
Sign up to save your podcasts
Or


Mes bien chers Frères,
Le sacrifice d’Isaac par Abraham est certainement un sommet dans l’Ancien testament, car il nous révèle la profondeur des souffrances de Notre Seigneur. Abraham est donc un modèle pour nous.
La naissance d’Isaac
Abraham a attendu cent ans avant d’avoir Isaac. Et sa femme était stérile. Ne pas nous décourager lorsque nos œuvres paraissent sans fruit. Elles finiront par le produire, car Dieu nous visitera, comme il le fit pour Sara : il la visita, dit l’Écriture Sainte.
Le renvoi d’Ismaël : nécessité des séparations pour préserver la foi et l’héritage.
Ce serait manquer de confiance en sa Providence que de ne pas déférer ponctuellement, pour des raisons de prudence humaine, aux commandements venus du ciel.
Dieu mit à l’épreuve Abraham, et lui dit : « Abraham, Abraham. Abraham ! » Et Abraham lui répondit : « Me voici. »
Dieu ajouta : « Prends Isaac, ton fils unique qui t’est si cher, et va en la terre de vision, et là tu me l’offriras en holocauste sur une des montagnes que je te montrerai. »
Abraham se leva donc avant le jour, prépara son âne, et prit avec lui deux jeunes serviteurs, et Isaac son fils ; et ayant coupé le bois qui devait servir à l’holocauste, il s’en alla au lieu où Dieu lui avait commandé d’aller.
Le troisième jour, levant les yeux en haut, il vit le lieu de loin.
Et il dit à ses serviteurs : Attendez-moi ici avec l’âne ; nous ne ferons qu’aller jusque-là, mon fils et moi, et après avoir adoré, nous reviendrons aussitôt à vous.
Il prit aussi le bois pour l’holocauste, qu’il mit sur son fils Isaac ; et lui, il portait en ses mains le feu et le couteau. Et tandis qu’ils marchaient ainsi tous deux, Isaac dit à son père : « Mon père. » Abraham lui dépondit : « Mon fils, que veux-tu ? » « Voilà, dit Isaac, le feu et le bois : où est la victime pour l’holocauste ? »
Abraham lui répondit : « Mon fils, Dieu aura soin de fournir lui-même la victime de l’holocauste. »
Ils continuèrent donc à marcher ensemble et ils vinrent au lieu que Dieu avait montré à Abraham. Il y dressa un autel, disposa dessus le bois pour l’holocauste, lia ensuite son fils Isaac, et le mit sur le bois qu’il avait arrangé sur l’autel.
En même temps il étendit la main et prit le couteau pour immoler son fils.
Mais à l’instant l’ange du Seigneur lui cria du ciel : « Abraham, Abraham ! » Il lui répondit : « Me voici. »
L’ange ajouta : « Ne mets point la main sur l’enfant, et ne lui fais aucun mal. Je connais maintenant que tu crains Dieu, puisque pour m’obéir tu n’as point épargné ton fils unique. »
Abraham, levant les yeux, aperçut derrière lui un bélier qui s’était embarrassé avec ses cornes dans un buisson ; et l’ayant pris, il l’offrit en holocauste au lieu de son fils.
Et il appela ce lieu d’un nom qui signifie : Le Seigneur voit. C’est pourquoi on dit encore aujourd’hui : Le Seigneur verra sur la montagne.
L’ange du Seigneur appela Abraham du ciel pour la seconde fois, et lui dit :
« Je jure par moi-même, dit le Seigneur, que puisque tu as fait cette action, et que pour m’obéir tu n’as point épargné ton fils unique, je te bénirai, et je multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le rivage de la mer. Ta postérité possédera les villes de ses ennemis ; et toutes les nations de la terre seront bénies dans celui qui sortira de toi, parce que tu as obéi à ma voix. »
Abraham revint ensuite trouver ses serviteurs, et ils s’en retournèrent ensemble à Bersabée, où il demeura.
Le sacrifice du Fils unique de Dieu par Dieu le Père.
Isaac représente le Christ dans la divinité qui ne meurt pas. Le bélier représente le Christ dans son humanité qui meurt.
Isaac est à la fois prêtre et victime, puisqu’il accepte de s’offrir soi-même.
La promesse est renouvelée, mais par rapport à ce sacrifice. C’est la nouvelle alliance qui prolongera l’ancienne. Elles ne se distinguent pas comme deux alliances différentes, mais le commencement et l’achèvement.
« Hic est calix sanguinis mei, novi et aeterni testamenti, mysterium fidei qui pro vobis et pro multis effundetur in remissionem peccatorum. » « Ceci est le calice de mon sang, nouvelle et éternelle alliance, qui sera versé pour vous et pour beaucoup en rémission des péchés. »
Imitons Abraham, principalement dans son union au sacrifice de Notre Seigneur.
Mes bien chers Frères,
Je ne saurais passer la Présentation de Jésus au Temple sans vous associer à la corédemption et à la médiation universelle de la Très Sainte Vierge.
Et, puisque la plupart d’entre vous ne pourrons bénéficier des belles cérémonies de ce jour, vous pourrez y participer encore plus pleinement en vous associant à la Très Sainte Vierge Marie.
