est Norine. Norine, toujours là en première ligne que ce soit dans les rues, à la messe, devant l’école à l’heure des récréations ou sur le garde-fou rouillé du bief de l’écluse. Norine une fille qui n’aurait jamais dû venir au monde si à leur âge – un âge que beaucoup consacrent à la lecture, au tricot ou à la pétanque - ses parents avaient eu la bonne idée de maîtriser leur libido. Une fille qui n’aurait jamais dû voir le jour « tout le monde autour de moi aurait aimé que je sois morte. » Une fille intelligente mais incapable de prononcer le moindre mot vu qu’à sa naissance les forceps lui avaient fait la tête comme une calebasse. Norine la plus bizarre des filles étranges. Norine la plus mutique des cabossés de la vie.

     

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    42 min
  • "Les mots dits en sol mineur" de Jean-luc Epallle et Jacques Prudhomme

    Jeanluc Épallle et Jacques Prudhomme

    " Les mots dits en sol mineur " (Actes Graphiques)

    Jeanluc Épallle livre ici un florilège de ses textes de scène et chroniques qui ont trait avec l'industrie minière, si chère à la culture stéphanoise et à sa propre histoire familiale.

    Jacques Prud'homme, graphiste de formation et photographe par passion, adepte du sténopé depuis 2004, a capté des scènes urbaines et des lieux de la mine qui lui tiennent à cœur.

    chronique de Jacques Plaine

    JEANLUC EPALLLE & JACQUES PRUD’HOMME Les mots dits en sol mineurs Actes graphiques Jeanluc Epallle, comédien, chanteur, chroniqueur radio et auteur de la plupart de ses spectacles. Jacques Prud’Homme, graphiste de formation et photographe par passion, adepte du sténopé depuis 2004. Cette chronique est-elle la 1499ème la 1500ème ou la 1501ème ? Elle est avant tout celle dédiée à l’ami Jeanluc. Pour lui je ne compte pas sur mes doigts, cette chronique sera la 1500ème point barre. La 1500ème en souvenir de quinze années de Fêtes du livre au cours desquelles nous avons eu si souvent l’occasion de travailler avec pour oriflamme et leitmotiv la devise « bienheureux les fêlés ils laissent passer la lumière ». En ce temps-là Jeanluc ne savait pas que le sculpteur Albert Chanut - alors Grand Maître des cafés littéraires de la Fête - était de sa famille et les hasards de la vie ne nous avaient pas encore fait petits cousins « par ricochet ». Dans ce livre Il met en musique ses souvenirs d’hier et d’avant-hier en hommage à ses grands-pères, tous deux mineurs de fond et dont l’un d’eux est remonté au jour en deux morceaux. Des textes illustrés d’étonnants sténopés de Jacques Prud’homme. Un sténopé n’étant pas une malformation du pylore mais une photo réalisée avec une simple boite – qui peut être de conserve - sans objectif, ni viseur mais équipée d’une plaque sensible. Un magnifique ouvrage dans lequel il nous donne à lire quelques-uns des textes qui font sa gloire et celle de « L’Autre Lieu » son théâtre de la Ricamarie. Des textes écrits dans la langue de par ici, le gaga. Oui le gaga mais pas celui que parlaient jadis les pagnots de Chavanelle, les lavandières de la rue des Gauds ou les clapeuses de Couriot. Non, le gaga d’aujourd’hui avec des mots d’autrefois certes, mais des mots proposés avec parcimonie et non pas accumoncelés et jetés à la gratapille dans une diarrhée vernaculaire de pacotille. Des bijoux de mots présentés en majesté dans des textes qui pourraient être de Molière, Audiard ou San Antonio. Des mots qui illuminent les pages de Jeanluc comme les épices et condiments sélectionnés par nos Trois Étoiles du Michelin immortalisent leurs meilleures sauces.

     

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    42 min
  • "L'alchimiste de Saint Vicens" d'Hélène Legrais

    Hélène Legrais

    " L'alchimiste de Sant Vicens " (Calmann-Lévy)

    Dans les années 50, l'atelier de céramique de Sant Vicens à Perpignan devient un haut lieu de la création artistique. La céramique est en vogue et les plus grands maîtres, tels Jean Lurçat ou Pablo Picasso, y réalisent leurs œuvres.

