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Or


Françoise Bourdon
De 1888 à 1914, le destin d'Alexandrine. Corsetée entre son quotidien familial et le métier de passementière, Alexandrine aspire à une autre vie.
Les chroniques de Jacques Plaine
FRANÇOISE BOURDON La Roche au Loup Presses de la Cité Françoise Bourdon professeure de droit et d’économie décide en l’an 2000 - et après dix-sept ans d’enseignement - de se consacrer exclusivement à l’écriture. Elle se souvient aujourd’hui qu’elle est un peu Stéphanoise. Saint-Étienne au temps des diligences, des clapeuses et des bistanclaques. Saint-Étienne au temps des premières automobiles et de la catastrophe du puits Verpilleux. En ce temps là Alexandrine – dix sept ans – se désespérait au « Perroquet vert » un bistrot posé au pied du Puits Malakoff. Un estaminet de « boit-sans-soif » tenu par Damien le nouvel homme de sa mère. Un « bras cassé » que Laurette avait épousé après le décès de son premier mari emporté par le grisou. Damien, un sale type, la main aussi vicieuse que leste, incapable d’amour ou de compassion et dont le fond du pantalon voulait faire passer la gamine à la casserole. Petite main chez un passementier bougon du Crêt de Roc, Alexandrine ne trouvait pas plus de félicité et de goût de vivre là-haut sur la colline qu’en bas chez son beau-père. Et puis un beau dimanche de vogue - et entre deux manèges de chevaux de bois où elle avait emmené son petit frère tirer la queue du singe - Alexandrine fera la connaissance de Marin. Marin le petit fils de l’Auberge des Bois Noirs. Une auberge réputée sur la route de Planfoy. Un Marin empressé qui lui offre un cornet de marrons chauds, une poupée de porcelaine gagnée à la baraque foraine, tombe fou amoureux et la demande en mariage à la vogue suivante. Une histoire qui avait tout pour être belle si Alexandrine elle aussi avait été amoureuse. Une histoire qui n’en aurait pas été une si Alexandrine avait eu la bonne idée de dire non. Mais une histoire qui sera le début d’une vie compliquée. Un mariage bâclé, une nuit de noces à la ramasse, une belle mère qui la déteste comme elle-même déteste Damien, mais une vieille dame qui l’adore et qui lui fera découvrir la Grande Cuisine, celle des futures Mères étoilées. Une histoire qui malgré tout aurait pu être sans histoire – allez savoir ! - si un matin, un matin comme tous les matins, un certain Augustin n’était venu à l’Auberge des Bois Noirs avec dans sa charrette trois caisses de Côtes Rôties.
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Christine et Pascal Chambon
Christine et Pascal Chambon vous invitent à flâner dans les quartiers stéphanois à la découverte d'une histoire multiséculaire, plus ancienne, souvent, que le XIXe siècle auquel on associe spontanément la ville.
La chronique de Jacques Plaine
CHRISTINE ET PASCAL CHAMBON Saint-Étienne histoire et Patrimoine Sutton Christine et Pascal Chambon, professeurs de Lettres et d’Histoire enseignent tous deux au lycée Saint-Paul en Forez de Montbrison. Passionnés par l’histoire et les beautés de la Loire, ils résident dans le Haut-Forez. Ils ont publié une douzaine d’ouvrages sur notre département. Avec ses deux cent photos, voici « Saint-Étienne, histoire et patrimoine ». Un Beau Livre parmi les Beaux Livres dans lequel les Stéphanois vont découvrir leur quartier, la rue où ils se promenaient hier, la terrasse de bistrot où ils ont rendez-vous demain et peut-être la maison où ils habitent. Je m’y suis trouvé moi-même, assis à mon bureau, c’est vous dire ! Un livre dans lequel « les estrangers » - c'est-à-dire les amis qui nous viennent d’ailleurs - vont faire leurs premiers pas en Stéphanie, apprécier le parfum de notre histoire, mettre un pied – voire les deux - au cœur de nos sept collines et y découvrir ce qui en fait le charme, l’originalité, la différence, la grandeur. Par exemple qu’au début du XIXe siècle Saint-Étienne fut la plus grande ville industrielle française et qu’aujourd’hui elle arrive en vingtième position des 500 villes où « il fait bon vivre » ; qu’elle est la seule ville française à ne pas avoir abandonné son tramway ; que le Furan dans lequel nos ancêtres trempaient l’acier des sabres et des épées « pour les rendre plus durs et plus flexibles » fournit aujourd’hui la moitié de l’eau de la ville ; qu’en 1950 on comptait sur la commune 17 000 jardins ouvriers ; que le quartier de Bizillon abrite deux maisons uniques au monde dites « les maisons sans escaliers » ; enfin que SaintÉtienne est la seule ville française du « réseau UNESCO des villes créatives de design ». Ils y apprendront aussi que le bombardement du 26 mai 1944 fit plus de mille morts. Ils découvriront au fil des pages qu’un « babet » est une pomme de pin, « un baraban » un pissenlit, un « gandou » un éboueur, que « les poteaux carrés » ne sont pas les jambes de la voisine du dessous, qu’un «baveux » ne bave pas plus que vous et moi, bref que ce livre est aussi important que la Bible ou le Talmud.
