Écrire et être Lu

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  • Comment écrire une description Amazon qui fait vendre
    Quel impact a la description Amazon dans la vente d’un roman? Il faut savoir qu’un livre qui se vend sur Amazon est le résultat de deux facteurs : le trafic et la conversion. Le trafic représente le nombre de personnes qui vont venir sur la page de votre roman. La conversion représente le pourcentage de ces personnes qui vont cliquer sur « Acheter ».
    Une bonne description Amazon de votre livre ne changera rien à votre trafic. Nous sommes d’accord là-dessus. Si vous voulez augmenter le trafic de votre page, vous devez avant tout travailler sur les catégories et les mots-clés de votre roman.
    (Lisez l’article : « Catégories et mot-clés Amazon : comment les choisir »)
    En revanche, votre description Amazon tiendra un rôle essentiel dans le taux de conversion de votre livre. Elle peut même, dans certains cas extrêmes, le multiplier par deux, dix ou vingt.
    Ces premiers paragraphes, c’était pour vous faire comprendre pourquoi vous avez tout intérêt à continuer la lecture de cet article
    12 min
  • 5 principes pour réussir dans l’autoédition
    Je fais partie de ceux qui pensent que tout le monde peut réussir dans l’autoédition, la chanson, la cuisine moléculaire ou l’investissement immobilier à la condition d’y consacrer suffisamment de temps et d’énergie. Tout le monde a le potentiel pour réaliser son rêve. Je le crois vraiment.
    Malheureusement, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire.
    L’écriture, comme beaucoup d’autres domaines, ne se conquiert qu’à la force de la détermination. Celui qui croit qu’il va percer en pondant un texte rapido et en le publiant sur Amazon se trompe lourdement sur la difficulté de l’exercice et sur la concurrence qu’il va devoir affronter. C’est long, très long et la traversée du désert est jonchée par les squelettes de ceux qui ne se sont jamais relevés.
    (Lisez l’article : « la traversée du désert »)
    La dure réalité
    Le fait est que la plupart des auteurs autoédités n’arrivent pas à vendre leur livre.
    Bien sûr, les plates-formes d’autoédition payantes comme Librinova ou Bookelis mettent en avant les Jacques Vandroux et Agnès Martin-Lugand avec leurs dizaines de milliers d’exemplaires vendus, car ces extra-terrestres de l’autoédition font rêver. Les yeux ouverts, nous nous imaginons devenir les prochaines stars de l’autoédition et nous sortons notre carte de crédit. Mais il ne faut pas oublier que ces exemples sont les exceptions et non la règle. La plupart des auteurs ne vendront pas plus de quelques dizaines de copies sur la totalité de leur carrière.
    Pires encore sont ceux qui font l’erreur de s’adresser à l’édition à compte d’auteur et qui investissent des milliers d’euros de leur poche sans jamais récupérer un seul centime. Le monde de l’édition peut être très brutal.
    (Lisez l’article : « Définition : l’édition à compte d’auteur »)
    Tout le monde possède le potentiel pour écrire un bon livre et le vendre, mais tout le monde n’y arrive pas.
    Alors à quoi tient cette réussite ? Qu’est-ce qui fait la différence entre ceux qui vendent et ceux qui ne vendent pas ?
    Voilà mon avis sur la question.