    Cette effervescence n'est pas du goût d'André Escande, qui a l'art moderne en horreur. Sa femme Suzanne, au contraire, est éblouie par l'ambiance de l'atelier.
    À l'insu de son mari, elle le fréquente assidûment et s'initie même à l'alchimie de la terre et du feu et elle va trouver dans une petite fille autiste du voisinage une alliée inattendue…

     

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    43 min
  • "Willy Ronis en reportage à Saint-Etienne" J-M Steiner J-C Monneret

    Jean-Michel Steiner, Jean-Claude Monneret

    " Willy Ronis en reportage à Saint-Étienne " (Publications de l'Université de Saint-Étienne)

    En octobre 1948, à un moment décisif de la grande grève des mineurs, Willy Ronis est envoyé par Life en reportage à Saint-Étienne. Son témoignage photographique offre des informations et des perspectives neuves sur cet important mouvement social.

    À partir des 130 images conservées à la Médiathèque du patrimoine et de la photographie, l'ouvrage analyse le processus créatif de Willy Ronis.
    Il révèle, à travers sa biographie intellectuelle, l'originalité et la singularité de ses engagements, sa volonté de tracer une voie personnelle par rapport aux esthétiques photographiques de l'époque

    La chronique de Jacques Plaine

    JEAN-CLAUDE MONNERET ET JEAN-MICHEL STEINER Willy Ronis en reportage à Saint-Étienne Presses universitaires de Saint-Étienne Jean-Claude Monneret fut professeur d’italien et de cinéma dans l’enseignement secondaire puis de cinéma à l’université Jean Monnet. Jean-Michel Steiner, agrégé, est docteur en histoire. Le 4 octobre 1948, 300 000 mineurs, dont 22 000 dans le bassin de Saint-Étienne s’engagent dans une grève de 24 heures qui dès le lendemain deviendra un conflit illimité. Le 17, la CGT suspend les opérations de sécurité notamment celles de pompage. Devant le risque d’inondation des puits les forces de l’ordre ripostent. De façon massive et brutale. Le conflit durera deux mois, fera cinq morts, dont Antonin Barbier à Firminy. C’est pour l’enterrement de Barbier que Willy Ronis est à Saint-Étienne. Arrivé à Châteaucreux le 25 octobre au matin, retour à Paris le 26 au soir. Deux jours, 130 photos. Avec quoi ? : Un Rolleiflex argentique sans cellule intégrée et un seul objectif (pour tout voir, pour être au cœur de l’action - pas de téléobjectif – une seule solution, y aller, pedibus) Et il ira. Partout. À la Bourse du Travail, à Beaubrun, au Panassa, à Tarentaize. Il sera à Firminy aux obsèques d’Antonin Barbier. Il fera des photos à Couriot, au Palais du Justice avec le procureur, les avocats, les témoins, les futurs condamnés lors de l’audience des ouvriers du Puits Villier. On le verra sur le chemin des crassiers de Michon, chez des mineurs, de nouveau à Couriot, la nuit, avec un piquet de grève et au passage à niveau de la Pareille. Un drôle de citoyen que ce Willy Ronis, reporter pour deux magazines aux visions idéologiques radicalement opposées. Life un hebdomadaire américain qui défend le capitalisme libéral, Regards l’hebdomadaire communiste national. Et pendant ces deux jours il trouvera sur sa route et parfois dans son viseur (ce sera réciproque) un autre photographe - Léon Leponce - qui lui travaille pour un quotidien Stéphanois Le Patriote, et ce pour le plus grand bonheur de nos deux auteurs qui, avec Maurice Bedoin et Corinne Porte, ont déjà publié sur cet artiste.

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    41 min
  • Les tourments du passé de Jacqueline Lefort (éditions du Mot Passant)

    Jacqueline Lefort

    " Les tourments du passé " (Éditions du Mot Passant)

    Seule et sans ressources, Céline, jeune veuve, doit faire le douloureux choix de se séparer momentanément de ses deux enfants pour accepter un poste de préceptrice auprès de Louis, un petit garçon traumatisé par la disparition de sa mère. Cette décision va faire ressurgir un passé qu'elle croyait à jamais révolu.

    Méprisée par sa patronne, Céline subit la rébellion de son fils aîné Pierre-Auguste pour qui la séparation n'est qu'une forme déguisée de l'abandon.
    Autour des protagonistes se noue une intrigue où les agissements d'un corbeau assoiffé de vengeance vont permettre de faire toute la lumière sur une vieille affaire jamais élucidée.

