Écrire et être Lu

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Écrire et être Lu episodes

  • 11 “trucs” pour les nouveaux auteurs
    Que l’on soit publié en maison d’édition ou en autoédition, écrivain à succès ou auteur obscur, nous avons un point commun : nous avons tous été, un jour, de nouveaux auteurs. Des apprentis qui ont appris par eux-mêmes le peu qu’ils savent aujourd’hui.
    L’écriture est un acte solitaire et difficile. Nous passons tous par cette phase pendant laquelle nous perdons un temps incroyable à suivre des routes qui se révèlent être des impasses et les nouveaux auteurs sont nombreux, très nombreux même, à abandonner avant même le point final de leur premier jet.
    Je vais sans doute passer pour un vieux con en disant que « c’était encore plus dur à mon époque », car les seules ressources dont nous disposions étaient les bibliothèques (et leur offre limitée) et les profs de l’école publique (et leurs moyens limités aussi). L’autoédition n’existait pas et l’écriture naviguait dans une sphère élitiste très fermée. Autant dire que, si on voulait apprendre à écrire et à publier, il fallait avoir une motivation en béton armé.
    Aujourd’hui, nous avons la chance de bénéficier d’un accès illimité à la connaissance grâce aux blogs, aux tutos en vidéo et autres sources d’information du net. Écrire et s’autoéditer est devenu plus accessible et c’est sans doute la raison pour laquelle les nouveaux auteurs sont de plus en plus en nombreux chaque année.
    Plus accessible ? Oui. Plus facile ? Non
    Quelle que soit l’époque à laquelle vous vous êtes initié, les pièges et les difficultés sont les mêmes : les mêmes impasses, le même découragement et la même déception.
    Parce que j’aurais aimé que quelqu’un soit avec moi pour me conseiller et m’avertir sur ces pièges, je vous propose 11 « trucs » à l’intention des nouveaux auteurs.
    J’invite également les auteurs plus confirmés à lire ce qui suit, car j’aimerai avoir quelqu’un qui me les rappelle encore aujourd’hui tant il est facile de retomber dans certains de ces pièges. L’humilité est une qualité indispensable pour celui qui veut apprendre et s’améliorer.
    Il ne s’agit pas ici de méthode pour écrire un livre (si vous souhaitez une méthode, je vous invite à commencer par l’article « Les 16 étapes pour écrire un roman »), mais plutôt d’une liste de conseils que je vous invite à garder à l’esprit durant tout votre parcours.

    1 — Écrivez ce que vous avez envie d’écrire
    Je le dis et je l’écris encore et encore depuis des mois et des années : écrire, cela s’apprend.
    Personne ne naît avec une plume dans la main, aucun génie n’est venu au monde avec un don ou une facilité. Ces personnes qui sont devenues des légendes dans leur domaine étaient simplement dotées d’un irrépressible besoin de pratiquer leur art, encore et encore. Le temps associé au travail a fait le reste. Il n’y a pas de miracle génétique !
    (Ouverture d’une parenthèse
    C’est généralement à ce moment-là qu’on me sort, en contre-exemple, le génie inné de Mozart qui a écrit une symphonie à 4 ans.
    Alors, sachez que :
    1 — Il n’avait pas quatre ans, mais six.
    2 — Ce n’était pas une symphonie, mais des menuets [une valse à trois temps beaucoup moins complexe qu’une symphonie]
    3 — Mozart était avantagé par une mémoire photographique qu’il aurait aussi bien pu utiliser pour la poterie, le point de croix ou l’élevage de chèvres en Auvergne. Mais, il se trouve que papa Mozart était prof de musique, ce qui a considérablement influencé l’orientation professionnelle du petit Wolfgang.
    Source : site de France Musique
    16 min
  • 12 clés pour corriger son roman (et aimer ça)
    « Comment corriger son roman ? » c’est sans doute la question qui revient le plus souvent dans vos emails et elle est également revenu plusieurs fois dans les Live Facebook. Cela n’a rien d’étonnant.
    Parce que vous avez votre amour-propre, vous ne voulez pas que les premiers commentaires Amazon soient des critiques du genre « livre écrit avec les pieds » ou « histoire sans queue ni tête ».
    Pour autant, vous ne voulez pas non plus passer des jours, des semaines, des mois à lire et relire votre roman et à le corriger sans trop savoir quoi regarder, quoi changer ou quoi faire.
    Le but ultime quand on commence à corriger son roman, c’est de le polir et le briquer jusqu’à ce qu’il brille comme un soleil, c’est de publier un livre dont vous serez fier et, si possible, de prendre autant de plaisir à le corriger que vous en avez eu à écrire le premier jet.
    Les 12 clés que je vous donne ci-dessous ont un but et un seul, vous orienter pour savoir quoi chercher, quoi changer et aller droit au but.
    Alors feu…

