Bordeaux Blues

Bordeaux Blues

By La Clé des OndesMusic
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Bordeaux Blues episodes

  • Jimmy Reed, un bluesman à la carrière de rockeur
    Jimmy Reed (1925 - 1976)
    Près de cinquante ans après son décès tragique (à tous points de vue!!) que peut-on dire de Jimmy Reed, né Mathis James ? Avec les rééditions multiples de ses succès sur Vee-Jay Records, il semble ardu de faire son choix. Les doublons sont légions et nous ne parlerons pas des enregistrements qui ne sont pas à l'honneur de l'artiste. On oublie souvent que la carrière musicale de Jimmy est plus comparable avec celles des artistes de rock and roll qu'avec celles de la plupart des bluesmen, même de la taille de BB King. En effet avec une musique plus que proche de ses origines rurales, le succès commercial fut présent : 22 entrées dans les hit-parades américains (de 1953 à 1966) et toujours avec la marque Vee-Jay de Chicago.
    Né dans le Mississippi à Collier's plantation, Washinton county, il arrive à Chicago en 1943. Il est accompagné de son ami d'enfance, Eddie Taylor, guitariste émérite et arrangeur doué. Ils séjournent dans la petite ville de Gary, alternant travail en usine et prestations musicales. Ils côtoyent John Brim, sa compagne Grace et Albert King en ce temps batteur (avec les deux mains?). Un contrat avec la marque Vee-Jay suit avec un premier succès : "You dont' have to go". Le son Jimmy Reed se met en place, lourdes basses de boogie woogie, courtes phrases d'harmonica et l'orchestration d'Eddie Taylor. Sans oublier la présence, l'aide de son épouse "Mama" Reed dans les studios d'enregistrement. Grande influence dans le monde du blues (Slim Harpo, Juke Boy Bonner, Lazy Lester) mais aussi chez les groupes anglais : Animals, Rolling Stones, Spencer David... et aux USA Bobby Gentry, Elvis Presley. Tout allait pour le mieux jusqu'à la fermeture de Vee-Jay (1964). Suivit la séparation avec Mama et l'aggravation de l' alcoolisme de Jimmy ! Alors que le Vieux Continent lui était acquis, il ne pouvait plus assurer sur scène... L'American Folk Blues Festival de 68 frôla la catastrophe et Jimmy Reed mourut dans une chambre d'hôtel à Oakland en Californie.
    Thierry
    1 hr 35 min
  • Junior Wells : essuyer les sarcasmes et soigner sa classe
    Junior Wells (1932-1998)
    Quand on a du succès, ça vous colle à la peau. Qu'on fasse du fox trot, de la variété, du bluegrass ou du blues... Je connais de "charmants camarades" qui m'affirment que pour eux, à part Mozart, la musique n'existe pas ! Libre à ces gens. Comme ça je puis essuyer, la tête haute, les sarcasmes sur ma passion pour le blues. Toutes proportions gardées ( ... !!!) Junior Wells aura subi les mêmes reproches. Son nom pour beaucoup de gens (sic) a été associé à Buddy Guy et heureusement pour le meilleur. Faut dire : qu'est-ce qui les avait amenés à Chicago ?
    "Encore enfant, Junior Wells sortait son harmonica sans crier gare et se ruait sur les scènes des clubs de Chicago. Une insolence qui favorisera une intégration rapide parmi ses aînés prestigieux. Mais sa précocité n’était pas celle d’un écervelé. Car le bluesman ne négligeait rien. Ni les musiciens qui l’accompagnaient, les meilleurs de leur temps, ni ses influences variées, dont James Brown, ni son allure soignée, chaque cheveu bien plaqué, tout comptait. Junior Wells a tiré du blues crotté du Sud un style et une musique qui éveillent les sens." Encore une fois "Soul Bag" a été pillé, là c'est toujours la plume de Daniel Léon... Pour Buddy Guy, ce sont les disques Chess, Cobra et plus. Jusqu'au jour où Bob Koester des disques Delmark eut l'idée de les associer dans un enregistrement qualifié d'historique : "Hoodoo Man blues" . Avant il y aura eu le chassé-croisé avec Little Walter et Muddy Waters. C'est juré on vous dira tout !
    Thierry
    Photo de une : Bubba73
    1 hr 36 min
  • Big Joe Williams, un génie rural du blues !
    Big Joe Williams (1903 - 1982)
    Des bouges les plus sombres des ghettos noirs du Sud aux campements de fortune jusqu'aux festivals pour le public blanc des années 60, Big Joe Williams aura montré son talent urbi et orbi ! Entre les séjours "obligés" dans divers pénitenciers (Angola en Louisiane, parmi d'autres), les chantiers de chemin de fer, il roula sa bosse avec musiciens ambulants et performances en solo. Les renseignements sont confus, manquent de précisions quant à l'adoption des 3 cordes supplémentaires à sa guitare. Invention de son génie rural, conseils prodigués par des complices musicaux, on ne le saura probablement jamais ! Mais la guitare à 9 cordes de Big Joe Williams restera dans toutes les mémoires.
    Né d'une mère afro-américaine, Cora Logan, et d'un père Indien cherokee, John William (connu comme Red Bone), Big Joe avait 16 frères et soeurs. Tôt il quitte sa famille pour une de vagabond musical. Séjournant quelque temps à Saint-Louis, il aura arpenté tous les Etats-Unis, les grandes villes, New-York comme Chicago et les coins perdus de la campagne ! Qu'il soit l'auteur de "Baby please dont' go" peut soulever la polémique, le thème devant être courant chez les musiciens du début du siècle... va savoir !