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Christian Faure
Depuis des siècles, la Russie se pose en empire destiné à influer sur le cours de événements en Europe et dans le monde. Les mutations de l'histoire, de l'Empire tsariste à l'Union soviétique puis la Fédération de Russie n'impliquent aucun renoncement à une ambition impérialiste justifiée par des prétentions messianiques.
La chronique de Jacques Plaine
CHRISTIAN FAURE La Russie et son destin Transition Stéphanois, agrégé de Lettres modernes, Christian Faure a enseigné en France et en Pologne, il a aussi servi au ministère des Affaires Étrangères en Pologne puis fut cinq ans attaché culturel à Saint-Pétersbourg. La Russie c’est une douzaine de noms qui chantent, ponctuent et résument son histoire. Depuis Kiev, un mot en quatre lettres qui en 862 ouvre le bal avec « La Rus’ de Kiev » et qui dix siècles plus tard n’est toujours pas prêt de le refermer. Des noms qui sonnent et résonnent comme la Grande Catherine ou Pierre le Grand, et avec lui SaintPétersbourg qui ouvre « une fenêtre sur l’Europe ». D’autres qui dramatisent, gonflent le trait ou poussent au crime comme les Mongoles de la désolation, Ivan le Terrible, les Bolcheviks, Lénine, Trotski ou Staline. D’autres enfin qui interrogent, Mikhaïl Gorbatchev, Boris Eltsine. Et le tout dernier - ancien lieutenant-colonel du KGB et ceinture noire de judo - Vladimir Poutine. Poutine, qu’en 2016 le magazine Forbes désigne comme l’homme le plus puissant de la planète et qui le 24 février 2022 franchit le Rubicon, envahit l’Ukraine - trouve devant lui une résistance inattendue et enthousiaste - et menace la terre entière du feu nucléaire. Un chantage, que l’on n’avait pas connu depuis 1962, année paroxystique de la guerre froide. Année des missiles de Cuba. « La Russie depuis longtemps fascine, déroute et inquiète ». La vie de tous les jours y témoigne d’une violence permanente, d’une cupidité sans borne, du règne absolu du mensonge. Trois traits majeurs que Christian Faure développe et illustre de nombreux exemples auxquels s’ajoute un recours sournois à l’occultisme. Un chamanisme mâtiné de magie noire. Appelant à l’aide les grands noms de la littérature, d’Alexandre Pouchkine à Fiodor Dostoïevski en passant par Pasternak, Tourgueniev ou Tolstoï, Christian Faure s’interroge sur « l’âme russe » : « On ne comprend pas la Russie avec la raison ; on ne la mesure pas avec le mètre commun ; elle a pour soi seule un mètre à sa taille » et constatant que rien n’a fonctionné comme le maître du Kremlin l’avait prévu, pose la question de l’Apocalypse. « La marche inéluctable vers la fin des Temps ».
photos 23.01.12.émission "à plus d'un titre". R.C.F. 42 et "Lire à Saint Étienne "enregistrement au Lycée Claude Fauriel à Saint Etienne.
Accueil par M. Robert KARULAK, proviseur-adjoint au Lycée Fauriel.