    Ça veut dire quoi « réussir dans l’autoédition » ?
    « Il n’est pas de vent favorable à qui ne connaît pas son port »
    La première étape indispensable, c’est de définir ce que « réussir dans l’autoédition » signifie pour vous.
    Cela peut vous sembler logique, voire tomber sous le sens, mais vous n’imaginez pas le nombre de personnes qui se battent contre vent et marée sans savoir ce qu’elles veulent. Elles s’acharnent, s’épuisent et finissent par abandonner, déçues d’avoir échoué et persuadées d’être des nullités… ce qui est faux. Elles ont juste mal démarré.
    Elles n’ont pas pu se diriger vers ce qu’elles voulaient puisqu’elles ignoraient elles-mêmes ce qu’elles voulaient.
    La chose qui leur a manqué, c’est un objectif clair et précis. C’est leur définition de la réussite.
    La méthode SMART
    Il y a autant de définitions de la réussite qu’il existe de personnes dans le monde. Certains items reviennent, bien sûr, mais il y aura toujours une ou deux nuances qui différencieront votre objectif de celui de votre voisin.
    Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il n’y a pas une bonne ou une mauvaise définition de la réussite. Il y a la vôtre et seulement la vôtre.
    Il existe des dizaines de méthodes pour se fixer un objectif. Je vous propose ici la méthode SMART qui est une des plus connues.
    S.M.A.R.T. (intelligent en anglais) est un acronyme mnémotechnique qui vous permettra d...
    12 min
  • Comment fidéliser ses lecteurs
    Pour fidéliser ses lecteurs, il faut écrire de bons romans allez-vous me dire. C’est certain ! Mais si cela se limitait à cela, je ne m’embêterais pas à écrire un article de plus de 2500 mots sur le sujet.
    La qualité de votre roman ne suffira pas à fidéliser un lecteur, même si ce facteur compte pour la moitié du résultat. Ce qui compte pour l’autre moitié, c’est la relation que vous aurez réussi à construire avec eux.
    Évidemment quand on sort son tout premier roman, c’est compliqué à mettre en place. Nous n’avons pas de lecteur, un site auteur tout neuf peu lu qui suscite peu ou pas de commentaire. Bref, personne pour vous encourager ou vous soutenir si ce n’est votre mari/femme et votre maman qui a toujours cru en votre talent, mais eux, ils vous sont fidèles depuis le début.
    Fidéliser ses lecteurs est donc un objectif qui va vous demander de sortir de l’ombre et de vous adresser à eux. De leur parler. De favoriser l’échange et de vous montrer proche d’eux.
    Comme d’habitude, il n’y a pas de formule magique, mais la vie est pleine d’expérience qui nous a montré qu’il y a des « techniques » qui ne marchent pas et des principes qui peuvent vous fidéliser les plus réfractaires quand ils sont bien compris.
    Je vous donne un de ces exemples plus loin.

    La fausse bonne idée pour fidéliser ses lecteurs
    Je n’ai rien contre les réseaux sociaux. Rien du tout.
    Je pense simplement que, en termes d’outil de communication et de vente pour un « petit » auteur autoédité sans équipe de rédacteurs et sans budget de pub, leur impact est surestimé.
    Je partage régulièrement l’image ci-dessous, car elle illustre très bien l’inconvénient des réseaux sociaux : ils sont victimes de leur succès.
    Le flot continu de millions d’informations sur les réseaux sociaux rend immanquablement les messages moins visibles. Les réseaux sociaux comme Facebook étant des entreprises avec des objectifs commerciaux, ils font tout pour favoriser les publications payantes et, par conséquent, rendre les gratuites moins visibles. Quelques exemples :
    – Le référencement naturel Facebook : Ce n’est pas parce que quelqu’un est abonné à votre page qu’il verra vos publications.
    – L’absence de lien cliquable sur Instagram : Le lien dans votre profil est plus « loin », le lecteur est donc plus enclin à rester sur Instagram.
    Loin des yeux, loin du cœur
    Avec une visibilité moins fiable et plus courte, vous aurez forcément plus de mal pour créer cette relation nécessaire pour fidéliser vos lecteurs. Ce n’est pas impossible, mais cela vous demandera un investissement en temps ou en argent, bien plus important qu’avec un simple e-mail.
    Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas se servir des réseaux sociaux. Ils ont leur utilité et elle n’est pas négligeable : ils contribuent à amener les lecteurs sur votre site auteur pour qu’ils s’abonnent à votre newsletter. C’est ça votre but.
    (Lisez l’article : « 10 clés pour réussir sur les réseaux sociaux »)
    Quoiqu’en disent certains, l’e-mail reste encore aujourd’hui un moyen plus fiable que les réseaux sociaux pour fidéliser ses lecteurs, et ce pour les raisons citées plus haut.
    Pour cela, il est nécessaire de respecter les 3 clés ci-dessous :
    1ere clé pour fidéliser ses lecteurs : la régularité
    Lorsque je me suis marié, mon épouse et moi avons établi la liste des invités. Nous ne voulions pas d’une cérémonie énorme, coûteuse et ingérable, aussi nous nous étions limités en termes de nombre d’invités. J’ai donc dû faire un choix entre les cousins que je n’avais pas vus depuis 15 ans et les amis avec qui je déjeune chaque semaine.
    D’après vous, lesquels ont reçu un carton d’invitation ?
    Le fait est que l’homme (comme la femme) a la mémoire courte.
    15 min
  • Les 5 applications indispensables pour un auteur
    Nées dans les années 90, les applications mobiles sont aujourd’hui des outils indispensables de notre quotidien. À l’heure de la mobilité absolue, nous nous en servons pour trouver notre chemin, faire du shopping, communiquer ou nous distraire où que nous soyons, quoi que nous fassions.
    Mais qu’en est-il de notre activité d’auteur ? Quelle application auteur peut nous simplifier la vie, voire nous la changer dans notre activité créatrice ? Existe-t-il des applications faites pour les auteurs ou qui peuvent leur faciliter les choses ?
    Bien sûr que oui !
    Dans cet article, je vais vous parler des cinq applications pour auteur sur mobiles que j’utilise quotidiennement pour mon activité d’écrivain et de blogueur.
    Ce que je vous propose, c’est plus que les applis de réseaux sociaux que tout le monde possède pour faire sa promo, mais des applications auteur gratuites et pratiques pour écrire vos histoires, stocker des données, organiser votre activité et communiquer avec votre communauté.

