Bordeaux Blues

Bordeaux Blues

By La Clé des OndesMusic
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Bordeaux Blues episodes

  • Charley Patton, le Hendrix du delta !
    Charley Patton (1891 - 1934)
    Issu du Mississippi et fondateur du Delta blues: Charley Patton!
    C'est à la fin du XIXe siècle que Charley commença à chanter et à jouer de la guitare. Donc quand il enregistre en 1929 pour les disques Paramount, il est quarantenaire. Avant il peaufine sa technique, influencé par Henry Sloan qui n'a jamais enregistré. Néanmoins Patton, forgeant son style au tournant du siècle et on rencontre dans son oeuvre une grande diversité de styles chose rare au Mississippi. Du ragtime, des chansons folkloriques, de la musique rurale blanche et des airs populaires de l'époque... On oublie que les premiers disques de blues étaient ceux de chanteuses, souvent issues du vaudeville. Mamie Smith, Ma Raney, Bessie Smith pour ne citer que les plus connues. Les premiers artistes de blues à fréquenter les studios d'enregistrement (Blind Lemon Jefferson, Blind Blake, Lonnie Johnson) n'étaient pas du Delta. Charley Patton s'est longtemps contenté de jouer dans les diverses localités qu'il fréquentait, alternant comportements agressifs et aventures féminines.
    Mais son point fort restait la musique, sa voix, grognant, parlant entre les refrains, pinçant les cordes, les faisant gémir avec son bottleneck, il utilisait sa guitare comme un instrument de percussion, quand il n'en jouait pas entre les jambes ou derrière la tête, en Hendrix du Delta!
    Autour de lui, il y avait Willie Brown, Son House, Robert Johnson. Il influença Big Joe Williams, Howling Wolf, Bukka White, Honeyboy Edward et bien d'autres. Mais quid de la date tardive de ses premiers enregistrements? En fait s'il n'y avait pas eu dans la ville de Jackson un marchand de 78 tors et d'instruments de musique nommé Henry Colombus Speir, pas de Masked Marvel. Speir était "prospecteur" pour les disques Paramount et contribua aux enregistrements de Patton dès 1929.
    Toute l'oeuvre de Charley a été publiée, d'abord par les disques Origin of Jazz Librairy, puis par Yazoo et enfin Revenant par John Fahey peu avant sa mort. Des livres aussi, par Fahey et , avec un dessin de Robart Crumb par Stephen Calt.
    Thierry
    1 hr 36 min
  • Canned Heat toujours en vie !
    Canned Heat
    "C'est un groupe américain de blues rock, originaire de Los Angeles, en Californie, formé en 1965. Ses plus grands succès sont On the Road Again en 1968, Going Up the Country en 1969 et Let's Work Together en 1970. Le groupe a participé activement à la vague du blues revival à la fin des années 1960. Se produisant notamment dans plusieurs grands festivals, Canned Heat a été l'un des groupes les plus populaires des années hippies. Canned Heat est le fruit de la rencontre à Los Angeles de deux grands amateurs de blues, le chanteur Bob Hite et le guitariste Alan Wilson. Hite « The Bear » (« l'ours ») en référence à sa forte corpulence, et Wilson « The Owl » (« la chouette ») ou « Blind Owl » (« la chouette aveugle ») pour sa mauvaise vue, sont rejoints par le guitariste Henry Vestine, « Sunflower » (« Tournesol »), ancien membre des Mothers of Invention de Frank Zappa), le bassiste Larry Taylor, « The Mole » (« la taupe »), qui a joué avec Jerry Lee Lewis, plusieurs fois bassiste de studio et de scène pour Tom Waits et The Monkees, et le batteur Frank Cook."