Jeudi matin, le pape Léon XIV, s’adressant au Dicastère pour la Doctrine de la Foi, a publiquement fait l’éloge de la note doctrinale Mater Populi Fidelis, affirmant qu’il « encourage la dévotion mariale populaire, approfondit ses fondements bibliques et théologiques, et offre en même temps des clarifications précises et importantes pour la mariologie ».
Alors que beaucoup affirmaient que seul le cardinal Fernández avait émis le document, le pape a maintenant réaffirmé son soutien après en avoir initialement autorisé la publication et l’avoir signé.
Rappelez-vous ce que dit réellement le document. Mater Populi Fidelis déclare que le titre marial de « Co-Rédemptrice » est « toujours inapproprié », et déconseille le titre de « Médiatrice de toutes les grâces », affirmant qu’il n’est pas clairement fondé sur la révélation et qu’il risque de prêter à confusion.
Source
Mes bien chers Frères,
En pèlerinage sur la tombe de Mgr Williamson, nous avons prié pour vous et nous vous avons tous confiés à ce grand évêque, successeur de Mgr Lefebvre.
Ces hommes s’étant donc levés de ce lieu tournèrent les yeux vers Sodome, et Abraham allait avec eux, les reconduisant.
Alors le Seigneur dit : Pourrais-Je cacher à Abraham ce que Je dois faire, Puisqu’il doit être le chef d’un peuple très grand et très puissant, et que toutes les nations de la terre seront bénies en lui ? Car Je sais qu’il ordonnera à ses enfants, et à toute sa maison après lui, de garder la voie du Seigneur, et d’agir selon l’équité et la justice : afin que le Seigneur accomplisse en faveur d’Abraham tout ce qu’Il lui a promis.
Le Seigneur ajouta ensuite : Le cri de Sodome et de Gomorrhe s’augmente de plus en plus, et leur péché est monté jusqu’à son comble. Je descendrai donc, et Je verrai si leurs œuvres répondent à ce cri qui est venu jusqu’à Moi, pour savoir si cela est ainsi, ou si cela n’est pas.
Alors deux de ces hommes partirent de là, et s’en allèrent à Sodome : mais Abraham demeura encore devant le Seigneur.
Et s’approchant, il Lui dit : Perdrez-vous le juste avec l’impie ? S’il y a cinquante justes dans cette ville, périront-ils avec tous les autres ? Et ne pardonnerez-vous pas plutôt à la ville à cause de cinquante justes, s’il s’y en trouvait autant ? Non, sans doute, vous êtes bien éloigné d’agir de la sorte, de perdre le juste avec l’impie, et de confondre les bons avec les méchants. Cette conduite ne vous convient en aucune sorte ; et jugeant, comme vous faites, toute la terre, vous ne pourrez exercer un tel jugement.
Le Seigneur lui répondit : Si Je trouve dans Sodome cinquante justes, Je pardonnerai à cause d’eux à toute la ville.
Abraham dit ensuite : Puisque j’ai commencé, je parlerai encore à mon Seigneur, quoique je ne sois que poussière et que cendre. S’il s’en fallait de cinq qu’il y eût cinquante justes, perdriez-vous toute la ville, parce qu’il n’y en aurait que quarante-cinq ?
Le Seigneur lui dit : Je ne perdrai point la ville, s’il s’y trouve quarante-cinq justes.
Abraham Lui dit encore : Mais s’il y avait quarante justes, que ferez-vous ?
Je ne détruirai point la ville, si J’y trouve quarante justes.
Je vous prie, Seigneur, dit Abraham, de ne pas trouver mauvais si je parle encore. Si vous trouvez dans cette ville trente justes, que ferez-vous ?
Si J’y en trouve trente, dit le Seigneur, Je ne la perdrai point.
Puisque j’ai commencé, reprit Abraham, je parlerai encore à mon Seigneur : Et si vous en trouviez vingt ?
Dieu lui dit : Je ne la perdrai point non plus s’il y en a vingt.
Seigneur, ajouta Abraham, ne vous fâchez pas, je vous supplie, si je parle encore une fois. Et si vous trouvez dix justes dans cette ville ?
Je ne la perdrai point, dit-Il, s’il y a dix justes.
Après que le Seigneur eut cessé de parler à Abraham, Il Se retira ; et Abraham retourna chez lui.
Mes bien chers Frères,
Si nous voulons bien profiter de ce que Dieu nous révèle dans la vie d’Abraham, il faut que nous examinions de plus près l’alliance qu’il scelle avec lui, alliance qui s’étend jusqu’à nous et qui durera encore au Ciel.
Que Dieu vous bénisse par Marie corédemptrice et médiatrice de toute grâce.
On m’a posé une question : M. l’abbé vous nous donnez l’exemple d’Abraham comme exemple de vie chrétienne parfaite. Mais que faites-vous pour les pauvres pécheurs qui ne se sentent pas capables d’atteindre les hauteurs d’Abraham ?
Réponse : je leur prêche que Dieu a fait une alliance avec eux aussi, car il a fait une alliance avec tous les hommes.
