Gestionnaires en action Podcast

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  • S1E204: Bourse: un bon premier trimestre grâce aux... 5 magnifiques

    GESTIONNAIRES EN ACTION. L'indice S&P 500 de la Bourse de New York a progressé de plus de 10% durant le premier trimestre, une performance en grande partie attribuable à la performance des «5 magnifiques», estime Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD.

    Selon elle, Microsoft (MSFT, 420,72$US), Amazon (AMZN, 180,38$US), Alphabet (GOOGL, 150,93$US), Meta Platforms (META, 485,58$US) et, bien sûr, Nvidia (NVDA, 903,56$US) ont généré 40% des gains du S&P 500 durant les trois premiers mois de 2024.

    «C'est moins qu'en 2023, alors que les sept magnifiques - incluant Apple (AAPL, 171,48$US) et Tesla (TSLA, 175,79$US) NDLR - avaient généré 60% de tous les gains de l'indice», précise Julie Hurtubise.

    Elle ajoute que les secteurs des industrielles, de l'énergie et des financières ont également offerts de bonnes performances.

    À son avis, le marché boursier américain est aussi soutenu par un consommateur encore en bonne santé financière.

    Au Canada, l'indice S&P/TSX a grimpé de près de 6% durant les trois premiers mois de l'année, grâce en grande partie aux titres de ressources naturelles, de l'énergie et des financières.

    «Ces trois secteurs ont généré 80% des gains de l'indice, comparativement à 20% pour tous les autres secteurs», raconte Julie Hurtubise.

    Si le passé n'est pas garant de l'avenir, elle explique pourquoi il est malgré tout permis d'être optimiste pour le reste de l'année lorsque la Bourse fait aussi bien au premier trimestre.

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    5 min
  • S1E203: La traversée du désert de la Bourse de Toronto

    GESTIONNAIRES EN ACTION. La Bourse de Toronto n'a accueilli aucun premier appel public à l'épargne depuis un an.

    En mars 2023, la minière Lithium Royalty (LIRC, 7,20$) avait fait son entrée à la Bourse de Toronto et récolté au passage un montant de 150 millions de dollars. Depuis ce temps, c'est la panne sèche pour le principal marché boursier canadien.

    Un tel manque d'intérêt pour la Bourse de Toronto a de quoi inquiéter, estime Marc L'Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100. «C'est une tendance qu'on constate depuis longtemps. Il faut toutefois faire attention de ne pas trop dramatiser, puisqu'il n'y a pas eu non plus beaucoup de premiers appels publics à l'épargne aux États-Unis depuis un an et demi», relativise-t-il.

    La tendance à long terme, selon lui, est que le parquet torontois se limite de plus en plus à une économie de ressources naturelles. «Il pourrait y avoir une niche de ce côté. Mais pour les entreprises des autres secteurs, il y a longtemps qu'on constate un manque d'intérêt pour la Bourse de Toronto», dit-il.

    En ce qui concerne la stratégie d'investissement de Cote 100, Marc L'Écuyer explique pourquoi l'entreprise n'a pas l'habitude d'investir dans des entreprises au moment où elles font leur entrée en Bourse.

    Le gestionnaire de portefeuille a aussi commenté la vente de la société québécoise mdf commerce (MDF, 5,68$) au fonds d'investissement américain KKR pour un montant de 255 millions de dollars.

    S'il s'agit de la perte d'un centre décisionnel pour le Québec, Marc L'Écuyer soutient qu'il faut avoir une vue d'ensemble de la situation et ne pas regarder seulement son côté sombre, puisque d'autres entreprises québécoises, comme Alimentation Couche-Tard (ATD, 82,53$), sont en mode acquisition.

    * Cote 100 possède des actions d'Alimentation Couche-Tard.

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    6 min
  • S1E202: Bourse: acheter des entreprises extraordinaires à prix ordinaire

    GESTIONNAIRES EN ACTION. La plus récente lettre de Warren Buffett aux actionnaires de Berkshire Hathaway contenait un hommage bien senti à son partenaire de longue date Charlie Munger, qui s'est éteint le 28 novembre, 33 jours avant de célébrer son centième anniversaire.

    «La plus grande influence de Charlie Munger sur Warren Buffett a été de le convaincre de miser avant tout sur des entreprises extraordinaires à prix ordinaire, et non sur des entreprises ordinaires à prix extraordinaire», explique François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille à Giverny Capital.