    Bon tout ça vous pouvez l'avoir (sic) sur Internet et compagnie... Aujourd'hui le seul survivant est Adolfo "Fito" De La Parra, batteur du groupe dès la fin des années 60 qui perpétue la tradition. Sinon tous les autres sont décédés. Le premier fut Al Wilson dont on oublie qu'il avait réappris à Son House la guitare ! Le bluesman avait abandonné la musique et travaillait comme cheminot à New-York. Al Wilson l'accompagne à l'harmonica dans "Levee Camp Moan" (Columbia, sessions 1965), tout comme il le fera avec John Lee Hooker en mai 1970, peu avant sa mort. Pour la première de Bordeaux blues en 2022 on vous fera un large panorama de Canned Heat... hier comme aujourd'hui !
    Thierry
    Image de une : 33 tours United Artists "Boogie with Canned Heat" par Gilles Péris y Saborit
    1 hr 35 min
  • JB Lenoir, figure de proue du blues contestataire
    JB Lenoir (1929 - 1967)
    "Nommé J.B. par ses parents (ces initiales ne signifient rien en particulier), Lenoir commence à jouer très tôt. Il travaille dans la journée, puis joue de la guitare le soir, en apprenant un peu de tout. Dans les années 1940, il travaille avec Sonny Boy Williamson et Elmore James à La Nouvelle-Orléans. En 1949, il déménage à Chicago et commence à jouer dans des clubs avec Memphis Minnie, Big Maceo et Muddy Waters. Dans les années 1950, Lenoir enregistre plusieurs chansons sur différents labels." Entre les disques JOB, Chess et autres il est épaulé par Big Bill Broonzy et d'autres. Sous quelles influences a-t-il fait "Eisenhower blues", censuré et changé en "Taxes paying blues" nul ne le sait vraiment... En fait une chanson critiquant la politique gouvernementale a été changé en une charge contre les impôts
    Ain't got a dime, ain't even got a cent / Je n'ai pas un centime, je n'ai même pas un centime
    I don't even have no money to pay my rent / Je n'ai même pas d'argent pour payer mon loyer
    My baby needs some clothes, she needs some shoes / Mon bébé a besoin de vêtements, elle a besoin de chaussures
    Peoples I don't know what I'm gonna do / Peuples je ne sais pas ce que je vais faire
    De toutes façons, Lenoir continua avec des blues contre la guerre de Corée qui anticipa celle du Vietnam.
    Si dans ses débuts, il se produisait avec orchestre et cuivres (dont des saxophonistes d'Elmore James comme J. T. Brown) sans oublier Willie Dixon à la basse et plus ! Son habit de scène était une veste zébrée ! Quelques années plus tard, avec l'aide et les conseils de Dixon il opte pour une formule acoustique. C'est quelque temps avant sa participation à l'American folk blues festival de 1965. On a trop dit qu'il remplaçait le rôle de "dernier vrai bluesman" ; pour le vieux continent on ne connaissait de lui que le disque "Alabama blues" de Decca avec Fred Below à la batterie ! Reconnu en Europe il devait être redécouvert aux USA, mais un accident de voiture en décida autrement en 1967...
    Thierry
    1 hr 36 min
  • Jimmy Dawkins : d'en bas à en haut !
    Jimmy Dawkins (1936 - 2013)
    Né à Tchula dans le Mississippi en 1936, arrivé à Chicago en 1955, il suit le cursus de beaucoup d'autres, alternant le travail en usine et musique où il pouvait... Devenu un musicien de studio recherché, il croise le chemin de Christian Strachwitz, directeur des disques Arhoolie. Celui-ci, domicilié sur la côte Ouest (Berkeley, Californie) avait plutôt versé jusque là dans le country blues. Pérégrinant sur les bords du lac Michigan, il élabore un disque de Chicago blues électrifié. Walter Horton à l'harmonica et Johnny Young au chant et à la guitare. Pour seconder ces, somme toute vétérans, il sollicite le jeune et sémillant Jimmy Dawkins à la guitare électrique. Ce dernier y fait plus que des étincelles et ce en 1967.