    Qu’est-ce qu’on entend exactement par « corriger son roman » ?
    De nombreux auteurs disent que c’est là que le vrai travail commence. Pour l’instant, vous avez écrit votre histoire sans trop vous préoccuper de la psychologie de vos personnages, du thème de votre roman, de son rythme et de la cohérence de l’intrigue. Vous avez « juste » posé une histoire sur le papier, vous devez maintenant la corriger.
    Sauf que corriger est un mot très mal choisi. Vous n’êtes pas à l’école. Biffer les répétitions et changer quelques phrases ne fonctionnera pas. Cela vous amènera à une intrigue faible dans le meilleur des cas ou à un rapiéçage style patchwork dans le pire. Le mot qui convient le mieux à cette étape c’est « réécriture » de votre roman.
    Oui, vous devez tout recommencer, et vous allez devoir le faire plusieurs fois. Avant d’envoyer son roman « Les fourmis » à un Albin Michel, Bernard Werber avait réécrit son livre pas moins de 18 fois, à chaque fois avec une intrigue différente… et c’est sans compter toutes les réécritures qu’il a dû réaliser à la demande de son éditeur (j’ai entendu dire que le nombre total se porte à 57).
    Comme le dit Bernard Werber, d’ailleurs, la structure d’un roman est similaire à celle d’un être humain avec un squelette, un système nerveux, de la chair, etc. C’est dans ce qui recouvre le squelette de votre livre que vous pourrez apposer votre patte, votre style, votre vision des choses. Mais avant de faire cela, ce squelette doit être nickel. Vous ne voudriez pas que votre bébé naisse avec une scoliose, n’est-ce pas ?
    Les clés que je vous livre ici sont le résultat de ce que j’ai pu apprendre par moi-même ou d’autres personnes. De nombreux conseils circulent sur le net pour corriger son roman. Voici ceux qui me semblent les plus pertinents.
    Les 12 clés pour corriger son roman
    1 — Procrastiner « utile »
    La première chose à faire, c’est rien.
    Vous avez terminé l’écriture de votre histoire. Cela vous a pris des semaines, des mois. Vous baignez dedans jusqu’aux molaires du fond, et il vous est d’autant plus difficile d’en voir les défauts et les dysfonctionnements. Cela reviendrait à essayer d’avoir une vision globale de Paris depuis le champ de mars. C’est impossible.
    Vous devez prendre de la distance.
    Pour cela, le meilleur moyen est de ranger précieusement votre manuscrit (papier ou numérique) dans un coin de votre bureau ou de votre ordinateur et de ne plus y toucher pendant un mois ou deux. C’est ce que j’appelle faire de la procrastination utile.
    Avertissement amical
    Quand vous reprendrez la lecture de votre livre après deux mois de repos, il est très probable que vous estimiez votre travail comme étant la dernière des daubes jamais produite à la surface de la Terre. Ne jetez pas votre roman au feu tout de suite. Sachez que ce sentiment est tout à fait normal et touche la plupart des auteurs....
    18 min
  • 5 méthodes pour sauvegarder ses fichiers
    Qui n’a pas, un jour, oublié de sauvegarder ses fichiers et s’en est mordu les doigts ?
    Il suffit d’un gros plantage de son ordinateur préféré ou d’un virus malveillant pour perdre, d’un coup d’un seul, le fruit de journées, de semaines de mois entier de travail. Il ne nous reste alors plus qu’à tomber à genou et à pleurer avant de tout reprendre à zéro.
    « À moi, ça ne peut pas arriver ! » vous dites-vous ?
    C’est ce que je me disais aussi… et pourtant, j’ai bien failli perdre les deux premières nouvelles d’un recueil après un plantage général de mon PC. Pourtant j’avais mis en place tout un système de sauvegardes qui devait m’éviter ce genre de mésaventure. Alors qu’est-il passé ?
    (Lisez l’article : Comment devenir un meilleur auteur)
    C’est bête comme chou : j’ai changé de logiciel d’écriture. Ce faisant, j’ai également changé mes habitudes d’écriture et le rituel de sauvegarde que j’avais consciencieusement mis en place est tombé au fond du puits de l’oubli.
    Rassurez-vous, avec beaucoup de patience et de détermination, j’ai pu récupérer chaque fichier et tout est bien qui finit bien.
    Cette mésaventure m’a amené à enquêter sur les différentes méthodes pour sauvegarder ses fichiers et sur ce qui fait d’elles de « bonnes » ou de « mauvaises » méthodes.