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Antonin Sabot
Durant un été où le ciel du monde entier s'est couvert de rouge feu, Virginia, Ianov, Asna et Olan deviennent des naufragés du feu, face à la nature, face à ce que nous lui avons fait et à ce qu'elle nous fait en retour. Ils vont traverser la planète et se retrouver à New York, où leur destin les attend…
La chronique de Jacques Plaine
ANTONIN SABOT Le Grand Incendie Presses de la Cité Antonin Sabot a été journaliste au Monde, reporter en France et à l’étranger. Aujourd’hui libraire en HauteLoire il est aussi écrivain et lauréat 2020 du prix Jean Anglade du premier roman pour « Nous sommes les chardons ». Le feu. Le feu. Le feu. En Californie, en Sibérie, au Kurdistan, partout le feu. Les maisons brûlent, la forêt brûle. Des villages en cendres, des vies effacées. Des brasiers gigantesques ravagent la planète. « Elles montaient à dix ou vingt mètres au dessus de la cime des arbres comme si ceux-ci n’étaient qu’une mer arrosée de pétrole qui flambait ». En Californie. Il y a quinze ans - Virginia dresseuse de chevaux avait déjà abandonné sa maison ravagée par le megafeu de Paradise. Aujourd’hui devant ce nouvel incendie - pire que le premier - elle n’a que le temps de sauter dans son pick-up. Dans sa fuite elle rencontrera d’abord Stan avec qui elle fera un bout de chemin, puis Harvey qui acceptera de la suivre. Direction ? Plein Sud. Pour quoi faire ? Braver la fournaise et retrouver son père qui l’a abandonnée. En Sibérie orientale - pour un feu parti de Moscou – Ianov n’a lui aussi que le temps de bondir dans sa camionnette, il roulera six jours – « temps estimé à la longueur de sa barbe » - puis reviendra à son point de départ. Là il retrouvera sa jument, la mettra à la longe et tirera droit devant, avec derrière lui les animaux de la ferme auxquels vont s’ajouter un blaireau, un cerf, un couple de lièvres et un écureuil. Une arche de Noé d’infortune qui le suivra comme les rats le joueur de flûte de Hamelin. Dans un village du Kurdistan enfin « les champs brûlaient et toutes les personnes valides du village se précipitaient pour essayer de sauver ce qui pouvait encore l’être ». Au plus fort de l’incendie Asna trébuchera sur « un corps si petit qu’il ne pouvait être que celui d’un enfant » et ne devra son salut qu’à Olan, son amant et sa main salvatrice. Ensuite, ensuite, longtemps ensuite, Asna dira à Olan « emmène-moi là-bas ». Là-bas, oui là-bas, se retrouveront les réfugiés du feu, les paumés de la terre brûlée, les naufragés de la vie d’avant. Virginia, Ianov, Asna, Olan seront du voyage, seront parmi ces clandestins du monde, ces migrants immigrés. Oui mais « comment grandir, une fois les rêves envolés dans les flammes ? ».
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FRANÇOIS BEIGER Grand manuel de zoothérapie Dunod Petit cousin du docteur Albert Schweitzer, François Beiger rencontre à huit ans Paul-Émile Victor et découvre tout à la fois les Inuits et les chiens polaires. Fondateur de l’Institut Français de Zoothérapie en 2003 il en est toujours président aujourd’hui. Au XVIIIe siècle et dans un asile d’aliénés du nord de l’Angleterre, William Tuke, outré des conditions de vie infligées aux malades mentaux, décide pour réduire au maximum leurs angoisses de confier de petits animaux à ses patients. En 1964, deux siècles plus tard, le pédopsychiatre américain Boris Levinson - dont le chien était ce jour-là, et par le plus grand des hasards, dans son cabinet - eut la surprise de voir le jeune autiste qu’il recevait et qui refusait tout contact se mettre non seulement à caresser l’animal mais aussi à lui parler. L’idée d’utiliser des animaux comme médiateurs dans le traitement de désordres psychologiques était en marche. En 1975 François Beiger – passionné de Grand Nord, de chiens Sibérien-Husky, de sports de traîneau (il sera médaillé de bronze aux championnats d’Europe 88 et 89) et lui-même père d’un enfant trisomique - crée son propre élevage de chiens polaires puis en 1999 emmène au Groenland quatre handicapés mentaux de l’association Perce-Neige, opération qu’il renouvelle en 2003 avec cinq jeunes de l’ADAPEI Loire rencontrés à la Fête du Livre de Saint-Étienne. C’est cette année aussi qu’il crée l’Institut Français de Zoothérapie dans l’Isère. Aujourd’hui vingt ans ont passé et François Beiger, entouré de 13 anciens stagiaires de l’Institut, raconte le meilleur de leurs médiations et comment grâce à la présence d’un chien, d’un âne, d’un poney, d’un chat, d’un cochon d’Inde, d’un cheval ou d’un lapin - pourvu que l’animal « soit soigneusement sélectionné, entraîné et encadré par un professionnel spécialisé » - on peut venir en aide à des personnes jeunes ou moins jeunes, les aider à vaincre leur stress, leur mal être, leurs troubles mentaux, physiques ou sociaux, que ce soit à l’Institut, en cabinet libéral, à l’école, en Ehpad, en maison de retraite, à l’hôpital - militaire ou non - voire même derrière les barreaux d’une prison.