    Dès la parution du disque Arhoolie, la carrière de Jimmy Dawkins s'envole ! Avec l'aide de son ami le chanteur guitariste Magic Sam qui enregistre chez Delmark sous la houlette de Bob Koester, il crée la surprise avec "Fast Fingers". Suivent "All for business", "Blisterstring, ("Welfare line"!!!). Et en France avec Marcelle et Jacques Morgantini : "Tribute to Orange" . Dans cette production de Black and Blue, mentionnons le magnifique instrumental "Marcelle Morgantini's cassoulet" (cocorico!). Sinon l'ensemble de son oeuvre a reçu le Grand Prix du Hot Club de France en 1971. On vous causera de tout, même de son mauvais caractère !
    Thierry
    Imagedeune : Lioneldecoster sur Wikimédia Commons
    1 hr 36 min
  • Chicago, capitale du blues
    De Al Capone à la capitale du blues : Chicago !
    Que savons-nous de cette ville des États-Unis que l'on appelle dans certains commentaires la ville venteuse ? A contrario de la capitale française appelée (pour combien de temps ?) la ville lumière, Paris. S'il faut en croire L'Encyclopedia Universalis, "la mauvaise réputation de Chicago est désormais de l’histoire ancienne. La deuxième ville des États-Unis est en effet tout l’inverse de ce qu’elle a pu incarner dans l’imaginaire collectif : Chicago est pleine de vie, agréable à vivre et riche en activités culturelles et commerciales. Capitale mondiale de l'architecture moderne avant même New York, Chicago compte certains des gratte-ciels les plus iconiques des States, à l’image de la Willis Tower qui, avec ses 443 mètres, a été pendant un temps le plus haut édifice du monde. C’est d’ailleurs à Chicago qu’a été construit en 1884 le tout premier gratte-ciel. Ici, la vie culturelle est intense grâce aux innombrables musées dont fait partie le prestigieux Art Institute et son imposante collection d'impressionnistes, post-impressionnistes et surréalistes. Autre lieu immanquable, l’agréable Millenium Park et son Cloud Gate, une sculpture en acier en forme d’haricot devenu un des symboles de la ville. L’immobilier de luxe à Chicago est riche et varié."
    Arrêtons là les hommages... il y a eu aussi Al Capone et le règne mouvementé des gangsters.. et la musique !
    Au début Chicago était pour les noirs du Mississippi une sorte d'Eldorado, du boulot et des opportunités pour faire de la musique dans les rues (Maxwell Street !!) et dans les bars. Dans les années 20 arrivent Big Bill Broonzy, Tampa Red et consorts. La musique est somme toute assez policée... Dans les années 40 avec les nouveaux arrivants du Mississippi, les goûts changent, l'archétype étant Muddy Waters ! Les marque de disques (Chess, Vee Jay, Delmark...) suivent. Puis une nouvelle génération de musiciens nés à Chicago. Sans oublier celles et ceux dont on parle moins.
    Thierry.
    1 hr 36 min
  • Des disques Sun à Memphis au Muddy Waters blues band et plus : James Cotton !
    Dès sa jeunesse James Cotton est influencé par Sonny Boy Williamson, le premier bien sûr.
    Rice Miller arrivera plus tard... Remarqué par Sam Philipps des disques Sun, il enregistre pour la marque de Memphis qui enregistre blues, rockabilly et... en 1954 Elvis Presley!
    James Cotton a un succès local avec (entre autres...) " Cotton Crop Blues " titre qu'il reprendra plus tard pour la série "Chicago blues today" ( 3 volumes) organisée par Samuel Charters pour les disques Vanguard (1965). Entretemps il écume les clubs et tavernes de la cité venteuse... et incorpore le Muddy Waters blues band. Il est présent au Newport festival où il danse sur scène avec "Mc Morganfield" (1960), avant d'accompagner Otis Spann dans son légendaire "Good bye Newport blues". Sa duplicité avec le prénommé se prolonge dans plus d'un enregistrement. Puis comme d'autres avant lui, il prend son envol pour une carrière solo.
    Des enregistrements chez Vanguard, Blind Pig, Antone's, Testament, Tomato, Alligator ( Harp Attak! " avec Junior Wellls, Carey Bell et Billy Branch) et surtout une présence sur scène jusqu'à la fin de sa vie, même assis sur une chaise!! Sans oublier en 1977 une tournée avec Muddy Waters et Johnny Winters. Mister harp himself ce mercredi 24 novembre...
