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Or


Depuis quelques années, les métiers du design traversent une zone de turbulence.
L’arrivée massive de l’intelligence artificielle, la pression croissante sur la rentabilité des produits numériques et la difficulté à faire reconnaître la valeur du design dans les organisations ont profondément transformé les conditions de travail.Beaucoup de designers et designeuses expriment aujourd’hui un malaise diffus.
Une fatigue. Parfois même une crise de sens.
Et si cette crise révélait quelque chose de plus profond ?
Et si nous étions, nous aussi, pris dans un modèle qui nous rend plus performants… mais moins robustes ?
Pour explorer cette question, nous avons croisé trois regards :
Au sommaire de cet épisode
Chapitre 1 : nous définirons ce que recouvre le mot réemploi et comment il a pris place dans le parcours professionnel de nos invité•es.
Chapitre 2 : nous quittons les définitions pour entrer dans l’atelier du réel et comprendre comment un projet bascule vers le réemploi et comment il se frotte aux normes ou au budget.
Chapitre 3 : nous passons au politique: modèles économiques, plateformes, gouvernance, et preuves d’usage et montée en compétences pour faire échelle.
Chapitre 1 : pourquoi les systèmes naturels ne sont pas optimisés mais robustes, et ce que cela change pour penser nos organisations.
Chapitre 2 : comment la robustesse transforme les manières de travailler : collectifs, territoires, coopération et projets ancrés dans le réel.
Chapitre 3 : ralentir, diversifier ses compétences, sortir de l’hyper spécialisation et redéfinir ce que signifie concevoir aujourd’hui.
Cet épisode a été réalisé par Marie Grataloup et Nicolas Guerin. La post-production est réalisée par Anthony Adam. Les voix off sont de Zoé Pasquier.
💌 Pour ne manquer aucun épisode, suivez-nous sur Substack. Pour chaque épisode, nous détaillons nos réflexions lors de sa conception et nous proposons des ressources utiles pour aller plus loin. Nous suivre sur Substack
📚 Design MasterClass, c’est aussi un livre, « Pratiques modernes du design », que vous pouvez retrouver dans toutes les librairies.
Enfant de l’industrialisation et de la standardisation au 19ème siecle, le Design a été longtemps opposé à l’artisanat. A ce dernier, le privilège de la création unique, tandis que la génération d’objets standardisés, répondant aux besoins du plus grand nombre, reviendrait aux designers et designeuses. D’un côté la pièce unique, de l’autre la série.
Mais à l’heure de la recherche d’un monde plus sobre, moins extractiviste, de plus en plus de designers et designeuses remettent en question la standardisation et s’interrogent sur des façons de mieux produire.
Parmi ces pistes, l’hypothèse du réemploi. Si elle parait séduisante, cette hypothèse soulève de nombreuses questions.
Comment bien recréer avec de l’existant ?
Selon quel modèle économique ?
Le réemploi peut-il permettre de produire des objets plus durables et ainsi combattre l’obsolescence programmée ?
Dans cet épisode, nous avons choisi d’explorer les relations entre le design et le réemploi, avec comme témoins :
Au sommaire de cet épisode
Chapitre 1 : nous définirons ce que recouvre le mot réemploi et comment il a pris place dans le parcours professionnel de nos invité•es.
Chapitre 2 : nous quittons les définitions pour entrer dans l’atelier du réel et comprendre comment un projet bascule vers le réemploi et comment il se frotte aux normes ou au budget.
Chapitre 3 : nous passons au politique: modèles économiques, plateformes, gouvernance, et preuves d’usage et montée en compétences pour faire échelle.
Cet épisode a été réalisé par Marie Grataloup et Nicolas Guerin. La post-production est réalisée par Anthony Adam. Les voix off sont de Zoé Pasquier.
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En 2025, en France, une personne sur quatre vit la solitude. La Fondation de France parle d’une « épidémie ».
En 2023, l’Organisation mondiale de la santé l’a décrite comme une menace urgente pour la santé publique.Face à ce constat, la reconstruction du lien social devient une priorité.
Certains territoires cherchent même à se transformer en « fabriques de bonheur ».
Dans ce contexte, le design du soin et de la solidarité occupe une place singulière.Il interroge notre responsabilité collective et publique. Il s’inscrit aussi dans une longue histoire politique : dès 1793, la constitution évoquait déjà le « bonheur commun » comme but fondamental de la société.