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Agathe Fallet
« J'écoute Brassens. Quand c'est lui qui chante. Personne ne devrait s'autoriser à le chanter. Sa voix ne s'est pas encore effacée, que je sache. Et si cela arrive, on le lira et on le lira encore. On aime réellement Brassens. Mais Georges est oublié. Il était en chair et en os. Il était tellement beau, incroyablement beau. Reste sa voix, il ne faut pas la couvrir. Je repense avec émotion à ces moments où, entre les deux copains, j'avais une place unique et privilégiée. Il était si rassurant, Georges, que je me sentais là à l'abri des difficultés. Auprès de cet homme pour moi énigmatique, la vie devenait simple. »
Les chroniques de Jacques Plaine
AGATHE FALLET Brassens, des souvenirs trop beaux pour moi Équateurs Épouse de René Fallet - ami à la vie à la mort de Georges Brassens et tous deux « braconniers de Dieu » et du reste – Agathe eut « une place unique et privilégiée » entre ces deux artistes. « René Fallet, Georges Brassens. Leur a manqué de partager la vache enragée qu’ils mangèrent chacun de son côté… ils vécurent très malheureux, n’eurent pas d’enfants, et rirent beaucoup. Ils n’aimaient pas l’idée de devoir mourir. Ils moururent jeunes… je suis venue près d’eux à l’âge de seize ans… » Agathe raconte et revisite à travers quelques photos – dont celles de Doisneau – l’histoire qu’elle a vécue à l’ombre de ces deux êtres d’exception. René, qui avec « Banlieue sudest » - et à tout juste vingt ans - créa l’événement de la rentrée littéraire 1947 (le premier roman « pour grandes personnes » que mon père m’ait donné à lire, précisant perfidement qu’il était écrit par un gamin de mon âge) et Georges, l’homme à la « Mauvaise réputation » et aux « Copains d’abord. » L’anar idéal pour mettre en musique « Le drapeau noir flotte sur la marmite ». À travers les lettres de René – les lettres d’avant leur mariage en juillet 56 – elle nous fait découvrir Jeanne, celle de « la cane », Marcel, le Marcel de Jeanne « Ben bon je m’arrête, Marcel fait les pieds au mur » mais aussi Püpchen. La Püpchen aux talons aiguilles « je suppose qu’elle les quittait pour dormir ». La Püpchen de Tallinn qui dix-huit ans plus tard rejoindra Georges sous la terre du cimetière de Sète. Ce livre est un voyage « au centre d’un passé heureux » : un repas de communion solenelle « à laquelle il manque un n », la découverte d’un petit chat Siamois, une tournée des brocanteries autour de Jaligny pour meubler Crespières, une partie de 421 ou une autre « à faire le quatrième » à la belote, une leçon de conduite dans la vieille DS de Georges. « Je voudrais bien pouvoir revivre des moments comme ceux-là ». Un bijou fait de petits riens mais tellement plus fort que les biographies de professionnels de la nécro qui de mémoire d’Agathe « n’ont jamais versé la moindre larme ».