    Thierry
    photo de une : James Cotton (Thomas Cizauskas/CC/Flickr
    1 hr 35 min
  • Le chant véhément de Bukka White
    Bukka White (1909-1977)
    La vie de Bukka White aura commencé comme tout Afro-américain du sud des États-Unis, dans les champs à gratter la terre. Avec pour toute culture, l'église. Pour s'en sortir : la musique du diable, le blues ! Son père, ouvrier des chemins de fer, l'initie à la guitare lorsqu'il a neuf ans. Après une rencontre avec Charley Patton (où il boit quelques lampées de whisky !) et quelque temps passé chez son oncle à Clarksdale, Bukka White part pour Saint-Louis à l'âge de 14 ans. À partir de 1920, il voyage à travers le Mississippi et les États du Delta. Sa dextérité à la guitare et au chant le rend célèbre partout où il se produit au coin des rues ou dans les bars plus ou moins mal famés !
    Avant une "visite" à Parchman farm pour un meurtre non élucidé il enregistre pour Vocalion. Outre ses titres "ferroviaires", "Frisco train" et "Panama limited" où il excelle à la guitare jouée à la façon hawaïenne sur les genoux, il est accompagné vocalement par Memphis Minnie sur deux spirituals. Sans oublier "Shake 'em down", "Pinebluff Arkansas" mais surtout "Fixin to die" et "Aberdeen Mississippi blues". En effet au début des années 60, Buffy Sainte Marie et Bob Dylan reprennent le premier titre, dans la foulée deux jeunes guitaristes, Bill Barth et John Fahey écrivent à Bukka White blues singer, Aberdeen... Surprise il répond ! Au lieu d'un vieillard, ils découvrent quelqu'un qui chante et joue toujours pour ses amis et voisins. La suite ? Enregistrements Takoma, Arhoolie Biograph, tournées aux USA et dans le Vieux Continent. On va essayer d'illustrer tout ça !
    Thierry
    1 hr 35 min
  • Blind Blake, maitre de la guitare ragtime
    Blind Blake (1896-1934-8?)
    Peu de choses sont connues sur la vie de Blind Blake. Comme pour Blind Lemon Jefferson, Blind Boy Fuller ou Texas Alexander il n'y a qu'une seule photo du musicien! Par contre grâce aux Anglais de JSP Records, nous avons en cinq compact-disques, l'oeuvre complète!
    "Blind Blake enregistra environ 80 titres pour Paramount Records à la fin des années 1920 et au début des années 1930. Autant Scott Joplin était le maître incontesté du ragtime piano, autant Blind Arthur Blake l'était pour la guitare ragtime. Il est le guitariste le plus accompli dans son style avec une variété dans sa production surprenante. Son jeu au doigt (finger picking) complexe et intrigant a inspiré le Reverend Gary Davis, Jorma Kaukonen, Ry Cooder et beaucoup d'autres." "Early in the morning", "West coast blues", "Guitar chimes","He's in the jailhouse now", "Police dog blues"...
    Celui qui a eu une énorme influence sur les guitaristes (Merle Travis pour la country music...) a été "rangé" dans le east cost blues voire le Piedmont blues. Il aura joué dans les Carolines, en Georgie, en Virginie, en Floride. Pour passer à New-York puis finir à Chicago où il enregistrait pour la marque Brunswick. Il accompagna nombre d'artistes comme Papa Charlie Jackson, Gus Cannon ou des jazzmen comme Johnny Dodds (clarinette). Ma Raney, Leola Wilson, Bertha Henderson, Elzadee Robinson, Chocolate Brown (Irene Scruggs) pour les chanteuses. Si Jelly Roll Morton ( de son vrai nom Ferdinand Joseph La Menthe !) était nommé le roi du piano ragtime, pour la guitare, il n'y a pas photo, c'est Blind Blake!!
    Thierry
    1 hr 32 min

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MERCREDI DE 15H A 16H30

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