    Les qualités d’une méthode pour sauvegarder ses fichiers
    1 — L’automatisme
    Sauvegarder son travail, c’est comme de se brosser les dents le soir, fermer les volets avant d’aller se coucher ou faire la vaisselle après manger : c’est une bonne habitude à prendre.
    Le problème, l’énorme problème, c’est que nous sommes des êtres humains et que, par voie de conséquence, nous sommes faillibles. Parfois nous n’avons pas le temps, ou la tête ailleurs, ou la flemme et nous manquons à cette habitude.
    La plupart du temps, cela a peu (ou pas) de conséquences : une haleine de chacal le lendemain matin ou un évier qui déborde. Mais parfois, c’est justement le jour où l’on n’a pas fermé les volets ou fait une sauvegarde qu’un cambrioleur ou un virus en profite pour frapper.
    C’est la raison pour laquelle la première qualité d’une bonne méthode de sauvegarde est l’automatisme. Si le système mis en place se fait tout seul, sans votre intervention, alors vous n’avez pas à y penser et donc pas de chance de l’oublier.
    2 — La pluralité
    Vous l’avez sûrement déjà entendu, mais je vais vous le dire quand même : le risque zéro n’existe pas.
    Vous pouvez mettre en place toutes les mesures que vous voulez, toutes les précautions imaginables, il y a toujours une petite chance pour que ce que vous vouliez éviter se produise quand même. Tout ce qu’il est possible de faire, c’est de réduire ce risque au minimum et de croiser les doigts.
    « Tout ce qui est susceptible d’aller mal, ira mal » Edward A. Murphy Jr, inventeur de la célèbre loi de Murphy.
    En conséquence, si une sauvegarde peut potentiellement planter en même temps que votre PC, il est préférable de faire deux, trois, voire quatre sauvegardes différentes.
    3 — La fiabilité/simplicité
    C’est une vérité absolue que ce soit en biologie ou en organisation du travail. La cellule la plus simple est la plus résistante, et l’organisation la plus simple est la plus fiable.
    Ce principe s’applique également aux méthodes pour sauvegarder ses fichiers. En montant une usine à gaz avec trois ordinateurs, deux serveurs et les membres de votre famille, vous multipliez les risques d’erreur.
    Ce que vous voulez, c’est que votre système de sauvegarde soit fiable. Ce n’est pas au moment où vous en aurez le plus besoin que vous voudrez vous rendre compte que tout le bidule est en panne depuis 6 mois.
    4 — Le prix
    Pour finir, si on peut éviter de toucher au porte-monnaie, on préfère.
    (Lisez l’article :
    14 min
  • Mots-clés et catégories Amazon : comment les choisir
    Le choix des mots-clés et catégories Amazon est sans doute l’une de vos questions qui revient le plus souvent. C’est pourquoi c’est le sujet du troisième et dernier chapitre de ce dossier consacré à l’algorithme d’Amazon.
    Je sais de source sûre que ce troisième chapitre est le plus attendu, car les questions concernant les mots-clés et les catégories d’Amazon sont les plus nombreuses. Vous voulez que vos ventes décollent, vous êtes pressés, vous voulez savoir comment faire, pas vrai ?
    Pour autant, je ne saurai trop insister sur l’impérative nécessité de comprendre l’algorithme d’Amazon et ses méthodes de recommandation si vous voulez pouvoir appliquer convenablement les conseils qui suivent. Aussi je vous invite à lire les deux articles ci-dessous si ce n’est pas déjà fait :
    – Comprendre l’algorithme d’Amazon : les bases
    – 5 façons d’être dans une recommandation Amazon
    C’est fait ? Alors on continue.
    J’ai régulièrement fait mention des catégories dans les deux articles précédents, notamment car les listes de recommandation existent pour chaque catégorie existante sur le magasin.
    C’est un point crucial à souligner, car, il faut être honnête, vous ne serez probablement jamais dans le Top 10 des meilleures ventes Kindle. Et si vous publiez votre premier roman, vous n’apparaîtrez pas non plus dans le Top 10 des nouveautés et précommandes.
    MAIS…
    … si vous avez déjà un petit lectorat qui vous suit et un début de stratégie marketing, vous pourrez sans doute viser les recommandations des coups de cœur dans une catégorie de niche.
    Le but de cet article est de vous aider à trouver cette catégorie et d’y voir apparaître votre livre en bonne position.