    La chronique de Jacques Plaine

    JACQUELINE LEFORT Les Tourments du passé Éditions du Mot Passant Jacqueline Lefort, stéphanoise, ancienne élève du lycée Claude Fauriel, vit en Haute-Loire. Après vingt cinq ans au ministère de la Défense elle s’est souvenue avoir toujours eu la passion de l’écriture. « Les Tourments du Passé » est son cinquième roman. « Votre comportement est indigne de la fonction que vous exercez » s’était emporté l’inspecteur d’Académie avant de sévir et de muter Céline dans une école à classe unique perdue au cœur de la Margeride. Ce « comportement indigne » aux yeux de l’inspecteur était ni plus ni moins que Céline - institutrice dans l’enseignement public – s’était autorisée à donner des leçons particulières - le soir après la classe – à devinez qui je vous le donne en mille ? À une élève des curés. On est en 1897 et en ce temps-là dans la laïque on ne rigole pas avec la calotte. Après être allée voir « le trou » - « un trou » perché à mille mètres d’altitude ça existe – où le Rectorat avait décidé de lui faire payer son crime - et après s’être persuadée qu’elle et ses deux enfants y vivraient l’enfer – Céline avait pris une décision radicale : tirer un trait sur l’enseignement et s’engager comme préceptrice dans une famille bourgeoise. Nouveau départ, nouvelle vie. Nouvelle histoire aussi, mais pas de tout repos bien que vécue dans le monde feutré de la bonne société d’entre Saône et Rhône. Gouvernante dans une belle maison de Brignais elle est considérée comme une « intrigante de caniveau » par la propriétaire des lieux, une mère Mac’Miche pire que la vraie, pas très tendre avec son petit fils et encore plus sévère avec son propre fils, un jeune veuf en attente d’avenir à deux. Une révolutionnaire – dixit la mégère - dont la présence sous son toit va déchaîner, c’est sûr, les rumeurs malveillantes de toutes les vieilles peaux du canton. Et encore ignore-t-elle que Céline - veuve, avec deux enfants sur les bras - n’est jamais passée ni devant le maire et encore moins devant monsieur le curé. Une nouvelle vie minée par la désespérance de son fils aîné incapable de faire le deuil de son père et où un richissime barbon, époux de sa meilleure amie, n’est peut-être pas pour rien dans la mort d’une innocente petite bonne écrasée par un fiacre.

     

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    39 min
  • "Dessous la dure écorce" de Louise Pommeret

    Louise Pommeret

    " Dessous la dure écorce " (L'Aube)

    Aux premiers jours du printemps, Camille apprend que son père est atteint d'un cancer : la tumeur essaime à toute vitesse. Au même moment, les autorités donnent leur aval à un immense chantier qui va détruire le massif du Meygal et le vivant qui s'y niche.

    Dessous la dure écorce est l'histoire d'une double lutte : la scène publique, où un monde militant s'acharne à faire vivre des solidarités abîmées ; la scène privée, qui réunit père et fille dans le combat contre la maladie.
    La résistance de Camille, prise entre deux fronts, ouvre peut-être une chance de renaître au pays des sucs volcaniques.