    NOVELIST
    Je commence avec l’application reine pour les auteurs : Novelist disponible sur Android (il n’existe pas de version Apple).
    Totalement gratuite, Novelist est l’appli qui vous permet de construire, préparer et écrire votre roman absolument partout, y compris sur votre téléphone, allongé sous le parasol, pendant que votre compagnon se fait enterrer dans le sable par les enfants.
    L’application se divise en 4 écrans avec chacun une fonction bien précise.
    Esquisser
    C’est l’écran de préparation. Il fonctionne sous la forme de tableaux appelés « catégorie ». Vous pouvez créer autant de catégories que vous le voulez pour travailler les éléments de votre roman : thème, personnages, lieux, accessoires, etc.
    Dans chaque catégorie, vous créez des éléments que vous construisez vous-même.
    Pour créer l’élément de votre protagoniste, par exemple, vous pouvez insérer du texte, une photo et créer des liens avec d’autres éléments de personnage par exemple.
    Tous ces éléments peuvent être fusionnés, séparés ou dupliqués à l’infini. Vous pouvez également lui attribuer un statut (brouillon, révisé, final, terminé).
    Bref, vous faites à peu près tout ce que vous voulez, ce qui vous permet d’appliquer peu ou prou votre méthode personnalisée d’écriture.
    Écrire
    C’est sur cet écran que vous allez réellement écrire votre roman, scène par scène.
    Les scènes fonctionnent sur le même principe que les éléments de l’écran « Esquisser » et peuvent être séparées, fusionnées ou dupliquées à l’infini.
    Il est également possible de créer des liens entre des scènes et des éléments de l’écran « Esquisser ».
    Organiser
    Une fois que toutes vos scènes sont écrites, vous pouvez les organiser en sections de différentes tailles : préface, partie, chapitre et postface.
    D’un simple glissé, vous pouvez changer l’ordre de vos scènes à loisir jusqu’à obtenir l’enchaînement qui vous convient le mieux.
    Quand vous pensez que c’est le cas, vous pouvez visualiser à l’écran votre roman tel qu’il a été écrit et agencé et tel qu’il apparaîtra une fois imprimé.
    Il ne vous reste plus qu’à compiler toutes les parties de votre livre et de l’enregistrer sur votre téléphone au format EPUB, ODT ou HTML.
    (Lisez l’article : « EPUB ou MOBI : quel format d’eBook choisir ?»)
    Programmer
    Enfin, le dernier écran vous permet de vous fixer un objectif en termes de mots à écrire et de vous fixer une échéance pour terminer votre projet.
    « Oui, mais moi j’ai du mal à écrire sur le petit clavier du téléphone »
    Je ne vais pas vous jeter la pierre, il est vrai qu’écrire 300 pages sur un écran de smartphone, ce n’est pas la panacée.
    Heureusement, les développeurs ont prévu une fonction « 
    15 min
  • Comment vendre son livre avec un blog
    La plupart des auteurs que je croise tentent de vendre leur livre en ligne de la façon suivante :
    1 — Écrire le livre
    2 — Mettre le livre en ligne sur Amazon (ou une autre plate-forme)
    3 — Balancer quatre tonnes de liens cliquables sur Facebook et Twitter pour se faire connaître avec un speech du genre : « Découvrez mon super nouveau bouquin qui va vous permettre de vous évader dans un univers prenant et original »
    Et, ô surprise… ça ne donne rien (ou pas grand-chose).
    Les résultats sont souvent décevants pour une raison assez simple : les gens ne vont pas sur les réseaux sociaux pour acheter des livres (ni rien d’autre d’ailleurs). Ils vont sur les réseaux sociaux pour se distraire, pour discuter, pour se prendre la tête avec des trolls… mais pas pour faire leur course.