    «Il fallait un esprit fort pour convaincre Warren Buffett de modifier sa stratégie d'investissement», ajoute-t-il.

    Le légendaire investisseur a également écrit que Charlie Munger avait été le grand architecte derrière le succès de Berkshire Hathaway, ce qui n'étonne pas François Rochon. «Warren Buffett est toujours resté humble malgré une carrière étincelante», dit-il.

    Le dirigeant de Giverny Capital a aussi tenu à rappeler l'importance, pour les épargnants, de partager deux points en commun avec leur gestionnaire de portefeuille, soit d'être confortable avec la philosophie d'investissement et, surtout, d'avoir des objectifs à très longue échéance. Dans sa lettre aux actionnaires, Warren Buffett soutient que sa soeur Bertie en est le parfait exemple.

    François Rochon a aussi commenté les plus récents résultats trimestriels de Constellation Software (CSU, 3898,49$), qu'il possède depuis 2014, estimant qu'ils étaient, dans l'ensemble, extraordinaires. 

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    7 min
  • S1E201: Bourse: des régimes de réinvestissement des dividendes moins avantageux

    GESTIONNAIRES EN ACTION. En dévoilant ses résultats financiers du premier trimestre le 27 février, la direction de BMO (BMO, 122,84$) a prévenu ses actionnaires qu'à compter du «deuxième trimestre de l’exercice 2024, et par la suite jusqu’à nouvel ordre, les actions ordinaires émises en vertu du Régime de réinvestissement de dividendes et d’achat d'actions seront achetées sur le marché libre, sans escompte».

    Cela a soulevé des questions auprès de certains actionnaires de la banque canadienne.

    «Les régimes de réinvestissement des dividendes ne sont pas offerts par toutes les entreprises. Pour celles qui l'offrent, ils permettent aux actionnaires de recevoir leurs dividendes en actions de l'entreprise plutôt qu'en espèces», explique Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret.

    Ce dernier précise que les actionnaires qui choisissent de recevoir leurs dividendes sous forme d'actions bénéficient parfois d'une prime. «Par exemple, un actionnaire qui doit recevoir un dividende de 100$ et qui a choisi d'adhérer au régime pourrait recevoir l'équivalent de 105$ en actions», explique-t-il.

    Or, la décision de BMO vient retirer cette prime, ce qui rend le régime moins avantageux.

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    6 min
  • S1E200: Bourse: Nvidia a pulvérisé les attentes, mais quelle sera la suite?

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Le numéro un mondial des processeurs graphiques et d'intelligence artificielle Nvidia a dévoilé le 21 février au soir des résultats financiers qui ont pulvérisé les attentes des analystes pour le quatrième trimestre de son exercice financier 2023.

    Le titre de l'entreprise a terminé la séance du lendemain sur un bond de 16,4%, ou de 110,66$US, à 785,38$US. Cela a permis à Nvidia de voir sa valorisation boursière progresser d'environ 277 milliards de dollars américains (G$US) durant la seule séance de jeudi, un record.

    «Les sceptiques ont encore une fois été confondus», lance Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins, ajoutant que le scepticisme était compréhensible, étant donné que le titre avait progressé de 40% depuis le début de l'année avant la séance de jeudi et que cette même progression avait été de 236% sur un an.

    Or, durant son 4e trimestre, Nvidia a dévoilé des revenus de 22,1G$US et un bénéfice par action de 5,15$US, alors que les analystes anticipaient respectivement, en  moyenne, des chiffres de 20,6G$US et de 4,59$US.

    «Les bénéfices sont en progression de 804% sur un an, souligne Luc Girard, mais la cerise sur le sundae est que la direction de la société a relevé sa prévision de revenus du premier trimestre de 2024 à 24G$US, soit 2,1G$US de plus que la précédente».

    Selon lui, les investisseurs qui souhaiteraient acheter des actions de Nvidia après une telle poussée (la capitalisation boursière de l'entreprise approche de la barre symbolique de 2000G$US) doivent évaluer de nombreux facteurs: «Si on parle d’industrie, la révolution de l'intelligence artificielle (IA) ne fait que commencer et il est loin d’être trop tard. Si on parle de titre individuel, Nvidia est certes le leader de l'IA, mais nous savons tous que la compétition s’intensifiera. Comme dans toute chose, la diversification a bien meilleur goût», dit-il.

