Bordeaux Blues

Bordeaux Blues

By La Clé des OndesMusic
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Bordeaux Blues episodes

  • Robert Cray, nouveau héros du blues ?
    Robert Cray (1953)
    Nourri dans sa jeunesse au son du rock psychédélique Robert Cray découvrit le blues à travers les disques de Magic Sam, BB King, Albert King et Howling Wolf à son retour aux Etats-Unis ! Ajoutons à ce florilège urbain la soul des disques Stax, sans oublier Albert Collins, rencontré dans un concert à l'université, qui viendra couronner le tout. Les liens d'amitié avec le bluesman texan pousseront le jeune Robert à envisager une carrière musicale. Celle-ci commencera en fait en 1974 avec déjà Richard Cousins à la basse ! Certes le look de jeune premier de Robert Cray contribue à son succès...
    De son premier hit "Whos been talking" (une reprise de Howling Wolf) à "Phone booth" qui sera repris par Albert King, toute la presse rock et blues le consacre comme le nouveau héros d'un genre musical qui s'essouflait... Les albums se suivent avec succès : "Bad influence", "False accusation", "Strong persuader", "Dont be afraid of the dark". Sans oublier "Showdown !" qu'il partage avec Johnny Copeland et son mentor Albert Collins, mêlant avec splendeur chants et guitares.
    Sinon des jaloux (????) ont critiqué ses performances britanniques en smoking !!! Ah la belle affaire. On préfère mettre l'accent sur son jeu de guitare que l'on peut écouter sur you tube en compagnie de Clapton, Stevie Ray Vaughn, Buddy Guy ou.. BB Kinq..
    Thierry
    Photo de une : Hreinn Gudlaugsson
    1 hr 31 min
  • Lonnie Brooks, tous vents et voiles dehors !
    Lonnie Brooks (1933-2017)
    Rediffusion du 29 janvier 2020
    Vers 1958, Lee Baker Junior (son vrai nom) enregistre quelques titres façon rock and roll pour les disques Goldband, un titre "Family Rules" fut un succès dans le Sud-Ouest (américain !). Ensuite exil/fuite vers Chicago où après quelques échecs il creuse son trou... Le dynamisme qu'il développe sur scène lui fait voir la notoriété et c'est encore une fois grâce à l'oreille exercée de Bruce Iglauer, timonier émérite des disques Alligator, qu'il trouve sa place dans le monde du blues en 1978.
    Son jeu de guitare, selon les experts, avait subi (sic) l'influence d'Albert King qui avait pourtant plus que survolé la ville de Chicago. Le King gaucher alla plus que flirter avec le flower power des concerts californiens. La suite est connue, tant mieux pour lui !
    Sinon Lonnie Brooks après ses différents succès discographiques : "Bayou lightning" 1979, "Hot Shots" 1983, "Bayou lightning strikes" 1987. Sans oublier "Lone star shootout" qu'il enregistra en 1999 avec Long John Hunter, Phillip Walker...et Erwin Charles. Ils y chantent "Born in Louisiana", "Alligators around my house", "Bon ton rouler"... tout un programme ! Lonnie Brooks est mort dans la quiétude à quatre vingt treize ans, loin de Dubuisson, pays cajun, où il était né...
    Thierry
    Photo de une : Lionel Decoster
    1 hr 21 min
  • Buddy Guy, bientôt ou déjà guitar héros ?
    Buddy Guy (1936 - )
    Ce Louisianais d'origine a dit avoir été influencé par les bluesmen locaux comme Lightnin Slim et Slim Harpo. Disons que cette influence n'est guère sensible dans sa musique. Très tôt venu à Chicago (1957), il forme avec Magic Sam et Otis Rush la "nouvelle école" du blues de la cité venteuse sous la houlette fortuite des Siciliens de la marque Cobra. Ceux échouerons en fait à mettre en échec les anciens du Yddishland polonais (Léonard et Phil Czyz alias Chess...).
    Bon, Buddy Guy devient le guitariste maison de la marque de disques qui a rendu célèbres Muddy Waters, Chuck Berry, Howling Wolf, Etta James... Il accompagne presque tout le monde et enregistre lui-même avec la crème du Chicago blues : Otis Spann, Jack Myers, Fred Below. C'est au début des années 1970 qu'il forme un duo avec l'harmoniciste chanteur Junior Wells sous la houlette des disques Delmark et son mentor Bob Koester. Une longue carrière fructueuse sur tous les plans !