    (Lisez l’article : « les réseaux sociaux, quel usage pour les auteurs »)
    Certes il est possible de faire de la publicité sur Facebook, et cette publicité peut avoir un impact non négligeable sur des ventes. Mais la publicité Facebook a deux inconvénients majeurs : elle est payante (quoiqu’abordable) et complexe. Tout le monde ne peut pas s’improviser publicitaire. C’est un métier à part entière qui demande des années de pratique.
    Il est tout à fait possible de se lancer dans l’aventure de la publicité Facebook et d’apprendre, de s’améliorer jusqu’à devenir un caïd du domaine, mais préparez-vous à ce que cette formation sur le tas soit longue et coûteuse.
    La voie pour se faire connaître : le blog
    Le problème quand on est un auteur autoédité sans une grosse maison d’édition derrière soi, c’est de se faire connaître.
    On a beau avoir écrit le meilleur roman policier du monde, si personne ne sait qu’il existe, il y a peu de chance que les ventes décollent un jour.
    Pour vous faire connaître du grand public, vous avez alors plusieurs possibilités :
    1 — Assassiner une ou plusieurs personnes.
    2 — Devenir ministre.
    3 — Tenir un blog.
    Je passe rapidement sur les deux premières, car elles impliquent toutes les deux un passage par la case « justice ». Je vais donc me concentrer sur le blog.
    15 min
  • Comment créer un bon méchant
    Dark Vador, Sauron, Thanos, le Joker, Dolores Ombrage, Hannibal Lecter… les « bons » méchants sont bien souvent plus célèbres que les héros contre lesquels ils se battent et pour cause, les histoires reposent sur leurs épaules fortes et rectilignes.
    Si vous voulez que votre histoire soit prenante, si vous voulez que les lecteurs s’y intéressent et croient aux rebondissements que vous leur proposez, vous n’avez pas le choix : vous devez fignoler votre méchant jusqu’à l’aimer et même à vouloir, parfois, souhaiter sa victoire.
    D’abord, qu’est-ce qu’on entend par « méchant » ?
    Par « méchant » (et ce sera le cas tout au long de cet article), j’entends évidemment « antagoniste ».
    L’antagoniste n’est pas forcément un être maléfique, un magicien diabolique ou un savant fou qui tortille sa moustache dans son laboratoire de Transylvanie en se demandant quelles souffrances gratuites il va bien pouvoir infliger à de pauvres créatures sans défense. Muahahahahaha !
    Nope. L’antagoniste c’est avant tout la chose ou le personnage qui va se dresser sur la route du héros (ou protagoniste) pour l’empêcher d’atteindre son objectif.
    L’antagoniste peut être un personnage représenté par une personne « physique », mais il peut également être plus immatériel comme une société, un gouvernement ou une religion. Même les histoires d’amour ont un antagoniste, car si le bel amant n’a pas de compétition pour conquérir sa dulcinée, alors l’antagoniste sera la dulcinée elle-même.
    Cependant, si l’antagoniste est immatériel, il devra systématiquement être incarné par un personnage physique avec un visage et une caractérisation (passé, apparence, psychologie, etc.) de façon à ce que le lecteur se représente clairement contre qui le héros se bat.
    (Lisez l’article : « Les 10 composants d’un personnage de roman »)
    Donc, en définitive, que votre antagoniste soit immatériel ou non, vous ne pouvez pas vous affranchir de la création d’un bon méchant.