    Trouver les catégories d’Amazon
    Vous faites le choix de vos catégories lors de la première étape de la publication de votre livre sur Amazon. À ce moment, elles portent le nom de « rubriques ». Mais vous pouvez également voir toutes les rubriques en surfant dans le menu de gauche sur la boutique Ebook Kindle.
    À chaque fois que vous cliquez sur une catégorie, vous verrez apparaître une liste de sous-catégories. Lorsque le menu arrête de vous proposer des sous-catégories, cela veut dire que vous êtes arrivé au bout. Le but est d’entrer votre livre le plus loin possible dans les sous-catégories, car tous les livres dans les sous-catégories vont continuer d’apparaître dans les catégories parentes.
    Par exemple, entrer votre romance à la cour de Louis XIV dans la très large catégorie « Littérature sentimentale » serait une grosse erreur, car vous louperiez la visibilité offerte dans la sous-sous-catégories Historique>>Médiéval sans pour autant perdre la visibilité sous la catégorie chapeau.
    Évaluer les catégories d’Amazon
    Une fois que vous avez fait la liste de toutes les catégories qui pourraient avoir du sens pour votre livre, vous devez les analyser, car un choix doit être fait.
    En effet, Amazon, dans sa très grande générosité, vous autorise à choisir 2 catégories maximum pour votre ouvrage. Autant dire qu’il vaut mieux ne pas se planter (mais il existe un truc pour parer cela. Je vous en parle plus bas).
    Les deux critères que vous voulez évaluer pour vos catégories sont : la visibilité qu’elles vous apportent et la compétitivité dont elles font l’objet.
    Choisir la bonne catégorie pour son livre, c’est un peu comme choisir la bonne caisse au supermarché. Vous voulez la caissière la plus rapide du magasin, mais aussi celle qui n’a pas douze clients en attente.
    Tout le monde veut être n° 1 sur la catégorie « Littérature », ce qui rend le challenge d’autant plus difficile. D’un autre côté, personne ne se place sur la catégorie Fiction>Animaux>Hamster nain parce que… heu… et bien tout le monde ...
    14 min
  • 5 façons de faire partie d’une recommandation Amazon
    Ceci est la deuxième partie d’un dossier qui en compte trois sur l’algorithme d’Amazon et sur les meilleures façons de faire partie des heureux élus, ceux dont le livre fait l’objet d’une recommandation d’Amazon.
    La semaine dernière, j’ai abordé les bases du fonctionnement de l’algorithme d’Amazon. La lecture de cet article est importante avant de commencer celui-ci, alors si vous ne l’avez pas encore lu, rendez-vous ici : L’algorithme Amazon : comment ça marche.
    Cette semaine, j’enchaîne sur les 5 outils qui peuvent être utilisés par Amazon pour recommander votre livre à ses clients.
    Oui, j’ai bien dit cinq ! Il n’y a pas que le top 100 dans la vie !
    Classement et popularité
    Effectivement, il y a plusieurs façons pour que votre livre fasse l’objet d’une recommandation d’Amazon, et il est important que vous compreniez comment elles fonctionnent si vous voulez en faire partie.
    Comme souvent, cela peut paraitre compliqué car Amazon est une énorme machine avec des centaines de rouages entremêlés, mais ne vous inquiétez pas. Si le mécanisme est complexe, la finalité de ses listes est très simple en ce qui vous concerne et peut se résumer en une question : Comment les lecteurs de mon genre de roman trouvent de nouveaux livres à lire sur Amazon ?
    Si vous avez la réponse à cette question, alors vous savez où vous devez voir votre livre apparaître.