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ALBINE NOVARINO-POTHIER
Histoires inouïes des Chats
Le Papillon Rouge
Certifiée de lettres modernes, chroniqueuse pour la
presse régionale, Albine Novarino-Pothier est l’auteure
d’une cinquantaine de livres dont de nombreux
ouvrages scolaires et parascolaires.
80 histoires de chats descendus de leur gouttière pour
participer à la vie des hommes et dont certains firent la Une
de la diplomatie du monde. Aux Indes le chat de
l’ambassadeur des USA que sa fille avait étourdiment
appelé Ahmed – un nom réservé au Prophète – choix qui
mit les mollahs en transe et le diplomate dans la tourmente
ou à Versailles avant 1789, Brillant le chat de la comtesse
de Maurepas que, perdant la tête une première fois, Louis
XVI estourbit d’un coup de marteau entre les deux oreilles.
Un coup de sang royal qui mit la Cour sens dessus-dessous
et la comtesse quatre étages plus bas.
De chat en chatte - ou réciproquement - Albine Novarino
nous fait découvrir les incroyables aventures de la gent
« patte-pelus » - comme disait La Fontaine - quand elle enfile les pantalons d’homo sapiens
ou du sapeur Camembert. C’est la Chatte promue brigadier dans le canton de Berne avec
5 000 abonnés sur Facebook à la clef, la chatte nommée chef de gare au Japon qui réunira
3 000 personnes à son enterrement ou le chat élu maire d’une commune d’Alaska qui finira
dans une friteuse.
C’est aussi Minou le chat volant de Verviers en Wallonie attaché à quelques vessies de
cochon gonflées au gaz (lequel ? va savoir, on est en 1641 !) et balancé du haut de l’église,
ou Félix, rebaptisée Félicette (honneur aux dames, on est en 1963) la première chatte
envoyée dans l’espace et qui retrouvera notre planète sur ses quatre pattes.
Parmi les belles histoires citons aussi « Big Joe » un marin du Titanic qui descendu du
paquebot à la recherche de sa chatte évaporée avec ses quatre chatons ne remontera pas à
temps pour participer à la catastrophe que l’on sait.
Et en apothéose l’histoire d’Acoustic Kitty le chat le plus cher du monde – seize millions de
dollars – que, pour espionner le kremlin, la CIA avait bourré d’électronique – sa queue
servant d’antenne - et qui le jour de sa première mission trépassera sous les roues d’un taxi
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Thierry Poyet
Pourquoi un octogénaire vient-il poignarder un homme plus âgé que lui dans sa chambre d'Ehpad ? Pourquoi la jeune journaliste Julienne Bancel s'entête-t-elle à croire complice des horreurs nazies un vieil Allemand naturalisé français depuis des décennies ? Comment le grand-père et sa petite-fille se retrouvent-ils complices pour rendre la justice à leur manière ? Quand il n'est pas possible d'oublier, oser le pire au nom du bien reste le dernier projet commun face au silence et aux mensonges.
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Michel Thiollière est l'invité d'Anne Marie Vergnon et Jacques Plaine pour son livre "J'ai déchiré le silence"
1520, en Terre de Feu, Magellan cherche le passage vers le pacifique. il aperçoit des feux sur la côte : ceux des tribus indigènes Selk'nam. Comment vont réagir ces nomades, qui se livrent à des guerres fratricides entre tribus, à l'arrivée des hommes blancs sur leurs terres ?
La chronique de Jacques Plaine
MICHELTHIOLLIÈRE
J’ai déchiré le silence
Éditions de Phénicie
Michel Thiollière, professeur d’anglais au lycée Honoré d’Urfé, puis maire de Saint-Étienne de 1994 à 2008 et
sénateur de la Loire de 2001 à 2010 est aussi écrivain,«J’ai déchiré le silence» est son sixième ouvrage.
C’était en 1897, elle s’appelait Lola. Oui Lola. Elle était une survivante des Selk’nam une des populations habitant la
Terre de Feu depuis des millénaires et pourchassée par des hommesvenusduNord.RecueillieparlaMissiondes
Salésiens,«la barbarie m’avait limogé l’esprit»disait-elle.Isolée, séparée de sa tribu, elle avait rencontré Ermelinda,
une bonne sœur chargée d’évangéliser les jeunes filles hébergées comme elle à la Mission. Mais à la différence
des autres, Lola savait écrire. Elle avait les mots, «autant de mots qu’il y avait d’étoiles dans le ciel»assurait-elle les
yeuxbrillantsdelunes.Elleavaitalorsdécidéd’écrire.D’écrire son histoire, celle de sa tribu.