La première chose qui décourage le pécheur est qu’il n’ose croire que les merveilleuses promesses de Dieu soient aussi pour lui. Mon premier devoir est donc de les lui révéler. Ensuite, de lui donner les moyens de les obtenir.
Or, l’histoire d’Abraham est excellente pour cela. Dieu fait à travers lui avec tous les hommes une alliance éternelle. Et il charge Abraham de transmettre ce trésor.
Or, il le fait dans des conditions qui sont très semblables à celles que nous connaissons aujourd’hui : notre monde est revenu à l’athéisme et aux vices du monde d’Abraham. C’est l’époque de Sodome !
Or, il faut bien l’admettre, les sodomites dominent aujourd’hui à Rome et c’est un deuxième sujet de découragement : comment peut-on se sanctifier au milieu des sodomites, d’autant plus que, à l’époque d’Abraham le peuple d’une ville qui était sodomite, aujourd’hui, ce sont les chefs !!!
et pourtant non seulement Abraham, mais ses serviteurs, même ses serviteurs étrangers, se sanctifièrent.
C’est la charité, ni plus, ni moins, c’est-à-dire la vie su Saint-Esprit en nous.
Ce que l’alliance ajoute à la charité, c’est la promesse que Dieu offrira toujours la charité aux hommes.
Dans son alliance avec Abraham, Dieu ajoute que la charité formera un grand peuple qui sera son peuple.
L’alliance est unique et elle concerne la Cité céleste, le Ciel. C’est pourquoi Abraham eut la révélation de la Sainte Trinité lors de la visite des anges. C’est ce que la plupart des Pères affirment.
L’alliance sera scellée dans le sang du Christ.
Résumé : 3 éléments : 1. La charité dans le Saint-Esprit. 2. La cité de Dieu (le peuple). 3. Établie par le sang du Christ.
L’alliance c’est l’Église, et l’Église c’est l’alliance.
L’alliance est essentiellement spirituelle, puisqu’il s’agit de la charité, mais pour arriver à cette union spirituelle, il faut des étapes.
La première est pédagogique, elle s’établit par des figures qui mènent vers le Christ, c’est l’Ancienne Alliance. Nous le verrons plus tard avec le sacrifice d’Isaac par Abraham, qui annonce le sacrifice de Jésus-Christ sur la Croix et qui y fait entrer.
C’est un peu comme les jeunes enfants qui assistent à la messe avant d’avoir l’âge de raison : il ne connaissent pas encore la vérité sur Dieu, ils commencent cependant déjà à entrer dans le mystère à travers les rites si expressifs : l’encens, les génuflexions qui manifestent l’adoration du grand Dieu. Les ornements, les chants, etc.
c’est pourquoi il est important que les jeunes enfants assistent à la messe chantée et qu’on leur apprenne à s’y tenir avec respect.
la messe simplement lue, c’est pour les adultes qui ont compris le sens profond, intérieur, de la messe. Les adultes non en âge, mais dans la foi.
La deuxième alliance n’est plus une annonce, elle donne le Christ avec sa divinité dans la sainte communion.
Mais le Christ y demeure cependant voilé sous les apparences eucharistiques, comme il est voilé sous son corps.
La troisième étape aura lieu au Ciel lorsque notre union au Christ se fera sans aucun voile.
ce ne sera cependant pas une troisième alliance, ce sera simplement un dévoilement.
Pourquoi Dieu a-t-il fait vivre Abraham à l’époque de Sodome et non pas à l’époque de la chrétienté ?
Pour en faire un plus grand saint en le faisant vivre de la foi pure, en ne s’appuyant que sur Dieu, en ne vivant que pour lui.
La foi pure : longtemps sans descendance alors que Dieu le lui avait promis. Puis le sacrifice de cette descendance : sacrifice d’Isaac.
En ne s’appuyant que sur Dieu : sors de ta famille et de ton pays.
En ne vivant que pour Dieu : marche en ma présence.
Il lui confie de transmettre son trésor à ceux qui n’ont pas vu Dieu comme lui. Je te ferai père d’un grand peuple. Père.
En lui faisant pratiquer les vertus chrétiennes de façon excellente.
Piété et humilité – œuvres de miséricorde – vie de famille – éducation d’Isaac – rapports avec le prochain. C’est ce que nous verrons dans un prochain sermon.
Mes bien chers Frères,
Dieu poursuit l’instauration de la Chrétienté et l’alliance avec Abraham en marque une étape notable. La Chrétienté était encore peu étendue, mais elle était vraiment sainte. Ou, pour le dire autrement, le corps de l’Église était encore restreint, mais son âme était aussi belle que de nos jours, animée par le Saint-Esprit.
Et, comme le monde à l’entour était déjà celui que nous connaissons, il y a de grandes leçons à tirer de la vie d’Abraham.
Que Dieu vous bénisse !
Télécharger
Résumé du sermon
Texte de la Genèse
Abraham : le saint chrétien
La circoncision qui est d’abord celle du cœur. Elle complète la première apparition : Sors de ton pays et marche en ma présence. Il ajoute : sois irréprochable.
Abraham reçoit une autorité : mener sa descendance au salut.