    Ensuite après un merveilleux disque sur Vanguard (A man and the blues, 1987) où il retrouve ses vieux complices des années Chess, il s'engage peu à peu dans une carrière solo. Récriée par certains qui lui reprochaient encore de vouloir devenir un guitar heroe... mais à qui la faute ? Quand les stars du british blues et consorts venaient le voir à Chicago, ils séjournaient dans des hôtels de luxe et lui, Buddy Guy, retournait dans son ghetto. On va pas faire dans l'image d'Epinal, mais telle était la réalité.
    Thierry
    Photo de Une : Masahiro Sumori
    1 hr 31 min
  • Aurora ? Rory ? C'est toujours Block, et du country blues !
    Aurora « Rory » Block est née le 6 novembre 1949 à New-Jersey. Son enfance se passe à Manhattan et à Greenwich village où son père a une boutique de cordonnerie. Jeune, elle apprend la guitare classique pour ensuite découvrir le country blues : Mississippi John Hurt, Skip James, Son House, qui vivaient encore se produisant souvent non loin à Newport ! Sans oublier ceux et celles qui n’étaient plus de ce monde Memphis Minnie, Lottie Beanman, Mattie Delaney, Buddy Boy Hawkins, Charley Patton, sans oublier Robert Johnson et Bessie Smith !
    Vaste programme qui lui valut via ses enregistrements moult Blues Music Awards... Côté disques et CD, elle commença avec « How to play blues guitar » avec Stefan Grossman (première édition en 1965). Sinon, pas mal d’hommages à Bukka White, Son House... et Bessie Smith, l’impératrice du blues revisitée avec de la guitare acoustique !
    Le seul point d’ombre : on sait que Rory Block joue sur une guitare de la marque Martin, mais quel modèle... D18 ou D28 ? Comprenne qui pourra... (En fait, pan sur le bec!, c'est une Signature Model...)
    Sinon Aurora annonce une série d'hommages : "Power Women of the blues". Tout un programme !
    Thierry
    16 min
  • Bessie Smith, l'impératrice du blues !
    Bessie Smith (1894-1937)
    Tout comme BB King ou John Lee Hooker, elle est connue du grand public (plus que Ma Raney et d'autres...). Quand on parle blues, on mentionne en tête Bessie. Contrairement aux idées reçues le blues féminin ne vient pas de la campagne directement, des champs de coton... mais plutôt des gospels chantés dans les églises et du vaudeville itinérant ou fixe ! Marqué dès le début par un côté pré-variétés, ce qu'on a appelé ensuite "blues" a su se démarquer. Bessie Smith, comme d'autres, a eu dans son orchestre les meilleurs musiciens jazz de son époque. Citons-en quelques-uns: Louis Armstrong (trompette), John Smith (guitare), Jack Teagarden (trombone), Coleman Hawkins (saxo ténor), Benny Goodman (clarinette)...
    Comme l’écrit Gérard Herzhaft dans l’Encyclopédie du blues : « C’est encore à l’heure actuelle la plus célèbre chanteuse de blues et son souvenir est extrêmement vivant après de nombreux musiciens de jazz, de blues, voire de pop-musique ainsi que des amateurs pour qui elle reste l’impératrice du blues ». Beaucoup d’encre a été versée sur sa vie tumultueuse tout en oubliant les autres classic blues singers aujourd’hui injustement oubliées. La majorité de ces chanteuses venait du vaudeville et la crise de 1929 balaya leur carrière et elles n’y survécurent pas. « La légende de Bessie Smith n’a cessé de grandir et sa riche voix de contralto a influencé d’une manière ou d’une autre la plupart des grandes chanteuses de blues ou de jazz : Billie Holiday, Big Mama Thornton, Janis Joplin… » (Gérard Herzhaft 1979). Quoi dire de plus ? Écouter !!
    Thierry
    1 hr 31 min
  • Sue Foley, du Canada au Texas, avec sa Fender couleur framboise !
    Sue Foley (1968-...)
    De son enfance à Ottawa, on ne sait pas grand chose. Arrivée aux États-Unis à Austin dans le Texas, elle est d'abord attirée par la musique punk. Entendant le blues chanté de Angela Strehli, elle se rallie à ce courant musical incarné à Austin par le club Antone's. Clifford "maître des lieux" l'enregistre pour son premier disque sur la marque Antone's : "Young girl blues" (reprises de Slim Harpo, Memphis Minnie, Earl Hooker, Lightning Slim et de ses propres compositions).
    Tout en creusant son sillon, elle ouvre les premières parties d'artistes comme Buddy Guy, Joe Cocker, Koko Taylor... Entretemps, elle enregistre pour divers labels, apparaît sur le DVD "Antone's, home du blues" et son solo "Live in Europe" Ruf. Depuis 2001 elle anime un forum "Guitar Women". A suivre !