    La liste des meilleures ventes
    La première et la plus évidente sont les fameuses listes des meilleures ventes. Le top 100 dans lequel tout le monde veut se trouver. Vous aurez sans doute remarqué que je parle DES listes du Top 100, car il y en a plusieurs :
    – Les meilleures ventes Kindle payantes
    – Les meilleures ventes Kindle gratuites
    – Les meilleures ventes en livres
    Si ces trois listes ne nous donnent que le top 100 des meilleures ventes dans chaque catégorie, il est possible de consulter le classement des meilleures ventes pour n’importe quel livre publié dans la rubrique « Détails sur le produit » de sa page Amazon.
    Comme son nom l’indique, la liste des meilleures ventes suit un seul facteur : le nombre de ventes (et les emprunts pour ceux qui ont souscrit à Kindle Unlimited). Ces trois listes sont mises à jour quotidiennement (certains disent même toutes les heures). Autant dire que c’est une version moderne des chaises musicales : le n° 1 du matin n’est pas sûr d’y être encore pour l’apéro du soir. Son gros avantage, c’est qu’elle est simple à comprendre puisque seules les ventes comptent. Le classement des meilleures ventes est donc une méthode fiable pour estimer si un livre se vend bien ou non.
    Remarquez que les kindle gratuits possèdent leur propre classement des meilleures ventes. Cela signifie que, si vous espérez une recommandation d’Amazon avec une promotion gratuite, vous ne pourrez l’obtenir que dans cette liste, même si vous engrangez des centaines de milliers de téléchargements. Mais sitôt votre promo gratuite terminée,
    12 min
  • L’algorithme d’Amazon: comment ça marche?
    Qu’on le veuille ou non, Amazon est devenu plus qu’un revendeur de livres. Le site du géant américain est un véritable moteur de recherche pour tous les lecteurs en quête de livre. C’est pourquoi il est essentiel, pour un auteur qui veut augmenter ses ventes de livres en ligne, de comprendre le fonctionnement de l’algorithme d’Amazon, car c’est lui qui décide quel livre Amazon va recommander à quel lecteur.
    Aujourd’hui, et malgré le grand nombre de revendeurs de livres en ligne, il n’y a rien de comparable, en termes de visibilité, à la mention de votre ouvrage dans le top 100 d’Amazon ou dans la liste des recommandations qui est envoyée par email à ses milliers (millions ?) d’abonnés.
    Le temps de lire cet article, mettez de côté votre éventuel ressentiment pour ce géant du capitalisme et ses méthodes managériales douteuses et prenez conscience de ceci : de nos jours, il n’est tout simplement pas possible d’ignorer ce canal de distribution si vous voulez être lu par le plus grand nombre, et encore moins si vous caressez l’espoir de vivre de vos écrits.
    Cet article est la première partie d’un dossier qui en compte trois. Dans celle-ci, je vous parle du fonctionnement de l’algorithme d’Amazon qu’il est important de comprendre pour la suite.
    Dans la seconde partie (la semaine prochaine), j’aborderai de plus près les moyens qu’utilise Amazon pour promouvoir les livres qui se vendent.
    Enfin, dans la troisième partie, nous parlerons de ce qu’il faut savoir pour améliorer votre classement dans ces listes et augmenter votre visibilité.
    L’algorithme d’Amazon est un sujet qui peut vite devenir très technique, aussi je vous promets de faire de mon mieux pour rendre ce contenu le plus accessible possible à tout le monde.
    Mais d’abord…
     

    C’est quoi un algorithme ?
    Il faut comprendre que tout le monde fait une erreur en parlant de l’algorithme d’Amazon au singulier. Nous devrions parler DES algorithmeS d’Amazon, car le site en utilise plusieurs pour classer et recommander les livres qu’il vend. Il s’agit d’une combinaison de plusieurs algorithmes qui, comme des sentinelles bien entraînées, ont chacune la charge d’un secteur du magasin.
    Donc si vous trouvez sur le web un grand manitou qui affirme avoir trouvé LE secret de l’algorithme d’Amazon et qu’il est prêt à le partager avec vous (en échange des 10 chiffres de votre carte bleue évidemment), remerciez-le pour sa générosité, dites-lui que vous allez y réfléchir et barrez-vous en courant.
    « Mais nom d’une pipe en bois ! Je ne suis pas mathématicien, moi ! Je suis auteur. Alors, dis-moi ça c’est quoi que c’est qu’un algorithme ».
    D’abord, calmez-vous. Vous en perdez le sens de la syntaxe et mes yeux saignent.
    11 min
  • 4 erreurs à éviter pour protéger sa créativité artistique
    Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, la créativité artistique n’est pas un don, c’est une compétence. Un don nous tombe du ciel. Nous naissons avec et nous le gardons jusqu’à la fin de nos jours quoi qu’on fasse. Une compétence s’acquiert. Elle s’apprend… et peut disparaître comme elle est venue si nous ne l’entretenons pas.
    Aucun enfant n’arrive en salle d’accouchement en sachant écrire un roman. Il peut peut-être avoir plus de facilité qu’un autre dans cette discipline, mais cette facilité représentera 1 % de son talent. Pour les 99 % qui restent, il devra apprendre à construire une histoire et passer des années à écrire encore et encore. S’il décide d’abandonner sa passion alors sa compétence d’auteur, son habileté, sa rapidité d’exécution déclineront lentement mais sûrement.
    Une compétence qu’il faut choyer
    La créativité artistique, sous certains aspects, est encore plus fragile qu’une compétence technique, car elle peut être gelée, bloquée purement et simplement par des comportements qui peuvent nous paraître logiques d’un premier abord, mais qui auront un impact malsain sur notre capacité à créer.
    Ces mauvais comportements peuvent générer une pression trop forte sur notre créativité artistique et effacer en quelques secondes les progrès que nous avons peinés à réaliser pendant des jours, des semaines et des mois. C’est très comparable à un régime basse calorie. Vous passez des semaines à manger de la salade pour perdre 2 malheureux kilos… et vous voyez tous vos efforts s’envoler à la première mousse au chocolat qui passe à la cafétéria du boulot.