Le rôle du design est, ici, de favoriser le partage des responsabilités sociales. Prendre soin du collectif, c’est reconnaître que chacun et chacune est à la fois responsable de soi et de la situation d’autrui. C’est aussi repenser les espaces et les rôles qui structurent notre quotidien.Certains designers et designeuses adoptent une posture militante. Ils et elles explorent la manière dont le soin peut se traduire dans la convivialité, la solidarité, ou la gestion des communs.
Dans l’épisode précédent, nous avons montré comment le soin pouvait redéfinir les pratiques de solidarité et de santé.
Dans cet épisode, nous suivons 4 designeuses et designers qui imaginent de nouveaux modes de gouvernance et cherchent à prendre soin, par le collectif.
Alors, à partir de quand le design devient-il un enjeu de solidarité et de responsabilité publique ?
Nos invitées pour cet épisode :
Au sommaire de cet épisode
Chapitre 1 : nous explorons les contours du design de soin hors du cadre médical. Nos invité·es interrogent la manière dont le design peut renforcer les liens sociaux, soutenir les dynamiques collectives et contribuer à une culture du prendre soin dans les territoires.
Chapitre 2 : nous découvrons des projets concrets qui questionnent la gouvernance, la responsabilité et les formes de solidarité locales. Chaque récit met en lumière une posture de terrain, parfois fragile, souvent engagée, pour créer des espaces et des outils au service du commun.
Chapitre 3 : nous interrogeons la part politique du métier. Pratiquer le design, est-ce déjà prendre parti ? Peut-on encore prendre soin sans s’engager ?
Cet épisode a été réalisé par Anaïs Texier et Marion Fontanié. La post-production est réalisée par Anthony Adam. Les voix off sont de Zoé Pasquier.
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📚 Design MasterClass, c’est aussi un livre, « Pratiques modernes du design », que vous pouvez retrouver dans toutes les librairies.
Dans un monde où les vulnérabilités se multiplient et où les systèmes d’écoute, de justice sociale et de réparation peinent à garantir un accès équitable aux besoins fondamentaux, il est temps de repenser notre rapport du soin.Le design se révèle dès lors comme une démarche de transformation profonde, révelant et proposant de réparer les dysfonctionnements de nos environnements et de nos interactions.
Le concept de "prendre soin" nous invite à reconnaître notre interdépendance fondamentale et notre responsabilité collective face à la vulnérabilité universelle : les handicaps, l’exclusion, les maladies, l’isolement et l’injustice.
De quoi parlons-nous, réellement, lorsque nous établissons que quelque chose ou qu’une personne “prend soin” ? Pouvons-nous parler de santé, de soin ou de solidarité ?Quels rôles peut jouer le design dans cette responsabilité ?
Nos invitées pour cet épisode :
Au sommaire de cet épisode
Chapitre 1 : nos invitées définissent la complexité du mot “soin” et les définitions du design de soin.
Chapitre 2 : ce chapitre nous permet d’aborder deux projets qui explorent la notion de soin et l’expérience de l’hospitalité.
Chapitre 3 : nous repensons le périmètre du soin et interrogerons comment prendre soin des soignants et soignantes.
Cet épisode a été réalisé par Anaïs Texier et Marion Fontanié. La post-production est réalisée par Anthony Adam. Les voix off sont de Zoé Pasquier.
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Le design numérique est-il condamné à servir des intérêts privés ? Et si une autre voie était possible, une voie orientée vers le bien commun ?
Dans nos 2 derniers épisodes, nous avons exploré les liens entre design et droit.
D’abord en interrogeant le rôle du design dans la construction d’objets juridiques. Puis, en enquêtant pour comprendre les relations entre les pratiques du design et le respect de la vie privée.
Une conviction s’en dégage : aujourd’hui, le design numérique s’exerce le plus souvent au service d’intérêts économiques privés, parfois au détriment de l’intérêt général.
Alors, comment penser un numérique d’intérêt général ? Et surtout, quel rôle le design peut-il y jouer ?
Pour en parler, nous recevons Arnaud Levy, co-fondateur de la coopérative noesya.
Il a conçu un outil pour évaluer le caractère d’intérêt général d’un service numérique : le N.I.G. (Numérique d’Intérêt Général).
Au sommaire de cette épisode :
Comprendre le N.I.G. – nous explorons le contexte de la création de ce cadre de référence.
Instagram à la loupe – nous découvrons ces critères en analysant Instagram.
Vers un numérique de l’intérêt général – pistes de réflexion et leviers d’action pour les designers et designeuses.
Cet épisode a été réalisé par Naëlle Frega avec l'aide de Anthony Adam. Les voix off sont de Zoé Pasquier.