Abraham médite à l’heure de midi, à la porte de sa tente, en plein soleil. Le soleil : Dieu. À la porte de sa tente : en dehors des préoccupations quotidiennes.
Il désire faire descendre sur autrui les bénédictions divines, car telles sont les œuvres de miséricorde.
La réception des hôtes.
Le fils de la promesse.
Lorsque Abram fut arrivé à l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans, Dieu lui apparut et lui dit : « Je suis le Dieu tout-puissant ; marche devant ma face et sois irréprochable : j’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’infini ? »
Abram tomba la face contre terre, et Dieu lui parla ainsi : « Moi, voici mon alliance avec toi : tu deviendras père d’une multitude de nations. On ne te nommera plus Abram, mais ton nom sera Abraham, car je te fais père d’une multitude de nations. Je te ferai croître extraordinairement, je ferai de toi des nations, et des rois sortiront de toi. J’établis mon alliance, entre moi et toi et tes descendants après toi, d’âge en âge, en une alliance perpétuelle, pour être ton Dieu et le Dieu de tes descendants après toi. Je te donnerai, à toi et à tes descendants après toi, le pays où tu séjournes comme étranger, tout le pays de Chanaan, en possession perpétuelle, et je serai leur Dieu ? ».
Dieu dit à Abraham : « Et toi, tu garderas mon alliance, toi et tes descendants après toi, d’âge en âge.
Voici l’alliance que vous avez à garder, l’alliance entre moi et vous, et tes descendants après toi : tout mâle parmi vous sera circoncis. Vous vous circoncirez dans votre chair, et ce sera le signe de l’alliance entre moi et vous. Quand il aura huit jours, tout mâle parmi vous, d’âge en âge, sera circoncis, qu’il soit né dans la maison, ou qu’il ait été acquis à prix d’argent d’un étranger quelconque, qui n’est pas de ta race. On devra circoncire le mâle né dans la maison ou acquis à prix d’argent, et mon alliance sera dans votre chair comme alliance perpétuelle.
Un mâle incirconcis, qui n’aura pas été circoncis dans sa chair, sera retranché de son peuple : il aura violé mon alliance ? »
Dieu dit à Abraham : « Tu ne donneras plus à Saraï, ta femme, le nom de Saraï, car son nom est Sara. Je la bénirai, et je te donnerai aussi d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle ? » Et mon alliance, je l’établirai avec Isaac, que Sara t’enfantera l’année prochaine, à cette époque. »
Et ayant achevé de parler avec lui, Dieu remonta d’auprès d’Abraham.
Abraham prit Ismaël, son fils, ainsi que tous les serviteurs nés dans sa maison et tous ceux qu’il avait acquis à prix d’argent, tous les mâles parmi les gens de sa maison, et il les circoncit en ce jour même, comme Dieu le lui avait commandé.
Le Seigneur apparut à Abraham en la vallée de Mambré, lorsqu’il était assis à la porte de sa tente dans la plus grande chaleur du jour.
Abraham ayant levé les yeux, trois hommes lui apparurent, debout près de lui. Aussitôt qu’il les eut aperçus, il courut de la porte de sa tente au-devant d’eux, et se prosterna en terre. Et il dit : Seigneur, si j’ai trouvé grâce devant tes yeux, ne passe pas devant ton serviteur sans t’arrêter. Je vous apporterai un peu d’eau pour laver vos pieds, et vous vous reposerez sous cet arbre ; Et je vous servirai un peu de pain pour reprendre vos forces ; et vous continuerez ensuite votre chemin : car c’est pour cela que vous êtes venus vers votre serviteur.
Ils lui répondirent : Faites ce que vous avez dit.
Abraham entra promptement dans sa tente, et dit à Sara : Pétrissez vite trois mesures de farine, et faites cuire des pains sous la cendre. Il courut en même temps à son troupeau, et il y prit un veau très tendre et excellent qu’il donna à un serviteur, qui se hâta de le faire cuire. Ayant pris ensuite du beurre et du lait, avec le veau qu’il avait fait cuire, il le servit devant eux ; et lui, cependant, se tenait debout auprès d’eux sous l’arbre.
Après qu’ils eurent mangé, ils lui dirent : Où est Sara votre femme ? Il leur répondit : Elle est dans la tente. L’Un d’eux dit à Abraham : Je reviendrai vous voir dans un an, en ce même temps, et Sara votre femme aura un fils. Ce que Sara ayant entendu, elle se mit à rire derrière la porte de la tente. Car ils étaient vieux tous deux et fort avancés en âge ; et ce qui arrive d’ordinaire aux femmes avait cessé à Sara. Elle rit donc secrètement, disant en elle-même : Après que je suis devenue vieille, et que mon seigneur est vieux aussi, penserais-je à user du mariage ? Mais le Seigneur dit à Abraham : Pourquoi Sara a-t-elle ri, en disant : Serait-il bien vrai que je puisse avoir un enfant, étant vieille comme je suis ? Y a-t-il rien de difficile à Dieu ? Je reviendrai auprès de vous, comme Je vous l’ai promis, dans un an, en ce même temps, et Sara aura un fils. Je n’ai point ri, répondit Sara ; et elle le nia, parce qu’elle était tout épouvantée. Non, dit le Seigneur, cela n’est pas ainsi ; car vous avez ri.