    Protagoniste ou Antagoniste, quel est le plus important ?
    Un grand nombre d’auteurs débutants sont persuadés que le personnage le plus important de leur histoire est le héros, et ils ont…
    À votre avis ?
    Tort ou raison ?
    Vous devinez ?
    Quel suspens !
    Ni l’un ni l’autre pour être honnête, dans la mesure ou l’un est totalement indispensable à l’autre.
    L’erreur qui est souvent faite est de se concentrer sur le héros et de considérer le méchant comme un personnage secondaire, de croire que c’est le héros seul qui porte l’histoire. Cela génère presque à chaque fois des histoires avec peu d’enjeux et qui tombent vite dans l’ennui.
    Dans son anatomie du scénario, Truby nous le dit de façon on ne peut plus claire :

    « Pour avoir un bon personnage principal, il lui faut un bon adversaire »

    Le méchant est plus que l’opposant du héros, ils sont les deux faces d’une même médaille. Le méchant représente les failles du héros, ses faiblesses psychologiques et morales (doute, confiance en soi, etc.), mais il est également le représentant des valeurs opposées à celles du héros (justice/injustice, paix/guerre, etc.) et, surtout, ils ont le même objectif.
    Tout est une question de point de vue
    Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Obiwan Kenobi dans « L’Empire contre-attaque » et il a entièrement raison.
    « Tu apprendras que beaucoup de vérités auxquelles nous tenons dépendent avant tout de notre propre point de vue. »
    Lorsqu’un auteur écrit un roman, il donne son point de vue sur un sujet (le thème) à travers le positionnement de son héros. Par voie de conséquence, le point de vue du méchant est le point de vue opposé à celui de l’auteur.
    C’est, entre autres, une des raisons pour laquelle héros et méchant doivent avoir le même objectif,
    15 min
  • Les 3 types de sites auteur: comment choisir
    De quel type de site auteur avez-vous besoin ? Car oui, il y en a plusieurs et je ne parle pas du nom de votre domaine, ou du choix de votre hébergeur, mais bien de ce que votre site auteur offrira à vos lecteurs et de la façon dont il répondra à vos besoins.
    La question « Est-ce que je dois avoir un site auteur ? » ne devrait plus faire partie de vos problématiques (si c’est toujours le cas, lisez l’article « 5 raisons d’avoir un site auteur »).
    En revanche, « De quel type de site ai-je besoin ? » est une question que tout auteur devrait se poser avant de se lancer sur le Web.
    Lorsque vous achetez une nouvelle voiture, vous allez-vous chez le premier concessionnaire venu en pointant un modèle dans la vitrine et en disant « Je veux celle-là. » ?
    Nope. Vous commencez par étudier les diverses motorisations (diesel, essence, électrique) en fonction de votre consommation habituelle, les différents modèles (sportive, familiale, citadine) en fonction de vos besoins et le coût en fonction de votre budget.
    Créer un site web fonctionne exactement sur le même principe. Les besoins sont différents, l’investissement se compte en heures plutôt qu’en euros, mais vous devez au préalable faire un état des lieux de vos besoins.
    À quoi peut servir un site auteur ?
    Ce n’est pas parce que c’est devenu une étape quasi obligatoire qu’il ne faut pas se poser cette question primordiale. Elle déterminera ce que vous allez en faire et, par voie de conséquence, comment vous allez le construire.
    Présenter son savoir-faire
    Se déclarer auteur suppose de disposer d’un certain nombre de compétences : posséder un style d’écriture, savoir raconter des histoires, avoir une bonne culture littéraire, avoir un réseau, etc.
    Un auteur peut vouloir partager ses compétences et ses connaissances avec ses lecteurs en donnant son avis sur un roman ou sur une technique d’écriture, en publiant des histoires gratuitement ou en donnant des détails sur l’aspect scientifique ou historique de ses romans.
    Attention : Si votre but est de présenter votre savoir-faire, vous ne devez jamais oublier à qui vous vous adressez. Les lecteurs se fichent de savoir ce qu’est un arc narratif ou de connaître les secrets de l’algorithme d’Amazon. Ne tombez pas dans l’erreur fréquente qui consiste à faire un site auteur qui s’adresse aux autres auteurs.