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En ligne, rien n’est vraiment gratuit. Dans les années 2000, un modèle économique s’impose : celui de la donnée comme marchandise. En analysant les comportements d’usage de leurs services numériques, Google, Facebook — et d'autres entreprises — font de la publicité ciblée leur modèle économique.
Au cœur de cette bourse invisible, chaque clic, chaque seconde d’attention a un prix. Grâce aux leviers du design et à l’exploitation des biais cognitifs, les choix des personnes utilisatrices sont orientés, parfois sans qu‘elles n’en aient conscience.
Entré en vigueur en 2018, le RGPD (Règlement Général pour la Protection des Données personnelles) tente d’imposer une limite : celle d’un consentement libre et éclairé. Mais, dans un système fondé sur l’exploitation des données, ce consentement est-il encore possible ?
C’est ce que nous allons questionner avec :
Au sommaire de cet épisode
Vie privée et données personnelles – nous revenons sur les fondements juridiques et culturels de ces notions.
L’exploitation des données personnelles : un modèle économique – nous analysons la manière dont nos données alimentent une économie numérique fondée sur la surveillance et l’optimisation des comportements.
Les enjeux de design – nous questionnons la manière dont les choix de design peuvent renforcer ou au contraire limiter notre autonomie face à ces systèmes.
D’une intention à des solutions concrètes – nous découvrons des approches de design qui ouvrent des alternatives viables et respectueuses des utilisateurs et utilisatrices.
Au risque de la dérégulation – nous interrogeons les conséquences démocratiques d’un numérique où le droit peine à suivre la vitesse de l’innovation.
Cet épisode a été réalisé par Anthony Adam et Naëlle Frega. Les voix off sont de Zoé Pasquier.
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Bien que les services avec lesquels nous interagissons s’inscrivent dans des contextes légaux qu’il convient de respecter, les enjeux liés à ces derniers restent opaques pour les non-expert·es.
Depuis quelques années, le design semble s’être emparé de la question pour rendre la compréhension, l’expérience et la construction du droit plus claires. Ce champ d’intervention du design porte le nom de legal design.
Mais, quelle est la réalité du legal design ? Quels sont ses applications réelles dans le monde juridique ? Y a-t-il des méthodes spécifiques ? Plus généralement, est-il un outil de plus au service de la prédation économique ou peut-il redonner du pouvoir aux consommateurs et consommatrices, citoyens et citoyennes ?
C’est que nous allons questionner en compagnie de :
Marie Potel-Saville, fondatrice de l’agence de Legal Design Amurabi.
Joachim Savin, designer et cofondateur de la coopérative de design Où sont les Dragons.
Au sommaire de cet épisode
Chapitre 1 : nous explorons la réalité du legal design, sa définition et les raisons de son avènement dans les années 2010.
Chapitre 2 : nos invité•es présentent 2 projets où le design accompagne la mise en œuvre du droit.
Chapitre 3 : nous interrogeons les perspectives et les limites de l’intervention du design dans le champ du droit.
Cet épisode a été réalisé par Naëlle Frega, Nicolas Guérin avec l’aide d’Anthony Adam. Les voix off sont de Zoé Pasquier.
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📚 Design MasterClass, c’est aussi un livre, « Pratiques modernes du design », que vous pouvez retrouver dans toutes les librairies.
Un constat préoccupant émerge : notre expérience de la nature s'amenuise. Cette perte de sensibilité s’accompagne, trop souvent, d’une indifférence face à la dégradation, de plus en plus rapide, de notre écosystème.Face à cette déconnexion croissante, le design a-t-il un rôle à jouer ? Peut-il apporter un nouveau regard et des solutions durables en utilisant la bio-inspiration ?
Dans les années 70, Victor Papanek écrivait : « Le livre de la nature n’est pas et ne sera jamais dépassé ». À travers le concept scientifique de Bionique, il analyse comment le design peut et doit s’inspirer de la nature. Pour lui, l’enjeu est triple :
Il y fait également le constat que « l’extension de la technologie […] coupe l’humanité de tout contact direct avec son environnement biologique ».
Le design bio-inspiré, en s'inspirant du vivant à différentes échelles, offre une voie pour repenser les manières de concevoir et de vivre. Il ne s'agit plus de piller la nature pour en reproduire les formes, mais de s’inspirer des mécanismes du vivant pour résoudre des problèmes de plus en plus complexes.