    Luc Girard rappelle ensuite que le ratio cours/bénéfice des 12 prochains mois de Nvidia est assez élevé lorsqu'on le compare à celui des autres géants technologiques de la Bourse américaine, ce qui laisse peu de place à l'erreur.

    Au cours des prochains trimestres, il affirme que les investisseurs devront porter une attention particulière à la croissance de la demande, à la capacité de production de Nvidia et la hausse des prix des produits qui pourrait souffrir d'une intensification de la concurrence dans l'industrie. 

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    6 min
  • S1E199: Bourse: le casse-tête inflationniste de la Réserve fédérale américaine

    GESTIONNAIRES EN ACTION. L'inflation américaine a reculé moins que prévu en janvier, ce qui a jeté une éphémère douche froide sur les marchés boursiers le 13 février.

    «L'inflation va dans la bonne direction, mais reste plus élevée que prévu, essentiellement en raison des composantes des services, incluant surtout le logement, les transports et les soins de santé», explique Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital.

    Ce dernier souligne également que la progression des salaires sur un an à travers le pays a été d'environ 4,5%. «La hause des salaires contribue à stimuler l'inflation, ce qui fait en sorte qu'elle mettra plus de temps à revenir à la cible de 2%», dit-il.

    En excluant les composantes les plus volatiles de l'alimentation et de l'énergie, l'inflation a même progressé à un rythme plus élevé en janvier qu'en décembre. «Selon nous, c'est le nerf de la guerre pour la Réserve fédérale. Il n'y a plus vraiment d'inflation dans les biens ni dans l'énergie. À la fin de 2023 et au début de 2024, on anticipait des baisses de taux au premier trimestre, mais ça devra attendre à plus tard», explique Nicolas Vaugeois.

    Ce dernier ajoute que les marchés boursiers anticipent pour le moment que l'économie américaine réussira un atterrissage en douceur. «Pour que ça survienne, il aurait fallu que la Fed coupe son taux directeur rapidement. En les gardant plus haut plus longtemps, ça augmente le risque d'une récession cette année», dit-il.

    Quels effets au Canada?

    Difficile de parler de taux d'intérêt sans effleurer le sujet du début de la haute saison des renouvellements des prêts hypothécaires au Canada. Beaucoup de ménages espèrent qu'une baisse du taux directeur surviendra à très court terme avant de signer leur renouvellement.

    Nicolas Vaugeois soutient que les prochains mois seront déterminants, mais que la Banque du Canada pourrait attendre que la Fed bouge avant de faire de même, ce qui signifie que la première baisse pourrait survenir seulement en juin.

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    6 min
  • S1E198: Comment tirer le maximum d'un REER?

    GESTIONNAIRES EN ACTION. La saison des REER bat son plein jusqu'au 29 février pour ceux et celles qui souhaitent réduire leur revenu imposable pour l'année 2023.

    Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD, estime que les contribuables peuvent utiliser différentes stratégies pour réduire leur facture fiscale.

    «En premier lieu, on peut regarder sur notre avis de cotisation le plafond de contribution REER. Si vous n'avez pas cotisé le maximum à chaque année, les sommes inutilisées sont cumulatives», explique-t-elle.

    Le calcul est basé sur un maximum de 18% de votre salaire jusqu'à un plafond de 30 780$ pour 2023.

    Julie Hurtubise soutient que, règle générale, tous les contribuables dont le salaire est supérieur à 50 000$ devraient d'abord opter pour cotiser à leur REER plutôt qu'à leur CELI. «La vraie question à se poser, c'est quels sont nos projets à court, moyen et long terme. Si on doit décaisser les montants rapidement, il vaut mieux opter pour le CELI. Si on épargne pour la retraite, le REER sera plus avantageux. C'est vraiment du cas par cas», dit-elle.

    Toutefois, elle précise que les individus qui gagnent moins de 50 000$ pourraient aussi bénéficier de contributions au REER, car certains programmes sociaux, comme les allocations familiales, sont calculées en fonction du revenu net.

    En ce qui concerne le transfert du REER au FERR, qui touche tous les contribuables qui fêteront leur 71e anniversaire cette année, Julie Hurtubise explique quelques stratégies fiscalement avantageuses.

    Pour les plus jeunes qui veulent mettre en place de saines habitudes d'épargne, elle recommande les contributions systématiques à fréquence régulière tout au long de l'année, de même que d'adhérer au REER collectif de l'employeur.