    Vous devez vous adresser aux lecteurs. Gardez-le en tête.
    (Lisez l’article : « 10 idées de contenus pour un site auteur »)
    Légitimité
    Soyons clairs : si vous n’avez pas de site auteur, vous n’existez pas.
    Peu importe que vous passiez votre temps sur les réseaux sociaux ou sur les forums spécialisés. L’utilisation d’internet est si bien rentrée dans la culture et les habitudes de chacun qu’avoir ou non un site internet est, dans la tête du public, ce qui fait la différence entre un pro et un amateur.
    Or, si vous lisez ce blog, c’est que vous voulez que vos livres soient lus. Vous voulez donc être considéré comme un pro.
    Être trouvé
    Le référencement Facebook est un labyrinthe dont les murs bougent sans cesse, Instagram ne permet pas d’insérer des liens vers une boutique et les Tweets disparaissent dans le vacarme de la Twitosphère au bout de 18 minutes.
    Votre site auteur est LE seul endroit où vous êtes CERTAIN que vos lecteurs pourront vous trouver.
    Un formulaire « Contact » vous garantit d’être toujours joignable pour ceux qui veulent vous remercier (ça fait toujours plaisir), ou vous poser une question.
    Vendre ses livres
    Il ne faudrait pas l’oublier. C’est un peu pour cela que l’on se démène autant au final. Que ce soit pour des raisons financières ou parc...
    17 min
  • 2 outils puissants pour terminer son roman
    Est-ce que vous avez un manuscrit inachevé qui dort dans un coin de votre ordinateur sans savoir comment le terminer ? Je vous rassure, vous êtes loin d’être le seul. Commencer l’écriture est rarement un problème, mais terminer son roman… ça, c’est une autre paire de manches.
    À titre personnel, j’ai environ 75 000 mots qui roupillent au fond d’un dossier de mon ordinateur malgré une préparation des plus précises et des plus assidues et une motivation en béton armé.
    Alors que s’est-il passé ? Quelles sont les 3 grandes raisons (déclinables en une infinité de petites) qui peuvent empêcher un auteur de terminer son roman ?
    Les 3 « bonnes » raisons de ne pas terminer son roman
    1 — « J’ai la trouille »
    C’est bonne vieille peur qui certes, nous sauve la vie quand on tombe nez à nez avec un grizzli en pleine forêt, mais qui nous met des bâtons dans les roues dès qu’il s’agit de terminer son roman.
    Elle peut prendre diverses formes : peur d’être lu, peur de ne pas être lu, peur d’être rejeté, peur de ne pas y arriver, peur d’échouer, peur de réussir, peur, peur, peur, peuuuuuuur.
    2 — « Je suis coincé »
    Frappé par le syndrome de la page blanche, l’auteur est paralysé devant son clavier. Il ne sait plus quoi inventer pour continuer son histoire :
    – soit parce qu’il a mis son protagoniste dans une situation inextricable et qu’il ne sait pas comment l’en sortir,
    – soit parce qu’il n’a plus d’idée. La panne sèche.
    – soit parce qu’il s’est perdu en chemin et que son histoire ne ressemble plus du tout à ce qu’il avait prévu au départ.
    Les 3 raisons ci-dessus sont interchangeables et cumulables à volonté.
    3 — « Je n’ai plus envie »
    C’est une autre forme de panne, mais celle-ci touche à votre motivation.
    Le feu sacré s’est éteint et l’enthousiasme du début vous a quitté. Ce que vous avez déjà écrit vous paraît nullissime ou ennuyeux à mourir et vous vous dites que vous feriez aussi bien de regarder Netflix plutôt que de terminer votre roman.
    Comme son titre l’indique, cet article ne va pas vous faire l’inventaire de conseils théoriques ou de recommandations bienveillantes du style « il faut écrire tous les jours » ou « l’important c’est la régularité » (même si ces conseils sont et restent bons).
    Ce que je vous propose, ce sont de vrais outils. Des exercices pratico-pratiques dont l’efficacité a été prouvée depuis de nombreuses années. Ces outils sont là pour vous apporter des solutions concrètes à un problème concret : arriver à terminer son roman.