    Image par Ana Krach de PixabayImage par Ana Krach de Pixabay
    Un homme averti en valant facilement deux, voici quatre comportements qu’il vous faut éviter pour protéger et conserver votre créativité artistique.
    1# Prendre votre art trop au sérieux
    Tout comme John Lennon parlait des Beatles en disant « On est juste un groupe », n’oubliez pas que ce n’est que de l’écriture. Ce n’est que de l’art.
    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. J’adore l’art en général et l’écriture en particulier. Toutes ces idées géniales qui sortent de nos cerveaux quand nos neurones font tout à coup un lien entre A et Z. C’est un petit miracle chaque fois que cela se produit.
    Mais nous devons rester honnêtes. Ce que nous faisons est inutile et prendre son art trop au sérieux peut avoir de drôle de conséquences. L’actualité du confinement face au COVID 19 l’a prouvé.
    La belle actrice Gal Gadot a massacré « Imagine » de John Lennon avec ses amis acteurs surpayés et s’est fait lyncher par les internautes. Arnold Schwarzeneger a donné à manger à ses poneys dans son salon. Madonna a chanté son amour du poisson frit dans sa salle de bain avec une brosse pour micro… bref, les stars ont pété les plombs !
    Le confinement face au virus n’a épargné personne, et il a mis ces artistes face à leur propre inutilité. Quand le monde va mal, il a besoin de docteurs, d’infirmières, de scientifiques, d’agriculteurs et de camionneurs. Pas d’artiste !
    J’imagine que tout le monde ne sera pas d’accord avec cette opinion, mais je pense que la créativité est magnifique justement parce qu’elle est si éloignée de nos besoins vitaux primaires.
    Nous avons la chance, pour la plupart des Occidentaux,
    12 min
  • Comment se libérer des tâches administratives
    Pour ce retour à la vidéo, je vais vous présenter quelqu’un qui va vous libérer des tâches administratives liées à votre activité d’auteur auto-édité.
    Vous êtes un auteur auto-édité qui doit écrire, mettre en page, publier et promouvoir son livre tout seul. Mais vous êtes également le parent d’enfants qui réclament votre attention. Vous êtes aussi le conjoint de celui ou celle qui partage votre vie et qui souhaite vous voir disponible de temps en temps. Vous êtes aussi un salarié ou un travailleur indépendant avec des contraintes professionnelles fortes qui vous prennent du temps.
    Bref, vous êtes au taquet et vous ne savez pas si vous devez passer les quelques minutes libres qu’il vous reste à écrire votre prochain roman, à faire la promotion de votre roman sur Facebook ou à préparer la facture de votre dernière séance de dédicace.
    Cette semaine, je vous propose de rencontrer une femme qui peut vous aider à faire ce choix. Son nom est Émilie Varrier et elle est assistante administrative pour auteur auto-édité.
    J’ai récemment eu le plaisir d’avoir un long entretien avec elle. Entretien pendant lequel elle m’a expliqué en quoi consiste son travail, le soutien qu’elle apporte aux auteurs auto-édités et en quoi elle peut vous rendre la vie plus facile.