     

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    7 min
  • S1E197: Bourse: Netflix, Microsoft et Alphabet sous la loupe de Marc L'Écuyer

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Netflix (NFLX, 567,51$US) est en train de gagner son pari avec sa technologie qui empêche le partage de mots de passe et son offre d'abonnements avec publicités, estime Marc L'Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100, qui possède des actions du numéro un mondial de la diffusion en continu.

    Le titre de Netflix a d'ailleurs progressé de 15% depuis la publication, le 23 janvier, de ses résultats financiers du trimestre terminé le 31 décembre.

    «Nous avons été surpris de la robustesse des résultats. Surtout de l'ajout de 13 millions d'abonnés, ce qui n'était pas arrivé depuis le début de la pandémie. Netflix a aussi laissé entendre que ses forfaits avec publicités étaient plus rentables que ses abonnements de base qui n'en contiennent pas», explique-t-il.

    Selon lui, Netflix pourrait attirer de nouveaux producteurs de contenus. «On pourrait même voir des compétiteurs non rentables jeter l'éponge et transférer leurs contenus sur Netflix», dit-il.

    Cote 100 ne possède pas d'actions de Microsoft (MSFT, 403,78$US) ni d'Alphabet (GOOGL, 141,16$US), ce qui n'empêche pas la société de surveiller de près les titres des deux géants américains.

    Le titre de Microsoft s'est fait hésitant dans les deux séances qui ont suivi la publication des résultats trimestriels, le 30 janvier, alors que celui d'Alphabet a reculé un peu plus fortement.

    Marc L'Écuyer soutient que malgré les bons résultats dévoilés par les deux entreprises, les analystes en voulaient encore plus. «La progression des titres de Microsoft et d'Alphabet depuis un an est surtout attribuable au phénomène de l'intelligence artificielle (IA). Il y a fort à parier que ces deux entreprises seront bien positionnées pour profiter de la croissance du secteur étant donné leur taille», juge-t-il.

    Selon lui, les évaluations actuelles des titres reflètent déjà quelques années de croissance des bénéfices, bien qu'il concède qu'un haut niveau d'incertitude persiste quant à la capacité de monétiser l'IA.

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    7 min
  • S1E196: Bourse: ce que les investisseurs doivent retenir du conflit qui secoue Gildan

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Le moins que l'on puisse dire, c'est le que le bras de fer entre le conseil d'administration de Les Vêtements de Sport Gildan (GIL, 43,91$) et son ancien président et chef de la direction Glenn Chamandy a fait couler beaucoup d'encre depuis décembre dernier.

    Le conflit s'est répercuté sur la valeur du titre de l'entreprise, dont la valeur était de 49,61$ à la fermeture de la Bourse de Toronto le 8 décembre, avant d'être secoué par les changements annoncés à la haute direction trois jours plus tard. Il a depuis touché un creux de 41,32$ le 16 janvier, avant d'amorcer une remontée.

    Steve Bélisle, gestionnaire de portefeuille à Gestion de placements Manuvie, estime que les investisseurs doivent analyser la situation sous plusieurs angles lorsque des conflits surviennent entre un conseil d'administration et le PDG d'une entreprise.

    «Premièrement, ce qui est inquiétant, ce sont les allégations du conseil d'administration à l'effet que Glenn Chamandy considérait d'effectuer deux grosses acquisitions à l'extérieur des compétences de l'entreprises, et aurait utilisé beaucoup d'endettement. Ces acquisitions auraient pu provoquer une destruction de valeur pour les actionnaires», dit-il.

    Il ajoute que les marchés regardent surtout comment les acquisitions peuvent contribuer à faire progresser le bénéfice par action. Selon lui, il s'agit d'un indicateur qui peut être trompeur lorsque les acquisitions ajoutent de la dette au bilan de la société. «Nous préférons mesurer le taux de rendement interne du déploiement du capital, on veut qu'il soit supérieur au coût d'acquisition, c'est ce qui permet de créer de la valeur», dit-il.

    Un autre point inquiétant à analyser porte sur les allégations selons lesquelles l'ex-PDG tentait de saboter le plan de l'entreprise à sa propre succession.