Dans cet épisode, nous abordons ces questions avec nos invité•es :
Guillian Graves, designer et directeur de l'agence Big Bang Project
Virginie Blanville, designeuse systémique, formée à l'éco-conception et au biomimétisme. Responsable pédagogique du Master Design et monde vivant à l'Institut supérieur de design de Saint-Malo
Au sommaire de cet épisode
Chapitre 1: nos invité•es définissent pratiques et enjeux du design pour mieux intégrer le vivant.
Chapitre 2: ce chapitre permet de comprendre comment s’inspirer du vivant avec le design bio-inspiré.
Chapitre 3: nous interrogeons les responsabilités de ceux et celles qui pratiquent le design afin de redéfinir la posture nécessaire au bon design.
Cet épisode a été réalisé par Anaïs Texier, Marie Grataloup et Anthony Adam. Les voix off sont de Zoé Pasquier.
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Designer un monde plus juste, plus harmonieux, plus inclusif nécessite de prendre en compte le non-humain dans notre imaginaire et dans nos méthodes, que ce soit pour un projet d’habitat, d’aménagement urbain, d’infrastructure ou de service collectif.
Or notre rapport à la nature se distend, se trouble, s’efface… Combien d’espèces d’arbres, d’insectes pouvons-nous citer ? Comment prendre en compte les chauves-souris dans nos projets quand leur présence disparait de notre environnement ?
Il s’agit de remettre le vivant au coeur de nos imaginaires.
Comment notre rapport au vivant a-t-il évolué au cours des siècles ? Quel est l’impact de la pensée capitaliste sur l‘environnement ? Comment les pratiques du design peuvent-elles recréer un lien entre les individus et le vivant ? Comment s’y former ?
Ce sont ces points que nous allons aborder en compagnie de nos invité•es
Nicolas Roesch, Designer, chercheur et fondateur du collectif Zoepolis
Julien Vey, Designer et président de l’Institut Supérieur de Design de Saint-Malo
Eve Poyet Caterin, Designeuse graphique
Au sommaire de cet épisode
Chapitre 1 : nos invité•es retracent les grandes étapes de la pensée du vivant dans le monde occidental, et comment elle a évoluée
Chapitre 2 : nous explorons les liens entre design et vivant au travers des projets et engagements de nos invité•es.
Chapitre 3 : nous examinons les conditions d’un véritable changement de paradigme dans le rapport au vivant et comment le design peut y contribuer….
Cet épisode a été réalisé par Marie Grataloup et Nicolas Guérin avec l’aide de Anthony Adam. Les voix off sont de Zoé Pasquier.
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Au cours du premier épisode de ce cycle thématique sur les enjeux de transformation par le design, nous avons abordé la question du capitalocène.
Parmi les enjeux soulevés, se pose celui de la mise en récit des transformations. Cette mise en récit est importante, d’autant plus que la manière dont une potentielle transformation est racontée influence son acceptabilité. Cette influence prend de multiples formes, mais elle tend à toujours véhiculer le même récit “désirable”; celui d’un futur dans lequel la technologie joue le rôle de solution à tous nos problèmes : conquête spatiale, multivers, objets connectés, smart cities…
De son côté, L’ADEME (l’agence de la transition écologique de l’état) pointe qu’il est nécessaire de créer d’autres récits face à ce récit dominant. Elle incite à construire le contre-récit d’une sobriété désirable et d’une résilience solidaire.
Comment le design peut-il accompagner la construction de ces contre-récits ? Le design fiction peut-il aider à mettre en exergue les externalités des récits futuristes dominants ? Le récit peut-il aider à co-construire une vision commune désirable dans le cadre d’un projet de design ?
Nos invité•es
Nicola Nova est professeur à la Haute École d'Art et Design à Genève et puis co-fondateur d'une structure de conseil qui fait du design fiction qui s'appelle Girardin & Nova.
Léa Lippera est praticienne de design friction au sein de Design Friction. Design Friction est un studio qui explore par le design fiction les enjeux liés aux transformations sociales, culturelles et technologiques que connaissent nos sociétés.
Marion Desclaux est designeuse et fondatrice du studio Objets du travail, qui vise à améliorer les outils et environnements de travail, notamment en milieu contraint, est également l'auteure d'une newsletter éponyme.
Chapitre 1 : nous définissons ce qu’est le récit et nous explorons ses liens avec le design et les différents imaginaires.
Chapitre 2 : nos invité•es racontent 3 projets concrets dans lesquels le récit est mobilisé.
Chapitre 3 : nous interrogeons la place du récit capitaliste et les conditions de création de récits alternatifs plus désirables.
Cet épisode a été réalisé par Naëlle Frega, Juliette Marie, Ines Sahtout et Anthony Adam. Les voix off sont de Zoé Pasquier.
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