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Administration de drogues, électrochocs, torture, privation de sommeil, comas artificiels, exposition à des messages répétitifs... De 1953 à 1973, la CIA a consacré des sommes faramineuses à de telles expériences, le plus souvent à l'insu des participants. La professeure de politique Karine Prémont explique à Jacques Beauchamp que le programme MK-Ultra visait à développer des méthodes de contrôle du cerveau humain.
Administration de drogues, électrochocs, torture, privation de sommeil, comas artificiels, exposition à des messages répétitifs... De 1953 à 1973, la CIA a consacré des sommes faramineuses à de telles expériences, le plus souvent à l'insu des participants. La professeure de politique Karine Prémont explique à Jacques Beauchamp que le programme MK-Ultra visait à développer des méthodes de contrôle du cerveau humain.
Parce qu'il leur a infligé des raclées mémorables en Afrique du Nord et qu'il n'a été mêlé à aucun crime de guerre connu, les Britanniques en ont fait une légende en le baptisant «le nazi aux mains propres». Stéphane Roussel, spécialiste des questions militaires et géopolitiques, raconte à Jacques Beauchamp que le maréchal Rommel était d'abord un combattant obstiné qui a payé de sa vie ses désaccords avec le führer et son état-major.
Parce qu'il leur a infligé des raclées mémorables en Afrique du Nord et qu'il n'a été mêlé à aucun crime de guerre connu, les Britanniques en ont fait une légende en le baptisant «le nazi aux mains propres». Stéphane Roussel, spécialiste des questions militaires et géopolitiques, raconte à Jacques Beauchamp que le maréchal Rommel était d'abord un combattant obstiné qui a payé de sa vie ses désaccords avec le führer et son état-major.
Premier politicien ouvertement gai à avoir été élu aux États-Unis, il a combattu avec succès la discrimination des minorités sexuelles à San Francisco. Allié des autres franges de la société, il militait pour que tous les gais puissent sortir du placard. L’historien et politologue Jean-Charles Panneton raconte à Jacques Beauchamp comment la justice a traité avec insouciance l’assassinat de Harvey Milk, survenu le 27 novembre 1978.
Premier politicien ouvertement gai à avoir été élu aux États-Unis, il a combattu avec succès la discrimination des minorités sexuelles à San Francisco. Allié des autres franges de la société, il militait pour que tous les gais puissent sortir du placard. L’historien et politologue Jean-Charles Panneton raconte à Jacques Beauchamp comment la justice a traité avec insouciance l’assassinat de Harvey Milk, survenu le 27 novembre 1978.
Construit au cœur de Rome pour souligner l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle dynastie, l’amphithéâtre flavien a tour à tour représenté la force du peuple, la toute-puissance romaine, les grandes persécutions chrétiennes, puis la fierté et la résilience des Italiens. L’historienne Evelyne Ferron raconte à Jacques Beauchamp comment les cruels spectacles à grand déploiement qu’on donnait dans ce lieu permettaient aux autorités d’exercer un ascendant sur le peuple.
Construit au cœur de Rome pour souligner l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle dynastie, l’amphithéâtre flavien a tour à tour représenté la force du peuple, la toute-puissance romaine, les grandes persécutions chrétiennes, puis la fierté et la résilience des Italiens. L’historienne Evelyne Ferron raconte à Jacques Beauchamp comment les cruels spectacles à grand déploiement qu’on donnait dans ce lieu permettaient aux autorités d’exercer un ascendant sur le peuple.
Recelant bien plus que le léger badminton sentimental lourdement raconté à l’origine du mot « marivaudage », l’œuvre du mystérieux dramaturge, romancier et journaliste est aussi celle des luttes de pouvoirs, du détail et de la cruauté, selon Benoît Melançon. Le professeur de lettres raconte à Jacques Beauchamp qu’il a fallu attendre les metteurs en scène du 20e siècle, près de deux siècles après la mort de l’écrivain, pour en avoir une lecture plus juste.
Recelant bien plus que le léger badminton sentimental lourdement raconté à l’origine du mot « marivaudage », l’œuvre du mystérieux dramaturge, romancier et journaliste est aussi celle des luttes de pouvoirs, du détail et de la cruauté, selon Benoît Melançon. Le professeur de lettres raconte à Jacques Beauchamp qu’il a fallu attendre les metteurs en scène du 20e siècle, près de deux siècles après la mort de l’écrivain, pour en avoir une lecture plus juste.
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