    Sinon, des mauvaises langues aussi appelées témoins objectifs, insinuent que ses performances sur scène ne seraient pas à la hauteur de ses enregistrements. Plus de temps à régler amplis et guitares qu'à répondre au public... Pour ma part je ne l'ai vue qu'au New Morning, rue des Petites-Ecuries à Paris. Il n'y avait rien à dire ; elle avait même interprété du Howling Wolf ! Avec sa voix acidulée, cela avait un goût exceptionnel !
    Sinon en consultant (sic !) Internet, j'ai appris que le 27 mars de cette année à Antone's (Austin), il y aurait un concert avec elle pour son anniversaire ! Ben voilà...
    Thierry
    1 hr 31 min
  • Sophie Kay, l'inclassable blueswoman française
    J'exagère? Mais comme disait Sophie au début des années 2000 : "Mon problème avec les disquaires, c'est qu'ils ne savent pas dans quelle catégorie, dans quel bac me mettre !"
    Prenons, par exemple, son premier disque (à ma connaissance...) Rengaines (2004), qu'elle avait coproduit avec son complice de scène de l'époque, Little Victor (guitare et chant). Rien que des chansons en français : "Tu me prends la tête", "Pause-café", "Pour qui tu te prends", "Toutes les histoires d'amour". On cherche en vain les références anglo-saxonnes
    ! Prenons au hasard "Quatre fois par mois" : "Pourquoi tu f'rais pas la vaisselle . Ne te gêne surtout pas pour moi. Pourquoi tu f'rais pas la vaisselle chez toi. Au moins quatre fois par mois. " Du blues franchouillard ? Ça y ressemble !
    Plus tard il y a eu Blues de Paname (2007), Sophie Kay et Panam' Express (2010), Leaving town (2012) où elle reprend du Memphis Minnie ("Chauffeur blues") ou Leroy Carr ("Midnight hour blues"). Quand elle officiait dans la région parisienne elle alternait, seule à la guitare ou avec orchestre, les deux répertoires. De quoi donner du grain à moudre à ceux qui ne savaient pas quelle étiquette lui coller ! De ses pérégrinations outre-Atlantique, elle côtoya le bluesman RL Burnside avec lequel elle fit un DVD introuvable actuellement ! En France elle fit une tournée avec David Evans, musicologue, guitariste et chanteur de blues entre autres... En 2020, Sophie Kay produisit Turbulent blues où l'anglais est à l'honneur. Sinon, en ce moment, où erre Sophie l'inclassable ? En attendant de ses nouvelles, écoutons-la !
    Thierry
    Photo de une : Jean-Michel Rock'n'Blues
    1 hr 31 min
  • Blind Willie Johnson, bluesman conteur des méandres pour un monde meilleur
    Blind Willie Johnson (1897-1947)
    Un des premiers chanteurs de blues non profanes que j'ai écouté, avec Reverend Gary Davis. A l'époque (1960...) je n'avais que des connaissances réduites de la langue de Shakespeare mais j'avais quand même compris qu'il s'agissait de chants religieux. Bien que ne croyant ni à dieu ni à diable, celà avait plus qu'attiré mon attention. Samuel Charters, amateur de blues et producteur de disques avait consacré un 33 tours à Blind Willie Johnson sur la marque Folkways avec des interviews de sa dernière femme Angeline Johnson. Longtemps on a cru que c'était elle qui chantait sur les premiers disques. Mais c'était sa première femme Willie B Harris... enfin, qu'importe!
    Wim Wenders n'avait pas encore tourné son film "The soul of a man" (2004) où Willie partage la vedette avec Skip James et JB Lenoir. En 1984, dans un autre film de Wenders, "Paris Texas" il emprunte le superbe instrumental de Blind Willie "Dark was the night, cold was the ground" 1927, étrangement revendiqué par Ry Cooder... Ah les sous, aussi nommés copyrights, sont des soucis constants! Sinon... nous écouterons Blind Willie Johnson nous conter les méandres pour arriver à un monde meilleur, en ce moment c'est un peu obscur!!! Et nous suivrons les conseils avisés de Gérard Herzhaft qui décrit le disque Yazoo "Praise god, I'm satisfied" de Blind Willie Johnson comme "un recueil émouvant et splendide que doit posséder tout amateur de blues." Amen...
    Thierry
    1 hr 31 min

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MERCREDI DE 15H A 16H30

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