Mes bien chers Frères,
Voici un nouvel épisode de la vie d’Abraham bien enthousiasmant. Voilà ce que doivent être les familles chrétiennes et c’est ainsi qu’elles renouvelleront l’Église, comme Abraham a engendré une nouvelle race de chrétiens.
Transcription du sermon en livret
Texte de la Genèse
Saint Jean Chrysostome
Ch. 16 Cependant Sara femme d’Abram ne lui avait pas donné d’enfants ; mais ayant une servante égyptienne du nom d’Agar, elle dit à son mari ; Voilà que le Seigneur m’a rendue stérile, pour que je n’aie pas d’enfants ; prends ma servante, peut-être qu’au moins par elle j’aurai des enfants. Abram ayant consenti à sa prière, elle prit Agar sa servante égyptienne, dix ans après qu’ils eurent commencé d’habiter dans la terre de Chanaan, et elle la donna à son mari pour femme.
Il alla donc vers elle. Mais elle, voyant qu’elle avait conçu, méprisa sa maîtresse.
Alors Sara dit à Abram : Tu agis injustement envers moi : c’est moi qui t’ai donné ma servante pour femme, laquelle, voyant qu’elle a conçu, me traite avec mépris. Que le Seigneur juge entre moi et toi.
Abram lui répondant : Voilà, dit-il, ta servante qui est entre tes mains ; fais d’elle ce qui te plaira. Saraï l’ayant donc châtiée, elle prit la fuite.
Mais l’Ange du Seigneur l’ayant trouvée dans la solitude auprès de la source d’eau qui est sur le chemin de Sur au désert, lui dit : Agar, servante de Sara, d’où viens-tu ? et où vas-tu ? Elle répondit : Je fuis devant Sara ma maîtresse. Et l’ange du Seigneur lui repartit : Retourne vers ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main.
Et de nouveau : Multipliant, dit-il, je multiplierai ta postérité, et elle sera innombrable par la multitude. Puis : Voilà, ajouta-t-il, que tu as conçu et tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom d’Ismaël, parce que le Seigneur a entendu ton affliction. (…)
Alors elle appela le Seigneur qui lui parlait du nom de : Vous êtes le Dieu qui m’avez vue. Car elle dit : Certainement ici j’ai vu par derrière, celui qui me voit. C’est pourquoi elle appela ce puits, le Puits du vivant et me voyant. Ce puits est entre Cadès et Barad.
Agar donc enfanta un fils à Abram qui l’appela du nom d’Ismaël.
Abram avait quatre-vingt-six ans, quand Agar lui enfanta Ismaël.
Livre des Proverbes. Il y a trois choses qui troublent la terre, dit le livre des Proverbes : un esclave lorsqu’il règne, un sot lorsqu’il est rassasié de nourriture, une femme odieuse lorsqu’elle a été prise en mariage. Et il en est une quatrième qu’elle ne peut supporter : une servante qui a supplanté sa maîtresse. (30, 21-23 traduction des LXX)
Apprenons à être humains et indulgents envers tout le monde, surtout envers nos femmes. Ayons surtout bien soin, quand elles nous accusent, soit à tort, soit à raison, de ne pas tout juger avec rigueur, et songeons seulement à écarter de nous toute cause de contrariété et de rendre inébranlable la paix domestique. La femme alors aura toujours recours à son mari, et le mari viendra près de sa femme comme dans un port tranquille, chercher un refuge dans toutes les affaires et les agitations extérieures, sûr d’y trouver une consolation à toutes ses peines. En effet, la femme a été donnée au mari comme un secours qui lui permette de résister à tous les coups du sort. Si elle est bonne et douce, non seulement elle procurera à son mari les consolations de la vie à deux, mais elle lui sera encore utile de mille manières, elle rendra pour lui toute chose facile et légère, et l’empêchera de souffrir des difficultés qui naissent chaque jour dans l’intérieur de la maison ou à l’extérieur. Semblable à un bon pilote, elle changera par sa sagesse toute tempête de l’âme en calme, et sa prudence saura tout adoucir. Ceux qui seront bien unis ne trouveront, même dans la vie présente, rien qui trouble leur bonheur. Quand la concorde, la paix et le lien de l’affection existent entre le mari et la femme, tous les biens leur surviennent, rien ne peut leur nuire, un mur inexpugnable les entoure, je veux dire l’union en Dieu. Ce rempart les rendra plus invincibles que le diamant, plus solides que le fer, ils seront comblés de richesses et d’opulence ; enfin, ils jouiront de la gloire céleste, et obtiendront de Dieu les bénédictions les plus abondantes. Aussi, je vous en conjure, ne préférons rien à ce trésor, mais employons toutes nos actions et tous nos efforts à obtenir ce calme et ce repos de l’intérieur. Alors les enfants imiteront les vertus de leurs parents, les serviteurs en feront autant, et la vertu sera la règle de la maison, qui se verra comblée de prospérité ! Si nous préférons ce qui vient de Dieu, tout le reste s’en suivra, nous n’éprouverons aucune peine, et la bonté divine nous fournira tout en abondance. Ainsi, pour passer sans tristesse la vie d’ici-bas et obtenir de plus en plus la bienveillance du Seigneur, pratiquons la vertu, cherchons à faire régner chez nous la concorde et la paix, soignons l’éducation des enfants et les mœurs des serviteurs ; alors, par notre reconnaissance pour tant de largesses, nous mériterons les biens qui nous ont été annoncés, par la grâce et la bonté de Notre-Seigneur Jésus-Christ, auquel, ainsi qu’au Père et au Saint-Esprit, gloire, puissance, honneur, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Mes bien chers Frères,
Abraham modèle des chrétiens par son désintéressement, sa douceur, son courage.