    Toutefois, Steve Bélisle souligne que le nouveau PDG de Gildan, Vince Tyra, aurait une feuille de route peu reluisante. «Toutefois, comme actionnaire, il ne faut pas mettre trop d'emphase sur l'identité du PDG d'une entreprise. Au final, une bonne entreprise restera bonne peu importe qui sera à sa tête», croit-il.

    À son avis, les investisseurs peuvent se protéger de conflits comme celui qui secoue le fabricant de vêtements en analysant la bonne gouvernance des entreprises. «Ça commence avec un conseil d'administration indépendant, ce qui est le cas à 91% chez Gildan. Un autre élément, c'est comment la rémunération du PDG est structurée», dit-il.

    À l'entreprie, la rémunération est à long terme, mais est motivée par la croissance des revenus, ce qui peut être fait par endettement. «En 2022, on a ajouté un volet lié à la performance du titre», dit-il.

    Steve Bélisle ajoute que deux éléments ne font pas partie des bonnes règles de gouvernance, soit la possibilité pour les dirigeants d'une entreprise d'utiliser une «dragée toxique» ou des «parachutes dorés» pour contrer une offre publique d'achat.

    Lorsqu'une entreprise comme Gildan doit affronter un conflit à la haute direction, il est certain que les investisseurs doivent se poser la question à savoir si la bisbille peut pénaliser le titre à moyen terme. Selon le gestionnaire de portefeuille, on pourrait craindre le départ d'employés clés, ce qui enverrait un signal négatif. «On peut aussi craindre que le nouveau PDG mette en place une nouvelle stratégie qui divergerait de ce que nous considérons comme le meilleur chemin pour créer de la valeur pour les actionnaires», dit-il.

    Cela dit, il concède que le récent recul du titre rend son évaluation plus attrayante.

    *Gestion de Placements Manuvie possède des actions de Gildan.

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    7 min
  • S1E195: Bourse : savoir quand acheter et vendre des titres

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Le suivi des entreprises que l’on détient en portefeuille est un processus continuel qui doit être mis à jour chaque fois que l’une d’elles dévoile ses résultats financiers trimestriels, estime François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille à Giverny Capital.

    Ce dernier dit, entre autres, mesurer la valeur intrinsèque de chaque entreprise, tout en tentant de déterminer les perspectives des cinq prochaines années. «On veut surtout voir si la croissance des sociétés que nous détenons en portefeuille peut se poursuivre», dit-il.

    François Rochon précise que Giverny Capital conserve ses titres en moyenne sept ou huit ans et pocède à deux ou trois transactions par année. «Les raisons principales qui nous poussent à vendre, c’est lorsque la valeur fondamentale d’une entreprise se détériore ou que les résultats financiers ne sont pas à la hauteur de ce à quoi on s'attendait. Dans ces cas, notre expérience démontre qu'il est préférable de vendre le titre de l’entreprise en question pour le remplacer par un titre qu'on a déjà ou par un nouveau titre qui est devenu plus attrayant, ce qui veut dire que ses perspectives à long terme sont meilleures», explique-t-il.

    Selon lui, Giverny Capital agit comme un holding qui est propriétaire des entreprises qu’elle possède en portefeuille, elle cherche ainsi à acquérir des titres qui cadrent avec la philosophie de placement de la société et qui se négocient sous leur valeur intrinsèque.

    François Rochon estime qu’il est risqué pour les investisseurs de tenter de courir après les entreprises championnes de 2023 et préfère regarder là où les évaluations sont les plus attrayantes.

    «Je suis un fan de John Templeton (1912-2008). Il disait toujours de regarder partout sur la planète et d’aller là où les évaluations étaient les plus attrayantes et où il y a beaucoup de pessimisme. En ce moment, il y a beaucoup de pessimisme entourant l’économie chinoise, mais il y a de belles entreprises en Chine, sans dire que je m’y lancerais sans faire attention», dit-il.

    Une option pour les investisseurs qui souhaitent obtenir une exposition au marché chinois peut aussi passer par des entreprises nord-américaines ou européennes comme LVMH Moët Hennessy (663,40 euros, Bourse de Paris), Starbucks (SBUX, 93,34$US) et Lululemon (LULU, 477,45$US), cette dernière faisant partie du portefeuille de Giverny Capital.

    Ces entreprises ont une bonne présence en Chine, mais ne nécessitent pas d’acquérir des actions sur les marchés boursiers chinois ou de Hong Kong, explique François Rochon.

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    7 min

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