    Qu’est-ce qu’une assistante administrative ?
    Jérôme
    Bienvenue sur « Écrire et être lu ». Cette semaine, c’est un article un petit peu particulier. C’est une interview, un entretien. C’est vrai que je n’en fais pas très souvent. Et j’ai la chance, l’honneur, le privilège et la fierté… (Rire) de recevoir sur le blog Emilie VARRIER.
    Bonjour, Émilie.
    Émilie VARRIER
    Bonjour, Jérôme. Comment vas-tu ?
    Jérôme
    Ça va très bien. Merci. Alors Émilie, est-ce que tu peux te présenter s’il te plaît pour tous ceux qui ne te connaissent pas.
    Émilie VARRIER
    Oui, bien sûr. Alors je suis donc Emilie VARRIER et je suis entrepreneuse. Je suis assistante à distance et fondatrice du site votresoutienadministratif.com. Pour me présenter, je dirais que je suis une passionnée multicasquette ; c’est-à-dire que j’adore la lecture, l’écriture, les tâches administratives, fan de management, mais aussi de roller, de musculation, de navigation et toutes ces activités-là un peu sportives. J’adore aider les autres. Et donc pour allier un peu toutes ces passions, j’ai créé un métier qui me correspond à moi, qui lie l’autoédition, les travaux administratifs et l’entraide, et qui sont donc regroupés sur mon site Internet.
    Jérôme
    Autoédition, tâches administratives et entraide.
    Émilie VARRIER
    C’est ça.
    Jérôme
    Avec du management et de la musculation (Rire).
    Emilie VARRIER
    (Rire).
    Comment se libérer des tâches administratives
    Jérôme
    Bon, tu as piqué ma curiosité. Alors, explique-nous exactement en quoi consiste ton métier. Comment est-ce que tu arrives à mélanger autoédition et tâches administratives ? Quand on parle autoédition, on n’a pas trop l’habitude de parler tâches administratives. Même si je le dis souvent sur le blog et je le répète : être autoédité, c’est être un entrepreneur. Donc les tâches administratives, elles font forcément partie du package.
    Émilie VARRIER
    Tout à fait. Les tâches administratives pour moi, elles font partie intégrante de l’activité d’autoédité puisque c’est un peu tout ce qu’on a à faire sur l’ordinateur et tout ce qu’on a à faire derrière la publication du livre. Et donc je me suis spécialisée dans l’assistanat auprès des auteurs autoédités. C’est un sacré mélange puisqu’en fait je travaille depuis chez moi. Tout comme les auteurs. J’ai commencé mon activité en 2018. Et en fait, je soutiens les auteurs dans le sens où tout ce qu’ils n’ont pas envie de faire et qu’ils préfèrent déléguer, je m’en occupe.
    45 min
  • Comment finir une histoire : 6 astuces pour une fin idéale
    Que la fin de votre roman soit gravée dans votre tête avant de commencer à écrire ou qu’elle vous vienne au fur et à mesure de l’avancée de votre projet, il y a une chose qu’un auteur doit maîtriser s’il veut laisser une impression durable à ses lecteurs : savoir finir une histoire.
    La fin d’une histoire a un impact énorme sur comment les lecteurs se souviendront de votre livre. S’ils sont déçus par la fin du dernier chapitre, ils seront moins à même de le relire et encore moins de le recommander autour d’eux. Si le commencement de votre livre va déterminer si le lecteur continue de lire ou non, la fin sera décisive pour transformer un lecteur en fan.


    Six types de fins (et à quoi elles servent)
    Bien sûr, il n’existe pas de « bonne » fin universelle. L’écriture est un art et l’art est avant tout subjectif. Chaque lecteur appréciera un film ou un livre pour différentes raisons.
    Cependant, l’écrivain doit prendre en considération les attentes du lecteur et l’histoire sera meilleure s’il répond à ces attentes (ou s’il n’y répond pas de façon intentionnelle).
    Ces attentes varient d’un lecteur à l’autre, mais il est possible de les anticiper en tenant compte des éléments suivants :
    – Le genre,
    Si vous écrivez une romance, sachez que beaucoup de personnes ne comprendront pas que votre fin sorte du « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » (ou à minima un « ils furent heureux sur le moment »).
    – la structure de l’intrigue
    Si vous suivez le voyage du héros de Campbell pour la structure, votre héros se retrouvera à son point de départ, mais transformé par son expérience.
    – le lectorat cible,
    Un enfant aura des attentes très différentes d’un adulte.
    – le thème du livre,
    Votre thème et l’impression que vous voulez laisser à votre lecteur détermineront si vous voulez répondre à son attente ou, au contraire, la contrarier de façon intentionnelle (si vous la contrariez, assurez-vous quand même qu’elle soit fidèle au personnage, à l’intrigue et au thème que vous avez choisi sinon le lecteur sera complètement perdu).
    Puisque je n’ai pas la prétention d’avoir inventé l’eau chaude et que d’autres ont déjà fait cela bien mieux que moi, voici une liste des 6 types de fins que l’on peut trouver dans un roman :
    1 — Les fins résolues
    Emballées avec un gros nœud rose. La fin résolue répond à toutes les questions posées dans le roman et dénoue tous les nœuds de l’intrigue. Tout ce qui arrive au personnage principal est clairement explicité au lecteur.
    Quand faut-il utiliser une fin résolue ?
    Très souvent utilisée dans les romans « stand alone » pour lesquels aucune suite ou ambition de série n’est pressentie (sauf si c’est le dernier volet de la série). Elle est très utilisée pour les romances (Et ils vécurent heureux…), mais pas que.
    2 — Les fins non résolues
    Ce type de fin soulève plus d’interrogation qu’il ne donne de réponse, et laisse le lecteur avec l’envie de savoir ce qui va se passer après. Cela laisse généralement pensif, on se remémore toutes les épreuves que le héros a traversées et laisse notre imagination inventer la suite non écrite.
    Tout ne doit pas être non résolu. Il faut répondre à certaines questions ; laisser un os à ronger au lecteur. Mais des questions doivent être en suspens et de nombreuses portes laissées ouvertes.
    Quand faut-il utiliser une fin non résolue ?
    L’anticipation et l’excitation qu’une fin non résolue crée la rendent idéale pour une série de livres. Qui n’adore pas (déteste) un bon cliffhanger ?
    3 — Les fins ambiguës
    Les fins ambiguës laissent le lecteur en train de se demander « Et si… ? ». Plutôt que d’écrire explicitement ce qui arrive aux personnages à la fin du roman, la fin ambiguë instille un léger doute qui va laisser la porte ouverte aux spéculations sur ce qui va se passer après. La fin n’est pas non résolue,
    13 min
  • 10 idées de contenu pour un site web d’auteur
    Quel type de contenu un auteur doit partager sur son site web ?
    Si vous suivez ce blog depuis quelque temps, vous devez savoir que je suis un fervent défenseur du site auteur. Qu’est-ce qu’un site auteur ? Le site web d’un auteur, tout simplement. Une vitrine pour l’écrivain qui a envie que ses livres jouissent d’un minimum de visibilité, un moyen de collecter les adresses email de ses lecteurs et d’entretenir de bonnes relations avec eux en publiant un contenu régulier.
    Quand on a dit cela, on a tout et rien dits, car publier du contenu pour entretenir une relation, c’est génial ! Mais quel type de contenu faut-il ou ne faut-il pas publier sur son site web pour créer cette relation ?
    Comme toute décision impliquant la façon dont vous allez communiquer auprès de votre lectorat, elle nécessite au préalable un minimum de réflexion pour la construction d’une stratégie. Et dans ce cas très précis, votre stratégie se matérialisera sous la forme d’une ligne éditoriale.
    Avant de vous donner 10 idées de contenu pour un site web d’auteur, il est nécessaire de vous poser la question suivante : votre site auteur possède-t-il une ligne éditoriale ?
    …
    Je vais prendre ce silence gêné pour un « non »
    Ce n’est pas grave. Pas de panique ! Il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.
    Dans cet article, je vous propose donc une méthode efficace pour définir votre ligne éditoriale en moins d’une heure ainsi qu’une liste de 10 idées pour publier du contenu pour un site web d’auteur.
    Et si vous êtes sage, je vous donne un modèle de ligne éditoriale à télécharger (mais attention, seulement SI vous êtes sage)