Dieu le met à l’épreuve longtemps, tout en l’encourageant à point nommé.
Un modèle pour tous les chrétiens au milieu du monde.
À la fin la Russie se convertira et mon coeur immaculé triomphera. (Vous ne voyez pas le rapport avec Abraham, eh bien, je vous le donne à la fin du sermon.
Bonne et sainte année à vous tous, sous le regard de Marie,
1. Abraham quitte l’Égypte.
Il n’y est allé que par nécessité. Il est resté fidèle et ne s’est pas souillé. Il y a même été enrichi ce qui, dans l’Ancien Testament, désigne des bénédictions divines.
2. Il cherche la paix avec Lot et en est récompensé par une nouvelle promesse.
Cette promesse est dans le Christ : cui Pater ait: Postula a me, et dabo tibi gentes hereditatem tuam, et possessionem tuam terminos terrae Saint Paul aux Hébreux, citant le psaume 2) ; et: Et dominabitur a mari usque ad mare, et a flumine usque ad terminos orbis terrae. Et adorabunt eum omnes reges terrae, omnes gentes servient ei (Ps. 72). Dieu le Père dit à son Fils : Je te donnerai les nations en héritage et tu posséderas la terre jusqu’à ses extrémités. ― Le Christ dominera d’une mer à l’autre, du fleuve jusqu’au bout du monde et tous les rois de la terre l’adoreront et le serviront.
Tandis que Lot, choisissant pour lui et non pour Dieu, perd la protection de Dieu. Il se retrouve au milieu des pécheurs exécrables que sont les habitant de Sodome.
En est-il conscient ? ce n’est pas certain, mais voilà ce qui arrive quand on choisit pour soi.
Lot sera fait prisonnier dans la guerre des cinq rois.
3. Confiant en Dieu seul, parce que c’est son devoir Abraham délivre Lot. Il refuse les richesses du butin.
4. Il reçoit le témoignage de Melchisédech.
5. Dieu lui apparaît une nouvelle fois pour le rassurer sur sa descendance. La fidélité d’Abraham dans l’épreuve.
La descendance comme le sable : sec, les juifs. Comme les étoiles brillantes, les chrétiens. Dieu annonce la captivité en Égypte, puis la libération et le retour dans la terre promise.
Mes bien chers Frères,
Nous avons admiré la prudence d’Abraham et sa soumission à Dieu lors de l’enlèvement de Sara.
Il nous faut admirer la confiance de Sara qui s’en remet au jugement de son époux pour guider sa vie. Comment justifier cette confiance presque aveugle ?
Heureusement Noël nous rappelle que le Verbe éternel de Dieu s’est fait lumière pour guider les hommes et cette confiance qui paraît aveugle de la part de Sara, est en réalité éclairée par la sagesse de Dieu à travers son époux.
Abraham et Sara :
saint Jean Chrysostome loue Sara de sa confiance en son époux lors de son enlèvement
Noël : contempler le Verbe de Dieu
Il est la lumière : prologue de saint Jean
La lumière nous est transmise par la raison
ainsi que par la raison éclairée par la foi
et par le Saint-Esprit
Quant à la raison et à la raison éclairée par la foi : L’importance de l’homme, l’homme masculin
Dieu s’adresse à la sainte famille à travers saint Joseph : « prends l’Enfant et sa mère ».
il dirige son Église par des hommes
la femme est tirée d’une côte d’Adam qui est le chef de l’humanité
N. B. Il ne s’agit pas ici du rapport de la femme avec Dieu,
mais de la voie qu’elle doit suivre pour y arriver.
La femme fait mûrir dans son amour le sacrifice que l’homme a déterminé.
sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus avait une grande admiration pour son père.
les hérésies
le nominalisme, le relativisme,
l’œcuménisme qui sous prétexte de salut universel est une négation de la vérité
les images : vidéos, internet…
elles étouffent la raison
le féminisme
L’indépendance de la femme
La prétendue parité occulte la lumière qu’il revient à l’homme d’apporter.
La prétendue parité hommes / femmes dans les conseils municipaux, c’est pour cette raison que je ne vote pas.
dans les Conseils d’Administration des grandes entreprises
Que la femme mariée se rappelle que son « oui » le jour de son mariage exprimait la confiance qu’elle mettait en son homme.
il arrive que l’homme ne soit pas digne de confiance, et encore, pas toujours.
Que doit faire un femme qui n’a pas d’homme ?
Elles sont de plus en plus nombreuses, victimes, souvent consentantes au début.
Qu’elles soient conscientes de leurs limites.