    Sinon il est acté qu'il joué avec le Birmingham jug band, Sonny Boy Williamson I et tellement d'autres. Pour Okeh, Bluebird, Trumpet, Delmark, Arhoolie,Folkways. Nous n'oublierons pas les disques Spivey où il a été enregistré avec à l'harmonica le jeune Robert Zimmerman (Bob Dylan !!). Le reste sur la Clé des Ondes... le 27 avril.
    Thierry
    Photo de une : Heinrich Klaffs
    1 hr 35 min
  • Fenton Robinson et ses tubes... pillés et appropriés par d'autres
    Fenton Robinson (1935 - 1997)
    Quand on parcourt des articles sur Fenton on est presque étonné des termes éloquents qualifiant sa carrière musicale. "Superbe chanteur/guitariste dans le style dramatique moderne de Chicago" telle est l'introduction dans La nouvelle encyclopédie du blues de Gérard Herzhaft à l'article consacré à Fenton Robinson !
    Des origines du fond du Mississippi, comme il se doit, le jeune musicien né à Minter City près de Greenwood et mort à Rockford dans l'Illinois, fut avec des gens plus connus comme Otis Rush, Magic Sam et Buddy Guy le renouveau du Chicago blues des années 60. Mais contrairement à ceux précités il est, à part des vieux jetons de mon genre, largement méconnu. La faute à qui, à quoi ? Pourtant à Memphis en 1957 il enregistre avec l'orchestre de BB King "Tenneesse woman" qui sera un succès local. Mais "As the years go passin by" sera "exploité" par Albert King... Cerise sur le gâteau, son chef d'oeuvre "Somebody loan me a dime" sera repris et revendiqué (les sous !) par le chanteur pop Boz Scaggs.
    Comme souvent les disques Alligator en la personne de son directeur Bruce Iglauer lui fit enregistrer de superbes albums qui ont contribué à sa renommée. Au Japon comme aux Pays-Bas on l'appréciait, mais ça n'a pas empêché sa mort d'un cancer le 27 novembre 1997.
    Thierry
    Photo de une : Jan Van Vugt
    1 hr 36 min
  • Clifton Chenier : frenchman cajun avec accordéon, harmonica et vocaux hors pair
    Clifton Chenier (1925-1988)
    Naître dans la Louisiane est-ce le paradis assuré pour causer french ? Il y a des avis différents, comme de bien entendu ! Prenons Buddy Guy né à Baton Rouge et toujours dans le monde anglo-saxon jusqu'à Chicago. Clifton Chenier, né près de Lafayette a quelque temps hésité entre les deux langages dans ses premiers enregistrements (Imperial, Chess, Speciality, Crazy Cajun...). Il me semble avoir lu que c'était Christian Strachwitz des disques Arhoolie (marque créée en 1960) qui l'a encouragé à chanter en créole louisianais. Il lui semblait que cette particularité était porteuse de succès. Clifton dans un premier temps, pensait un peu le contraire, trouvant que la langue anglaise était plus prometteuse pour sa carrière musicale.
    Il faut dire que l'écoute actuelle de la musique estampillée zydeco suscite des interrogations... Beaucoup d'interprètes, avec des noms à consonance française, s'expriment en anglais tout en réservant le créole de la Louisiane pour les refrains et les interjections !
    Clifton Chenier, pour sa part, a toujours relevé le défi du frenchman cajun avec accordéon, harmonica et vocaux hors pair. Sans oublier un orchestre où brillèrent les guitaristes Lonesome Sundown, Philipp Walker, le pianiste Elmore Nixon, le saxophoniste John Hart et, bien sûr, son frère Cleveland au rubboard/frottoir ! Aux Etats-Unis comme dans le Vieux Continent, à l'American Folk Blues festival (1969) ou à Montreux en 1975. Bayou blues, La La music, Bogalusa boogie, qu'importe!
    Thierry
    1 hr 35 min
  • Son House, ou comment un croyant tomba dans la musique du diable !
    Son House (1902-1988)
    Du fond du Mississippi à Detroit en passant par Paris : Son House!
    Pourquoi parler de la capitale de la France ? Tout simplement en référence au concert de l'American folk blues festival de 1967 à la salle Pleyel. Il y avait eu une panne d'électricité et Son House impliqué dans son chant ne s'en était pas rendu compte... La vieille salle existait avant l'électricité, enfin pas vraiment ( 1927 ) mais sans amplis Vox ou Marshall ! Qu'importe, à la fin de la prestation de l'ancien de Clarksdale toute la salle était debout pour l'applaudir ! Quelle panne?
    Pour en savoir plus sur le partenaire de Charley Patton et de Willie Brown consultez le dernier numéro de Soul Bag avec une superbe photo de Edward James House ( son vrai nom) à la une. Sous la plume de Daniel Léon (auteur de la nécro de Candye Kane la semaine dernière) vous apprendrez tout de Son House. Ses premiers pas dans l'univers du blues avec des " bluesmen inconnus" (Willie Wilson et James McCoy) malgré son hostilité face à la musique du diable. C'est en 1928 qu'il commence à jouer de la guitare, ce qui le détachera (sic) de la religiosité ! Puis la rencontre avec Charley Patton et les enregistrements Paramount de 1930, puis Alan Lomax en 1941. Et on oubliera pas l'influence sur Robert Johnson et Muddy Waters. Cerise sur le gâteau: dans le dernier numéro de Soul Bag il y a aussi un article sur le découvreur de Son House, Dick Waterman manager de nombreux bluesmen et photographe hors pair.
    Le reste on vous le dira le 6 avril à 15h sur la Clef des Ondes 90. 10 !
    nom de la photo
    1 hr 35 min

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MERCREDI DE 15H A 16H30

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