Bordeaux Blues

Bordeaux Blues

By La Clé des OndesMusic
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Bordeaux Blues episodes

  • Otis Rush, du Mississippi à Chicago, des hauts et des bas
    Certes le naufrage de la marque sicilienne en 1959 (Elie Toscano) face aux frères Chess ( nés Lejzor et Fiszel Czyz!!) n'a guère arrangé les choses! Pourtant avec Willie Dixon aux manettes, Otis avait préfiguré avec Buddy Guy et Magic Sam un nouveau courant du blues de Chicago: le West Side sound.
    De jeunes loups dont les racines étaient ancrées dans la cité venteuse plus que dans le delta du Mississippi. Après pour Otis c'est un peu le creux de la vague entre problèmes personnels et manque de contrats...Des enregistrements chez Chess, la participation à l'American folk blues festival de 1966 vont l'aider à remonter la pente.
    "Right place, wrong time", album paru en 1976 chez Bullfrog Records a été une embellie, tout comme des albums chez Delmark (A l'instar de Buddy Guy et Magic Sam ses vieux complices de l'époque Cobra).
    Mais il y a aussi dans la mémoire des concerts baclés, des tournées interrompus et... des séjours en psychiatrie. On préfère se souvenir de la flamboyance de sa guitare de gaucher, de la véhémence de sa voix!
    Thierry
    1 hr 24 min
  • Slim Harpo, guitare sobre, voix traînante et le hit parade !
    Slim Harpo (1924 - 1970)
    A première écoute on peut être dérouté par James Moore (son vrai nom!), service minimum à la guitare, voix traînante et quelques riffs plus que sobres à l'harmonica. On oublie que son idole fut Jimmy Reed qui bien qu'utilisant les mêmes schémas musicaux, fut en son temps un des meilleurs vendeurs de la marque Vee Jay ( Fin 1950- 1960) repris par Elvis Presley ("Big boss man") ou les Rolling Stones ("Honest I do").
    Il n'empêche que Slim Harpo sous la houlette de Jay Miller des disques Excello à Crrowley en Louisiane, remporta de nombreux succès ; "I'm a king bee", "I got love if you want it", 'Baby scratch my back" (repris par Otis Redding), les groupes anglais ( Rolling Stones, Kinks, Yarbirds...) en remettant une couche sur le vieux continent.
    Des engagements dans tous les Etats-Unis, l'Appolo Theater de New-York, "Raining in my heart" en tête de hit-parades! Il ne reniait pas le blues des bayous, Lightning Slim, Lazy Lester;Silas Hogan, Henry Grey magnifiquement réédités par les Britanniques de Flyright dans The legendary Jay Miller Series.
    L'avenir s'annonçait resplendissant, il se préparait à effectuer sa première tournée européenne quand il meurt d'une crise cardiaque...
    Thierry
    1 hr 35 min
  • Robert Johnson, de ses débuts à l'harmonica à la gloire à la guitare
    Aujourd'hui magnifié tous azimuts pour son chant et sa guitare, Robert Johnson a fait ses premiers bonds dans le monde du blues avec l'harmonica !
    Beaucoup a été écrit sur Robert "Leroy" Johnson, de son enfance dans le Delta puis sa préadolescence près de Memphis à Robinsonville on sait surtout qu'il préférait la musique à l'école...
    Il écoutait les disques de Leroy Carr (Et Scrapper Blackwell), Lonnie Johnson. La légende avance même que le jeune Robert aurait fait croire qu'ils étaient parents! Les hasards de sa vie errante le font croiser Son House, Willie Brown et Charley Patton. Comme l'a retransmit par l'image Robert Crumb ("Mister Nostalgia" Editions Cornélius 1998), les trois précités se moquent du jeune Robert.
    Pas de l'individu mais de son jeu de guitare, vu qu'à l'époque son point fort était l'harmonica. On était vers le milieu des années 1920. Un an après il revient avec un picking exemplaire, ce qui conforte la croyance en un pacte avec le diable.
    Alors que des exercices assidus et l'écoute de disques sont sûrement la vérité! Après, de nombreux voyages, pérégrinations lui font rencontrer Johnny Shines, Elmore James, Robert Lockwood...Le succès posthume viendra entre autres de la découverte des acétates des enregistrements Vocalion de 1936-1937.
    Ce qui fait que dans les années soixantes son disque sans bruits intempestifs était exceptionnel ! Stones, Yardbirds et Clapton ont fait le reste. La suite et plus mercredi 2 juin.
    Thierry
    1 hr 35 min
  • Johnny Shines : du Tennessee aux vagabondages musicaux