Qu’elles écoutent ceux qui leur parlent la voix de la raison.
on les reconnaît à leurs fruits.
Le prêtre n’est ni leur mari, ni leur père, même s’il est père spirituel.
il ne peut tout dire, mais ce qu’il dit doit être pris en compte avec grand soin.
Quand il apporte la lumière, laquelle se reconnaît toujours.
Il y a hélas beaucoup de prêtres qui, loin d’apporter la lumière la chassent et mettent dans les ténèbres.
Il y a beaucoup de prêtres qui apportent des lumières tamisées, des demi-lumières.
Invoquer le Saint-Esprit se fait surtout par le rosaire.
le Saint-Esprit peut apporter directement la réponse
ou envoyer quelqu’un pour donner la réponse.
Importance de ne pas contrister le Saint-Esprit
Mes bien chers Frères,
Je pense aujourd’hui à tous ceux qui sont seuls en ce Noël, au milieu de la froidure du monde sans Dieu. À ceux qui par fidélité se seront privés de belle liturgie.
Comme à la Vierge Marie, Dieu leur demande le dénuement, pas seulement la pauvreté, mais le dénuement, mais, comme à la Vierge Marie, il leur ouvre et il leur donne les richesses incommensurables de son mystère divin. Il leur donne la Vierge Marie, précisément pour ouvrir leur cœur à la contemplation du Verbe divin.
En ces temps de défaillance de l’Église, il leur donne le rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie en qui ils trouvent tout ce que les hommes d’Église ne leur donnent plus.
Bon et saint Noël à tous dans la lumière du Verbe divin !
Télécharger
Mes bien chers Frères,
Cette fois-ci Abraham est face à un véritable cas de conscience, dramatique, et vous êtes souvent dans des cas aussi dramatiques. D’où la nécessité de bien comprendre la réponse donnée par Abraham en conformité au Saint-Esprit et, donc, un sermon un peu plus long. Un peu.
Que la Très Sainte Vierge vous envoie le Saint-Esprit !
Résumé du sermon
Notes pour le sermon
La famine. La fuite en Égypte.
Sara : tu es ma sœur. L’enlèvement.
La fin heureuse.
Fuir ou mourir sur place ?
S’il n’y avait que lui, Abraham aurait demeuré sur place, quitte à mourir de faim.
Mais il doit accomplir la promesse et il a charge d’âmes. Donc il doit trouver de quoi vivre.
Pas au nord puisque Dieu lui a demandé de sortir de son pays. Pas à l’est ni à l’ouest : désert ou mer.
Donc au sud.
Faire la volonté de Dieu. Réfléchir pour la connaître.
Lorsque Dieu demande ou impose quelque chose qui paraît déraisonnable, c’est
ou que nous ne savons pas juger ce qui est raisonnable ou pas
ou qu’il prend soi-même en charge le succès de l’entreprise.
Saint Jean Chrysostome : admirez Dieu qui n’assiste et ne console point le juste, mais laisse le mal s’aggraver et s’accroître jusqu’à l’extrême, et alors seulement montre sa providence.
La beauté de Sara était un don particulier de Dieu, comme la force de Samson, comme la sagesse de Salomon, comme les privilèges accordés à tant de saints.
Soit Sara déclare qu’elle est la femme d’Abraham, alors celui-ci est tué et Sara enlevée.
Soit elle déclare qu’elle est sa sœur, Abraham demeure vivant et peut protéger Sara.
Rappel : Dieu a promis une grande descendance à Abraham, il doit donc se préserver.
Abraham, dit saint Augustin, se trouvant dans un pays inconnu, et voyant que la rare beauté de Sara mettait en péril l’honneur de la femme et la vie du mari, ne pouvant par ailleurs parer aux deux dangers, mais seulement à un, c’est-à-dire sauver sa vie, fit ce qu’il put pour ne pas tenter Dieu, s’en remettant à sa Providence du soin de faire ce que lui même était hors d’état de faire. Impuissant à se cacher comme homme, il se cacha comme époux, afin de n’être pas tué ; et il confia sa femme à Dieu pour qu’elle fût sauvée du déshonneur57.
N.B. Sara était vraiment sœur d’Abraham, c’est-à-dire membre de la famille proche.
C’est en vertu de la même parenté, remarque saint Augustin, que Lot son neveu – un peu plus loin – est appelé : son frère.
Il se trouve donc dans le cas énoncé ci-dessus : Dieu prendra la situation en mains.
S’il n’eût conjuré le péril autant qu’il dépendait de lui, il aurait plutôt tenté Dieu qu’espéré en lui dit saint Augustin.
C’est ce qui se produit : Sara est conduite à Pharaon, ce qui la met à l’abri de toutes les concupiscences privées.
Abraham reçoit de grandes richesses, ce qui augmente son autorité.
Sara n’est pas touchée par Pharaon qui veut l’épouser en toute justice.
Dieu intervient en envoyant de grands maux à Pharaon qui comprend que Dieu protège Sara et Abraham, et rend Sara à Abraham.
Obéir à Dieu.