«Je relirai ton texte au fur et à mesure que tu l’écrislui avait promis Ermelinda,ce sera comme un exercice de grammaire et de vocabulaire,et d’ajouter: mais une fois relu et
corrigé, je le mettrai au feu. Tu m’entends? Au feu!»L’histoire - celle de grand-mère Te-al - avait commencé le 21 octobre 1520. Ce jour-là
Cashkil –petit-fils de chamane et lui-même promis à le devenir – avait vu apparaître au fin fond de la baie des Ombres éternelles, celle qu’on appelle aujourd’hui le détroit de Magellan
–«quatre apparitions d’une taille inouïe». «Des oiseaux crées par un prodige, un dieu peut être... quedes ailes immenses semblaient porter sur les flots».
Il en avait parlé à la tribu, certains l’avaient cru, d’autre non. Ces monstres avaient disparu, puis étaient revenus. On y avait même vu deshommes blancs.DesSauvages-tout-blancs
qui connaissaient le froid et le feu, qui s’habillaient«d’oripeaux tous plus hideux les uns que les autres»qui vivaient sans femmes et qui avait un outilqui«tue les bêtes sans les
toucher» Alors que faire avec ces hommes nouveaux? Ces envahisseurs ? Les combattre avec nos arcs et nos flèches? Les ignorer? Et si notre révolte passait par le silence?
Telle était l’histoire de grand-mère Te-al. L’histoire dont Ermelinda faisait des boulettes qu’elle jetait dans le feu
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La chronique de Jacques Plaine
CHRISTIAN VÉROT & GEORGES BAUDOT
Charbon rougeÉditions Abatos
Tous deux auteurs stéphanois côte à côte dans le
même stand à la Fête du Livre de Saint-Étienne,
Christian Vérot (capitaine Bouveuil) et Georges Baudot
(le prince du bois Mon) ont eu l’idée de faire cohabiter
enquête policière et parler gaga.
Comme le disait « Jean-Marie du Bois Mon » avec son
parler de pagnot de Chavanelle, le cadavre à la main
blanche serait toujours à fumer les mauves par la
racine dans les grêles du crassier de Michon si un certain
Georges ne s’était pas engagé dans le kilomètre vertical de
Manigod. Une course mythique de 3,4 km de long pour
1 000 mètres de dénivelé.
Pour cette épreuve qui demande une condition physique
hors du commun le dit Georges n’avait rien trouvé de mieux
pour s’entraîner que les pentes abruptes du crassier de
Michon. À courir comme un qu’a pas de ratelle, de bas en
haut et de haut en bas trois fois de rang et quand c’est fini
ça recommence, et je te remonte et je te redescends, jusqu’au jour où à force d’y faire et d’y
refaire y s’aplate, sur quoi je vous le donne en mille ? Sur un macchabée à moitié enterré.
Un bayayet tatoué comme un qu’a fait les Afrique et qui une fois sorti de son trou par six
inspecteurs de « la scientifique » sera pour la police, les PJ de Saint-Étienne et de Lyon, le
procureur de la République, sans oublier la fine équipe de boit-sans-soif du Jean-Marie, un
furieux mystère à élucider.
Un tatoué de première on l’a déjà dit mais un tatoué qui a pris une balle dans le buffet et une
autre entre les deux yeux et que le brave monde n’aurait peut-être jamais retrouvé sans les
entraînements à la fois singuliers et pluriels du Georges dans ce lieu hors sol et totalement
interdit d’accès aux jacounâsses comme vous et moi.
Un vrai polar avec de la drogue, des salauds, de la police et des morts, mais aussi de la
parlure comme du temps où le marché de Jacquard était à Chavanelle et où le Sapeur
regardait passer les trams de son jardin du Cours Fauriel.
Le bon temps je vous dis, où l’on ne parlait pas le gaga que dans des livres
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Magazine littéraire en lien avec l'association de promotion de la lecture "Lire à Saint-Étienne".
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