    Johnny Shines (1915-1992)
    Il est bien connu dans le monde des amateurs de blues que Johnny Shines n'a été reconnu à sa juste valeur que dans le milieu des années soixante grâce à "Blues unlimited" et aux disques Vanguard via Samuel Charters. Il suffit de plonger le nez dans "Blues Records 1943-1966" pour s'en rendre compte !
    De Chicago en 1946 où ce qu'il a enregistré pour les disques Columbia n'a jamais été publié, aux disques Chess, quatre années plus tard c'est pas beaucoup mieux ; les derniers craignant pour la carrière de Muddy Waters... Après, les disques JOB le remettent en selle mais pas pour longtemps ; en 1959 il n'a plus de contrat et travaille dans le bâtiment. Puis en 1965, les circonstances précitées le font participer à la série "Chicago blues Today" (3 volumes) sous la houlette de Charters où il côtoye Junior Wells et Buddy Guy, James Cotton, Otis Rush, Otis Spann, J. B. Hutto...
    La gloire, enfin, pour l'ancien compagnon de route de Robert Johnson dans les années 30 ! Après des enregistrements chez Biograph, Columbia, Testament, Rounder où il retrouve la crème des musiciens de Chicago sans oublier Robert Lockwood, "fils adoptif" de Robert Johnson. La fin de sa vie fut assombrie par des crises d'hémiplégie, sans trop affecter sa personnalité chaleureuse !
    Thierry
    1 hr 31 min
  • Freddy King, colosse texan à la guitare hargneuse
    Mais un long séjour à Chicago où il fréquenta (dans tous les sens du terme!) le ghetto noir et ses nombreuses tavernes, apporta de la hargne, de la rugosité à sa musique, choses qui sont absentes chez BB King pour dire les choses comme il faut les dire!
    Sinon, les producteurs divers ont cherché, en vain, à faire de Freddy King une machine à produire des instrumentaux de danse à la sauce soul music. Tout cela était en contradiction avec ses prestations scéniques où le colosse texan "2 mètres de haut, une carrure de taureau et une guitare électrifiée qui domine un groupe d'une rare homogénéité". Sinon, boudé à Chicago par les disques Chess, il cherche sa propre voie entre tradition texane (jeune musicien, il jouait le répertoire du barde de Houston, Lightning Hopkins) et les tournées où voix et guitare unies, il excellait dans son sens du public ! Plus époustouflant sur scène que dans ses enregistrements ? la chose se discute ! Une seule chose est malheureusement sûre : il est mort en fin 1976, à la fin d'un concert d'une crise cardiaque.
    Thierry
    Photo de Une : Freddy King le 4 octobre 1975 (Wikimedia
    1 hr 35 min
  • Peter Green, du zénith à la résurrection
    Peter Green (1946 - 2020)
    Né dans les quartiers ouvriers de Londres, Peter Greenbaum (son vrai nom, un autre Peter Green est, lui, écrivain) écoute d'abord un groupe instrumental : les Shadows ("Apache", "FBI", "Man of mystery", "Shadoogie") et surtout leur guitariste soliste Hank Marvin. Avant ses quinze ans, Peter découvre le blues avec Muddy Waters et le trio des King, BB, Albert et Freddy !
    Dans le milieu des années soixante, il joue avec un groupe (Peter B's Loores) où il côtoye le batteur Mike Fleetwood. C'est en juillet 66 qu'il remplace Eric Clapton dans l'orchestre de John Mayall, les Bluesbreakers. Il n'y reste qu'un an et forme Fleetwood Mac avec John McVie à la basse, Mike Fleetwood (deux transfuges de Mayall), et aux guitares Jeremy Spencer et Danny Kirwan.
    Surplombant la scène du blues made in England (des superbes enregistrement aux USA avec Otis Spann), tout s'écroule en 1970... Santé mentale, addictions diverses, tout s'accumule ! Fleetwood Mac deviendra un groupe "pop rock"... et Peter Green ira en hôpital psychiatrique. Le groupe est dispersé, pas beaucoup mieux, donc.
    Ce n'est qu'en 90 que Peter refait surface avec le Splinter group. Il se produit sur scène, enregistre (Deux disques en hommage à Robert Johnson). Mais les kilos superflus, les cheveux blancs ne font pas une vrai résurrection.... Pour mourir en juillet 2020 dans un piteux état. On écoutera tout... Enfin, une sélection !
    Thierry
    Photo de une : Nick Contador
    1 hr 31 min

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MERCREDI DE 15H A 16H30

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