Ne pas revenir dans son pays, mais être envoyé dans un monde idolâtre, l’Égypte : nous voyons les deux rapports de l’Église avec le monde : elle n’est pas du monde, mais elle est dans le monde.
Une application parmi mille. Les mauvais cousins sont parfois plus dangereux que le monde.
Les écoles catholiques infidèles à leur mission parfois plus dangereuses que certains lycées.
Même avec le risque que les enfants subissent les cours d’éducation sexuelle. Quand on ne peut pas faire autrement, Dieu veille. Si on n’envoie pas les enfants à l’école, ils sont retirés à la famille et souillés à coup sûr dans leur foi et leur pureté. Si on les envoie, ils courent le risque d’une souillure, mais la famille veille, et Dieu aussi. Importance du rosaire.
Mais si on peut faire autrement, même au prix de grands sacrifices, Dieu ne protège plus celui qui le tente.
La crainte d’Abraham était relative à la promesse de Dieu
Admirez l’ineffable patience de Dieu, qui n’assiste et ne console point le juste, mais laisse le mal s’aggraver et s’accroître jusqu’à l’extrême, et alors seulement montre sa providence.
Écoutez, hommes et femmes, imitez cette concorde, ce lien d’affection, cet effort de piété et cette parfaite modestie de Sara. Si belle encore dans sa vieillesse, elle rivalisait avec les vertus de son mari ; aussi fut-elle honorée de la protection de Dieu et des faveurs d’en-haut. Cette femme aussi admirable par la beauté de son âme que par celle de son visage, vous la voyez suivre les pas du juste. Aussi elle obtint un digne prix de sa résignation ; dans son extrême vieillesse, ses entrailles stériles et presque mortes purent engendrer.
Voyez encore la patience de Dieu ! ce n’est pas dès le commencement que sa providence se montre, il laisse aller les choses, et, presque tomber cette femme dans la gueule du monstre, et c’est alors qu’il déploie sa puissance aux yeux de tous.
Quelles étaient alors les pensées de cette femme ! quel trouble agitait son esprit ! quelle tempête s’élevait en elle ! comment, au lieu de faire naufrage, est-elle restée inébranlable comme un rocher, les yeux tournés vers la puissance céleste ! Mais pourquoi parler de la femme ? Que devait penser le juste quand on la menait chez Pharaon ?
notre Dieu est généreux et s’intéresse à notre salut ; s’il nous exerce comme dans une arène et nous fait lutter avec les tentations, c’est afin qu’après avoir déployé nos propres forces, nous soyons plus dignes de sa protection.
Saint Paul. Maintenant, dit-il, je me réjouis dans les tribulations. (Col. I. 24.) S’il se réjouissait dans les tribulations, comment pouvait-il jamais se chagriner ? Et si ce qui attriste les autres était pour lui un sujet de joie, voyez je vous prie, comme son âme était bien préparée à tout.
les exhortant à persévérer dans la foi et leur représentant qu’il faut passer à travers bien des tribulations pour arriver au royaume des cieux. (Act. XIV, 21, 22.)
Quelle sera donc notre excuse si nous refusons de supporter avec courage, constance et reconnaissance, toutes celles qui se présenteront, quand nous voyons que nous ne pouvons parvenir au royaume des cieux sans marcher dans cette voie ? Car, pour reconnaître qu’il n’y a rien de nouveau ni d’extraordinaire dans les tribulations qui attendent le juste sur le chemin de cette vie, écoutez ce que dit le Christ : Dans le monde vous aurez des tribulations, mais prenez courage. (Jean, XVI, 33.)
C’est moi, dit-il, qui allégerai vos peines, qui ne vous laisserai pas submerger par le flot des tentations, qui vous tracerai le chemin pour en sortir, et qui ne vous laisserai pas charger d’afflictions au delà de vos forces.
Raban Maur : Quaeritur utrum conveniret Abram tam sancto viro ut celaret Suram uxorem suam, et cur non magis poneret spem suam in Deo, ne occideretur a rege. Ostenditur enim isto facto ejus quod homo non debet tentare Dominum Deum suum, quando habet quod faciat ex rationabili consilio. Fecit enim quod potuit pro vita sua. Quod autem non potuit, illi commisit in quo speravit, cui et pudicitiam conjugis commendavit.
Neque enim Deus ab ilio non poterat mortem repellere quam timebat, eumque cum conjuge sua in illa peregrinatione tutari, ul nec uxor ejus, quamvis esset pulcherrima, appeteretur ab aliquo , nec prater illam necaretur ille?’Poterat sine dubio hoc efficere Deus. (Aug.) Quis ita sit demens ut hoc neget? Sed si interrogatus Abram, illam feminam indicaret uxorem, duas res metuendas committeret Deo, et suam vitam et conjugis pudicitiam Pertinet autem ad sanam doctrinam, quando habet quod faciat homo, non lentare Dominum Deum suum. Neque enim et ipse Salvator non poterat tueri discipulos suos? quibus tamen ait : Si vos persecuti fuerint in una civitate,’fugite in aliam (Malth. x). Cujus rei prior exemplum prabuil. Nam cum potestatem haberet ponendi animam suam, nec eam ponere»
57 Contra Faustum,1. XXII, c. 36.
From the publisher's feed