    La chronique de Jacques Plaine

    LOUISE POMMERET Dessous la dure écorce Éditions de l’aube Louise Pommeret agrégée d’Italien a étudié à Paris et à Rome avant de partir vivre à Madrid. Elle enseigne aujourd’hui en Haute-Loire. « Dessous la dure écorce » est son premier roman. « C’est un cancer, un cancer qui tue » avait diagnostiqué le docteur Paisant avant d’ajouter conscient que les mots sont parfois plus assassins que le mal : « je veux dire un cancer qui "peut" tuer ». K. O. debout Camille avait encaissé pendant que l’oncologue meublait le silence de mots à lui : protocole, chimio, perfusion, cathéter, pompe à morphine. Éducatrice au centre d’accueil pour demandeurs d’asile du Puy, Camille a deux hommes dans sa vie. Léo son fils, huit ans et Gilbert son père, quarante-neuf. Et c’est pour son père justement que le docteur vient d’annoncer la nouvelle. Un crabe dans le buffet rien de moins. Gilbert, un ouvrier du BTP qui, sa vie durant, a étalé du bitume et des goudrons chauds bouillants sur toutes les routes et chemins du canton. Un brave type qui - il y a peu encore - emmenait sa fille ou son petit fils, ou les deux à la fois, sur des ronds-points où il refaisait le monde. Mais le passé c’est le passé. Les ronds-points, les gilets machin c’était avant. Aujourd’hui la priorité pour Camille c’est le cancer, celui de son père, un mal qui trace sa route un peu plus profond chaque jour dans un corps malade qui a trop tardé à se défendre. Mais aujourd’hui il y a un autre combat, un autre combat qui résonne dans les montagnes du Velay et pour lequel Camille s’est aussi investie corps et âme, et cela bien avant le diagnostic sans appel du docteur Paisant. Ce combat c’est celui des inconditionnels du Meygal, des enragés du pays des sucs, des ennemis jurés de la RN 88 et de son projet de contournement du Pertuis et de Saint-Hostien. Au début - tout au début - Gilbert avait avoué à sa fille qu’il ne croyait pas trop en sa victoire et en celle de ses amis, mais aujourd’hui alors que ses espoirs de guérison à lui sont au plus bas et que le combat des paysans pour sauver leur montagne semble tout aussi désespéré le voilà, lui le condamné à mort des hydrocarbures, affichant un sourire qui intrigue. Ou qui dérange. Curieux non ?

     

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    40 min
  • "L'horloger de Jaroux" de Maurice Chalayer

     

    Maurice Chalayer

    " L'horloger de Jaroux " (De Borée)

    Depuis sa plus tendre enfance, Yves Jacquot, passe son temps libre auprès de son grand père « paysan horloger » À ses côtés, il apprend tous les secrets de l'horlogerie artisanale. Doué et passionné, il n'envisage pas d'autre métier que celui de dessiner, monter et démonter des montres.

    Un avenir parfaitement inconcevable pour son père, car les Jacquot sont scieurs de père en fils. Pour Yves, la perspective de rentrer un jour chez Lip est loin d'être acquise Et pourtant…

    La chronique de Jacques Plaine

    MAURICE CHALAYER L’horloger de Jaroux Éditions de Borée Maurice Chalayer, président fondateur de l’observatoire des métiers de la scierie a passé sa jeunesse au Bessat. Il consacre aujourd’hui son temps au journalisme professionnel et à l’écriture. Il a reçu le prix Arverne en 2021 pour « Le Porteur de joie » et le prix Lucien Gachon 2020 pour « Les Neiges du mont Argental ». À Jaroux, un village du Jura que vous ne trouverez ni sur une carte Michelin ni sur une carte d’État Major, pas plus que sur Google Maps d’ailleurs, Yves Jacquot, un gamin de huit ans, fait le bonheur de son grand père et le désespoir de son père. Le bonheur de son grand père - un horloger paysan qui fabrique des comtoises « de la caisse en bois au montage du mécanisme ». Installé à côté de lui dans son atelier – et depuis l’âge de cinq ans - il le ravit chaque jour par sa dextérité à désosser les montres gousset et à claironner, fier de lui après à les avoir remontées les yeux fermés ou presque : « Ma boîte fait tic-tac ». Le désespoir de son père – patron de la scierie du village, entreprise qu’il gère à coups de gueule et de pieds aux culs et devant qui il manifeste un désintérêt total pour les scies sauteuses ou à ruban et tout autant pour le bois, qu’il soit en bûches ou en palettes, en grumes ou en planches, en billes ou en fagots. Une indifférence assumée, doublée d’une nullité scolaire - royale et solaire - confirmée par son instituteur : « ses dictées sont un désastre, ses lecture inaudibles, son écriture illisible ». Un gamin qui passe la semaine dans la ferme de pépé et mémé et le dimanche chez papa et maman jusqu’au un jour où tout bascule. le jour où avec son art tout à lui de gérer les conflits papa décidera de reprendre les choses en main. Des années difficiles pour ne pas dire terribles qui nous promèneront dans la France du Général puis celle de Pompidou, dans celle de la guerre d’Algérie et de Mai 68, celle aussi du Tour de France mis en musique par l’accordéon d’Yvette Horner et celle des records du monde de Michel Jazy. Et puis comme nous sommes aux portes de Besançon la capitale de l’horlogerie, Yves se retrouvera au cœur de Lip, de « l’Affaire Lip ». Mais çà c’était couru d’avance.

     

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    41 min

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