    Pourquoi diable faut-il que je fasse une ligne éditoriale ?
    La cohérence
    La plupart des blogueurs écrivent leurs articles un peu au petit bonheur. Dans le meilleur des cas, ils s’imposent une régularité prédéfinie (un article par semaine, par exemple), mais pour le reste, ils font en fonction de leurs envies, de l’actualité du moment ou de l’inspiration.
    Le problème à faire ainsi, c’est que vous risquez à terme de manquer de cohérence dans vos contenus. Vos lecteurs risquent de ne bientôt plus se retrouver dans les articles ou les vidéos que vous postez et de se désabonner ou d’arrêter de vous lire.
    Une ligne éditoriale est là pour vous garantir de la cohérence dans vos écrits. Elle sera la colonne vertébrale de votre contenu et peut se formaliser sous la forme d’un document qui définira :

    * Le ton, la voix et les messages que vous voulez faire passer,
    * Votre position en tant qu’expert dans votre domaine,
    * La façon dont vous écrivez à vos lecteurs,
    * Les aspects techniques : grammaire, mise en forme, nombre de mots,
    * Les jingles, le décor, les visuels si vous faites des podcasts ou de la vidéo

    Être en phase avec ses lecteurs
    Votre ligne éditoriale a un but et un seul : vous permettre de communiquer spécifiquement avec vos lecteurs cibles c’est-à-dire avec votre persona (si vous ignorez ce qu’est un persona, lisez cet article).
    Vous n’écrivez pas vos articles pour vous, mais pour eux. Ce sont eux que vous devez séduire pour qu’ils vous suivent, grossissent votre communauté et se jettent sur votre livre en précommande.
    Vous devez donc savoir pour qui vous écrivez et définir, dans votre ligne éditoriale, quels sont leurs besoins, quels sont leurs attentes et l’impact que vous voulez que vos articles aient sur eux (voulez-vous les faire rire ? Peur ? Pleurer ? Leur apprendre des choses ? Les informer ? Etc.)


    OK, comment je m’y prends ?
    Voici les étapes indispensables pour un site auteur. Cette liste omet volontairement les aspects liés à des points trop techniques comme le référencement SEO.
    Cette méthode n’est donc pas celle d’un professionnel de la rédaction web,
    23 min

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