    I — Le High concept
    Également appelé « Super concept » par ses fans, le high concept est une technique qui nous vient directement d’Hollywood.
    Avec le succès grandissant des films californiens, les producteurs d’Hollywood étaient de plus en plus demandés et disposaient de moins en moins de temps pour tous les scénarios qu’ils recevaient chaque jour. C’est pourquoi ils ont inventé le High Concept.
    Le principe est de résumer toute l’intrigue d’une histoire en deux ou trois phrases maximum afin d’en faire ressortir l’absolu nécessaire. Les producteurs avaient ainsi la possibilité de déterminer en une vingtaine de secondes si une histoire méritait de s’y intéresser ou non.
    Le High Concept d’une histoire devait donc être assez puissant pour capter l’attention du producteur tout en lui donnant les éléments importants de l’histoire.
    « OK, mais moi je n’habite pas Hollywood et je n’écris pas de scénarios »
    Des auteurs comme Fred Godefroy, qui a commencé comme scénariste pour le cinéma et la télévision, ont découvert que le High concept s’adapte parfaitement aux deux supports : scénario ou roman.
    Ils ont également compris que, réalisé au tout début de la phase de préparation du roman, le high concept permet de générer un grand nombre d’idées de scène et sert de fil conducteur à l’auteur tout au long du processus d’écriture.
    15 min
  • Comment trouver le titre de son livre
    Simplissime pour certains auteurs, un calvaire, une galère pour d’autre, nous ne sommes pas tous égaux quand il s’agit de trouver le titre de son livre. Parfois, on se retrouve avec un manuscrit terminé dans les mains et un gros point d’interrogation sur la première page. Parfois on a trouvé un titre qui nous plaît, mais notre entourage ne l’aime pas ou dit qu’il n’est pas vendeur.
    Si je vous disais qu’il existe 4 étapes simplissimes grâce auxquelles vous pouvez trouver un titre qui vous garantit d’accrocher l’œil des lecteurs ? Ça vous plairait ?
    Eh bien si vous les connaissez, n’hésitez pas à me les envoyer parce que ça m’intéresse aussi : D (vous y avez cru ?)
    C’est vrai qu’une solution magique pour trouver des titres serait formidable, mais elle n’existe malheureusement pas. En revanche, il est possible de décortiquer quelques titres pour essayer d’en comprendre la mécanique et d’en tirer des idées pour vous donner toutes les chances à votre imagination fertile et votre créativité débridée de trouver un titre qui déchire.

    Trois conseils préalables
    Oliver Krauq nous l’a dit dans son interview au sujet des Nouvelles : « Tant qu’une histoire n’a pas de nom, elle n’existe pas. Après tout, on ne baptise pas nos enfants quand ils ont 18 ans, pas vrai ? »
    Trouver le titre avant de commencer à écrire peut vous aider à trouver votre thème et le ton de votre roman. Pour en savoir plus sur les étapes pour écrire votre roman, lisez l’article : « Les 16 étapes pour écrire un roman ».
    Deuxième prérequis : si vous ne réfléchissez pas à votre titre sous un angle marketing, commencez à le faire dès maintenant, car c’est peut-être l’un des deux choix les plus importants dans votre stratégie de vente.
    Réfléchissez à la dernière fois que vous êtes allez sur une boutique en ligne ou dans une librairie. Sur quoi s’attardent vos yeux en tout premier ?
    – La couverture,
    – Le titre,
    évidemment, un super bon titre ne va pas vous garantir de voir votre livre élevé au rang de best-seller, mais un mauvais peut clairement diviser vos chances par deux ou trois d’y arriver. Alors il vaut mieux prendre les bonnes décisions.
    Enfin, une chose absolument primordiale au sujet de votre titre : il doit être porteur d’un message. Celui que vous voulez faire passer à travers la lecture de votre roman. Le titre est, d’une certaine façon, une promesse que vous faites à votre lecteur, à travers ce message, sur ce qu’il va trouver dans votre livre. Si votre titre est vendeur, mais qu’il ne correspond pas au message principal de votre ouvrage, le lecteur se sentira trahi et il faudra que votre histoire soit sacrément bonne pour le lui faire oublier.
    Qu’est-ce que les bons titres ont en commun ?
    Quand je m’ennuie (ce qui est rare, mais les salles d’attente sont faites pour cela), je vais sur la boutique Kindle pour surfer et faire un peu d’espionnage industriel. Je vous livre donc ici ce que j’ai pu retirer de mes observations sur les titres afin de vous aider à choisir celui de votre roman.
    Ils éveillent la curiosité
    Le titre d’un roman doit poser une question. Il doit encourager le lecteur à se demander comment, pourquoi, qui ou à quoi le titre se réfère. Gardez à l’esprit que la frontière entre mystérieux et carrément confus est parfois aussi fine que votre porte-monnaie à la fin du mois.
    Quelques exemples : « Le bizarre incident du chien pendant la nuit » de Mark Haddon et le célèbre « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques » de Philip K. Dick.
    Ils correspondent au genre du livre
    Je vais sans doute enfoncer une porte ouverte, mais un titre du genre « Le retour des Titans » ne vous évoque probablement pas une romance émotionnelle.
    12 min
  • Comment construire un arc narratif
    L’arc narratif (appelé aussi arc dramatique) est commun à toutes les histoires, quel que soit leur support. Que l’on parle série, film, roman ou pièce de théâtre, il est la colonne vertébrale de toute narration construite et cohérente.
    Il n’a rien à voir avec le plan d’un roman, et ce n’est pas non plus son intrigue. Même le plus grand jardinier de l’histoire du 5e art est, consciemment ou non, obligé de suivre une structure. Un bon arc narratif est vital pour que le lecteur accroche à votre roman du début jusqu’à la fin et soit satisfait par la conclusion que vous donnez à votre histoire.
    Mais alors, si ce n’est pas l’intrigue et si ce n’est pas le plan, qu’est-ce que c’est ? À quoi ça sert ? Et comment le construire ?

    Qu’est-ce qu’un arc narratif ?
    L’arc narratif est le terme qui décrit la progression complète d’une histoire. C’est la vision globale de votre récit. Il prend généralement un aspect visuel sous la forme d’un graphique (généralement une pyramide, une colline ou un arc) qui nous rappelle les cours de math du collège, mais en plus intéressants (enfin, c’est mon avis;) ).
    Dans un arc narratif, il est souvent (mais pas toujours !) convenu que le début de l’histoire sera calme, suivi d’un milieu chargé en tension, en conflits entre les personnages et en élan dramatique jusqu’à atteindre un pic, après quoi la fin voit la résolution du conflit.
    Vous connaissez très probablement des dizaines de formes d’arc narratif sans le savoir : un gars rencontre une fille, le gars perd la fille, le gars retrouve la fille. Il n’y a pas plus basique, mais c’est un bon exemple.
    Ajouter de la complexité à une histoire est ce qui différencie un roman d’un autre, même si les deux livres parlent plus ou moins de la même chose.
    L’arc dramatique sous sa forme la plus simple est très similaire à une pièce de théâtre en trois actes :

    *
    Acte I : Vous présentez le contexte, les personnages principaux et les premiers germes du conflit.

    *
    Acte II : Vos personnages changent et évoluent en réponse aux conflits et aux circonstances. Ils font tout pour résoudre leur problème et atteindre leurs objectifs. Les conflits continuent de prendre de l’ampleur jusqu’à un apogée : le climax.

    *
    Acte III : Les personnages résolvent leur problème et c’est la fin de l’histoire.



    Quelle différence entre un arc narratif et une intrigue ?
    Alors que l’intrigue est composée des événements individuels qui composent votre histoire, votre arc dramatique est l’enchaînement de tous ces événements.
    L’instant métaphore : Imaginez que chaque scène de votre roman soit une carte à jouer. Vous les empilez les une sur les autres pour créer votre histoire. Votre pile de cartes représente l’intrigue de votre roman, mais l’ordre dans lequel vous les avez empilés est votre arc narratif.
    Réfléchir à votre arc narratif est essentiel, car c’est en le faisant que vous verrez si une des scènes placées au début appartient plutôt à l’acte III, ou si vous avez trop de scènes consacrées à un conflit interne au détriment du conflit externe.
    Ordonner votre intrigue en un arc narratif cohérent aide votre lecteur à naviguer dans votre histoire et vous permet de le mener là où vous voulez et quand vous le voulez.
    Si vous maîtrisez votre arc narratif, vous contrôlez la situation.
    Et l’arc de personnage ?
    L’arc narratif est à l’histoire ce que l’arc du personnage est au… heu, personnage.
    Le premier déroule l’intrigue sur une plus grande échelle, alors que le second est le voyage intérieur qu’un personnage va faire tout au long du déroulement de l’histoire (car n’oubliez pas que votre histoire va changer les personnages).
    Les deux se font simultanément et en complète symbiose. L’avancement de votre histoire sur l’arc narratif va déterminer si votre...
    16 min

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